Cet hippocampe va donner naissance à… 2000 bébés


Le mâle expulse 2000 bébés, mais moins de 10 vivront, d’ou la neccessité pour eux d’avoir des nombreux enfants. Sans compter qu’avec la pollution, les changements climatiques, sans oublier la médecine traditionnelle chinoise, certaines espèces d’hippocampes sont menacées d’extinction
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Cet hippocampe va donner naissance à… 2000 bébés

 

Par Anne-Sophie Tassart

FAMILLE NOMBREUSE. Les hippocampes sont des animaux monogames et fidèles : le couple est uni pour la vie.

Le mâle possède une poche incubatrice que la femelle remplit copieusement de petits œufs que le futur père va ensuite féconder de manière interne. Au bout de quatre semaines, le mâle expulse plusieurs centaines de petits hippocampes déjà entièrement formés comme le démontre cette vidéo publiée sur le site du National Geographic. Sur les 2000 bébés relâchés ici, moins de 10 vont survivre d’où la nécessité de produire une quantité importante d’œufs.

Sur les 35 espèces d’hippocampes connues, de nombreuses sont menacées d’extinction à cause de la pollution, de la destruction de leur habitat mais aussi à cause de la médecine traditionnelle asiatique qui transforme ces petits poissons en « poudre de perlimpinpin ».

http://www.sciencesetavenir.fr/

Inde: une femme de 70 ans donne naissance à son premier enfant


Je ne sais que trop penser. Si cela avait été naturel et bien bravo, mais in-vitro, je considère qu’il devrait avoir une limite d’âge. Ce qui m’attriste, c’est que l’infertilité est encore vue comme une damnation par les autres dans bien des pays
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Inde: une femme de 70 ans donne naissance à son premier enfant

 

BABY

Mother and Baby | David Aaron Troy via Getty Images

 

Une Indienne de 70 ans a donné naissance à son premier enfant et déclaré mardi ne pas se sentir trop âgée pour devenir mère.

Daljinder Kaur a accouché le mois dernier d’un garçon après avoir eu recours à une fécondation in-vitro (FIV) dans une clinique spécialisée de l’État de l’Haryana (dans le nord de l’Inde).

Le couple, marié depuis 46 ans, avait abandonné pratiquement tout espoir d’avoir un enfant et devait affronter le mépris de son entourage, dans un pays où l’infertilité est souvent considérée une malédiction voulue par Dieu, a dit Kaur.

«Dieu a entendu nos prières. Ma vie est désormais bien achevée. Je m’occupe seule de mon enfant, je me sens tellement pleine d’énergie. Mon mari est très attentionné et m’aide autant que possible», a dit Kaur à l’AFP depuis la ville d’Amritsar.

«Quand on a vu la publicité pour la FIV, on s’est dit que l’on devrait essayer, étant donné que je voulais vraiment avoir un bébé», a-t-elle ajouté.

Kaur se dit âgée d’environ 70 ans, un scénario fréquent en Inde où nombre de gens n’ont pas de certificat de naissance tandis que la clinique a évoqué l’âge de 72 ans dans un communiqué.

Le bébé a été conçu à partir des ovules et du sperme du couple et est «en bonne santé et plein d’énergie», après être né le 19 avril avec un poids de naissance de deux kilos, selon le National Fertility and Test Tube centre.

Le mari de Kaur, Mohinder Singh Gill, propriétaire d’une ferme à l’extérieur d’Amritsar, s’est dit peu préoccupé par l’âge du couple, se disant certain que Dieu veillerait sur leur fils nommé Armaan.

«Les gens se demandent ce que deviendra l’enfant une fois que nous serons morts. Mais j’ai foi en Dieu. Dieu est tout puissant et présent, il s’occupera de tout», a-t-il dit à l’AFP.

Ce cas n’est pas une première en Inde où une femme de 72 ans de l’État de l’Uttar Pradesh a donné naissance à des jumeaux en 2008, après une FIV.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

 

Le «robot spermatozoïde», la fécondation in vitro de demain?


C’est, je pense une bonne avancée pour permettre aux couples d’avoir des enfants en cas d’infertilité, mais seul l’avenir pourrait nous dire, si cette méthode sera efficace
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Le «robot spermatozoïde», la fécondation in vitro de demain?

 

 

N’ayez crainte messieurs, vos spermatozoïdes ne vont pas se retrouver modifiés, mais pourraient simplement bénéficier en quelque sorte d’un exosquelette.

