Les climatosceptiques sont de plus en plus nombreux aux États-Unis depuis que Trump est président


Depuis que Donald Trump est au pouvoir, il y a une augmentation des climatosceptiques. L’usage de la désinformation est son cheval de bataille qui a convaincu nombre de républicains pire des indépendants. Certains croient a ce que l’on dit, alors que d’autres préfèrent de baisser les bras face aux contradictions même si les signes sont visibles. Alors essayer de convaincre un climatosceptique. Selon l’auteur, la meilleure façon serait d’expliquer les techniques de désinformation pour comprendre qu’on veut les berner.
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Les climatosceptiques sont de plus en plus nombreux aux États-Unis depuis que Trump est président

 

On ne pourra pas empêcher le gouvernement de propager de fausses informations mais on peut inciter les gens à faire usage de leur esprit critique.

 

  • Par John Cook

Aux États-Unis, la dernière enquête Gallup révèle que les électeurs indépendants accordent moins d’importance au changement climatique qu’il y a un an. Au cours de l’année écoulée, ceux-ci ont été plus enclins à remettre en cause tant le réchauffement climatique et notre impact à cet égard que le consensus scientifique autour de son existence.

Alors qu’en 2017, il allait de soi pour 71% des électeurs indépendants que la majorité des scientifiques jugeaient que le réchauffement climatique était bien réel, ils ne sont plus que 65% cette année. Un écart significatif entre la perception publique du réchauffement planétaire et le consensus scientifique a longtemps persisté: plus de neuf climatologues sur dix s’accordent à dire que les humains sont à l’origine du réchauffement climatique, et les études entérinent un consensus de 97%. Depuis 2010, les sondages entretenaient en tout cas l’espoir que l’écart s’était réduit ces huit dernières années, ce que vient démentir ce nouveau sondage.

Et il n’y a pas que chez les indépendants que les choses bougent. L’an dernier, l’opinion publique américaine s’est radicalisée sur le sujet: les républicains y sont de moins en moins sensibles, et les démocrates s’y résignent plus facilement.

Cet infléchissement de l’opinion s’explique, entre autres, par les signaux que lui envoient les dirigeants politiques.

Il ressort d’une analyse portant sur 74 sondages réalisés entre 2002 et 2010 que les déclarations publiques ou les votes des représentants républicains opposés aux mesures et lois liées à l’environnement sont suivis d’un désengagement du public. États-Unis Rien d’étonnant, donc, à ce que les électeurs républicains fassent preuve d’un plus grand scepticisme à l’égard du changement climatique quand ils entendent le chef de l’Agence pour la protection de l’environnement évoquer les bienfaits du réchauffement climatique, ou le secrétaire à l’Énergie expliquer que les « océans » en sont responsables.

On a déjà assisté, entre 2009 à 2010, à un recul des craintes du public vis-à-vis du climat. Pour tenter d’en comprendre la raison, des chercheurs de l’université de Yale ont analysé ces changements d’opinion au regard d’études réalisées entre 2008 et 2011. Parmi les facteurs possibles figurent les conditions économiques et climatiques, ainsi que le bilan environnemental des élus locaux. Ils ont découvert que la modification des indices politiques tels que le bilan écologique d’un représentant du Congrès en était la cause majeure.

Tout dépend aussi de qui émanent ces indices politiques: une enquête exhaustive menée sur les sondages a souligné que l’affiliation politique était déterminante en la matière. L’être humain, qui possède un instinct grégaire, a tendance à adopter les mêmes croyances que le groupe social auquel il appartient et à suivre les positions prises par son chef de clan.

Force est de constater que le négationnisme climatique revendiqué par le gouvernement Trump a des conséquences. Il n’y a rien d’anodin à supprimer des sites du gouvernement toute référence au changement climatique, à nommer un climatosceptique à la tête d’une organisation telle que la NASA, qui mène des recherches clés sur le climat, ou encore à brandir, comme l’a fait le président, les températures glaciales comme preuves qu’il n’y a pas de réchauffement. Pour les chercheurs en sciences sociales, ce déluge de fausses informations de la part des responsables politiques aura forcément des répercussions, déjà présentes dans les sondages d’opinion.

