Une vidéo parodique montrant Trump exécutant des médias fait polémique


Je suis resté bouche bée en regardant la vidéo. Comment peut-on faire de telles abominations ? Donald Trump qui n’avait pas vu la vidéo, condamne cette promotion en vue des élections de 2020 par ses partisans. Il faut dire qu’il n’a pas vraiment le choix ! Cependant, en répandant ses mensonges pour ensuite accusé les médias de rapporter ses propos de désinformations et d’ennemis du peuple, il est plausible que des personnes avec des idées extrêmes dérapent de cette manière. Je trouve cela quand même inquiétant le genre de personne que Trump attire
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Une vidéo parodique montrant Trump exécutant des médias fait polémique

Donald Trump apparaît dans cette vidéo très violente projetée lors d’un événement organisé par des partisans en vue de la campagne de 2020.

Des mèmes, des logos de médias et une incitation à la violence qui fait polémique aux États-Unis. Une vidéo parodique montrant Donald Trump en train de poignarder ou tirer sur des personnages médiatiques et des opposants politiques a été présentée durant un rassemblement de ses partisans à Miami, a rapporté dimanche 13 octobre le New York Times.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus, dans une scène tirée du film “Kingsman: Services secrets”, comédie d’espionnage britannique de 2015, un homme dont le visage porte en surimpression celui du président américain ouvre le feu sur des personnes dont les visages ont été remplacés par les logos de médias comme CNN, le Washington Post ou NBC.

Le président américain a condamné “fermement” cette vidéo parodique, a indiqué lundi sa porte-parole Stephanie Grisham.

“Le président n’a pas encore vu la vidéo. Il la verra rapidement, mais sur la base de tout ce qu’il a entendu, il condamne fermement cette vidéo”, a tweeté la porte-parole de l’exécutif américain.

Massacre dans “l’église des fake news”

Le déchaînement de violence se poursuit dans une ”église des fake news” où le personnage représentant Donald Trump repousse des fidèles et s’attaque au défunt sénateur John McCain, au sénateur Bernie Sanders ― l’un de ses rivaux démocrates pour la prochaine présidentielle ― ou au sénateur républicain Mitt Romney ainsi qu’à l’ancien président Barack Obama.

Selon l’organisateur de l’événement, intitulé “American Priority” et qui s’est tenu la semaine dernière dans le club de golf de Donald Trump à Miami, le clip a été montré dans le cadre d’une “exposition sur les mèmes” internet. Le New York Times précise que plusieurs proches Trump – dont son fils, son ancienne porte-parole Sarah Huckabee Sanders et le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis – devaient prendre la parole lors de cette conférence de trois jours, organisée par un groupe pro-Trump au Trump National Doral Miami.

“American Priority rejette toute violence politique et cherche à promouvoir un dialogue sain sur la protection de la libre expression”, a néanmoins déclaré Alex Phillips au quotidien américain.

“Pas la première fois”

Mais pour les médias américains visés dans ce clip, la gravité demeure.

“Ce n’est pas la première fois que des partisans du président font la promotion de la violence contre les médias dans une vidéo qu’ils semblent trouver amusante, mais c’est de loin la pire”, a tweeté CNN.

Un porte-parole de l’équipe de campagne pour l’élection de Trump de 2020, Tim Murtaugh, a déclaré au Times que “la vidéo n’a pas été produite par l’équipe de campagne et nous ne tolérons pas la violence”. 

Les médias se retrouvent régulièrement sous le feu des attaques verbales du président américain et  de ses partisans. Durant ses rassemblements, Trump encourage régulièrement la foule à huer des journalistes venus sur place, les traitant d’“ennemis du peuple”.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Voici la véritable histoire de la fausse nouvelle la plus populaire du Québec


Depuis 4 ans, circule une fausse nouvelle que le maire de Dorval au Québec d’avoir refusé de retirer le porc des cantines à demande aux musulmans, ce qui est FAUX. Ce qui est vrai est qu’on a fait cette demande non pas au Québec, mais en France et le maire de l’endroit n’a pas fait mention quelle religion avait fait cette demande, car certaines branches chrétiennes, les Juifs et les musulmans ne mangent pas de porc. Cette nouvelle a été plusieurs fois partagée dans d’autres pays en changeant les noms et l’endroit et accusant spécifiquement les musulmans. Les fausses nouvelles peuvent faire beaucoup de ravage dans les réseaux sociaux. Ce qui est d’autant plus grave, certaines personnes savent que l’histoire a été inventée ou copier en apportant des changements et ils la partagent quand même, soi-disant pour la morale, pour confirmer leurs opinions et renforcer leurs préjugés. Nous ne sommes pas à l’abri malheureusement, mais avec un peu de recherches, dénoncer les fausses nouvelles, cela permettrait, j’espère à diminuer l’impact des fausses nouvelles.
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Voici la véritable histoire de la fausse nouvelle la plus populaire du Québec


Lieux-dits 2.0Les fausses nouvelles, comme la chasse-galerie, sont en quelque sorte du folklore moderne.