Les chercheurs de l’Institute for Integrative Nanosciences expliquent avoir mis au point une sorte d’hélice qui vient encadrer la queue du spermatozoïde pour l’aider à se mouvoir. Vous pouvez voir dans la vidéo ci-dessus le spermbot en action.

Ces cellules reproductrices « artificiellement motorisées » peuvent ensuite plus facilement rejoindre l’ovule, précisent les chercheurs dans une étude publiée dans la revue Nano letters.

fiv pma

Car, comme le rappelle le site IFLScience!, les problèmes d’infertilité sont souvent dus à l’incapacité pour les spermatozoïdes de se déplacer convenablement.

Avec ces « micro hélices en polymères recouvertes de métal », il est possible de diriger un spermatozoïde au bon endroit. Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé un champ magnétique tournant afin de guider l’hélice jusqu’au spermatozoïde, puis jusqu’à l’ovule. Une fois le gamète inséré, l’hélice tourne à l’envers pour séparer la queue de la cellule.

Les chercheurs relativisent leur découverte en expliquant qu’il reste beaucoup de travail à faire avant de pouvoir réaliser des fécondations grâce à cette technique. Pour autant, le spermbot a un grand avantage sur la fécondation in vitro, si les chercheurs arrivent à maîtriser totalement cette nouvelle méthode: la fertilisation pourrait se faire dans l’utérus directement.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

23 ans de congélation : une naissance grâce au "plus vieux sperme du monde"


C’est un heureux évènement pour un papa qui est devenu stérile après avoir combattu le cancer dans sa jeunesse
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23 ans de congélation : une naissance grâce au « plus vieux sperme du monde »

 

Dans une banque du sperme en France. © DURAND FLORENCE/SIPA

Dans une banque du sperme en France. © DURAND FLORENCE/SIPA

Par Olivier Lascar

Incroyable récit d’une fécondation in vitro menée avec des spermatozoïdes congelés pendant 22 ans et 329 jours. Un record à découvrir sur le blog « Réalités biomédicales » de notre journaliste Marc Gozlan.

SPERME. L’histoire commence dans les années 90. À 15 ans, Alex Powell apprend qu’il souffre d’un cancer. Le traitement ? Une chimiothérapie dont l’effet secondaire probable était de rendre le jeune homme stérile. Avant de se lancer dans ce traitement – et sous les judicieux conseils de sa mère – il décide alors de faire congeler son sperme. Une précaution qui doit lui permettre, un jour, de devenir papa… Souhait exaucé plus de 22 ans après, Alex et son épouse étant depuis le 17 juin 2015 les parents d’un petit Xavier.

Avec à la clé une mention au Guinness World Records, cette naissance étant célébrée comme la FIV (fécondation in vitro) obtenue avec « le plus vieux sperme du monde ».

Dans la nouvelle note de son blog « Réalités biomédicales », notre journaliste Marc Gozlan raconte avec moult détails l’incroyable histoire d’Alex Powell comme les précédents records de ces spermatozoïdes « hibernatus », à l’instar de cette semence de 28 ans d’âge, employée après décongélation pour une insémination intra-utérine

http://www.sciencesetavenir.fr/

Vous ne devinerez jamais comment cette jeune femme est tombée enceinte


Tout le monde sait comment on fait des bébés, du moins je l’espère ! On sait aussi qu’il existe des techniques in vitro. Jusque-là, ça va, mais comment une adolescente être enceinte et 9 mois après avoir un bébé sans que sa grossesse ait été par voie naturelle ou par une assistance médicale ?
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Vous ne devinerez jamais comment cette jeune femme est tombée enceinte

 

Un cas clinique, publié en 1988, rapporte la naissance d’un enfant non conçu par les voies naturelles ! IHO / Science Photo Library Un cas clinique, publié en 1988, rapporte la naissance d’un enfant non conçu par les voies naturelles ! IHO / Science Photo Library

Par Marc Gozlan

L’histoire commence dans un bar en Afrique, au Lesotho, où travaille une jeune fille de 15 ans. Suite à une rixe entre son nouvel ami et son ancien petit copain à laquelle elle se trouve mêlée, elle est admise à l’hôpital pour blessure au ventre à l’arme blanche. Elle souffre de lacérations mineures sur le flanc droit et d’une plaie pénétrante à la partie supérieure de l’abdomen. Il est alors décidé de l’opérer. Lors de l’intervention, il s’avère que l’unique coup de couteau reçu par la jeune fille a provoqué deux trous dans l’estomac. Celui-ci est suturé. Il était vide au moment de la bagarre et aucun contenu gastrique acide ne s’est répandu dans la cavité abdominale. Toutefois, pour plus de sécurité, le chirurgien procède à un lavage au sérum physiologique avant de fermer le ventre. La patiente se rétablit rapidement, sort de l’hôpital et regagne son domicile au bout de dix jours.

