Le Saviez-Vous ► Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?


 

Question importante si on songe à coloniser d’autres planètes qui dureront plusieurs années de voyage. Avoir un enfant dans l’espace sous l’apesanteur aura-t-il une incidence sur l’ADN du bébé. Ce sont des hypothèses qui issus d’expériences sur la santé des astronomes et des animaux. Les résultats ne sont pas vraiment encourageants
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Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?

Astronautes

Officiellement, la Nasa refuse de dire si des astronomes ont déjà eu des relations sexuelles dans l’espace.

© NASA/SIPA

« Supposons que des hommes et femmes partent dans l’espace sans retour. Ils se reproduisent normalement. Étant toujours en apesanteur, à quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ? ».

• Partir dans l’espace sans retour

Les projets pour coloniser l’espace sans retour sont rares à l’heure actuelle, la seule mission « sérieusement » envisagée est baptisée « Mars One », lancé en 2012 par les Néerlandais Bas Lansdorp et Arno Wielders (ingénieur et physicien). Elle consiste à… coloniser Mars. Le milliardaire Elon Musk, fondateur de la société SpaceX, rêve lui aussi d’envoyer des individus sur la planète rouge, mais prévoit un trajet retour (si les colons parviennent à fabriquer sur place le carburant nécessaire !). Ces projets sont critiqués par plusieurs scientifiques, qui soulignent les nombreux obstacles technologiques et financiers à surmonter

• Se reproduire normalement

Peut-on avoir une relation sexuelle dans l’espace ? La question peut prêter à sourire, mais la Nasa a réellement réalisé des expériences en ce sens… sur des animaux. Le premier accouplement officiel en apesanteur a eu lieu en 1994 : il s’agissait de médakas (Oryzias latipes), une espèce de poisson abondante dans les rizières et couramment élevée en aquarium. La célèbre astronaute française Claudie Haigneré a participé à une expérience similaire en 1996, mais sur le triton, l’objectif étant là encore de déterminer si la fécondation naturelle et le développement embryonnaire d’un vertébré pouvaient avoir lieu en micropensanteur. Ces travaux ont permis de révéler des anomalies à certains stades du développement embryonnaire, au niveau de la division cellulaire et de la fermeture du tube neural.

Et chez l’homme ? Officiellement, la Nasa ne se prononce pas sur des possibles relations sexuelles entre astronautes dans l’espace. Même si en 1992, Mark Lee et Nancy Jan Davis, un couple marié, a participé à la même mission spatiale... Pour autant, l’Agence spatiale américaine s’intéresse vraiment à la question de la conception d’un bébé en microgravité. Une étude publiée en 2010 par trois scientifiques génère des désillusions : dans l’état actuel des choses, les radiations solaires semblent bien trop dangereuses pour la gestation. Les rayons cosmiques frappant un vaisseau au cours d’un long voyage réduiraient la concentration des spermatozoïdes chez l’homme et stériliseraient sans doute un œuf fécondé. Quand bien même le fœtus atteindrait son terme, son ADN aurait sans doute subi des mutations rendant les femmes stériles. Heureusement pour la survie de notre espèce, il reste toujours la fécondation in vitro.

• Étant toujours en apesanteur, a quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ?

Nous n’avons pas connaissance d’une quelconque publication scientifique sur ce sujet à l’heure actuelle. Probablement car la fécondation dans l’espace est déjà un frein à l’heure actuelle. Toutefois, de nombreuses études montrent que les missions de longue durée dans l’espace présentent des risques pour la santé : en effet, en l’absence de force gravitationnelle, les cellules de l’organisme sont moins contraintes, ce qui perturbe leur organisation et leur stabilité qui se sont construites en corrélation avec la pesanteur terrestre. Sans oublier la forte exposition aux rayonnements cosmiques.

Ainsi, les astronautes voient leur organisme fragilisé : leur système immunitaire se dérègle, ce qui les rend plus vulnérables aux agents pathogènes, le risque de perte osseuse et de fracture augmentent, leurs capacités aérobiques (servant à produire de l’énergie à partir d’oxygène) diminuent. Leur masse musculaire fond, au niveau des jambes en particulier, d’où la nécessité de faire plusieurs heures d’exercice par jour pour ne pas perdre en force et en coordination : Thomas Pesquet teste actuellement une machine baptisée MARES dont la fonction est de mesurer la perte de masse musculaire liée à la microgravité et de trouver des exercices pour la limiter. Perdant de la masse musculaire et sous-estimant leurs besoins nutritionnels, les astronautes laissent prévoir que l’homme de l’espace sera plus mince qu’actuellement.