Les fausses nouvelles, comme la chasse-galerie, sont en quelque sorte du folklore moderne. Photo: Radio-Canada / Philippe Tardif

Jeff Yates

Le maire de Dorval n’a pas tenu tête aux parents d’élèves musulmans qui lui demandaient de retirer le porc des cantines scolaires. Pourtant, des centaines de milliers de gens y croient encore. C’est une fausse nouvelle qui est passée au rang du folklore québécois, selon des chercheurs. Autopsie d’un monstre.

« Bonne initiative d’un Québécois… »

Ainsi débute la publication de quelque 350 mots qui cause depuis quelques années des maux de tête à Dorval. Celle-ci félicite le maire, puis présente des propos que son secrétaire aurait tenus aux parents musulmans qui lui avaient supposément demandé de bannir le porc :

« Les musulmans doivent comprendre qu’ils doivent s’adapter au Canada et au Québec, à leurs coutumes, à leurs traditions, leur style de vie, parce que c’est là où ils ont choisi d’immigrer », peut-on lire dans la publication.

Peu importe si cette histoire n’a jamais eu lieu et même si les maires québécois n’ont aucun contrôle sur les menus des écoles, elle circule et continue de circuler, bon an, mal an, depuis 2015. J’avais moi-même démenti cette fausse nouvelle à l’époque, tout comme plusieurs autres médias. Après enquête, nous avons appris d’où elle provenait et comment elle s’est mise à circuler.

L’histoire de cette fausse nouvelle débute le 9 janvier 2013 à Antibes Juan-les-Pins, une ville de près de 75 000 personnes près de Cannes, dans le sud de la France. Ce n’est pas le maire Jean Leonetti, mais son adjointe, Françoise Thomel, qui envoie une lettre aux parents des élèves inscrits au service de restauration scolaire en réaction aux demandes de certains parents de réduire, voire d’éliminer le porc des cantines. D’autres avaient, au contraire, demandé une augmentation des plats à base de porc.

Il s'agit d'une carte du Canada, ainsi que d'un texte attribué au maire de Dorval.Capture d’écran de la fausse nouvelle à propos du maire de Dorval. Cet exemplaire a été publié en septembre 2015 et a été partagé 124 000 fois. Photo : Capture d’écran – Facebook

Ces demandes sont refusées.

« Cette demande […] est fondée sur des convictions religieuses ou personnelles, ce qui est contraire au principe de la laïcité », explique Mme Thomel dans sa lettre(Nouvelle fenêtre).

Elle ne dévoile pas de quelle religion ou de quelle idéologie se réclament les demandeurs.

La lettre apparaît rapidement sur les réseaux sociaux en France, puis dans les médias locaux (Nouvelle fenêtre). Peu de temps après, des blogues d’extrême droite reprennent l’histoire. Un d’entre eux compose une lettre ouverte au maire d’Antibes (Nouvelle fenêtre), le remerciant d’avoir tenu tête aux « musulmans ».

Si vous avez lu la fausse nouvelle à propos du maire de Dorval, vous avez déjà lu cette lettre ouverte au maire d’Antibes. Elles sont identiques. L’auteur de la fausse nouvelle a tout simplement modifié le texte pour que les références françaises concernent plutôt Dorval, le Québec ou le Canada.

Deux versions de cette fausse nouvelle, une publiée en septembre 2015, l’autre, en décembre 2017, soit bien après que l’histoire a été démentie, ont été partagées 124 000 et 178 000 fois respectivement sur Facebook. Comme beaucoup d’internautes font simplement un copier-coller du texte sur leur propre compte Facebook, il existe d’autres copies. La portée de cette fausse nouvelle est donc encore plus importante et impossible à mesurer.

À titre d’exemple, l’article le plus populaire de tous les grands médias québécois au cours des 12 derniers mois sur les réseaux sociaux, selon l’outil d’analyse BuzzSumo, a été partagé un peu plus de 61 000 fois sur Facebook.

« Cette info a été déformée, amplifiée et exploitée par des camps différents aux intérêts opposés », affirme Olivier Darcq, directeur de la communication à la Ville d’Antibes Juan-les-Pins.

Il explique que la nouvelle a été récupérée autant pour dépeindre le maire comme un héros de la laïcité que pour avertir les musulmans de ne pas visiter la ville.

Ironiquement, l’histoire qui soulève les passions un peu partout dans le monde ne semble pas trop préoccuper les habitants de sa ville d’origine. Selon M. Darcq, cette nouvelle n’anime plus les discussions à Antibes depuis longtemps.

« J’ai le sentiment que ce débat n’est absolument plus d’actualité dans notre commune. Donc, s’il y a plus beaucoup de partages, il est clair que l’information, qui est devenue une fake news, a été orientée par ceux qui ont intérêt à créer des tensions sur ces thématiques, alors que des principes de bon sens ont permis dans notre ville d’apaiser toutes problématiques à ce sujet », juge-t-il.

C’est en 2015 que la fausse version de cette histoire, mettant en vedette le maire de Dorval, commence à circuler. L’équipe du maire Edgar Rouleau a rapidement réalisé que quelque chose clochait sur les réseaux sociaux quand de nombreux internautes et des journalistes lui ont signalé la fausse nouvelle.

