Incendies de forêt : les pompiers sur le pied d’alerte


Comme c’est la Saint-Jean Baptiste lundi, le Québec est en fête, et le beau temps est de la partie. Beaucoup feront un feu de camp pour cette occasion, sauf qu’il faut redoubler de prudent pour ne pas causer de feu de forêt.
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Incendies de forêt : les pompiers sur le pied d’alerte

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) fourbit ses armes,... (PHOTO PATRICK SANFACON, ARCHIVES LA PRESSE)


PHOTO PATRICK SANFACON, ARCHIVES LA PRESSE

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) fourbit ses armes, alors que le temps chaud et sec se prolonge sur la province.

L’organisation appelle la population à la prudence pendant les festivités de la fête nationale. Elle a aussi interdit aux compagnies forestières de brûler leurs résidus dans plusieurs régions du Québec, afin de limiter les risques.

« Avec les vents qu’on a aujourd’hui, on a un danger d’incendie classé « élevé » ou « très élevé » partout au Québec », a indiqué Marie-Louise Harvey, porte-parole de la SOPFEU. 

« On demande la plus grande des prudences à la population parce que cette chaleur va durer jusqu’à mercredi », a-t-elle continué. « On s’attend à avoir des feux de camp qui tournent mal. »

Quant aux compagnies forestières, celles qui opèrent dans différents secteurs de l’Abitibi, de la Mauricie, du Nord-du-Québec et de l’Outaouais, entre autres, devront trouver un autre moyen de se débarrasser de leurs résidus.

https://www.lapresse.ca/

Pourquoi faisons-nous des feux de camp?


On aime bien s’asseoir autour d’un feu de camp et discuter de tout et de rien avec la famille ou des amis. Mais cette activité sociale a été retracée chez un vieux peuple qui existe depuis au moins 20 000 ans.
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Pourquoi faisons-nous des feux de camp?

 

Pourquoi faisons-nous des feux de camp?

Les feux de camp permettraient d’étendre les connaissances du groupe.Photo Fotolia

Les histoires racontées le soir autour d’un feu de camp auraient aidé les cultures humaines au cours du temps à renforcer les traditions et à promouvoir l’harmonie et l’égalité du groupe, affirme une étude américaine sur les Bushmens de Kalahari en Afrique.

Jusqu’alors les chercheurs s’étaient penchés sur l’impact de la cuisine pour le régime alimentaire et l’anatomie. Mais «on savait peu de choses sur l’importance de prolonger la journée grâce au feu», une technique que les ancêtres des humains ont commencé à maîtriser il y a un million d’années pour l’utiliser régulièrement depuis 400 000 ans, explique Polly Wiessner, professeur d’Anthropologie à l’Université d’Utah et auteur de cette recherche publiée lundi dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des Sciences (PNAS).

Ainsi, le feu n’a pas seulement servi à cuire la nourriture et à effrayer les prédateurs, mais il a aussi permis d’avoir des activités sociales après la tombée de la nuit, qui ne perturbaient pas les travaux de subsistance de la journée.

Cette anthropologue a comparé 174 conversations au cours d’une période de 30 ans tenues de jour et durant des veillées autour d’un feu entre au moins cinq personnes, complétées par 68 textes de traduction.

Elle a constaté que les conversations diurnes se concentraient surtout sur les activités économiques, en l’occurrence la chasse et les commérages. En revanche, les activités nocturnes, dégagées des tensions de la journée, étaient surtout consacrées au chant, à la danse, aux cérémonies religieuses et aux histoires captivantes racontées souvent à propos de personnes connues.

Ces histoires relatent le fonctionnement d’institutions dans ces petites communautés ayant très peu d’enseignement organisé.

Au-delà du campement

Les conversations autour du feu portaient ainsi sur des communautés imaginaires composées de personnes vivant loin de ce groupe de Bushmens, ainsi que sur le monde des esprits.

Ces échanges transmettaient aussi des informations quant aux pratiques culturelles et aux normes sociales encourageant la coopération dans des domaines étendus.

Selon cette chercheuse, les heures passées autour du feu de camp pourraient ainsi avoir contribué au développement des capacités cognitives humaines pour transmettre aux autres des pratiques culturelles, la compréhension des autres et à étendre la coopération bien au-delà des limites du campement.

«Des soirées autour d’un feu sont universellement des moments pour former des liens, transmettre des informations sur le groupe, pour se distraire et partager beaucoup d’émotions», relève-t-elle.

«On ne peut pas dire grand chose sur le passé des Bushmens, mais ces gens vivent de chasse et de cueillette depuis la nuit des temps, ce qui représente aussi 99 % de l’évolution de toute l’humanité», explique Olly Wiessner.

Ainsi, l’analyse des conversations de ces tribus autour du feu pourrait aider à répondre à la question de savoir comment ces moments partagés ont contribué à l’évolution de la vie des sociétés humaines, selon elle.

http://fr.canoe.ca/

Note :

Les Bushmens, ont les plus anciens habitants de l’Afrique australe où ils vivent depuis au moins 20 000 ans. Aujourd’hui, les Bushmen n’ont pour la plupart pu conserver un mode de vie traditionnel.
Ils sont regroupés dans de petits villages de huttes dans les plaines immenses du Bushmanland.

Ref : arroukatchee.fr