Une grossesse bien mystérieuse

Très exactement 278 jours plus tard – soit neuf mois après – cette jeune femme (dont on ignore si elle s’appelle Mary), est de nouveau admise à l’hôpital du district de Mafeteng. Elle souffre de douleurs abdominales aiguës et intermittentes. Depuis quelques mois, elle a bien noté que son ventre s’arrondissait mais avait écarté toute idée qu’elle pouvait être enceinte. Le médecin confirme pourtant la grossesse.

De fait, l’utérus se contracte de façon régulière et les bruits du cœur du fœtus sont parfaitement audibles à l’auscultation. C’est alors que l’examen gynécologique révèle un élément des plus troublants : cette patiente n’a pas de vagin. Elle présente une « aplasie vaginale distale », autrement dit une absence quasi-totale de vagin par défaut de développement de celui-ci, ce qui devrait entraîner en toute logique une impossibilité de fécondation naturelle.

Chez cette patiente sans vagin, une césarienne est donc pratiquée sous anesthésie péridurale. Un garçon de 2,8 kg est mis au monde. 

Mais comment expliquer un tel phénomène ? Taraudé par une curiosité bien naturelle, le chirurgien tente avec l’aide d’une sage-femme, alors même qu’il est en train de refermer la paroi abdominale de la patiente, d’interroger cette dernière sur les circonstances de cette grossesse véritablement extraordinaire. Il faudra cependant que l’on réinterroge la patiente à plusieurs reprises pour que toute la lumière soit faite sur cette invraisemblable histoire.

Un rapport oral 

La patiente savait qu’elle était née sans vagin, n’ayant jamais eu de règles. Elle avait commencé à avoir des rapports sexuels par voie orale, après que la voie vaginale habituelle se soit montrée « décevante ». Juste avant d’avoir été poignardée à l’abdomen, elle venait de pratiquer une fellation à son nouvel petit ami quand son ex-copain la surprit en pleine action. On connaît la suite : une violente bagarre avec couteaux lui valut d’être sérieusement blessée et de subir une intervention chirurgicale. Mais tout cela n’explique pas qu’une fellation puisse aboutir à une fécondation. Depuis quand un rapport sexuel buccal peut-il entraîner une grossesse ?

Une explication scientifique

L’explication – car il n’y a rien de surnaturel ou de mystique dans cette histoire – réside dans le fait que le sperme, contenu dans l’estomac perforé par l’arme blanche, est passé dans la cavité abdominale où il a ensuite gagné un des deux ovaires. Les spermatozoïdes ne peuvent survivre dans un environnement à faible pH, mais la salive a un pH élevé et l’estomac, vide, de la patiente n’avait pas un pH acide. Tout ceci a pu contribuer à la survie des gamètes mâles. Il est probable que la patiente soit tombée enceinte après sa toute première ovulation, car si tel n’avait pas été le cas, le sang présent au moment des premières règles dans l’utérus et dans les trompes (faute de s’écouler par le vagin) aurait empêché toute fécondation.

Enfin, s’il fallait une preuve que cette observation – absolument unique dans la littérature médicale – ne doit rien à l’opération du chirurgien, ni à celle du Saint-Esprit, c’est au praticien qui l’a rapportée en 1988 dans le British Journal of Obstetrics and Gynaecology qu’il faut s’en remettre.

En effet, celui-ci précisa le plus sérieusement du monde en conclusion de son article, deux ans et demi après la naissance du divin enfant, que

« la ressemblance entre le fils et son père exclut une conception encore plus miraculeuse ».

http://www.sciencesetavenir.fr

L’un des plus grands serpents du monde a fait un bébé toute seule


Ce n’est pas un cas unique dans le règne animale, mais c’est la première fois que ce genre de phénomène est observé sur ce type de serpent
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L’un des plus grands serpents du monde a fait un bébé toute seule

 

Un python réticulé Goalsurfer via Wikimedia Commons License by

Who runs the world? Chez l’un plus grand serpent du monde, le python réticulé, ce sont visiblement les femelles.

