Des chercheurs se sont réunis pour parler du “grand silence” des extraterrestres


Sommes-nous seuls dans l’Univers ? Il serait prétentieux, je crois, de croire qu’il n’existe aucune forme de vie intelligente ailleurs dans l’espace. Cependant, nous n’avons pas de preuve, donc aucune communication avec d’autres civilisations. Pourquoi. Les scientifiques ont émis plusieurs hypothèses …
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Des chercheurs se sont réunis pour parler du “grand silence” des extraterrestres

Grâce au télescope EISCAT, en Norvège, les chercheurs de METI ont déjà envoyé, en octobre 2017, 18 mélodies sous forme binaire à deux fréquences différentes vers d’éventuelles intelligences extraterrestres.

Grâce au télescope EISCAT, en Norvège, les chercheurs de METI ont déjà envoyé, en octobre 2017, 18 mélodies sous forme binaire à deux fréquences différentes vers d’éventuelles intelligences extraterrestres.

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Il y a quelques jours, un rassemblement de scientifiques a tenté de répondre à la question suivante : pourquoi nos messages destinés aux extraterrestres restent-ils sans réponses ? En effet depuis des années, les Hommes envoient des messages en espérant avoir une réponse provenant d’une autre civilisation intelligente, en vain.

Un important rassemblement

Le 18 mars 2019, l’organisation METI International a organisé un rassemblement dans les locaux de la Cité des sciences à Paris. Le thème principal ? Tenter de comprendre pourquoi depuis des années, aucune réponse à nos messages dans l’espace ne nous est parvenue. Pour Douglas Vakoch, président de METI, bien qu’il s’agisse de quelque chose dont nous n’avons aucune certitude concernant son existence, il est important d’en débattre.

Pour Florence Raulin-Cerceau, docteure en astronomie et maître de conférence au Museum national d’Histoire naturelle, le fait de savoir si nous sommes seuls dans l’Univers est incontournable. Par ailleurs, si l’organisation METI a dédié son existence à l’envoi de messages – via le programme SETI – à destination d’une potentielle autre civilisation intelligente, d’autres initiatives existent, comme le programme Breakthrough Listen. Ces dernières ont donc échoué dans leurs tentatives de contact tout en gardant espoir.

Pourquoi aucune réponse aux messages ?

Si la recherche d’une civilisation hors de notre planète n’a jusqu’à aujourd’hui jamais été couronnée de succès, les connaissances sur l’Univers évoluent. En effet, citons la découverte de Kepler-186f annoncée en 2014. Il s’agit de la première exoplanète de taille terrestre située dans la zone habitable de son étoile (Kepler-186). Théoriquement, la température permettrait la présence d’eau sous forme liquide, évidemment indispensable à la vie. À ce propos, Jean-Pierre Rospars – directeur de recherche à l’INRA – indique que la vie sur Terre est apparue plusieurs fois de façon indépendante dans différents groupes. Selon le scientifique, il s’agirait d’une sorte de règle et non d’un accident propre à la Terre.

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Crédits : Wikipedia

Par ailleurs, la question du niveau cognitif est également importante. En effet, rien ne laisse penser que l’Homme a atteint son maximum, si bien qu’il pourrait y avoir des niveaux d’évolution plus importants, et que ceux-ci auraient pu être atteints ailleurs. Une potentielle différence de niveau cognitif, mais également une volonté de ces éventuelles civilisations de rester silencieuses pour éviter toute déstabilisation font partie des hypothèses. Il serait alors possible que de nombreuses civilisations puissent vivre durant des dizaines de milliers d’années sans se rencontrer !

Enfin, vient la question de la distance. En effet, l’astrophysicien du CNRS Nicolas Prantzos rappelle qu’il est peut-être impossible de contacter et encore moins visiter ces civilisations, si elles existent. Par exemple, Kepler-186f se trouve entre 490 et 500 années-lumière de notre planète ! Rappelons que l’objet le plus rapide construit de la main de l’Homme est la sonde du programme allemand Helios 2 – filant à 253 000 km/h – lancée en 1976. Imaginons maintenant un vaisseau spatial allant à la même vitesse : il faudrait à ce dernier plus de deux millions d’années avant d’atteindre Kepler-186f !

Sources : Le PointSciences et AvenirTVA Nouvelles

https://sciencepost.fr/

Ce scien­ti­fique met en garde l’hu­ma­nité contre les extra­ter­restres capi­ta­listes


Si un jour, on entre en contact avec les extraterrestres, serions-nous en danger ? C’est ce que pense un scientifique. Faut dire que s’il juge selon notre comportement dans l’histoire humaine, il n’a peut-être pas tout à fait tort. De toute manière, on voit comment une poignée des plus riche contrôle le monde, nous n’avons pas besoin d’extraterrestre pour détruire toutes nos valeurs. Puis, même si cela est possible, il se peut que ce soit nous qui détruirons guidé par la peur les gens d’un monde.
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Ce scien­ti­fique met en garde l’hu­ma­nité contre les extra­ter­restres capi­ta­listes

 

par  Laura Boudoux

Le Dr Michael Schetsche exhorte les astro­nomes spécia­li­sés dans la recherche d’une vie extra­ter­restre intel­li­gente d’ar­rê­ter d’en­voyer des signaux dans l’es­pace.

Le scien­ti­fique alle­mand explique en effet dans son livre, The Alien Society – Intro­duc­tion to Exoso­cio­logy, que si les extra­ter­restres sont des êtres capi­ta­listes, ils risquent de vouloir s’em­pa­rer de toutes les richesses de la Terre en détrui­sant tout sur leur passage.

Inter­rogé par le média alle­mand Bild, le scien­ti­fique compare la décou­verte de la Terre par des extra­ter­restres doués d’in­tel­li­gence à la décou­verte de l’Amé­rique par les Euro­péens. 

« Toute action des nations est basée sur le pouvoir. Notre struc­ture entière devient obso­lète au moment où un acteur extra­ter­restre domi­nant appa­raît dans le ciel. Cela revien­drait à un combat entre Bambi et Godzilla, dans lequel nous serions Bambi », assure-t-il ainsi. 