Il y a 25 ans, le changement climatique représentait un enjeu bipartite. En 1989, George H. W. Bush jurait de « lutter contre l’effet de serre avec l’effet Maison-Blanche ». Mais, au début des années 1990, les think tanks conservateurs et les compagnies pétrolières ont commencé à propager de fausses informations qui ont peu à peu fait du changement climatique un sujet polémique. On a assisté, ces 14 derniers mois, à un condensé de ce qu’ont été plusieurs années de polarisation progressive à l’égard du climat.

Que les républicains soient moins enclins à croire au réchauffement climatique, cela n’a rien de surprenant, mais que les indépendants s’en inquiètent moins est préoccupant. Quand, à l’occasion de mes conférences sur la communication et le déni climatiques, on me demande comment convaincre un climatosceptique, je réponds qu’il vaut mieux se demander qui il faut essayer de persuader. Inutile, en effet, de perdre son temps à convaincre les 10% d’Américains qui sont toujours climatosceptiques en dépit de l’évidence.

Certains communicants sur le climat s’efforcent de sensibiliser les conservateurs et de dépolariser le sujet. Mais, avec des ressources limitées, il faut choisir ses batailles et actionner les leviers qui ont la plus grande portée. Il est préférable de communiquer sur la réalité du changement climatique auprès de la grande majorité indécise, dont font partie les électeurs indépendants, encore sensibles aux faits.

Mais qui dit sensibilité aux faits dit sensibilité à la désinformation. Confrontés à des messages contradictoires sans possibilité de distinguer le vrai du faux, les gens ont tendance à se désengager et à ne croire ni à l’un ni à l’autre. Le plus grand danger des fake news, ce ne sont pas tant les mensonges qu’elles véhiculent que la remise en cause de la validité des éléments factuels. C’est aussi une des raisons pour lesquelles républicains et démocrates ont des avis opposés à l’égard du climat. La désinformation divise.

La solution? Mes recherches, ainsi que d’autres, prouvent que la vaccination est le meilleur moyen de neutraliser la désinformation. En expliquant les techniques utilisées pour induire en erreur, on fournit aux gens les outils pour reconnaître la désinformation quand ils y sont confrontés et ne pas s’y laisser prendre. Une bonne dose d’esprit critique et d’éducation aux médias est nécessaire.

Mes recherches sur cette vaccination offrent une lueur d’espoir. Une fois avisées des techniques de désinformation, les personnes interrogées sont immunisées, quelle que soit leur appartenance politique. Nul n’aime se faire berner! On ne pourra pas empêcher le gouvernement de propager de fausses informations, mais on peut inciter les gens, et notamment les indépendants, particulièrement vulnérables à la désinformation, à faire usage de leur esprit critique afin de percer à jour les arguments fallacieux.

Une démocratie saine passe avant tout par une population bien informée, et il est fondamental de ne pas se laisser duper par les fausses allégations sur le climat. Si nous devons redoubler d’efforts en matière de communication à l’égard de la majorité indécise, la vaccination offre la possibilité de lutter contre la désinformation visant toutes les catégories de population.

Ce blogue, publié à l’origine sur le HuffPost américain, a été traduit par Catherine Biros pour Fast For Word pour le HuffPost France.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Les "bots" dominent les échanges sur Twitter, selon une étude


Personnellement, je n’ai pas été longtemps sur Twitter, je déteste ce réseau social. Je ne vois pas l’intérêt d’utiliser des « bots » sur un réseau social, enfin .. Ceux qui ont fait l’étude n’ont pas réussit a distinguer les bons et les mauvais « bots » Ils sont responsables de fausses informations et 90% des tweets sont lier à des sites pornographiques. C’est une plaie
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Les « bots » dominent les échanges sur Twitter, selon une étude

 

© afp.

Source: Belga

Les comptes automatiques jouent un grand rôle dans la diffusion des informations – fausses ou réelles – sur Twitter, selon une étude qui révèle lundi que ces « bots » sont à l’origine de deux tiers des messages postés sur le réseau social et renvoyant vers des sites internet populaires.

Selon l’institut indépendant Pew Research Center, 66% des messages contenant des liens vers des sites d’information, de sport ou de divertissement sont publiés par des « bots », qui envoient automatiquement des messages, et non par des humains.

Les chercheurs n’ont pas tenu à faire la distinction entre bons et mauvais « bots », contraction du mot « robot », alors que ces programmes sont accusés d’avoir facilité la diffusion de fausses informations sur le réseau social lors des dernières grandes échéances électorales, notamment l’élection présidentielle américaine de 2016.