À l’époque, la ville de 19 000 âmes voulait réagir, mais elle ne détenait aucun compte sur les réseaux sociaux. Aucune arme, donc, pour se défendre contre ce tsunami de « j’aime » et de partages qui propulsait un mensonge à l’endroit du maire. La Ville a donc publié un communiqué sur son site web pour dénoncer la fausse nouvelle.

 C’était « le seul moyen qu’on avait », se rappelle le chargé de communications de la Ville de Dorval Sébastien Gauthier

Rien n’y faisait.

« C’est sûr que le maire, au début, s’est demandé, “est-ce qu’on peut faire arrêter ça?” Avec nos recherches et selon des experts qu’on a consultés, on s’est dit qu’essayer de mettre fin à ça et au commérage sur les réseaux sociaux… bonne chance, c’est mission impossible. On a lâché prise », admet M. Gauthier.

Près de quatre ans plus tard, cette fausse nouvelle a fait le tour du monde, a été traduite en plusieurs langues et continue toujours de circuler au Canada, tout comme ailleurs.

La « morale » de l’histoire avant les faits

Le maire de Dorval n’a pas banni le porc des cantines scolaires, malgré ce qui circule sur Facebook depuis quatre ans.Le maire de Dorval n’a pas banni le porc des cantines scolaires, malgré ce qui circule sur Facebook depuis quatre ans. Photo : Radio-Canada / Philippe Tardif

Il est impossible de précisément mesurer la portée de cette fausse nouvelle, mais elle a assurément rejoint des centaines de milliers, voire des millions de Québécois. La popularité de cette fausse nouvelle n’est pas anecdotique; quelque chose pousse des Québécois à la partager.

Afin de comprendre pourquoi, nous avons contacté plus d’une centaine de Québécois qui l’ont publiée sur leur compte Facebook. La plupart n’ont pas répondu, mais quelques-uns se sont prêtés au jeu.

Leurs réponses sont presque unanimes : les faits étalés dans l’histoire sont peu ou pas importants, selon eux. Ce qui leur importe, ce sont les valeurs exprimées, la « morale » de l’histoire. Même s’ils reconnaissent aujourd’hui que les événements décrits dans la publication Facebook ne se sont jamais produits, pour eux, l’histoire du maire de Dorval qui refuse de bannir le porc des cantines scolaires n’en demeure pas moins valide.

« Peut-être que l’information est fausse, mais les idéaux, eux, sont ce que la plupart des Québécois pensent, explique Sylvain. Pour être honnête, je n’ai pas beaucoup fait attention à [savoir si c’était vrai]! C’était plus les idées sur le point de vue que j’ai retenu et, pour moi, c’est là que cela prenait tout son sens. »

« Je ne savais pas que cette nouvelle était fausse… dommage. Je trouvais que celle-ci valait la peine d’être partagée, écrit, quant à elle, Marie-Claude. Je suis déçue, je croyais qu’il y avait quelqu’un qui avait des couilles! Mais c’est vrai, je suis d’accord avec les valeurs exprimées dans cette nouvelle. »

J’ai demandé à Jacques s’il se sentait mal d’avoir partagé une histoire inventée.

« Non, car même si ce n’est qu’une invention, ce n’est pas tout le monde qui prend le temps de vérifier si c’est vrai ou non. Le plus important sur les réseaux sociaux, c’est le message véhiculé. »

Lynda, elle, savait très bien que l’histoire était fausse — elle a même inclus un avertissement à cet effet à la fin de sa publication, partagée plus de 400 fois.

« Une histoire comme celle-là n’est qu’un prétexte pour ouvrir la discussion sur la laïcité de l’État et de faire entendre à tous nos opinions sur le sujet, explique-t-elle. Quand j’ai su que cela était faux, ça n’avait plus une grande importance pour moi, car ce texte, même faux, représentait ce que je crois qui devrait être fait dans une circonstance comme celle présentée, ou une quelconque circonstance hypothétique de ce genre. »

Presque tous en ont profité pour m’expliquer, sans que je le leur demande, leur vision de l’immigration et de la laïcité. Je sentais qu’ils cherchaient à se faire entendre, à partager leur message : l’immigration c’est bien, mais seulement quand les nouveaux arrivants s’intègrent. Partager cette publication leur permet d’exprimer leurs craintes que les musulmans, eux, ne s’intègrent pas, que ces derniers demandent que la société québécoise s’adapte à eux. Le maire de Dorval fictif dans l’histoire est, pour les personnes que j’ai interrogées, un exemple à suivre, un idéal.

Nous sommes donc devant une histoire fausse, relayée dans le but de véhiculer des craintes et de proposer une vision héroïque de ce que nous devons faire pour les combattre. Tout comme dans une épopée ou dans un mythe légendaire.

Sylvain, lui, me l’a dit sans broncher

. « Aujourd’hui, je le vois plus comme les contes que l’on raconte aux enfants. Je veux dire, l’histoire est peut-être inventée, mais les valeurs et la morale n’en restent que plus vraies. »

Ça, la communauté de chercheurs qui s’intéresse au folklore le sait depuis un bon moment.