D’après Michael Schetsche, même si les extra­ter­restres ne sont pas parti­cu­liè­re­ment malveillants, un déséqui­libre sera créé dès que les êtres humains décou­vri­ront qu’ils ne sont plus les êtres supé­rieurs.

« Même si les gens ne s’en­tre­tuent pas, un contact direct pour­rait détruire les struc­tures sociales, écono­miques, poli­tiques et reli­gieuses des pays », analyse-t-il.

Michael Schetsche recom­mande donc d’ar­rê­ter d’en­voyer des signaux dans l’es­pace, afin que nous ne soyons pas décou­verts, mais que les astro­nomes pour­suivent leurs recherches pour augmen­ter nos chances de décou­vrir une poten­tielle autre forme de vie intel­li­gente dans l’uni­vers.

Source : Bild

https://www.ulyces.co

Le Saviez-Vous ► 10 raisons pour lesquelles nous n’avons pas encore rencontré d’extraterrestres


Sommes-nous seuls dans l’univers ? Probablement pas ! Les extraterrestres, sont-ils déjà venus rencontrer les Terriens ? Aucune idée, mais, je ne suis pas convaincue. Sont-ils trop loin, la technologie n’est pas encore rendu là ?
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10 raisons pour lesquelles nous n’avons pas encore rencontré d’extraterrestres

 

© getty.

Morgane Goffin

Les scientifiques écoutent les ondes, les passionnés scrutent le ciel, les astronautes planifient d’aller toujours plus loin. Pourtant, pour le moment, aucune vie extraterrestre n’a encore pu être détectée. Dans une galaxie riche de plusieurs centaines de milliards d’étoiles, cela peut paraître étonnant. Voici quelques théories qui pourraient donner un semblant d’explication à ce mystère.

Selon le paradoxe de Fermi, célèbre physicien italien et prix Nobel de physique, si une civilisation extraterrestre existait, elle serait déjà rentrée en contact avec les terriens. Les hypothèses suivantes donnent quelques réponses à cette ambivalence.

Un problème de communication

Pour le moment, nos moyens de communication dans l’espace sont limités par l’avancement des technologies. Il se peut que les extraterrestres, plus avancés, disposent de modes de communication différents de ceux des Terriens et que les signaux d’appel ne font que se croiser sans se rejoindre.

Une planète unique en son genre

Les conditions qui doivent être réunies pour que la vie émerge sont nombreuses et complexes. C’est pourquoi, si on dénombre beaucoup d’exoplanètes, aucune de celles découvertes jusqu’alors n’abrite la vie. L’émergence de civilisations comme celle présente sur Terre serait extrêmement rare ou simplement nulle.

Le délai est trop court

Vu la vitesse à laquelle les ressources de la planète Terre sont exploitées et consommées, il se peut que l’humanité ne tienne plus très longtemps. C’est peut-être – ou cela a peut-être été – le cas d’autres civilisations qui se sont auto-détruites avant d’avoir pu se déplacer sur d’autres planètes habitables.

Le grand filtre

La Terre, dans son évolution, est passée au travers de bien des catastrophes qui ont provoqué parfois des extinctions de masse. Si la vie sur Terre a eu cette chance, ce n’est peut-être pas le cas sur les autres planètes. La vie y a peut-être disparu suite à une collision avec un astéroïde, des guerres d’extermination, des épidémies, des éruptions solaires ou des explosions de supernovæ… À moins que ce ne soit à cause de changements climatiques?

Le grand silence

Les extraterrestres sont déjà passés et la civilisation terrienne, moins avancée ou trop éloignée de la leur, ne les a pas intéressés. C’est sans doute difficile à avaler mais cela reste une possibilité.

Seuls dans l’Univers

Dans les milliards d’étoiles que compte la galaxie et bien au-delà, il n’y a en fait que la Terre qui ait développé une forme de vie. Même si cela paraît improbable et que l’on veut continuer à y croire, cette hypothèse est plausible tant que le contraire n’aura pas été prouvé.

Des lève-tôt

Selon le Dr Peter Behroozi, assistant professeur à l’Université d’Arizona, 92% des planètes similaires à la Terre ne sont pas encore nées. Ce qui fait de la Terre une pionnière dans le domaine de la vie. Il y en aura peut-être d’autres mais pour le moment, les Terriens sont les premiers.

De formes de vies différentes

Pour imaginer les formes de vies extraterrestres, le modèle qui est pris comme exemple est celui de l’être humain. Il est pourtant plausible que les prochaines formes de vie que la civilisation terrienne rencontrera seront bien différentes de cela. Dans leur fonctionnement, leurs envies ou leurs états qui ne seraient peut-être pas biologiques ou centrés sur une composition carbonique.

Trop lointain

La galaxie dans laquelle la Terre évolue n’a pas encore été explorée, loin de là. Si ces limites n’ont pas encore été atteintes, qu’en est-il du reste de l’Univers ! Les civilisations extraterrestres sont peut-être encore trop lointaines pour pouvoir entrer en contact avec elles.

Ils sont déjà parmi nous

L’explication ne semble pas nécessaire. Si on regarde son voisin de manière bizarre à partir de maintenant, c’est tout à fait normal.

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Sur YouTube, Noah prétend voyager dans le temps


Il y a plusieurs vidéos sur ce Noah qui prétend venir du futur. Il prédit beaucoup de choses qui sont farfelues, quoique certains sont possibles, car il suffit de lire entre les lignes de l’histoire humaine. Enfin, avec YouTube, c’est le genre d’excentricité qu’on risque de voir souvent
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Sur YouTube, Noah prétend voyager dans le temps

 

 

Et c’est assez divertissant.

Que nous réserve l’avenir? Vu les actualités du moment, il devient difficile de croire encore en un futur radieux, plein d’arcs-en-ciel et de rires d’enfants. Depuis quelques mois sur YouTube, un homme prénommé Noah se décrit comme un voyageur du temps. Il affirme venir de l’année 2030 et dans plusieurs vidéos, il tente de convaincre les internautes avec des prédictions plus ou moins farfelues.

