Les noisettes de votre Nutella ont été récoltées par des enfants


Je n’aime pas le Nutella, mais nous devrions savoir comment les ingrédients sont réunis pour faire ce produit. Des migrants et des enfants ne devraient pas récolter des noisettes pour un salaire misère.
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Les noisettes de votre Nutella ont été récoltées par des enfants


Ferrero achète environ un tiers de toute la récolte turque de noisettes. | Chris Liverani via Unsplash

Ferrero achète environ un tiers de toute la récolte turque de noisettes. | Chris Liverani via Unsplash

Repéré par Mathilda Hautbois

Repéré sur BBC

En Turquie, des migrant·es kurdes, y compris des enfants, s’affairent durant de longues heures dans les champs de noisetiers pour un salaire dérisoire.

La cueillette des noisettes est épuisante. Mehmet Kelecki travaille environ dix heures par jour au sommet d’une montagne turque, sur des pentes très raides, chargé d’un sac de 35 kg de noisettes. Une famille de migrant·es kurdes travaille à ses côtés. Le père de famille secoue les branches des noisetiers, tandis que sa femme et ses enfants ramassent les fruits qui tombent sur le sol. Deux cueilleurs travaillent illégalement: Mustafa et Mohammed ont respectivement 12 et 10 ans, bien en dessous de l’âge minimum pour travailler en Turquie.

Le pays assure 70 % de l’approvisionnement mondial en noisettes. Son plus gros acheteur est la société Ferrero, le fabricant de la célèbre pâte à tartiner Nutella.

Les personnes employées pour la cueillette des noisettes sont souvent kurdes ou originaires des régions pauvres de la Turquie. Elles touchent un maximum de 10 euros par jour, (moins 15 $ cad) auxquels il faut retirer 10 % de commission.

«Ils font travailler leurs enfants comme des machines», a affirmé Kazim Yaman, copropriétaire du verger.

La plupart des exploitant·es doivent payer les enfants, car leurs parents insistent pour qu’ils travaillent.

«L’autre jour, j’ai vu le père mettre un sac très lourd sur les épaules de l’enfant. J’ai dit: “Qu’est-ce que tu fais?” Il a répondu: “Laissez-le s’y habituer.”», a ajouté avec regret le fermier.

Traçabilité défaillante

Ferrero achète environ un tiers de toute la récolte turque, pour produire environ 365.000 tonnes de Nutella chaque année. L’entreprise veut rendre ses noisettes 100 % traçables d’ici à 2020, mais selon son dernier rapport (à paraître prochainement), le chiffre ne s’élève pour le moment qu’à 39 %.

Enginay Akcay fait partie des milliers de petits commerçant·es de noisettes. Il assure que Ferrero ne lui demande pas de qui proviennent les fruits, ni quelles sont les conditions de travail.

«Le travail des enfants n’a rien à voir avec nous. Le contrôle et la surveillance appartiennent à l’État et aux forces de sécurité», a-t-il insisté.

Le directeur général de Ferrero Hazelnut Company en Turquie, Bamsi Akin, a répondu aux témoignages recueillis par la BBC:

«Nous ne posons pas de questions sur la source exacte des noisettes, mais nous avons une autre manière de la suivre… Avant le début de la saison, nous avons parlé aux commerçants et nous avons démontré nos exigences de pratique sociale.» «Le système est-il complètement propre? Je pense que personne ne peut dire ça pour l’instant», a-t-il reconnu.

En 2012, Ferrero a lancé en Turquie le programme Farming Values, qui offre une formation gratuite à plus de 42.000 agriculteurs et agricultrices pour les aider à augmenter leurs revenus tout en restant libres de choisir à qui vendre leur récole.

L’entreprise propose également des formations aux producteurs et productrices, destinées à leur apprendre à rendre le secteur plus durable, connaître les droits des employé·es et faire de la prévention sur le travail des enfants.

http://www.slate.fr/

Salaire de misère, réfugiés et mineurs exploités: la triste réalité derrière les noisettes de votre Nutella


Des compagnies comme Ferrero, Nestlé, Godiva ont besoin de noisettes pour certains de leurs produits. Sauf que ces noisettes viennent de la Turquie, et les noisetiers profitent des réfugiés syriens, ainsi que les enfants, pour 9 euros (moins de 14 $ canadien) pour une journée de 12 heures de travail. Cela est trop cher payé pour tartiner un pain avec du Nutella
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Salaire de misère, réfugiés et mineurs exploités: la triste réalité derrière les noisettes de votre Nutella


© Maurice Nimmo/Frank Lane.

Peu d’entre nous en ont la moindre idée, mais pas moins de 70% de la production mondiale de noisettes se fait en Turquie. C’est donc là que s’approvisionnent en grande partie les grands groupes comme Nestlé ou Godiva mais aussi et surtout Ferrero pour son célèbre Nutella.

En soi, rien de problématique, direz-vous. Sauf que, affirme le New York Times, la récolte de ces noisettes se fait au prix de l’exploitation honteuse de milliers de réfugiés syriens qui ne récoltent, eux, que neuf euros par jour pour un travail fastidieux et dangereux.