D’autres effets, encore moins visibles de l’extérieur, ont été constatés chez des astronautes effectuant des missions longue durée : leurs battements cardiaques deviennent irréguliers, et leur cœur… plus rond ! Ce qui rend cette pompe moins efficace. Sa santé mise à rude épreuve, il est également fort à parier que l’homme de l’espace devra trouver un moyen d’améliorer sa perception visuelle et son orientation spatiale, car ces deux éléments sont perturbés par la microgravité. Enfin, les rayonnements cosmiques n’épargnent pas le système nerveux de l’astronaute, et seraient à l’origine de maladies dégénératives. Pour coloniser l’espace, l’être humain devra trouver des solutions à ces multiples problèmes.

https://www.sciencesetavenir.fr

Une « femme fatale » pour neutraliser ce coléoptère nuisible


Il est vrai que ces insectes ont fait des dégâts considérables parmi les frênes en Amérique du Nord. Dans mon quartier, plusieurs sont morts et ont été enlever par la ville. L’avantage de cet appât, c’est que ce n’est pas des insectes modifiés, ni un insecticide … Reste à savoir si cela serait assez efficace
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Une « femme fatale » pour neutraliser ce coléoptère nuisible

 

Rebecca Hale, équipe du NGM. Coléoptères : Jonathan Lelito, département de l'agriculture des États-Unis (USDA), Leurre : Akhlesh Lakhtakia et Stephen Swiontek

Rebecca Hale, équipe du NGM. Coléoptères : Jonathan Lelito, département de l’agriculture des États-Unis (USDA), Leurre : Akhlesh Lakhtakia et Stephen Swiontek

Mourir en tentant de s’accoupler avec un leurre électrifié est une triste fin. Mais l’entomologiste Michael Domingue n’a aucun scrupule à tuer les agriles du frêne car, depuis 2002, ces coléoptères ont ravagé des centaines de millions de frênes blancs, originaires d’Amérique du Nord.

Pour les neutraliser, Michael Domingue et ses collègues de l’université d’État de Pennsylvanie ont créé une « femme fatale », au sens propre du terme : une fausse femelle, équipée d’une pile destinée à électrocuter tous les mâles qui tenteraient de la féconder.

À l’aide d’une imprimante 3D, les scientifiques ont fabriqué une version rudimentaire de l’appât, que les agriles mâles ont regardé sans toucher. Les chercheurs ont aussi réalisé un modèle plus réaliste, avec la même teinte émeraude et la même texture de surface réfléchissante que celles d’une carapace d’agrile. Lors de tests avec de vraies femelles mortes et un leurre très ressemblant (ci-dessus, le troisième en partant de la gauche), chaque camp a eu un succès à peu près équivalent auprès de la gent masculine.

Dans les zones encore non touchées par les agriles du frêne, disposer des pièges avec des appâts permettrait aux scientifiques de détecter la prolifération des coléopères et de prendre des mesures préventives.

Patricia Edmonds

http://www.nationalgeographic.fr/

Le mâle veuve noire préfère les jeunes femelles… pour survivre


Les veuves noires femelles font partie de celle qui dévorent leur compagnon après la copulation. Mais des mâles sont plus futés, ils vont s’accoupler avec des ados araignées pour éviter d’être mangés
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Le mâle veuve noire préfère les jeunes femelles… pour survivre

 

Une veuve noire femelle

Une veuve noire femelle   PHOTO : REUTERS/TIM WIMBORNE

Pour éviter de finir en repas après l’accouplement, le mâle veuve noire préfère tomber dans la toile d’une jeune araignée, encore incapable de le cannibaliser. Le monde des araignées est réputé pour son cannibalisme. Chez plusieurs espèces, les femelles mangent leur compagnon après la copulation.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE

Un texte d’Alain Labelle

Or, la chercheuse Maydiannne Andrade et ses collègues de l’Université de Toronto ont découvert que certaines veuves noires mâles ont trouvé un moyen de s’accoupler plusieurs fois sans être mangées.

Leur secret? Inséminer les femelles encore immatures.

Veuve noire mâle

Un mâle   PHOTO : ISTOCKPHOTO

Ce n’est pas parce qu’ils sont attirés par les adolescentes, mais parce que ces jeunes femelles ne les dévorent que rarement après l’accouplement, contrairement à leurs aînées.