Bien sûr que les extraterrestres existent selon Noah, mais ils ne sont pas plus intelligents que les humains, seulement plus doués en voyage dans l’espace. Ils devraient arriver sur Terre en 2028, Donald Trump les a d’ailleurs rencontrés. Physiquement, ils sont « difficiles à décrire« , mais ils viendront en paix.

Après Donald Trump, c’est une femme qui devrait devenir présidente des États-Unis, Yolanda Renee King est la petite-fille de Martin Luther King. Elle aura seulement 20 ans au moment de son élection. En 2028, Noah annonce également que le voyage dans le temps sera enfin révélé au public par le gouvernement.

Dans le futur, les êtres humains seront branchés à leur ordinateur, un peu comme dans le film « Matrix ». Noah confie:

« C’est la première étape vers l’immortalité. »

Du côté des mauvaises nouvelles, la Corée du Nord va provoquer une guerre entre plusieurs pays, malgré les efforts récents pour apaiser les tensions. Et le réchauffement climatique ne risque pas de s’arranger.

« Il y a des ordures partout, beaucoup de pollution dans l’air. »

Noah prédit aussi une immense tempête de neige en 2019.

À cause de ses révélations, Noah se sent en danger.

« Si je disparais soudainement, ça signifie que quelque chose de mauvais m’est arrivé. Le gouvernement va finir par me trouver et m’emporter quelque part, je ne sais pas où. »

 

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ʻOumuamua : l’objet interstellaire est-il un vaisseau extraterrestre ?


2 astrophysiciens viennent d’ouvrir un débat sur ʻOumuamua. On a d’abord parlé d’astéroïde, puis reclassé comme comète et pourtant ʻOumuamua ne se comporte nullement comme une comète. Alors qu’elle est sa nature ? Ceux qui ont vu Star Trek IV  » le retour sur Terre » l’objet qui ressemble étrangement a ʻOumueamua voulait communiquer avec les baleines, n’ayant pas de réponse, la Terre serait détruite. Enfin … Quoi qu’il en soit, les chercheurs n’ont pas affirmer que c’est un vaisseaux extraterrestre, juste que c’est quelque chose d’insolite
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ʻOumuamua : l’objet interstellaire est-il un vaisseau extraterrestre ?

 

Xavier Demeersman
Journaliste

 

‘Oumuamua, dont le nom hawaïen signifie « messager venu de loin et arrivé le premier » , n’a pas fini de faire parler de lui. D’abord pris pour une comète venue d’une autre étoile, puis pour un astéroïde, l’hypothèse de la comète est de nouveau privilégiée. Cependant, l’objet interstellaire n’a pas le comportement d’une comète venant de dégazer. Dans ce cas, si ce n’est ni un astéroïde, ni une comète, qu’est-ce que c’est ? ‘Oumuamua est-il le messager d’une autre étoile ?

Quelques semaines après la découverte de ‘Oumuamua, une première salve d’observations suggérait que le premier objet interstellaire jamais détecté dans notre Système solaire était un astéroïde de forme inhabituelle, plus long que large, un peu comme un cigare (une image qui revient souvent). Un objet cylindrique venu d’une autre étoile ? Mais, ne serait-ce pas Rama, le vaisseau spatial décrit dans le roman de science-fiction Rendez-vous avec Rama, d’Arthur C. Clarke (voir article plus bas). Pour tenter de le savoir, des chercheurs ont donc mis 1I/2017 U1 « sur écoute », à l’affut d’éventuelles émissions radio qui proviendraient de l’intérieur… Mais cela n’a rien donné, l’objet est demeuré silencieux.

Alors, exit l’hypothèse d’un vaisseau (ou d’une sonde) venu d’ailleurs ? Non, une nouvelle étude déposée sur arXiv, relance le débat quant à la vraie nature de ‘Oumuamua. S’agit-il d’un objet naturel expulsé d’un autre système planétaire ou d’un artefact envoyé par une civilisation extraterrestre pour découvrir s’il y a de la vie ailleurs dans la galaxie ?

L’énigme de l’excès d’accélération de ‘Oumuamma

 

Dans leur article, les deux astrophysiciens du Harvard Center for Astrophysics, Shmuel Bialy et Abraham Loeb, n’affirment pas que ‘Oumuamua est un vaisseau spatial mais ils posent la question. Tous deux restent très intrigués par « l’excès d’accélération » de l’objet observé lors de sa traversée de notre Système solaire. Mais avant de continuer, un rapide rappel des faits s’impose : 1I/2017 U1 est passé au plus près de notre étoile, le 9 septembre (à 0,25 UA, soit un quart de la distance Terre-Soleil). Le 14 octobre, il était au plus près de la Terre (0,15 UA)… Et ce n’est que cinq jours plus tard, le 19 octobre, que Robert Weryk et son équipe l’ont découvert sur les relevés du télescope Pan-STARRS-1, installé sur le volcan Haleakalā, à Hawaii. Quelle émotion ce fut pour l’équipe de mettre la main sur le premier objet de ce type ; en effet, les astronomes attendaient ce moment depuis des décennies... Et voici qu’enfin, sous leurs yeux, venant de la direction de la Lyre, quelque chose qui ressemble à une comète ou un astéroïde venu d’ailleurs fait son apparition.

Revenons à cette accélération. Pourquoi se comporte-t-il ainsi, faisant fi surtout des interactions gravitationnelles avec le Soleil et les planètes, contrairement à ce que s’attendaient à observer les astronomes. Dans une étude publiée au début de l’été 2018, les chercheurs concluaient que, finalement, l’énigmatique ‘Oumuamua serait une comète et non un astéroïde. Mais une comète atypique car les recherches n’ont révélé aucune trace d’une queue cométaire (c’est d’ailleurs pour cette raison qu’après sa découverte, il fut postulé que c’est un astéroïde). Pourtant, selon eux, la seule explication possible à son augmentation de vitesse est un faible dégazage. Ce serait une comète sans glace (ou presque). Bref, un objet qui n’est pas sans rappeler Phaéton ou encore 9969 Braille, ni comète, ni astéroïde, ou les deux. Fin de l’histoire ?