Le quotidien américain New York Times révèle un témoignage édifiant recueilli à la frontière turco-syrienne auprès de Shakar Rudani, 57 ans. Le Syrien a fait une douloureuse expérience l’été dernier en Turquie, où il s’est rendu en compagnie de ses six fils âgés de 18 à 24 ans en vue de rassembler, l’espéraient-ils du moins, quelques milliers de dollars grâce à la saison de la récolte des noisettes dans une ferme turque spécialisée.

9 euros par journée de 12 heures

Mais le voyage a tourné au cauchemar pour cette famille miséreuse. Le père et ses six enfants ont passé les mois d’août et septembre dans une ferme de noisettes mais n’y ont gagné qu’une chose: la certitude qu’ils n’y remettraient plus jamais les pieds. La promesse de grasse rémunération qu’on leur avait faite s’est révélée fausse: au lieu des 18 euros par journée de travail (des journées de douze heures, souvent de 7 heures du matin à 19 heures), ils ne sont parvenus à s’en faire payer que 9 euros. La cadence était infernale, sept jours sur sept durant deux mois, le tout dans des conditions de sécurité plus que douteuses. En effet, les noisetiers étant situés sur des terrains accidentés et des pentes escarpées, manoeuvrer des machines y est généralement tout simplement impossible. Le père a ainsi vu ses fils retenus par de simples cordes récolter les fruits, risquant chaque jour une chute mortelle.

Rentrés les poches vides

Malgré leurs deux mois de travail intensif, les six membres de la fratrie et leur père ont à peine réuni de quoi faire le chemin du retour à la fin de la saison, déplore Rudani dans le NYT.

« Sans compter ce que nous avons dû débourser pour vivre sur place. Nous sommes tout simplement rentrés dépouillés à la maison », dénonce-t-il.

La famille syrienne est en exil depuis 2014, lorsqu’elle a fui l’invasion de l’Etat islamique. Le père et les siens se sont réfugiés dans le village turc d’Akcakale, à la frontière syrienne. C’est de là qu’il contemple aujourd’hui au loin, dans les collines, la maison qui était autrefois la sienne alors qu’il était cultivateur de blé et de coton. Désormais, il ne possède plus rien. Il est juste l’un des 3,4 millions de Syriens à avoir fui la guerre depuis 2011 et à chercher à survivre en Turquie.

La misère, cette aubaine

Ces réfugiés démunis à l’extrême sont en fait une aubaine pour les 600.000 fermes de noisettes de la côte nord de la Turquie. Grandes d’environ 1,6 hectare chacune, ces fermes peuvent se targuer de contribuer à hauteur de 70% à la consommation mondiale de noisettes. Un business qui se chiffre à 1,6 milliard d’euros les années fastes. Les clients sont de grandes multinationales et entreprises de produits chocolatés dont les occidentaux raffolent: Ferrero, Nestlé, Godiva notamment. On peut aisément en conclure une chose: sans noisettes turques, plus de Nutella.

Le travail des enfants, un « fléau »

On vous en remet une couche? Cela signifie aussi: plus de Nutella sans petites mains prêtes à risquer leur vie pour un salaire de misère. Des mains parfois très petites, celles d’enfants exploités sans vergogne pour la laborieuse récolte de la fin de l’été. Le gouvernement turc lutte depuis de nombreuses années contre le travail des enfants, qu’il considère comme un fléau. Mais les contrôles sont compliqués et la visibilité des dérives est minime. Tant et si bien que la plupart des clients – belges, par exemple – n’en savent d’ailleurs strictement rien.

Ni permis de travail ni droits

Depuis plusieurs années, le nouveau filon des exploitants est la détresse des réfugiés syriens, les seuls prêts à devenir saisonniers pour manger à leur faim. Mais bon nombre d’entre eux, acculés, acceptent tout labeur sans disposer de permis de travail et ne jouissent donc d’aucune protection sociale ou salariale. Une exploitation aussi écoeurante que le choco à tartiner.

© photo news.

Les promesses illusoires de Ferrero

Ferrero affirme s’engager fermement contre le travail des mineurs d’âge et pour instaurer un salaire minimum et des normes de sécurité dans les fermes, reconnaît le quotidien américain. La compagnie italienne de Giovanni Ferrero, qui brasse une fortune de 20 milliards d’euros selon Forbes, n’est rien sans son ingrédient phare et tourne, pour un tiers de sa production, sur les noisettes turques. Elle a donc tout intérêt à ce que rien ne vienne entacher la réputation de ses fournisseurs principaux. Mais malgré son poids sur le marché, Ferrero ne peut pas garantir cette décence essentielle à la source. Pas plus que la concurrence. En effet, il y a tellement de fermes et de lieux disparates de récolte qu’une surveillance irréprochable sur le terrain est une illusion. Le salaire minimum y est de toutes façons bien trop faible pour que les familles concernées vivent au-dessus du seuil de pauvreté. De plus, de nombreux intermédiaires véreux se sucrent sur le dos des travailleurs étrangers en prélevant parfois plus de 10% de leur salaire déjà dérisoire.