Normalement, la femelle est fécondée par le mâle et pond ensuite les oeufs qui deviendront les gentils bébés serpents. Normalement.

Un zoo de Louisville, aux Etats-Unis a remarqué qu’une de ses femelles, Thelma, avait pondu soixante oeufs à l’été 2012, détaille io9. L’équipe du zoo en a incubés quelques-uns et six ont éclos et survécu.

Le problème, reprend USA Today, c’est ce que Thelma partageait son vivarium avec un seul autre serpent: Louise. Une femelle également, donc.

Le zoo a envoyé des écailles de Thelma et de quelques-uns de ses bébés au département des sciences biologique de l’université de Tulsa, dans l’Oklahoma pour comprendre. La conclusion a été publiée il y a tout juste quelques mois: les gènes des petits viennent exclusivement de la mère.

«Nous ne comprenions pas ce que nous étions en train de voir, explique Bill McMahan, le curateur des ectothermes du zoo, à National Geographic. Nous avions attribué cela à du sperme qu’elle aurait conservé au fil des années. J’imagine que parfois la vérité est plus étrange que la fiction.»

C’est ce qu’on appelle la parthénogenèse, et dans ce cas précis, on parle de parthénogenèse facultative.

 

«Vous n’êtes peut-être pas impressionné par le fait qu’un serpent puisse se reproduire de façon asexuelle, reprend io9. Mais, en réalité, c’est un évènement historique. On savait déjà que la parthénogenèse pouvait se produire chez les requins, les serpents, les dragons de Komodo et certains oiseaux (mais aussi de nombreux invertébérés). Cependant, c’est la première fois que l’on voit cela se produire chez un python réticulé.»

Si les six bébés serpents vont bien pour l’instant dans leur vivarium, Warren Booth, un biologiste de l’université de Tulsa doute de leur capacité à survivre un jour dans la nature.

Le biologiste estime cependant que de nombreuses découvertes de ce genre sont encore possibles.

«C’est quelque chose que nous considérions comme une nouveauté de l’évolution, mais en réalité, c’est beaucoup plus commun que ce que l’on pense.»

http://www.slate.fr

Si les abeilles disparaissaient, ces 6 repas ne seraient jamais plus les mêmes


On dit souvent que les images valent mille mots, c’est le cas ici des gifs qui démontrent des repas avec et sans les pollinisateurs tel que les abeilles. La variété des aliments seront compromis, mais aussi les aliments de base importants pour notre survie
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Si les abeilles disparaissaient, ces 6 repas ne seraient jamais plus les mêmes

 

Que mangerions-nous si les abeilles disparaissaient? | Morten Falch Sortland via Getty Images

Un tueur silencieux affecte notre système alimentaire: le déclin des pollinisateurs. Selon de nombreuses recherches, abeilles et autres pollinisateurs disparaîtraient pour de nombreuses raisons telles que le Syndrome d’effondrement des colonies (CCD), une épidémie mondiale affectant les abeilles identifiée en 2006. Les causes sont assez floues, mais les experts ont cité entre autres la prolifération de varroa, la malnutrition, les pesticides ou même les téléphones cellulaires.

Si le problème venait à persister, notre réserve alimentaire serait en sérieux danger. Les abeilles fécondent 70 des 100 cultures humaines, qui fournissent 90% des repas dans le monde. De fait, l’Apis mellifera est à l’origine d’un tiers des bouchées que nous avalons.

Mais comment la disparition des abeilles affecterait-elle notre façon de manger? Nous nous sommes associés avec Cascadian Farm pour vous l’expliquer.

1. Le repas des Actions de grâce:

Turkey Dinner

Sans les abeilles, les récoltes seraient moins fiables. Pas de canneberges, de choux de Bruxelles, de courges, de citrouilles ou de tartes aux pommes.

2. Le barbecue:

Fourth of July

En cas d’extinction des abeilles,il n’y aurait pas de melons d’eau, de baies, ou de salade de concombres.

3. Les repas mexicains:

Mexican Meal

Les tortillas, le riz et les haricots seraient incomplets sans les avocats fécondés par les abeilles ainsi que les tomates, poivrons et fromages produits par les vaches brouteuses d’alfalfa et de trèfles, deux plantes fécondées par les abeilles.