« Si ‘Oumuamua était en fait une comète, pourquoi alors n’a-t-il pas eu tendance à dégazer quand il était au plus près de notre soleil ? » interrogent Shmuel Bialy et Abraham Loeb qui ne veulent pas en rester là. « ‘Oumuamua ne montre aucun signe d’activité cométaire, pas de queue de comète, ni aucune émission de gaz ou ligne d’absorption. Et si le dégazage était responsable de l’accélération, alors les couples associés auraient entraîné une évolution rapide de la rotation de ‘Oumuamua », pointent-ils.

Or, rien de semblable n’a été observé. C’est pourquoi ils préconisent de rouvrir le dossier.

L’astrobiologiste Karen J. Meech nous parle du cas passionnant d’‘Oumuamua, premier astéroïde interstellaire découvert. © TED, YouTube

‘Oumuamua est-il un objet naturel ou artificiel ?

Creusant la question, les deux chercheurs n’excluent pas la possibilité que ‘Oumuamua serait une voile solaire. Selon leurs modélisations, l’objet interstellaire aurait bénéficié d’un effet de « voile solaire ». 

« Nous expliquons l’excès d’accélération de ‘Oumuamua loin du soleil comme étant le résultat de la force que la lumière du soleil exerce sur sa surface. Pour que cette force puisse expliquer l’excès d’accélération mesuré, l’objet doit être extrêmement fin, de l’ordre d’une fraction de millimètre, et de plusieurs dizaines de mètres en surface. Cela rend l’objet léger pour sa surface et lui permet d’agir comme une voile légère » écrivent-ils en n’oubliant pas de préciser ensuite que cette forme pourrait être d’origine naturelle ou artificielle.

Cette question n’est pas encore tranchée. Un objet aussi fin pourrait-il survivre à un long périple dans la galaxie ? Les auteurs estiment que oui : il pourrait résister à un voyage de quelque 16.000 années-lumière sans vraiment être endommagé par des collisions avec les gaz ou les poussières rencontrés sur son chemin.

Alors, qui est vraiment ‘Oumuamua ? L’enquête continue. Pour les chercheurs, quand bien même l’objet interstellaire ne serait pas un vaisseau extraterrestre qui explore les étoiles et leurs planètes dans une partie de la galaxie, l’humanité devrait s’intéresser à la recherche de débris ou épaves de sondes extraterrestres. Après tout, de telles missions pourraient exister et d’ailleurs, plusieurs terriens songent à en envoyer, à commencer par notre plus proche voisine, Proxima b. Justement, en plus de présider la chair d’astronomie à Harvard, Abraham Loeb est le président du Conseil consultatif du projet de voile solaire de Breakthrough Starshot.

Un article qui fait polémique

En résumé, il ne serait pas impossible que le mystérieux ‘Oumuamua soit un vaisseau extraterrestre souligne l’étude. La discussion est ouverte. En tout cas, les réactions sont nombreuses sur les réseaux sociaux et parfois trop enflammées, mais attention : il n’est nullement affirmé par les auteurs que l’objet interstellaire est un vaisseau sous pavillon extraterrestre.

Enfin, beaucoup de chercheurs tempèrent, comme Seth Shostak, de Seti, qui a déclaré à NBC qu’« on ne devrait pas accepter aveuglément cette hypothèse habile quand il y a également une explication banale pour ‘Oumuamua, à savoir que c’est une comète ou un astéroïde lointain ».

Découvrir d’autres astéroïdes ou comètes interstellaires devraient nous éclairer. Combien d »Oumuamua y a-t-il dans la Galaxie ?

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Deux astrophysiciens de Harvard relancent le débat sur la nature de 1I/2017 U1 ‘Oumuamua.
  • Selon leurs modélisations, l’accélération observée de l’objet interstellaire lors de sa traversée du Système solaire pourrait être liée à une voile solaire.
  • L’étude suscite beaucoup de réactions et d’interrogations.

https://www.futura-sciences.com/

Pour communiquer avec les extraterrestres, envoyez les bébés!


Dans les films de science-fiction, les humains et les extraterrestres finissent par communiquer et comprendre les intentions de l’autre. La réalité pourrait être tout autre. Tout chez l’humain, il n’y a pas juste les mots, mais le corps aussi est un langage. Est-ce pareil pour les extraterrestres ? Le meilleur moyen pour établir un contact ne serait pas avoir les meilleurs linguistiques, mais simplement des bébés en phase d’apprentissage à la parole.
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Pour communiquer avec les extraterrestres, envoyez les bébés!

Si l’on pouvait mettre des bébés de 15 mois dans une pièce avec des extraterrestres, leur cerveau pourrait leur donner une longueur d’avance. | Omar Lopez via Unsplash License by

Si l’on pouvait mettre des bébés de 15 mois dans une pièce avec des extraterrestres, leur cerveau pourrait leur donner une longueur d’avance. | Omar Lopez via Unsplash License by

Kate Morgan — Traduit par Yann Champion

Dans l’éventualité d’un premier contact, les très jeunes enfants pourraient être les seuls capables de décrypter rapidement une langue extraterrestre.

Comment enseigner un langage que personne ne parle ou n’a même jamais entendu? C’est la première question à laquelle a dû répondre Sheri Wells-Jensen, professeure de linguistique à l’Université d’État de Bowling Green (Ohio), en composant le programme de son cours de xénolinguistique, l’étude des langues extraterrestres.

«Le fait de ne pas connaître de langue extraterrestre existante n’est pas vraiment un problème, explique Wells-Jensen. Mais si on en découvre une un jour, ce serait bien d’y avoir pensé auparavant. Il faut être prêt. Nous pourrions très bien établir un premier contact demain. On ne sait pas.»