Une sorte de folklore moderne

Des légendes urbaines émergent chaque fois qu’il y a des changements majeurs. Dans les nouvelles technologies, par exemple : « les micro-ondes détruisent les vitamines dans les aliments! »Une légende urbaine dans les nouvelles technologies : « les micro-ondes détruisent les vitamines dans les aliments! » Photo : Radio-Canada / Philippe Tardif

« Lorsqu’on a créé lnternet, certains croyaient que ça serait la fin des légendes urbaines parce que les gens pourraient immédiatement effectuer des recherches et déterminer qu’elles étaient fausses, ce qui stopperait le phénomène. Malheureusement, c’est loin d’être le cas », lance en riant Ian Brodie, professeur associé en folklore à l’Université du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.

Parce que, oui, il considère que les fausses nouvelles sont tout simplement des légendes urbaines, la manifestation moderne d’un phénomène qui existe depuis la nuit des temps.

C’est du folklore moderne.

« Les folkloristes parlent des légendes urbaines depuis beaucoup plus longtemps que nous parlons des fake news. Il y a beaucoup de points en commun entre ces phénomènes », renchérit Russel Frank, de l’Université de Pennsylvanie.

Ce dernier est bien placé pour parler : il détient un doctorat en folklore, mais enseigne le journalisme.

Certes, les réseaux sociaux ont changé la donne. Mais un bon nombre des fausses nouvelles que nous voyons aujourd’hui auraient jadis circulé dans ces conversations de salon, à l’arrêt d’autobus, autour de la table au souper. Elles le font depuis que les humains existent.

« C’est la même chose qui se traduit sur les réseaux sociaux. L’important, ce n’est pas tant la source ou la fiabilité de l’information, mais plutôt l’identité de la personne qui me la relaie, que je connais, avec qui j’entretiens une relation », illustre M. Brodie. C’est le royaume du « as-tu entendu que…? »

J’ai résumé aux chercheurs les conclusions de ma petite enquête auprès des gens qui ont partagé l’histoire du maire de Dorval. Rien de cela ne les a surpris. Le but des légendes urbaines n’est pas d’informer, mais de communiquer des craintes, d’avertir, pensent-ils.

Aussi peu fiables que ces histoires puissent être en ce qui concerne les faits, elles sont une mesure extrêmement fiable des anxiétés qui traversent une société. Russel Frank, professeur, Université du Cap-Breton

Selon M. Brodie, c’est pourquoi des légendes urbaines émergent lorsqu’il y a des changements sociaux majeurs : les nouvelles technologies (« les micro-ondes détruisent les vitamines dans les aliments! »), l’évolution des moeurs (« les homosexuels sont satanistes! »), les changements dans l’ordre social (« sans mères au foyer, les enfants deviendront dingues! »), et, oui, les vagues d’immigration.

M. Frank m’envoie un article publié par la chercheuse Florence E. Baer dans le journal universitaire American Folklore. L’auteure tente de déterminer la source de rumeurs qui circulent à l’endroit d’un groupe de réfugiés dans une petite ville en Californie.

Il s’en trouve plusieurs pour alimenter toutes sortes de rumeurs sur ces nouveaux arrivants : ils ont des pratiques alimentaires bizarres, ils ne réussiront jamais à s’intégrer. Un garçon affirme les avoir vus tuer et manger le chien d’une dame; même si l’enquête policière conclut que ces événements ne se sont pas produits, les esprits s’enflamment, l’histoire explose. Ou encore, de bouche à oreille, on se scandalise que l’ami de l’oncle d’untel a entendu du frère d’untel que ces réfugiés reçoivent plus d’argent du gouvernement que son père, qui est retraité.

Tout cela m’est extrêmement familier. Des histoires du genre, j’en ai vu des tonnes, relayées des dizaines de milliers de fois sur Facebook. J’ai même dû démentir deux fois l’idée que le gouvernement traite mieux les réfugiés que les aînés. C’est du déjà-vu.

Par contre, dans le cas de l’étude de Florence Baer, on ne parle pas de réfugiés syriens, mais de réfugiés vietnamiens. Parce que, voyez-vous, même si ces histoires ont l’air de provenir de statuts Facebook viraux, l’article de Mme Baer a été publié en 1982 (Nouvelle fenêtre). Ce sont les mêmes vieilles histoires qui ressurgissent. La désinformation au XXIe siècle n’a rien de très original.

Des histoires pour mettre en garde envers l’Autre

Au début des années 1900 aux États-Unis, illustre-t-il, on mettait en garde les jeunes femmes contre des établissements dangereux, qui représentaient la déchéance sexuelle. On parlait, bien sûr, des crèmeries.Au début des années 1900 aux États-Unis, illustre-t-il, on mettait en garde les jeunes femmes contre des établissements dangereux, qui représentaient la déchéance sexuelle. On parlait, bien sûr, des crèmeries. Photo : Radio-Canada / Philippe Tardif

Ian Brodie affirme que l’immigration alimente en bonne partie les légendes urbaines, et ce, depuis toujours. Au début des années 1900 aux États-Unis, illustre-t-il, on mettait en garde les jeunes femmes contre des établissements dangereux, qui représentaient la déchéance sexuelle. Fréquenter ces lieux en tant que femme, c’était s’exposer au risque d’être violée, voire kidnappée, puis envoyée à l’autre bout du monde comme esclave sexuelle.