« Pas une seule ferme en règle. Pas une »

D’autres pays tentent peu à peu de grignoter des parts de la production de ces précieux oléagineux afin de sustenter les multinationales à la clientèle vorace. Mais dans l’état actuel des choses, il est impossible pour les industries du « chocolat » de se passer de la Turquie. Malheureusement pour les règles humanitaires bafouées.

« Nous contrôlons scrupuleusement les fermes de noisettes turques depuis six ans et n’en avons pas trouvé une, pas une seule, qui applique des conditions de travail décentes », martèle dans le New York Times Richa Mittal, directeur de la Fair Labor Association, une ASBL qui oeuvre pour le respect des lois nationales et internationales du travail.

De quoi couper quelques fringales.

https://www.7sur7.be/

Des enfants roumains «esclaves» fabriquent des jouets Kinder Surprise, révèle The Sun


Les Surprises Kinder qui renferment un jouet proviennent d’autres compagnies. Comme de raison, personne ne sait rien sur l’esclavage sur ces jouets et que des enfants, des adultes travaillent fort pour un très maigre salaire.
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Des enfants roumains «esclaves» fabriquent des jouets Kinder Surprise, révèle The Sun

 

kinder surprise
(Photo: Getty Images)

Le fabricant de chocolat Ferrero enquête sur un rapport affirmant que les jouets trouvés dans ses populaires œufs en chocolat ont été fabriqués dans des conditions de travail relevant de l’esclavage.

Le journal britannique The Sun a publié une enquête révélant que les jouets trouvés dans les œufs Kinder Surprise étaient assemblés dans de piètres conditions par des familles pauvres en Roumanie, incluant des jeunes de six ans.

Le journal a parlé avec une famille de cinq enfants et une femme de 49 ans qui ont dit que le salaire était horrible, mais que la pauvreté dans laquelle ils vivent ne leur donnait pas le choix de continuer.

La famille – qui inclut un enfant de 11 ans et deux autres de six ans – a révélé que chacun était payé environ 20 lei roumains, soit l’équivalent de 6,32$ canadiens, pour chaque tranche de 1000 jouets assemblés.

Leur journée de travail typique est de 13 heures.

Ils ont également dit au Sun qu’ils recevaient les matériaux de jouets d’une compagnie appelée Prolegis, un sous-traitant de Romexa SA.

Un responsable régional de Romexa a déclaré qu’il avait entendu parler pour la première fois de ces présumées conditions de travail pour la première fois lorsque l’enquête a été rendue publique.

kinder surprise eggs
(Photo: Twitter)

« Je vais découvrir qui est le responsable et les usines impliquées verront leurs contrats se terminer si cela s’avère », a déclaré Daniel Muresan de Romexa.

Ferrero a déclaré qu’elle avait inspecté ses fournisseurs Romexa et Prolegis en mai dernier. Et dans la section « valeurs fondamentales » de son site internet, l’entreprise demande à ce que tous ses employés touchent le salaire minimum local ou national. Un ouvrier roumain devrait donc toucher un salaire minimum de 984 lei roumains chaque mois, soit l’équivalent de 312$ canadiens. Ferrero indique aussi qu’elle soutient l’abolition du travail des enfants.

Les procureurs roumains ont affirmé jeudi qu’ils examinaient le rapport d’enquête.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Nutella n’est pas un aliment santé Une tartine de 3 millions $


Je pense que tout ceux qui ont le soucis de ce qu’il mange, regarde les étiquettes .. mais bon, d’un autre côté, cela pourrait permettre que soit cesser ces annonces bidons qui nous font croire que telles céréales, telles tartinade, sont un gain pour la santé
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Le Nutella n’est pas un aliment santé Une tartine de 3 millions $

 

Une tartine de 3 millions $

Crédit photo : archives AFP

Agence QMI

Ferrero, l’artisan de Nutella, a accepté de rembourser la somme de3 millions $ à des parents américains choqués d’avoir donné la tartinade à leurs enfants au petit déjeuner, croyant qu’il s’agissait d’un aliment santé.

Un site web créé au sujet du recours collectif contre l’entreprise en alimentation précise que la somme représente l’équivalent d’environ 20$ pour les consommateurs qui ont fait partie du recours, ou l’équivalent d’environ 4$ par pot.

Dans l’entente de règlement, Nutella a aussi accepté de modifier son étiquette et sa stratégie de marketing. L’entreprise produira de nouveaux messages publicitaires télévisés qui ne dépeignent pas le produit comme faisant partie d’un déjeuner santé.

Le tableau de valeur nutritive du Nutella fait notamment état d’une quantité de 11 grammes de sucre pour chaque cuillère à soupe.

L’entente doit être approuvée le 9 juillet. Le recours collectif n’inclut pas les consommateurs canadiens.

Les consommateurs californiens qui ont acheté la tartinade faite de noisette et de cacao entre le 1er août 2009 et le 23 janvier 2012 sont admissibles à un remboursement.

D’autres consommateurs ailleurs aux États-Unis qui ont acheté la tartinade entre le 1er janvier 2008 et le 3 février 2012 pourront aussi être dédommagés. Les réclamations doivent être soumises d’ici le 5 juillet.

http://tvanouvelles.ca