Si un premier contact était établi demain, affirme Sheri Wells-Jensen, le premier réflexe de l’humanité serait sans doute de trouver les linguistes les plus prestigieux et les mieux diplômés pour les amener dans «notre base secrète» un peu comme la docteure Louise Banks, personnage joué par Amy Adams dans Premier contact. Dans le film, suite à l’apparition de douze ovnis en divers endroits du globe, Banks est recrutée par l’armée américaine pour se rendre dans un vaisseau spatial stationné au Montana et y déchiffrer le langage étrange des extraterrestres afin de savoir ce qu’ils veulent. Hollywood étant Hollywood, il lui suffit, bien entendu, d’associer deux messages extraterrestres pour tout connaître de leur langue. Ou presque.

Dans le monde réel, si nous recevions la visite d’extraterrestres, il est probable que nous tenterions de communiquer avec eux de la même manière que dans le film, c’est-à-dire en utilisant des images et beaucoup de gestes, afin d’établir un vocabulaire basique constitué de noms et d’adjectifs simples. Toutefois, à l’inverse de ce qui se passe dans Premier contact, pour communiquer de façon rapide et efficace, le meilleur moyen ne serait pas de faire appel aux plus éminents linguistes du monde, mais plutôt aux champions toutes catégories de l’apprentissage: les bébés.

Beaucoup de «si»

Revenons d’abord aux adultes. Comment enseigner une langue vraiment extraterrestre? Pour Sheri Wells-Jensen, c’est impossible, mais commençons par les bases.

Afin d’étudier l’hypothèse d’une langue extraterrestre, le cours universitaire de xénolinguistique de Sheri Wells-Jensen analyse les relations existant entre le langage, la pensée et la manière dont sont construits les différents messages des langues terrestres. Il étudie également ce que les langages terrestres ne font pas, mais que les humains pourraient sans doute gérer. Lorsqu’il s’agit de communiquer, les êtres humains peuvent faire preuve de capacités extraordinaires et s’il fallait échanger avec des extraterrestres, les possibilités seraient, selon Sheri Wells-Jensen, nombreuses… Si tant est que le style de communication des extraterrestres soit un peu «humanoïde».

Par exemple, beaucoup de nos méthodes de communication sont dictées par notre corps et par la manière dont nous manipulons le monde physique qui nous entoure. Si les extraterrestres avaient des appendices qui ressemblaient, d’une certaine manière, à des mains (et, de préférence, un visage pouvant diriger l’attention vers un objet), nous pourrions avoir une chance de nous comprendre.

«Nous pourrions apprendre une langue qui ressemblerait à un langage humain. Nous pourrions apprendre la langue d’une sorte de gros lapin poilu… mais nous aurions sans doute beaucoup de mal à apprendre la langue d’un blob informe hyperintelligent», avance Sheri Wells-Jensen.

Il faut aussi envisager la possibilité que la communication extraterrestre ne passe pas par le son. Dans Premier contact, les extraterrestres «parlent» en émettant des représentations gazeuses circulaires qui constituent des phrases entières. Si, dans un scénario de premier contact avec des extraterrestres, le langage de ces derniers était quelque chose que nous ne pouvions reproduire, cela poserait, d’après l’experte, un problème de taille. Que faire si leur langage était constitué d’émanations chimiques ou de fluctuations magnétiques? Et s’ils produisaient des sons trop hauts ou trop bas pour que nous puissions les entendre? Il y a, d’après elle, beaucoup de «si».

C’est là qu’interviennent les bébés

En réalité, nous n’aurions sans doute aucune idée de ce à quoi pourrait ressembler un être ou un langage extraterrestre avant d’en découvrir un, commente Wells-Jensen, qui a travaillé avec les experts du programme international Messaging Extraterrestrial Intelligence, ou METI (formé par un ancien responsable du programme SETI, Search for Extraterrestrial Intelligence, afin de se concentrer plus sur l’envoi de messages aux extraterrestres qu’à leur seule écoute). S’il doit y avoir un premier contact un jour, il s’agira probablement d’un message provenant de plusieurs années-lumière qui sera intercepté par une organisation comme le METI.

«On recevra un signal radio, tout le monde sera très excité et puis ça s’arrêtera là, explique Sheri Wells-Jensen. Nous trouverons ensuite un moyen d’envoyer une réponse et il faudra attendre cinquante ans pour voir si ça a marché.»

Toutefois, comme tous les astrolinguistes, Sheri Wells-Jensen œuvre dans l’hypothétique et elle se plaît donc à imaginer ce qui arriverait si la réalité dépassait la fiction et que des extraterrestres débarquaient vraiment sur Terre comme Hollywood l’a imaginé. Et s’ils disposaient d’un langage que nous pourrions comprendre et reproduire, ainsi que de corps leur permettant de manipuler leur environnement. Et si nous étions relativement certains qu’ils n’ont pas l’intention de nous manger ou de nous détruire.

Les représentations gazeuses circulaires dans Premier contact. | Capture d’écran via YouTube

C’est là qu’interviennent les bébés. Si toutes ces conditions étaient réunies, la meilleure chose que les humains pourraient faire pour comprendre un langage extraterrestre serait d’envoyer de jeunes enfants qui commencent tout juste à parler. En effet, puisque c’est à cet âge que la plasticité du cerveau humain est à son apogée (c’est-à-dire qu’il s’agit d’une période durant laquelle le but premier du cerveau est de trouver des moyens de transmettre et recevoir des informations), les très jeunes enfants sont des candidats parfaits pour comprendre des structures qui pourraient échapper à des experts adultes.

Les bébés commencent à reconnaître le langage comme une forme de communication vers l’âge de quatre mois et, à partir de ce moment, ils commencent à apprendre incroyablement vite. À ce stade, ils sont capables de distinguer et de reproduire chaque son individuel (baptisé phonème) utilisé dans les quelque 6.500 langues que compte la Terre. C’est cette capacité que nous perdons vers l’adolescence, voire un peu avant, qui fait que les jeunes enfants sont capables d’apprendre à prononcer sans accent les phonèmes d’une deuxième langue, ce que ne réussissent pas à faire la plupart des adultes.