On parlait, bien sûr, des crèmeries. Pourquoi? Parce que les premiers commerces à vendre de la crème glacée dans ce pays étaient gérés par ces étrangers mystérieux et que certains croyaient dangereux, les Italiens.

« Les crèmeries étaient des endroits terrifiants parce que cette nouvelle population immigrante vendait une nouvelle sorte de nourriture qu’on ne connaissait pas. Ça faisait peur!

On disait : “jeunes femmes, si vous voulez protéger votre vertu, parents, si vous voulez protéger vos filles, évitez les crèmeries! » », raconte-t-il en ricanant.

Si on veut remonter encore plus loin, les Romains disaient que les chrétiens kidnappaient les enfants et buvaient leur sang, ajoute-t-il.

« Les légendes urbaines qui traduisent une anxiété envers l’Autre forment une immense partie du folklore. Il y a cette peur de la différence, de vivre dans un monde qui est changé par l’Autre », avance M. Frank.

C’est pourquoi les mêmes histoires reviennent, encore et encore.

Que faire pour freiner la propagation de légendes du genre si les faits ne font que rebondir sur leur carapace?

« Tout ce qu’on peut faire, c’est prendre un peu de recul et dire “l’histoire que tu me racontes, elle n’a rien de nouveau. Elle existe depuis des siècles. Je suis certain que tu y croies et qu’elle confirme tes opinions, et je ne pourrai probablement pas changer tes préjugés, mais, écoute… c’est la même histoire” », laisse tomber M. Brodie.

Heureusement, ces rumeurs tendent à disparaître au fil du temps, ajoute-t-il. Peu de gens inventent aujourd’hui des fausses nouvelles à propos de l’immigration vietnamienne ou italienne, par exemple.

La fausse nouvelle du maire de Dorval s’inscrit dans une longue tradition. On exprime nos craintes à l’aide d’histoires plus souvent fausses que vraies, dont les sources sont nébuleuses. Il y a toujours un héros, qui tient tête contre vents et marées contre un ennemi insidieux. L’important, ce n’est pas si c’est arrivé pour vrai, si les faits rapportés sont exacts. L’histoire elle-même sert à communiquer un avertissement, un point de vue, une piste de solution.

C’est probablement pourquoi cette fausse nouvelle ne séduit pas uniquement les Québécois. Il existe d’autres versions dans plusieurs pays, dont la Belgique ou l’Australie, qui visent des maires locaux. Par contre, celle mettant en vedette le maire de Dorval semble de loin la plus populaire. D’ailleurs, seulement pendant la rédaction de cet article, un site web israélien l’a relayée. Ensuite, une autre version de la fausse nouvelle a rebondi dans sa terre d’origine, la France (Nouvelle fenêtre)cette fois-ci mettant en vedette un autre maire français.

Le maire de Dorval reçoit quelques appels ou courriels chaque mois pour le féliciter d’avoir tenu tête aux parents musulmans, souligne Sébastien Gauthier. La plupart des messages sont en anglais et proviennent du reste du Canada ou des États-Unis.

Le billet du maire expliquant que l’histoire est fausse trône souvent au sommet des sections les plus populaires sur le site web de la Ville. Selon M. Gauthier, c’était la deuxième section la plus consultée en 2018.

La Ville, du haut de sa page Facebook lancée en 2016 et qui comporte moins de 2000 abonnés, voit mal ce qu’elle pourrait faire, mis à part signaler quelques publications ici et là.

« Oui, ça nous dérange, mais la bibitte des réseaux sociaux est tellement énorme qu’on se dit, “comment peut-on se battre contre ça?” Surtout quand on voit que ça fait maintenant quatre ans que la “nouvelle” a été démentie… Qu’est-ce qu’on fait? », lance-t-il.

Aussi bien tenter de se battre contre la chasse-galerie.

https://ici.radio-canada.ca

Comment démasquer quelqu’un qui ment


Il y a des mensonges pour ne pas blesser, mais d’autres sont plus graves. ou vraiment inutile. Avec l’ère des fausses nouvelles doivent-on accepter ces mensonges ? Dans la vie de tous les jours, comment détecter un menteur. Même si nous avions un polygraphe, ou encore qu’on observe pour détecter le non-verbal ne sont pas sûr à 100%. Le mieux est écouté et poser des questions. Et pour les fois que j’ai essayé, cela fonctionne assez bien.
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Comment démasquer quelqu’un qui ment

Pinocchio par-ci, Pinocchio par-là | Alex Bikfalvi via Flickr CC License by

Pinocchio par-ci, Pinocchio par-là | Alex Bikfalvi via Flickr CC License by


Repéré par Léa Polverini


Commencez par ne plus vous fier aux roulements d’yeux.