4.La nourriture du Moyen-Orient:

middle eastern

Les végétariens adorent la nourriture du Moyen-Orient. Mais sans pollinisateurs, la plupart des ingrédients régionaux classiques comme l’aubergine, la fève, le kale, la menthe, le percil, et un grand nombre de noix et épices disparaîtraient.

5. Les dîners italiens:

Spaghetti

De la sauce tomate aux légumes, les plats italiens comme la pizza ou les pâtes ne seraient pas les mêmes sans nos précieux pollinisateurs. Et oubliez aussi les épices classiques comme le basilic ou l’origan.

6. Les en-cas pendant la nuit:

Cookies and Milk

À la fin d’une longue journée, rien n’est plus satisfaisant que du chocolat, du lait ou une bonne tasse de café. Mais sans les abeilles, seuls les cookies nous permettraient de tenir jusqu’au souper.

Bonne nouvelle: la situation peut s’améliorer. Même si presque un quart des colonies d’abeilles d’Amérique du Nord se sont éteintes cet hiver, c’est beaucoup moins que l’année précédente et ses 30% de pertes.

Pour plus d’informations, renseignez-vous auprès d’organisations telles que Beeinformed.org, Pollinator.org, Backyardbeekeepers.com ou The Xerces Society.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Sexe et grandes chaleurs


Ne pas se méprendre sur le titre du billet ! Ici, il est question des changements climatiques et des effets sur la fécondations des parasites …
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Sexe et grandes chaleurs

 

(Agence Science-Presse) Les changements climatiques ne bouleversent pas seulement l’arrivée de la belle saison, ils influencent aussi la lutte biologique. Les grandes variations de température modifient en effet les rapports entre les ravageurs et leurs ennemis naturels de toujours, les parasites.

Titre: Aphidius

Pour en savoir plus:

Le rapport d’Ouranos sur l’Impact du réchauffement climatique sur le synchronisme entre les ravageurs et leurs ennemis naturels : conséquence sur la lutte biologique en milieu agricole du Québec auquel ont contribué les chercheurs de l’IRBV.

Par exemple, la petite guêpe parasite Trichogramma euproctidis qui pond ses œufs à l’intérieur de ceux de la pyrale, un papillon nocturne ravageur de nombreuses cultures, dont celle du maïs.

«Lorsqu’il fait très chaud, cette petite bestiole, capable de choisir le sexe de sa descendance, produira moins de femelles», explique le postdoctorant de l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV), Joffrey Moiroux.

En réduisant ainsi sa production de reproductrices au dépend des mâles, la petite guêpe pondeuse perd des points dans son bras de fer avec ses compétitrices. Et cette situation avantage le ravageur indésirable de nombreux champs québécois, la pyrale.

Comme les abeilles, les fourmis ou bien d’autres guêpes, les trichogrammes possèdent en effet un système de détermination sexuelle haplodiploïde. La reproductrice possède une spermathèque, où elle conserve la semence issue de l’accouplement, et décide au moment de la ponte de féconder ou non l’œuf à naître.

Ainsi, de l’œuf fécondé, jaillira une femelle et de l’œuf non fécondé, un mâle. En mesurant simplement le temps de ponte, les chercheurs seraient même capables de prédire le sexe à venir dans 98% des cas.

«Elle prend plus de temps pour faire ses “filles” que pour produire des mâles», précise le jeune chercheur.

Les variations de température affectent le développement et la fécondation de différentes autres espèces. Dans certains «couples», le parasite et le ravageur suivent la même courbe de développement. Dans ces cas, la situation reste inchangée. Pour d’autres, les hausses de température profitent à l’un ou l’autre. «Il est difficile de généraliser, mais pour bons nombres de prédateurs, une génération se perdra s’ils ne peuvent pas pondre leur descendance dans leur victime de prédilection.»

Les chercheurs de l’IRBV avaient déjà mis à jour qu’un climat plus chaud influence le comportement des insectes. Par exemple, avec la hausse des températures, les pucerons deviennent aussi plus agressifs lorsqu’ils se sentent attaqués. Le minuscule hyménoptère Aphidius ervi a donc plus de difficulté à les parasiter.

http://www.sciencepresse.qc.ca

Les reines des abeilles ne cachent rien de leurs amours


 

Chez les abeilles, la reine a besoin de beaucoup de mâles pour une bonne qualité génétique de ses rejetons et c’est pour cela qu’elle avertit ses sujets de ses rapports avec les mâles. Ce qui aurait pour effet que les ouvrières préparent le terrain pour les nouveaux venus
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Les reines des abeilles ne cachent rien de leurs amours

Crédits photo : Jean-Baptiste Strobel/AFP ImageForum

Via leurs phéromones, les reines disent aux ouvrières si elles ont été correctement fécondées.