Les mâles veuves noires sont capables de s’accoupler avec des femelles qui ne sont pas encore adultes. Maydiannne Andrade

Au cours des 2 ou 3 derniers jours précédant leur mue finale, les femelles ont pleinement développé leur organe d’entreposage du sperme appelé spermathèque, mais celles-ci sont encore couvertes par leur exosquelette juvénile.

Lors d’expériences en laboratoire et des observations dans la nature, les scientifiques ont découvert que certaines araignées mâles intrépides ont appris à utiliser leurs crochets pour perforer l’abdomen des femelles au bon endroit pour accéder à la spermathèque.

Ce comportement ne cause pas de tort à la femelle qui, de doute façon, change bientôt de carapace. Il ne semble pas non plus affecter le développement ni la fertilité des femelles juvéniles.

Les femelles conservent même le sperme jusqu’à leur maturité pour donner naissance à une progéniture. Environ 30% des femelles seraient fécondées avant leur maturité, estiment les biologistes dont les résultats sont publiés dans les Biology Letters de la Société royale britannique.

Cette stratégie d’accouplement non seulement permet la survie du mâle, mais lui permet de s’accoupler avec d’autres femelles, et ainsi passer ses gènes puisque, généralement, le premier mâle qui s’accouple avec une femelle a de meilleures chances de la féconder.

http://ici.radio-canada.ca/

Cet hippocampe va donner naissance à… 2000 bébés


Le mâle expulse 2000 bébés, mais moins de 10 vivront, d’ou la neccessité pour eux d’avoir des nombreux enfants. Sans compter qu’avec la pollution, les changements climatiques, sans oublier la médecine traditionnelle chinoise, certaines espèces d’hippocampes sont menacées d’extinction
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Cet hippocampe va donner naissance à… 2000 bébés

 

Par Anne-Sophie Tassart

FAMILLE NOMBREUSE. Les hippocampes sont des animaux monogames et fidèles : le couple est uni pour la vie.

Le mâle possède une poche incubatrice que la femelle remplit copieusement de petits œufs que le futur père va ensuite féconder de manière interne. Au bout de quatre semaines, le mâle expulse plusieurs centaines de petits hippocampes déjà entièrement formés comme le démontre cette vidéo publiée sur le site du National Geographic. Sur les 2000 bébés relâchés ici, moins de 10 vont survivre d’où la nécessité de produire une quantité importante d’œufs.

Sur les 35 espèces d’hippocampes connues, de nombreuses sont menacées d’extinction à cause de la pollution, de la destruction de leur habitat mais aussi à cause de la médecine traditionnelle asiatique qui transforme ces petits poissons en « poudre de perlimpinpin ».

http://www.sciencesetavenir.fr/

Inde: une femme de 70 ans donne naissance à son premier enfant


Je ne sais que trop penser. Si cela avait été naturel et bien bravo, mais in-vitro, je considère qu’il devrait avoir une limite d’âge. Ce qui m’attriste, c’est que l’infertilité est encore vue comme une damnation par les autres dans bien des pays
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Inde: une femme de 70 ans donne naissance à son premier enfant

 

BABY

Mother and Baby | David Aaron Troy via Getty Images

 

Une Indienne de 70 ans a donné naissance à son premier enfant et déclaré mardi ne pas se sentir trop âgée pour devenir mère.

Daljinder Kaur a accouché le mois dernier d’un garçon après avoir eu recours à une fécondation in-vitro (FIV) dans une clinique spécialisée de l’État de l’Haryana (dans le nord de l’Inde).

Le couple, marié depuis 46 ans, avait abandonné pratiquement tout espoir d’avoir un enfant et devait affronter le mépris de son entourage, dans un pays où l’infertilité est souvent considérée une malédiction voulue par Dieu, a dit Kaur.

«Dieu a entendu nos prières. Ma vie est désormais bien achevée. Je m’occupe seule de mon enfant, je me sens tellement pleine d’énergie. Mon mari est très attentionné et m’aide autant que possible», a dit Kaur à l’AFP depuis la ville d’Amritsar.

«Quand on a vu la publicité pour la FIV, on s’est dit que l’on devrait essayer, étant donné que je voulais vraiment avoir un bébé», a-t-elle ajouté.

Kaur se dit âgée d’environ 70 ans, un scénario fréquent en Inde où nombre de gens n’ont pas de certificat de naissance tandis que la clinique a évoqué l’âge de 72 ans dans un communiqué.