Repéré sur The Guardian

Fin avril, le Washington Post annonçait que Donald Trump venait de passer la barre des 10.000 déclarations fausses et trompeuses depuis son accession au pouvoir. Un beau record pour celui qui a largement popularisé l’expression de «fake news», qui sature désormais le paysage médiatique. Le mensonge connaît aujourd’hui son heure de gloire, cependant que les «vérités» dites alternatives font florès.

Cela signifierait-il que nous vivons dans des sociétés où il est plus acceptable de mentir?

Pour Robert Feldman, professeur de psychologie à l’Université du Massachusetts et auteur de The Liar in Your Life, «les présidents –même ceux que vous n’aimez pas– sont des modèles, et si vous voyez quelqu’un avec beaucoup de prestige mentir constamment et s’en tirer, comme cela semble être aujourd’hui le cas, cela fournit un modèle de ce qui est acceptable».

Tous loucheur·ses?

Mais comment dès lors repérer ces menteurs et menteuses qui bourgeonnent autour de nous? La croyance populaire veut que le menteur ait l’air louche: son œil partirait du mauvais côté lorsqu’il inventerait une histoire, strabisme intempestif n’échappant pas aux regards les plus affûtés, qui auraient tôt fait de débusquer l’entourloupe. Pour peu que le bigleux malhabile s’invente une crédibilité à coups de «en vérité…» surjoués, il est déjà cuit. En réalité, ces critères sont à peu près aussi fiables qu’une recette de grand-mère mal recopiée.

«Quand nous nous engageons dans la détection passive de mensonges –en regardant les gens pour essayer de déterminer s’ils mentent ou non– la conclusion générale est que nous arrivons à un résultat de très piètre qualité. Nous avons environ 54% de chances d’avoir raison. Lancer une pièce vous donnerait 50% de précision», estime Gordon Wright, co-directeur de la section de psychologie de Goldsmiths’.

Les tests polygraphiques ou les détecteurs de mensonges ont un taux de précision d’environ 65% à 70%, et les expériences qui envisagent les mouvements complets du corps peuvent arriver jusqu’à 85%, mais il va sans dire que ces méthodes ne sont pas de rigueur dans la vie courante.

À cela, il faut encore ajouter le fait que menteurs et menteuses peuvent anticiper sur ces attentes, et infléchir leur comportement en fonction :

 «les menteurs regardent les gens plus intensément –ils jouent avec ces stéréotypes», précise Wright.

Que disent les intriguant·es?

Que faire lorsqu’on ne possède donc pas l’attirail d’une salle d’interrogatoire? Déjà, arrêter de s’en remettre au mythe du comportement non verbal. Ensuite, se concentrer sur ce que les gens disent, plutôt que sur la façon dont ils le disent.

Pour Pär-Anders Granhag, professeur de psychologie à l’Université de Göteborg, un bon moyen est de tester la «technique des questions imprévues», qui consiste à poser des questions auxquelles les menteurs ne se sont pas préparés.

«Les menteurs se préparent plus que ceux qui disent la vérité. Si vous ne posez que des questions qui ont été anticipées, vous jouez leur propre jeu. Ceux qui disent la vérité peuvent répondre à ces questions car ils puisent dans leur mémoire, tandis que les menteurs auront plus de difficultés, parce qu’ils ont préparé des réponses toutes faites aux questions prévues, mais ne se sont pas préparés à d’autres questions», explique-t-il.

Les personnes qui mentent sont également plus susceptibles de s’ajuster aux réactions de leur auditoire, puisqu’elles cherchent avant tout à le convaincre, ce qui n’est pas nécessairement le but de quelqu’un qui vous raconterait une vérité comme une autre.

«Elles voient si la personne les croit ou non, et si elles soupçonnent que non, elles peuvent changer leur histoire, ajouter plus de détails», relève Granhag.

Dans le jeu du mensonge, nous sommes également victimes de nos propres préjugés. Nous sommes plus prompts à croire quelque chose qui correspond à nos propres opinions, même si ce quelque chose est erroné ou de mauvaise foi. Les petits mensonges sont aussi ce qui scande notre quotidien:

«la plupart du temps, ils ont des conséquences très mineures et n’ont pas d’importance, mais ils servent à lubrifier les rouages de l’interaction sociale», souligne Feldman.

C’est ainsi que l’on se retrouve à complimenter tel et telle amie sur son pull affreux, le sourire étant plus socialement acceptable que l’ahurissement. Dans ces cas-là, mieux vaut s’en remettre au bon sens.

http://www.slate.fr/

Trump utilise Twitter pour contourner des médias "corrompus"


Donald Trump utilise les réseaux sociaux de Facebook, Instagram et Twitter pour soi-disant éviter les fausses nouvelles (fake news), car les médias, d’après lui raconte pour la plupart des mensonges. Faut-il en rire ou en pleurer ? Est-ce qu’il finit par croire ses propres mensonges ? Enfin, ce n’est sûrement pas dans les réseaux sociaux qu’il y a plus d’honnêteté qu’ailleurs
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Trump utilise Twitter pour contourner des médias « corrompus »

 

© afp.

Le président américain Donald Trump a défendu mercredi son usage intensif de Twitter, affirmant que c’était le meilleur moyen pour lui de contourner des médias qualifiés de « corrompus » et « malhonnêtes ».

