Sel de table : des traces de plastique détectées


Les fibres synthétiques qui détachent des vêtements dans la machine à laver se retrouvent tôt tard dans l’eau et dans le sel marin. Il se peut fort bien que le sel que l’on emploie contiennent du plastique, mais semble-t-il que cela ne serait pas dommageable, sauf que, le plastique se retrouve aussi ailleurs de ce que nous consommons en mer
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Sel de table : des traces de plastique détectées

 

Sel de table : des traces de plastique détectées

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Selon une étude publiée dans la revue Nature, on trouverait des traces de plastique dans de nombreux stocks de sel de table. Une présence qui serait due à la pollution de la mer…

Des déchets plastiques présents dans la mer

La pollution de la mer par les déchets plastiques est une véritable préoccupation, elle empoisonne la faune aquatique et pourrait aussi finir dans notre assiette. C’est en tout cas ce que révèlent des chercheurs malais, qui expliquent dans une étude avoir trouvé des traces de plastique décomposé et de fibres synthétiques dans 17 marques de sels de tables. 5 marques françaises seraient concernées.

Mais comment est-il possible que du plastique parvienne à passer tous les filtres de purification du sel marin ? Parce qu’il s’agit de particules extrêmement fines. Selon les auteurs de ces travaux, elles proviendraient notamment des vêtements synthétiques qui perdent des fibres lors de leur passage en machine à laver. Ces fibres sont ensuite évacuées avec les eaux usées et finissent dans les égouts puis dans la mer.

Les micro-billes en plastique des produits cosmétiques en cause

Mais ce n’est pas la seule explication. Les chercheurs mettent aussi en cause les micro-billes que l’on trouve dans certains produits cosmétiques exfoliants ou dans certains dentifrices. Des micro-billes en plastique qui sont déjà soupçonnées de faire beaucoup de dégâts dans les océans. Elles sont en effet ingérées par les poissons qui s’empoisonnent petit à petit. En France, la loi Biodiversité, votée en juillet 2016, prévoit l’interdiction de ces micro-billes exfoliantes.

Cette mesure devrait entrer en application en 2018. À partir du 1er janvier 2020, ce seront les coton-tiges en plastique qui seront aussi interdits en France. Les auteurs de cette étude ont malgré tout tenu à rassurer les consommateurs : les quantités de plastique retrouvées dans le sel sont si petites qu’elles ne présentent pas de danger pour la santé. Mais quand on sait que l’on trouve des traces de plastique dans certains coquillages ou poissons sauvages, on est en droit de s’interroger sur les effets à long terme de ces déchets dans notre organisme. 

Marine Rondot

http://www.passeportsante.net

Vos crèmes solaires nuisent à la santé des poissons


On ne s’en sort pas, si on met de la crème solaire à la baignade à la plage, on nuit aux phytoplanctons qui nourrissent les poissons et sans crème solaire, c’est un risque de coup de soleil. En attendant que les crèmes solaires trouvent une solution, il faudrait trouver des compromis pour protéger la faune marine
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Vos crèmes solaires nuisent à la santé des poissons

 

Crédit : Caitlin tea price

La protection solaire que vous étalez sur votre peau n’y reste pas. Jusqu’à 6 000 t de crème partent chaque année dans les eaux côtières. C’est une mauvaise nouvelle pour les nageurs, qui ne sont plus protégés des UV, mais aussi pour les poissons, selon un rapport du Conseil supérieur de la recherche scientifique espagnol.

Quand les nanoparticules de dioxyde de titane, l’un des principaux ingrédients des écrans solaires, sont en contact avec l’eau et le soleil, elles produisent de l’eau oxygénée. C’est fatal au phytoplancton qui nourrit les poissons et, par conséquent, au reste de la chaîne alimentaire.

Les scientifiques n’encouragent pas les baigneurs à utiliser moins de crème solaire. La solution serait que les fabricants créent des substituts respectueux de l’environnement, avance Cinzia Corinaldesi, spécialiste en écologie marine. Depuis plus d’une décennie, les marques de cosmétiques sont à la recherche d’une nouvelle formule chimique qui ne serait pas nocive pour la faune aquatique.

Par Daniel Stone

http://www.nationalgeographic.fr/