« L’étude n’a rien trouvé qui prouve que ces comptes automatiques aient un ‘biais politique’ conservateur ou progressiste dans leur manière de partager de liens », ont écrit les chercheurs.

Leur usage autorisé mais avec des restrictions

Les conditions d’utilisation du réseau social aux 280 caractères autorisent l’usage de « bots » mais avec des restrictions.

Ces comptes peuvent ainsi « diffuser automatiquement des informations utiles » mais n’ont pas le droit « d’essayer de manipuler ou d’influencer des sujets tendance ».

« Puisque ces comptes ont un impact sur l’information à laquelle les gens ont accès sur les réseaux sociaux, il est important de se rendre compte de leur présence globale sur les réseaux », a expliqué le chercheur Aaron Smith.

Des entreprises reconnues ont recours à ces programmes. Netflix tweete ainsi automatiquement quand un nouveau programme est ajouté à son catalogue tandis qu’un robot de CNN publie les dernières informations.

Les contenus pornos très largement relayés par des « bots »

Les « contenus pour adultes » sont pour leur part très largement relayés par des « bots »: 90% des tweets contenant des liens vers des sites pornographiques populaires n’émanent pas d’êtres humains.

Pour cette étude, le Pew Research Center a analysé 1,2 million de tweets écrits en anglais renvoyant vers les 2.315 sites les plus populaires d’internet, pendant six semaines au milieu de l’année 2017.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/

Quand Donald Trump invente un acte terroriste en Suède


Le gouvernement américain veut absolument faire opter son décret pour l’interdiction des réfugiés et immigrants des pays majoritairement musulman sur son territoire. Pour ce faire, pourquoi ne pas parler des attentats ailleurs quitte en inventé pour que ses adeptes puissent croire n’importe quoi. Donald Trump, continue même en temps que Président a véhiculé des fausses informations
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Quand Donald Trump invente un acte terroriste en Suède

 

Donald Trump... (PHOTO KEVIN LAMARQUE, REUTERS)

Donald Trump

PHOTO KEVIN LAMARQUE, REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

Donald Trump a laissé la Suède perplexe, voire goguenarde, lors d’un discours prononcé samedi où il devisait sur la crise des réfugiés et l’insécurité dans le monde, et a évoqué un attentat commis dans le pays scandinave — qui n’a en fait jamais eu lieu.

«Regardez ce qui se passe en Allemagne, regardez ce qui s’est passé hier soir en Suède. La Suède, qui l’aurait cru? La Suède. Ils ont accueilli beaucoup de réfugiés, et maintenant ils ont des problèmes comme ils ne l’auraient jamais pensé» a lancé le président américain, dans un discours virulent en Floride.

Il a également cité les attentats, bien réels ceux-là, de Bruxelles, Nice et Paris.

Une porte-parole de M. Trump n’a pas donné suite à une demande de clarification de l’AFP.

Et le ministère suédois des Affaires étrangères a activé son ambassade à Washington pour en savoir plus.

«Nous avons contacté le (département d’État) américain pour comprendre et obtenir clarification», a déclaré à l’AFP Catarina Axelsson, une porte-parole du ministère suédois.

Hors du milieu feutré de la diplomatie, les railleries sont allées bon train, notamment sur les réseaux sociaux.

Très vite, la fausse information a fait le tour de Twitter, sous les mots-clics lastnightinSweden (hier soir en Suède) et SwedenIncident (incident en Suède).

L’ex-premier ministre suédois Carl Bildt a ouvert le feu : «La Suède? Un attentat? Qu’est-ce qu’il a fumé?».

Gunnar Hokmark, un eurodéputé suédois, a retweeté un message d’un compatriote disant : «hier soir en Suède, mon fils a laissé tomber son hot-dog dans le feu de camp. C’est tellement triste».

«Mais comment (Trump) a-t-il pu le savoir?» se demande le député dans son commentaire.

D’autres tweets se moquent de M. Trump, publiant sous l’appellation de «plan secret pour un attentat en Suède»… des instructions de montage de meubles Ikea.

Le site officiel national @sweden, qui est tenu chaque semaine par un citoyen suédois différent, a reçu quelque 800 questions en quatre heures.

«Non. Rien de ce genre ne s’est passé en Suède. Il n’y a pas eu d’attaque terroriste. Du tout», a répondu la responsable de la semaine, une bibliothécaire mère de famille.