Essayer des choses qui semblent stupides

Catharine Echols, professeure à l’université du Texas qui étudie l’acquisition du langage, explique que les très jeunes enfants sont non seulement capables d’apprendre à parler une langue couramment bien mieux que les adultes, mais qu’ils sont aussi plus flexibles par rapport à ce qu’ils classent comme faisant partie du langage. Cette flexibilité pourrait vraiment se révéler très pratique si nous rencontrions des sons qui n’existent pas sur Terre.

Pour confirmer ses dires, Catharine Echols renvoie à des études selon lesquelles les enfants de 13 mois qui apprennent des mots sont plus susceptibles d’associer des sons non linguistiques (un bip, un signal ou autre bruit) à la description d’un objet que les enfants plus âgés, qui favorisent la parole au fur et à mesure qu’ils grandissent. Mais la fenêtre est étroite et ce type de malléabilité du cerveau ne dure pas.

«Dès l’âge de 20 mois, les enfants n’accepteront plus qu’un bruit de sifflet ou d’harmonica puisse servir à désigner un objet, énonce Catharine Echols. Ils n’accepteront plus que les mots.»

«C’est dangereux et beau. C’est impossible et ça pourrait arriver à tout moment.»

Si l’on pouvait mettre des bébés de 15 mois dans une pièce avec des extraterrestres, leur cerveau analytique pourrait, théoriquement, leur donner une longueur d’avance pour décomposer un langage inconnu en éléments de base et en structures grammaticales. Beaucoup de linguistes traditionnels pensent que l’apprentissage du langage est essentiellement une question de reconnaissance des structures et des régularités dans le discours. Et il s’agit de quelque chose que les jeunes enfants savent particulièrement bien faire.

«Nous devrions être capables d’apprendre toute forme de communication possédant une certaine forme de structure, commente Catharine Echols. Pour reconnaître un système, il faut le décomposer, le réduire aux parties qui le constituent. Et, sans doute parce que leur mémoire est encore relativement faible, les jeunes enfants pourraient être bien meilleurs que les adultes pour se concentrer sur ces petites parties du langage.»

Si s’appuyer sur des êtres humains qui portent encore des couches-culottes pour trouver comment communiquer avec des espèces extraterrestres intelligentes peut sembler ridicule… c’est que ça l’est. Mais le fait est que tout le champ de l’étude d’une possible vie extraterrestre (sans parler des conséquences culturelles, théologiques et économiques que revêtirait un premier contact) repose sur des théories qui échappent entièrement à la réalité que nous connaissons. Et pour comprendre l’inconnu, comme le dit Sheri Wells-Jensen, il faut savoir sortir des sentiers battus.

Si nous devons résoudre un problème que nous savons être extrêmement difficile et qui risque d’affecter l’humanité tout entière, il est de notre devoir, selon elle, de tout essayer. Il faut essayer des choses qui semblent a priori stupides, accepter la créativité, la sagesse et le talent d’où qu’ils viennent.

«Pour accomplir une tâche de cette difficulté et de cette importance, il va nous falloir donner le meilleur de nous-mêmes. Aussi, nous ferions mieux d’être prêts, conseille-t-elle. C’est dangereux et beau. C’est impossible et ça pourrait arriver à tout moment.»

http://www.slate.fr/

Et si d’autres formes de vie se trouvaient dans un univers parallèle?


Comment prouver qu’il y a des formes extraterrestre qui existent quelque part dans ce grand univers. Pour ma part, il y a sûrement des mondes ailleurs dans ce vaste univers. Il y a bien des théories, dont une que de plus en plus de scientifiques trouvent plausibles, qu’il y aura des univers parallèles … C’est peut-être possible, mais il reste à le prouver, ce qui sera sans doute difficile.
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Et si d’autres formes de vie se trouvaient dans un univers parallèle?

 

Repéré par Aurélie Rodrigues — 29 mai 2018 à 18h57 — mis à jour le 29 mai 2018 à 18h57

Cette théorie vient s’ajouter aux nombreuses hypothèses concernant l’existence d’une forme de vie extraterrestre.

 

Repéré sur NBC News

«Sommes nous seuls dans l’univers?». Une question existentielle que nous sommes nombreux et nombreuses à se poser. Mais il est possible que ce ne soit pas la bonne. Un article universitaire publié le mois dernier soulève une nouvelle théorie: et si d’autres formes de vie se trouvaient dans un univers parallèle?

Depuis de nombreuses années, certains physiciens théoriciens soutiennent l’existence d’univers parallèles ou de mondes multiples. Introduit en 1957 par Hugh Everett, la théorie du multivers suggère que ces autres mondes possèdent leurs propres lois physiques et leur propre réalité. Le Big Bang ne serait donc pas un événement unique: Andrei Linge et Vitaly Vanchurin, tous deux physiciens à l’université de Stanford, estimentle nombre d’univers parallèles à plus de dix-mille billions (c’est beaucoup).

Ce qui augmenterait considérablement la possibilité de l’émergence de formes de vie dans l’un de ces univers.

La cosmologie n’en finit pas de se remettre en question

NBC rappelle que même s’il existe une infinité de mondes parallèles, ça ne veut pas dire pour autant que la vie y serait répandue. La manière dont s’est constitué le nôtre est un très heureux hasard et notre existence ne tient qu’à un fil, ou plutôt à quelques atomes. Une autre composition de notre cosmos et toute forme de vie serait alors impossible (imaginez un univers uniquement composé d’hydrogène).

Si l’existence d’une forme de vie extraterrestre, tout comme celle d’univers parallèles, n’ont toujours pas été prouvées, cette théorie des multivers semble convenir à de nombreux scientifiques qui peuvent ainsi expliquer pourquoi notre univers repose sur des constantes permettant l’apparition de la vie: un tirage gagnant à la grande loterie des multivers.

Et comme le fait remarquer le Dr Eleanor Arroway –interprétée par Jodie Foster dans le film Contact (1997)–

«si notre cosmos était le seul à abriter la vie, ce serait un sacré gaspillage d’univers».