« Twitter est le moyen pour moi de faire passer mon message quand les médias sont corrompus, et ils sont corrompus », a lancé le président américain depuis les jardins de la Maison Blanche avant de s’envoler pour l’Ohio.

Médias « si malhonnêtes »

« Nos médias sont si malhonnêtes, la plupart d’entre eux », a poursuivi le 45e président des Etats-Unis lors d’un échange avec les journalistes. « Ils ne relatent pas les faits », a ajouté le locataire de la Maison Blanche, coutumier des attaques extrêmement virulentes contre les journalistes.

Médias « fake news »

Evoquant son recours à « Facebook, Instagram, Twitter », il a ajouté:

« C’est une façon pour moi de faire passer un message honnête car il y a énormément de malhonnêteté parmi les médias Fake News ».

Le compte Twitter @realDonaldTrump compte près de 60 millions d’abonnés.

https://www.7sur7.be/7s7

Violence aux États-Unis: Trump blâme les médias «ennemis du peuple»


Les médias ne sont peut-être blancs comme neige, cependant ce que le président des États-Unis lance comme accusation à ces derniers semble plus collé à lui qu’aux autres. Donald Trump est un danger pour les Américains, a force de titiller tout le monde, c’est déjà presque miracle qu’il n’y a pas plus de conflits. Est-ce la faute à Trump pour la fusillade dans la synagogue ? Certains Juifs le croient. Je ne sais pas, cependant la facilité d’avoir des armes chez les Américains est aussi je crois une cause importante
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Violence aux États-Unis: Trump blâme les médias «ennemis du peuple»

 

The Associated PressDonald Trump

Le président américain Donald Trump a accusé lundi les médias «ennemis du peuple» d’être responsables de la «colère» ressentie à travers les États-Unis en pleine période électorale, deux jours après une fusillade sanglante dans une synagogue de Pittsburgh.

Le tireur de 46 ans, Robert Bowers, inculpé de 29 chefs d’accusation dont certains passibles de la peine de mort, doit être présenté lundi en début d’après-midi à un magistrat fédéral chargé de l’enquête sur ce qui est la pire attaque antisémite de l’histoire américaine.

Toutes confessions confondues, des milliers de personnes se sont réunies dimanche dans cette ville endeuillée pour lancer un message de paix.

«Les mots de haine ne sont pas les bienvenus à Pittsburgh», a lancé, longuement ovationné, le rabbin Jeffrey Myers de la synagogue Tree of Life («L’arbre de vie») qui a aidé à mettre des fidèles à l’abri lorsqu’un homme lourdement armé a fait irruption samedi, en plein office religieux en ce jour de chabbat.

M. Trump, qui a assuré qu’il se rendrait à Pittsburgh mais n’a donné aucune précision sur la date de ce déplacement, a commencé sa journée lundi par une série de tweets à la tonalité particulièrement agressive à l’encontre des médias.

«Il y a une grande colère dans notre pays liée au traitement erroné, et souvent malhonnête, de l’information», a-t-il lancé.

«Les médias Fake News, véritables ennemis du peuple, doivent mettre un terme à leur hostilité ouverte et évidente et rapporter les informations correctement et de manière équitable», a-t-il poursuivi.

«Cela fera beaucoup pour éteindre l’incendie de la colère et de l’indignation et nous serons alors en mesure de nous rassembler dans la paix et l’harmonie. Il faut mettre un terme aux Fake News!», a-t-il encore écrit.

La venue annoncée du tempétueux président américain a suscité un vif débat au sein de la communauté juive de Pittsburgh.

M. Trump «n’est pas le bienvenu dans ma ville», a affirmé sur CNN Lynnette Lederman, ancienne présidente de la synagogue Tree of Life, l’accusant d’attiser la haine.

«Les mots hypocrites qui sortent de sa bouche ne signifient rien pour moi, a-t-elle ajouté. Nous avons des gens auprès de nous qui croient en nos valeurs, pas seulement les valeurs juives, et ce ne sont pas les valeurs de ce président».

En revanche, le rabbin de la synagogue, Jeffrey Myers, a précisé sur la chaîne américaine que le «président des États-Unis est toujours le bienvenu».

«Je suis un citoyen. Il est mon président. Il est bien sûr le bienvenu», a ajouté le rabbin qui se trouvait dans le bâtiment lorsque Robert Bowers, 46 ans, y a fait irruption et a fait feu sur les fidèles.

«Je ne jette pas vraiment le blâme sur quiconque. La haine ne connaît pas de religion, de race, de croyance, de parti politique. Ce n’est pas un problème politique d’une quelconque manière. La haine ne connaît pas l’une de ces choses. Elle existe dans toute personne», a-t-il relevé.

Robert Bowers vivait dans la banlieue sud de Pittsburgh, à moins de trente minutes de route de la synagogue.

Selon son acte d’accusation, il a déclaré à la police qu’il «voulait que tous les Juifs meurent et qu’ils (les Juifs) étaient en train de commettre un génocide de son peuple.»