Ce n’est pas la première fois que des membres de l’administration Trump font référence à des attentats inexistants – expliqués ensuite par des lapsus.

La conseillère de Donald Trump Kellyanne Conway – qui a inventé la notion de «faits alternatifs» – a fait allusion au «massacre de Bowling Green» lors d’une interview. Elle a expliqué ensuite qu’elle voulait parler des «terroristes de Bowling Green», deux Irakiens inculpés en 2011 pour avoir tenté d’envoyer de l’argent et des armes à al-Qaïda.

Et le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, a parlé trois fois en une semaine de l’«attentat d’Atlanta» – avant de se souvenir que celui-ci avait en réalité eu lieu à Orlando, en Floride.

http://www.lapresse.ca

Le Saviez-Vous ►Les fausses informations ne sont pas nouvelles: elles ont conduit des juifs au bûcher au XVe siècle


2016 à été l’année qu’on a prise conscience que les fausses informations sur les réseaux sociaux ont marqué l’histoire. Avec l’invention de l’imprimerie, les rumeurs ont occasionné de nombreux meurtres d’innocents, Quoique cela a toujours existé que des gens préfèrent croire à des rumeurs et accusés des personnes, des ethnies que de chercher le fond des choses. Et c’est encore plus vrai aujourd’hui
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Les fausses informations ne sont pas nouvelles: elles ont conduit des juifs au bûcher au XVe siècle

 

Une illustration du sacrifice de Saint-Simon, une fausse information selon laquelle des juifs auraient bu le sang d'un bébé chrétien | Hartmann Schedel's Weltchronik, 1493

Une illustration du sacrifice de Saint-Simon, une fausse information selon laquelle des juifs auraient bu le sang d’un bébé chrétien | Hartmann Schedel’s Weltchronik, 1493

Repéré par Emeline Amétis

L’histoire du meurtre de Saint-Simon est une fausse information qui a conduit à l’assassinat de nombreux juifs au XVe siècle.

Vous pensez le problème des fausses informations récent? Qu’il est en partie dû aux réseaux sociaux? Détrompez-vous, il existe depuis l’invention de l’imprimerie par Johannes Gutenberg en 1439, rapporte Politico Magazine.

Dejà en 1475, les fausses informations avaient des conséquences tragiques. Cette année-là en Italie, un enfant de 2 ans et demi est porté disparu dans la province de Trente. Le jour du dimanche de Pâques, le prêtre franscicain Bernardin de Feltre fait de cette disparition le sujet de son prêche: pour lui, c’est sûr, c’est la communauté juive qui a commandé le meurtre du petit Simonino pour célébrer la Pâque juive en buvant son sang. La rumeur se diffuse. Le prêtre en rajoute en clamant à qui veut l’entendre que le corps du petit garçon a été retrouvé dans la cave d’une famille juive. Le prince-évêque de la province, Johannes IV Hinderbach, prend alors la décision de faire arrêter et torturer tous les juifs de Trente. Quinze d’entre eux ont été jugés coupables et brûlés au bûcher.

«Cette histoire a inspiré des communautés environnantes à commettre des atrocités similaires», raconte Politico.

Une ferveur antisémite impossible à contrer

Si la papauté a reconnu que les accusations de Bernardin de Feltre étaient fausses, le prince-évêque, se sentant menacé, a continué à propager de fausses informations au sujet des juifs «buveurs de sang d’enfants chrétiens». Pour s’attirer la faveur du peuple, Johannes IV Hinderbach a canonisé le petit Simonino, devenu Saint-Simon, en lui attribuant des centaines de miracles.

La ferveur populaire pour ces thèses antisémites rendait l’intervention de la papauté impossible.

 «Aujourd’hui, ces fausses histoires de juifs « buveurs de sang » —qui remontent au XIIe siècle— sont reconnues comme faisant partie des fondements de l’antisémitisme par les historiens», souligne Politico.

La propagande nazie s’est d’ailleurs servi de ces rumeurs du XVe siècle.

«Ce qui est sans doute le plus terrifiant, c’est de constater la longévité et la puissance des fausses informations», regrette le site d’information. «Un site antisémite clame toujours que ces histoires de juifs « buveurs de sang » sont vraies. Certaines fausses informations ne meurent jamais.»

http://www.slate.fr/