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Ce que les extraterrestres pourraient apprendre des humains en écoutant le disque d’or de la Nasa


Je m’étais posé des questions semblables à l’époque. Comment des extraterrestres pourraient comprendre le message lancé par la NASA avec les sondes Voyager 1 et 2 ? Comment peut-on communiquer avec des êtres dont on ne sait ni leur forme, ni le mode de communication ?
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Ce que les extraterrestres pourraient apprendre des humains en écoutant le disque d’or de la Nasa

 

Le vinyle d'or de la NASA | Capture d'écran via Youtube License by

Le vinyle d’or de la NASA | Capture d’écran via Youtube License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

Repéré sur The Guardian

Tout est une question d’interprétation.

 

En 1977, la Nasa a envoyé le Golden Record (vinyle ou disque d’or) dans l’espace à bord des sondes Voyager 1 et 2. Cette bouteille à la mer interstellaire était censée dresser un portrait de l’humanité en cas d’éventuelle rencontre avec une forme de vie extraterrestre.

Pendant un an, un comité nommé par la Nasa s’était réuni pour décider du contenu de la capsule temporelle: photographies de la faune et la flore, définitions mathématiques, bruits provenant de la nature et des êtres humains, salutations dans plus de cinquante langues et sélection de musiques issues de différentes cultures et époques. En somme, un portrait idyllique et anthropocentré de la vie sur Terre.

Une capsule trop confuse

Rebecca Orchard et Sheri Wells-Jensen, toutes deux chercheuses à l’université d’État de Bowling Green, se sont livrées à une nouvelle interprétation de ce vinyle d’or. Comme l’explique The Guardian, les deux scientifiques américaines ont examiné en détail chaque élément de la capsule, cette fois sous la perspective alienne.

«Le disque d’or est une parfaite représentation de la façon dont les humains aimeraient qu’on les perçoivent. Le problème est que ce message devra être reçu par des êtres dotés de capacités sensorielles humaines. Si ce n’est pas le cas. Le contenu de la capsule temporelle pourrait être extrêmement confus», confie Rebecca Orchard au Guardian.

Et pour cause, le disque en cuivre est composé d’enregistrements sur une face et d’images sur l’autre.

«Si les extraterrestres venaient à associer le son à l’image, la vie sur Terre pourrait apparaître comme très bizarre. Imaginez vous une jonquille jumelée à un bruit de tronçonneuse», écrit Ian Sample, journaliste scientifique pour The Guardian.

En 2013, Voyager 1 a finalement quitté le système solaire, trente-six ans après son ascension dans l’espace. Cette sonde est l’artefact humain le plus éloigné de la Terre, situé à environ dix-sept milliards de kilomètres.

«Les sondes vont sûrement survivre à la Terre et au Soleil. Dans plusieurs milliards d’années, le Soleil se transformera en géante rouge et les Voyager continueront leur voyage vers l’inconnu», explique Edward C. Stone, scientifique américain et ancien directeur du Jet Propulsion Laboratory, en charge du programme spatial Voyager.

Il faudra attendre encore 40.000 ans pour que Voyager 1 rencontre un autre système solaire. Pour patienter, on peut toujours se demander quels écrits, images et enregistrements seraient choisies aujourd’hui pour représenter la Terre.

 

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Le Saviez-Vous ► L’Australie n’existe pas (et autres conspirations géographiques faciles)


Je n’arrive pas à croire que des gens sont si ignorant et vont être adepte à ce qu’on appelle la conspiration géographique. Est-ce une blague ? Qu’est-ce qui est pire, qu’on croit que la Terre est plate ou que l’Australie n’existe pas ?
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L’Australie n’existe pas (et autres conspirations géographiques faciles)

 

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Ce qu’ils appellent des «kangourous» | Mark Ralston / AFP

Repéré sur The Guardian

Repéré par Léa Polverini

On nous ment.

Les kangourous? Avec leur poche ventrale, leur allure de vélociraptor mignon et leurs grandes oreilles? Qui a sérieusement pu croire à leur existence? Et que leur pays soit, comme de par hasard, le seul au monde où l’on puisse retrouver des «bilbys» (ou «rats à long nez»), des «wombats» («à nez poilu») et des «kookaburras» (à gros bec) qui se bidonnent comme des tordus tout à la fois? Vous plaisantez? Australie pays de légende: l’Australie, ça n’existe pas.

Une invention des Britanniques

La théorie a émergé, une fois n’est pas coutume, sur Reddit, début 2017. Depuis, elle fait des retours épisodiques sur la toile, mettant en scène des affrontements entre conspirationnistes farouches qui défendent l’idée que le pays des koalas (et, au passage, d’une bagatelle de 24,13 millions d’habitants) est en vérité une invention de l’Angleterre lui ayant permis de tuer des centaines de milliers de prisonniers plutôt que de les envoyer dans «un pays à l’autre bout du globe», et Australiens fâchés d’être mis en doute dans leur existence même.

Aussi exceptionnelle que puisse sembler l’Australie (on y trouve aussi des ornithorynques), elle n’est pourtant pas la seule victime d’élucubrations géographico-complotistes éructées à tour de bras par de fins limiers autoproclamés.

La Finlande par exemple, fut en son temps –2015, Reddit encore– un terreau fertile pour théories saugrenues. Ce pays entre la Suède et la Russie? Rien de plus qu’une fiction conçue pour couvrir une colonie de pêche japonaise permettant l’exportation de sushis vers le Japon via le transsibérien, ce dernier ayant été construit spécialement pour cette route du poisson (la ligne a été ouverte en 1916, soit un an avant l’indépendance de la supposée Finlande: coïncidence?), et les sushis étant déguisés en cargaisons de «produits Nokia» (la plus grosse compagnie finlandaise, dont le Japon est aussi le plus gros importateur: coïncidence?).

Et puis, après tout, «aucun pays réel ne pourrait accorder autant d’importance prioritaire à l’éducation, aux soins de santé, à l’égalité des sexes, au taux d’alphabétisation, à la stabilité nationale, et être le gouvernement le moins corrompu au monde, avec une liberté de la presse. C’est un concept conçu pour que les pays et les gens y aspirent».