Les reines des abeilles ne sont pas menteuses. Elles narrent leurs amours, sans fard ni pudeur, à toute la ruche.

C’est la conclusion d’une équipe internationale d’entomologistes des universités d’État de Pennsylvanie et de Caroline du Nord, et de l’université de Tel Aviv (Israël).

«Les abeilles sont les insectes les mieux étudiés en terme de phéromones », explique Yves Le Conte, directeur de l’unité de recherches «Abeilles et environnement » à l‘Institut national de la recherche agronomique (Inra).

Chez les reines, deux glandes principales produisent des phéromones : la glande de Dufour, dont le rôle n’est pas totalement connu, et la glande mandibulaire dont cinq des composants actifs ont déjà été identifiés. Les ouvrières lèchent la reine ou touchent ses antennes pour, ensuite, répandre ses phéromones dans toute la ruche. Ces phéromones influent sur tout le comportement social de la ruche  ; en particulier, elles inhibent la production ovarienne des ouvrières, la construction d’alvéoles royales, et l’élevage de nouvelles reines.

L’une des questions qui intrigue les entomologistes est de savoir si les reines émettent des phéromones dans le but de dominer leurs filles ouvrières, ou si elles cherchent à envoyer des signaux pertinents quant à leurs qualités de souveraines.

«Deux hypothèses qui ne s’excluent pas forcément », précise Yves Le Conte.

Dans leur étude, publiée dans PlosOne , les entomologistes ont partagé des reines d’Apis mellifera en quatre groupes : deux groupes étaient inséminés avec peu ou beaucoup de sperme, deux autres avec peu ou beaucoup de liquide physiologique. Un cinquième groupe, non manipulé, servait de témoin. Après avoir extrait les phéromones émises par ces reines et les avoir présentées aux ouvrières, ils ont observé le comportement de ces dernières.

Conclusion: non seulement les reines émettent un profil phéromonal différent selon qu’elles ont ou non été fécondées, mais elles indiquent également si leurs amants ont été nombreux et de bonne qualité.

Les abeilles ouvrières mises en présence de ces phéromones «ont un comportement différent. Ces différences ne sont pas toujours importantes, mais c’est néanmoins une brique à l’édifice », précise Yves Le Conte.

L’équipe de l’entomologiste français avait déjà montré, dans une étude parue en 2010 dans le Journal of invertebrate pathology(Alaux et al.), que «le Nosema ceranae, un parasite intestinal de la colonie, pouvait modifier les phéromones de la reine. Nous faisons l’hypothèse que cela peut engendrer son remplacement », explique Yves Le Conte.

Car lorsqu’une reine n’est plus performante, les ouvrières en changent. Une bonne souveraine a, en un accouplement, entre dix et vingt amants qui lui permettront de constituer une «spermathèque », grâce à laquelle elle pondra des œufs tout au long de sa vie.

Plus nombreux auront été les mâles, «plus la reine conservera une diversité génétique dans sa spermathèque, ce qui est bon pour la colonie », notamment en lui permettant de mieux résister aux maladies.

«Si les ouvrières sont capables de détecter les reines qui sont peu inséminées et prennent des mesures pour les remplacer, cela peut expliquer l’important turnover de reines », indique Elina L. Niño, auteur principal de l’étude.

Les apiculteurs, en effet, ont tout intérêt à éviter que les reines de leurs ruches ne soient trop souvent remplacées : le temps d’élever une nouvelle reine, il peut s’écouler jusqu’à trois semaines, et c’est autant de perdu en production de miel. Cette étude est d’autant plus pertinente que les apiculteurs se plaignent actuellement d’une mortalité précoce des reines d’abeilles, sans que l’on puisse vraiment en connaître les causes.

L’étude, signalent ses auteurs, doit encore être validée avec des reines inséminées naturellement. Pour la suite, les entomologistes américains et israéliens veulent étudier les effets de pesticides, des virus et de la dénutrition sur la composition des phéromones émises. Afin de savoir si les reines sont aussi sincères sur leur santé que sur leurs amours…

http://www.lefigaro.fr/