La fusillade, qui a duré 20 minutes, a commencé quand l’homme a fait irruption dans le bâtiment tôt samedi et a ouvert le feu, armé de deux pistolets Glock et d’un fusil d’assaut semi-automatique AR-15. Quatre policiers ont été blessés, dont un grièvement.

Âgé de 90 ans, E. Joseph Charny a raconté au Washington Post qu’il priait dans une salle avec d’autres fidèles quand il a vu un homme apparaître dans l’embrasure de la porte et a entendu des tirs.

«J’ai levé les yeux et j’ai vu tous ces cadavres», a raconté M. Charny, un psychiatre à la retraite qui fréquente la synagogue Tree of Life depuis 1995.

http://journalmetro.com/

Les fausses nouvelles circulent plus vite que les vraies infos, selon une étude


C’est le comble une vraie nouvelle, prend 6 fois plus de temps pour atteindre environs 1 500 personnes qu’une fausse nouvelle, juste sur Twitter. Et il semble que ce ne soit pas des bots ou logiciels qui sont les premiers coupables, mais bien les internautes. Je trouve cela frustrant. Les domaines les plus touchés sont la politique (on l’a vue avec les élections présidentielles aux États-Unis) terrorisme, catastrophe naturelle, légende urbaine (cela a toujours été bien avant internet) et les finances
Nuage

 

Les fausses nouvelles circulent plus vite que les vraies infos, selon une étude

 

Illustration d'une main qui brise une planche de bois, comme dans les arts martiaux. Sur la planche, on peut lire «#FakeNews» et «Fausses nouvelles».

Une main qui brise une planche de bois. Photo : iStock/Radio-Canada

Les fausses informations ou fake news circulent plus rapidement sur Internet que les vraies informations, mais davantage du fait des internautes eux-mêmes que des bots (robots), selon une étude publiée jeudi par la revue Science.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Elle porte sur la période allant de 2006 à 2017 et sur quelque 126 000 informations, vraies et fausses, diffusées sur Twitter par 3 millions de personnes plus de 4,5 millions de fois.

Pour effectuer efficacement la distinction entre vraies et fausses informations, l’équipe s’est appuyée sur le travail de six organisations indépendantes de vérification des faits.

Les fausses informations sont, en moyenne, diffusées plus rapidement et plus largement que les vraies, selon les chercheurs au Massachusetts Institute of Technology (MIT).

En moyenne, les vraies informations prennent six fois plus de temps que les fausses pour atteindre 1500 personnes, d’après leurs analyses.

L’écart est encore plus marqué pour les messages sur la politique que pour ceux relatifs au terrorisme, aux catastrophes naturelles, aux sciences, aux légendes urbaines ou aux nouvelles financières.

Les universitaires ont également mis en évidence que cette différence provenait non pas de programmes, mais d’internautes.

Ainsi, alors que beaucoup s’inquiètent de la diffusion de fausses nouvelles par des bots, logiciels réalisant seuls des opérations sur Internet, l’étude révèle que leur propagation est davantage due à une action humaine.

http://ici.radio-canada.ca

L’inventeur du web s’inquiète


Tim Berners-Lee est le père du Web, il est bien placé pour voir l’évolution et la tournure qu’à pris internet. Fausses nouvelles, désinformations, publicités, influence politique … Nous en sommes tous témoins … Internet est utile, personne ne le niera, mais jusqu’ou peuvent aller les effets négatifs ?
Nuage

 

L’inventeur du web s’inquiète

L'inventeur du web s'inquiète

heso59

Les dérives en ligne ne cessent de croître et Tim Berners-Lee – le père du web – est inquiet.

(CCM) — Tim Berners-Lee l’avoue. Les dérives de l’Internet l’inquiètent. Qu’il s’agisse des menaces de fake news ou du recul de la liberté en ligne, le père du web invite les Internautes à rester vigilants.

Dans une interview récente donnée au Guardian, l’informaticien britannique prend la mesure des dérives actuelles du web. Fake news, campagnes massives d’influence géopolitique, propos haineux sur les réseaux sociaux, ou polarisation des débats en ligne…. Pour Tim Berners-Lee, cette accumulation de menaces a de quoi inquiéter :

« Je reste optimiste, mais comme un optimiste qui se tient au sommet d’une colline en proie à une violente tempête, accroché à une clôture. »

Militant de longue date pour que le web reste une plateforme ouverte, il estime que les utilisateurs d’Internet doivent rester conscients.

Pour Tim Berners-Lee, cette vigilance doit se porter en priorité sur les réseaux sociaux (et notamment Facebook). Relais d’articles de désinformations accrocheurs, ils ont développé un modèle de croissance volontairement addictif du réseau, auquel il faut résister. Autre point de vigilance : les redoutables publicités ciblées qui influencent efficacement le comportement des Internautes. Bien que critiqué pour certaines de ses positions sur le sujet, Tim Berners-Lee appelle enfin à défendre la neutralité du net. Particulièrement menacée aux États-Unis, elle doit être défendue pour que le réseau reste une plateforme ouverte. Pour le père du web, les chantiers ne manquent pas.

Photo : © cifotart – Shutterstock.com

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