De la blague locale au mème intergalactique

Même chanson pour le Molise, cette charmante région de l’Italie du sud, ou encore l’Acre, dans la région Nord du Brésil, dont les blagues des locaux ont peu à peu donné naissance aux rumeurs les plus inspirées.

Le comique de répétition ne vieillit pas, puisque, comme le rappelle le Guardian, déjà en 1993, des utilisateurs allemands d’Usenet, un réseau de forums, faisaient tourner un canular qui a gagné ses lettres de noblesse sous l’appellation du «complot de Bielefeld». La ville industrielle de Rhénanie-du-Nord-Westphalie était supposée être une pure construction concertée de la CIA, du Mossad et, éventuellement, d’extraterrestres dirigés par un certain Ashtar Sheran aux longs cheveux blonds. Censé tourner en dérision la théorie du complot, le hoax est devenu national voire international, et a tranquillement traversé les décennies, jusqu’à Angela Merkel qui y faisait encore un clin d’œil en 2012.

«La beauté des memes est qu’ils sont malléables et que chacun peut avoir sa propre interprétation des choses et s’impliquer dans la blague, racontait l’écrivaine Mollie Goodfellow au Guardian. Je pense que cela dit que nous aimons tous faire partie de la blague, surtout en ligne, où souvent peuvent se former différentes cliques et sous-groupes.»

À l’ère des fake news, il s’agit toutefois d’être rigoureux: quoi qu’en disent les mauvaises langues, la promenade du Corso qui mène chaque soir les Termolesi jusqu’au castello svevo di Termoli (l’un de ces monuments dudit Molise) suffirait à elle seule à prouver l’existence de l’Italie tout entière, quand une petite brise rafraîchit la côte aux dernières heures d’une fin de journée encore à demi ensoleillée.

Quant à l’Australie…​

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi nous imaginons les aliens comme des petits hommes verts


Je me souviens dans mon enfance, mon petit frère et moi, nous parlions des Martiens, on disait que c’était des bonhommes verts. Ou nous avons pris ces faits, aucune idée. Nous n’étions pas les seuls de toute manière pour croire qu’ils étaient verts. Aujourd’hui, on sait qu’ils pourraient avoir d’autres formes qu’humaine, autres couleurs. C’est probablement pour cette raison que les films de science-fiction prennent de plus en plus des modèles dans la nature.
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Pourquoi nous imaginons les aliens comme des petits hommes verts

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Capture d’écran de la bande-annonce du film Paul | via Youtube License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

C’est la faute de la science-fiction

Selon vous, à quoi ressemble un alien? Plutôt à un petit homme vert ou à une méchante créature aux dents acérées? En réalité, personne ne le sait. Alors pourquoi ces êtres nous semblent-ils si familiers?

D’E.T, à Mars Attacks en passant par la saga Alien, la science-fiction a façonné notre imaginaire. La culture populaire a construit notre façon d’appréhender les formes de vies extraterrestres. En fait, quand nous pensons aux aliens, nous pensons à des produits sortis tout droit de l’imagination de quelqu’un d’autre.

Le premier film avec des aliens, A Trip to the Moon de Georges Méliès sorti en 1902, montrait des extraterrestres avec une apparences humanoïde. Il en va de même pour les films de science-fiction de ces dernières décennies. Par exemple, dans la saga Alien, les Xénomorphe ont une tête, des bras et des jambes. Pourquoi? Selon Charley Henley, superviseur effets visuels et spéciaux –qui a notamment travaillé sur la saga alien, ce choix est dû à notre volonté de les faire à notre image. Ainsi, via l’anthropomorphisme nous pouvons nous identifier à eux. Même s’il est vrai que le contact humain/alien peut s’avérer plus difficile que prévu dans certains cas…

Du côté des scientifiques, la question de l’apparence physique des extraterrestres n’appelle pas du tout la même réponse:

«Notre apparence est le résultat de milliards d’années d’évolution sur Terre. Il n’y pas de raison de penser que le développement d’une autre forme de vie serait le même que le nôtre. Il faudrait faire partie de la même planète», a déclaré Andrew Siemion, directeur de l’institut SETI –pour la recherche d’une intelligence extraterrestre– dans un entretien à Vox.

Quand la fiction s’inspire de la réalité

La première mention d’extraterrestres dans une oeuvre de fiction remonte au Xe siècle. Au Japon, le Conte du coupeur de bambou ou Taketori monogatari raconte l’histoire de la princesse Kaguya-hime envoyée sur Terre depuis la Lune afin d’être protégée de la guerre.

Cependant, il faudra attendre 1946 avec la sortie de The Green Man: A Visitor From Space écrit par Harold Sherman pour voir apparaître le premier extraterrestre vert.

Par ailleurs, le mythe de l’alien vert n’a fait que s’intensifier après le récit du capitaine Edward J. Ruppelt. Le chef du Projet Blue Book de l’US Air Force racontait que l’armée américaine conservait des soucoupes volantes et des «petits hommes verts». Toujours aux États-Unis, un autre témoignage avait relancé la question alien. En 1955, la famille Sutton déclare avoir été attaquée par des petits hommes gris dans sa ferme du Kentucky.

La science-fiction fait partie du paysage cinématographique hollywoodien depuis les années 1950. Ces dernières années, les avancées technologiques ont permi aux réalisateurs d’expérimenter avec le design des aliens. Cependant, il est difficile de se défaire d’années de culture populaire ancrée dans notre imaginaire.

«Plus on s’éloigne de l’imaginaire collectif plus il est difficile d’arriver à faire croire que c’est réaliste», explique Charley Henley.

De fait, les réalisateurs cherchent souvent de l’inspiration dans la nature. Par exemple, le Néomorphe dans Alien: Covenant s’inspire du requin-lutin. Parfois appelé requin golebin, ce squale vit en eaux profondes. Son long museau aplati et sa mâchoire recouverte de dents capable de se décrocher pour mordre ses proies en font un spécimen parfait pour la science-fiction.

Toutefois, une question subsiste: sommes-nous vraiment seuls dans l’univers?

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