Le bébé a été conçu à partir des ovules et du sperme du couple et est «en bonne santé et plein d’énergie», après être né le 19 avril avec un poids de naissance de deux kilos, selon le National Fertility and Test Tube centre.

Le mari de Kaur, Mohinder Singh Gill, propriétaire d’une ferme à l’extérieur d’Amritsar, s’est dit peu préoccupé par l’âge du couple, se disant certain que Dieu veillerait sur leur fils nommé Armaan.

«Les gens se demandent ce que deviendra l’enfant une fois que nous serons morts. Mais j’ai foi en Dieu. Dieu est tout puissant et présent, il s’occupera de tout», a-t-il dit à l’AFP.

Ce cas n’est pas une première en Inde où une femme de 72 ans de l’État de l’Uttar Pradesh a donné naissance à des jumeaux en 2008, après une FIV.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

 

Le «robot spermatozoïde», la fécondation in vitro de demain?


C’est, je pense une bonne avancée pour permettre aux couples d’avoir des enfants en cas d’infertilité, mais seul l’avenir pourrait nous dire, si cette méthode sera efficace
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Le «robot spermatozoïde», la fécondation in vitro de demain?

 

 

N’ayez crainte messieurs, vos spermatozoïdes ne vont pas se retrouver modifiés, mais pourraient simplement bénéficier en quelque sorte d’un exosquelette.

Les chercheurs de l’Institute for Integrative Nanosciences expliquent avoir mis au point une sorte d’hélice qui vient encadrer la queue du spermatozoïde pour l’aider à se mouvoir. Vous pouvez voir dans la vidéo ci-dessus le spermbot en action.

Ces cellules reproductrices « artificiellement motorisées » peuvent ensuite plus facilement rejoindre l’ovule, précisent les chercheurs dans une étude publiée dans la revue Nano letters.

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Car, comme le rappelle le site IFLScience!, les problèmes d’infertilité sont souvent dus à l’incapacité pour les spermatozoïdes de se déplacer convenablement.

Avec ces « micro hélices en polymères recouvertes de métal », il est possible de diriger un spermatozoïde au bon endroit. Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé un champ magnétique tournant afin de guider l’hélice jusqu’au spermatozoïde, puis jusqu’à l’ovule. Une fois le gamète inséré, l’hélice tourne à l’envers pour séparer la queue de la cellule.

Les chercheurs relativisent leur découverte en expliquant qu’il reste beaucoup de travail à faire avant de pouvoir réaliser des fécondations grâce à cette technique. Pour autant, le spermbot a un grand avantage sur la fécondation in vitro, si les chercheurs arrivent à maîtriser totalement cette nouvelle méthode: la fertilisation pourrait se faire dans l’utérus directement.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

23 ans de congélation : une naissance grâce au "plus vieux sperme du monde"


C’est un heureux évènement pour un papa qui est devenu stérile après avoir combattu le cancer dans sa jeunesse
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23 ans de congélation : une naissance grâce au « plus vieux sperme du monde »

 

Dans une banque du sperme en France. © DURAND FLORENCE/SIPA

Dans une banque du sperme en France. © DURAND FLORENCE/SIPA

Par Olivier Lascar

Incroyable récit d’une fécondation in vitro menée avec des spermatozoïdes congelés pendant 22 ans et 329 jours. Un record à découvrir sur le blog « Réalités biomédicales » de notre journaliste Marc Gozlan.

SPERME. L’histoire commence dans les années 90. À 15 ans, Alex Powell apprend qu’il souffre d’un cancer. Le traitement ? Une chimiothérapie dont l’effet secondaire probable était de rendre le jeune homme stérile. Avant de se lancer dans ce traitement – et sous les judicieux conseils de sa mère – il décide alors de faire congeler son sperme. Une précaution qui doit lui permettre, un jour, de devenir papa… Souhait exaucé plus de 22 ans après, Alex et son épouse étant depuis le 17 juin 2015 les parents d’un petit Xavier.

Avec à la clé une mention au Guinness World Records, cette naissance étant célébrée comme la FIV (fécondation in vitro) obtenue avec « le plus vieux sperme du monde ».

Dans la nouvelle note de son blog « Réalités biomédicales », notre journaliste Marc Gozlan raconte avec moult détails l’incroyable histoire d’Alex Powell comme les précédents records de ces spermatozoïdes « hibernatus », à l’instar de cette semence de 28 ans d’âge, employée après décongélation pour une insémination intra-utérine

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