Un champignon meurtrier retracé jusqu’en Corée


Les amphibiens à travers le monde sont victimes d’un champignon microscopique. Plusieurs espèces risquent l’extinction et il n’y aucun remède présentement. Cependant, les chercheurs ont pu localiser ce champignon en Corée qui a besoin de l’homme pour se propager et les navires transportant des denrées alimentaires auraient une aubaine pour eux.
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Un champignon meurtrier retracé jusqu’en Corée

 

Une grenouille de l'espèce rainette du Pacifique sur une table à pique-nique.

Une rainette du Pacifique Photo : iStock/naturediver

La source d’un champignon responsable d’une véritable hécatombe chez les amphibiens de partout dans le monde a été identifiée par des chercheurs. Il s’agit d’une première étape essentielle à l’élaboration d’une solution pour éviter que le déclin de ces espèces ne se poursuive.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Les pandémies sont l’une des plus grandes menaces pour les espèces animales. Un des plus grands tueurs est un champignon microscopique nommé le chytridiomycète, qui s’attaque à tous les types d’amphibiens.

On pense que, depuis 1970, ce champignon s’en serait pris au tiers des espèces de grenouilles et de salamandres de partout dans le monde et qu’il en aurait mené plusieurs à l’extinction.

Aucun traitement n’existe, et les scientifiques tentent depuis plusieurs décennies de mieux comprendre la maladie pour trouver des solutions. La découverte récente de la source, qui nicherait dans la péninsule coréenne, pourrait marquer un tournant dans la lutte contre cette maladie.

Une traque mondiale

Le chytridiomycète pousse sur la peau des amphibiens. Il entraîne leur mort en déréglant leur capacité de gérer leur eau ou d’échanger certaines molécules avec leur environnement.

En ce moment, la seule solution est d’isoler, dans des refuges, les amphibiens non infectés et d’attendre que la maladie passe son chemin. C’est pour cette raison que la découverte de l’origine du problème est essentielle à la recherche et à la mise au point d’un remède.

Toutefois, il existe tellement de foyers différents que les scientifiques ne savaient pas si la pollution avait rendu les amphibiens plus vulnérables à un champignon déjà très répandu, ou s’il étaient plutôt confrontés à une espèce invasive.

Des chercheurs ont donc voulu séquencer le génome de toutes les variantes du champignon pour élucider le mystère. Pour ce faire, ils ont parcouru les régions humides et les jungles du monde entier pour récolter des échantillons. Ils en ont catalogué 177 nouvelles variantes et, en ajoutant des données d’anciennes études, ils en sont arrivés à un total de 234.

Les chercheurs ont ainsi identifié cinq grandes lignées, mais celle qui a attiré leur attention venait de la péninsule coréenne. Les champignons de cette région avaient non seulement une diversité beaucoup plus importante qu’ailleurs dans le monde, mais ils possédaient aussi la plupart des caractéristiques génétiques des autres lignées.

La maladie semble aussi être moins mortelle en Asie, ce qui suggère que les animaux de cette région ont coexisté avec le champignon pendant longtemps et ont développé des méthodes pour le combattre. Ces indices indiquent que la péninsule coréenne serait le lieu d’origine du champignon.

Une salamandre

Une salamandre  Photo : Université d’État de l’Ohio/Robert Denton

Le commerce mondial à la source

Le séquençage a aussi montré qu’en remontant l’évolution génétique de l’espèce, on constate que la variante responsable de la pandémie est très récente et qu’elle serait apparue il y a entre 50 et 120 ans. Ce moment dans l’histoire coïncide avec le début du commerce international tel qu’on le connaît.

La maladie pourrait donc s’être répandue par l’entremise des animaux qui se seraient glissés dans des navires avec des produits alimentaires, ou dont on a fait le commerce directement. Le champignon aurait besoin des humains pour se répandre et ne se promènerait pas seul dans l’air ou dans l’eau. Des mesures de surveillance commerciale pourraient permettre de limiter sa propagation.

Ces actions seraient utiles même si la maladie est déjà répandue, car il est encore possible que des souches inconnues quittent l’Asie et causent d’autres dégâts. Certaines variantes étant plus virulentes que d’autres, en connaître la provenance permet maintenant d’élaborer des stratégies pour empêcher la situation de s’aggraver.

Les amphibiens sont un élément clé de l’écosystème et consomment un bon nombre d’insectes porteurs de maladies. Aider ces espèces pourrait donc éviter de futurs problèmes de santé publique.

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Les morsures aux fesses, la clé de la survie des wombats en Australie?


Les wombats à nez poilu du Sud et du Nord, ont des sérieux problème de survie,. Mieux comprendre le comportement sexuel pourrait aider à augmenter les troupes. Les femelles wombats à nez poilu du Sud arrachent des touffes de poils aux mâles quand elles sont prête à l’accouplement .. Ouch !
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Les morsures aux fesses, la clé de la survie des wombats en Australie?

 

Les morsures aux fesses, la clé de la survie des wombats en Australie?

Les morsures aux fesses, la clé de la survie des wombats en Australie? © dpa/AFP/Archives / Rolf Vennenbernd

Des chercheurs australiens ont découvert que les femelles wombats à nez poilu du Sud de l’immense pays avaient coutume de mordre les mâles à l’arrière-train pendant l’accouplement, ce qui pourrait augmenter les chances de survie de leurs cousins du Nord en danger critique d’extinction.

Les scientifiques de l’Université du Queensland ont étudié les pratiques d’accouplement du marsupial afin de renforcer les chances de réussite de la reproduction en captivité des wombats à nez poilu du Nord, une espèce quasiment disparue, l’une des plus rares du monde.

Ils se sont aperçus que les femelles devenaient plus agitées lorsqu’elles étaient prêtes à se reproduire et avaient tendance à mordre les mâles aux fesses pendant leur pic de fertilité.

« Il ne reste plus que 200 wombats à nez poilu du Nord. Être capable d’assurer la reproduction de ces animaux pourrait un jour permettre d’assurer la survie de l’espère », a expliqué Stephen Johnston, professeur à l’Université du Queensland.

« Il n’y a jamais eu de reproduction en captivité du wombat à nez poilu du Nord. L’espèce du Sud a également du mal à se reproduire en captivité avec régularité ».

Trois espèces de wombats vivent en Australie, le wombat commun ainsi que les nez poilus du Nord, qu’on trouve dans le Queensland, et du Sud, dont les populations sont estimées à des dizaines de milliers éparpillées dans certains États méridionaux. Dans certains endroits, les wombats du Sud sont considérés comme étant en danger, dans d’autres ils sont protégés.

Les principales menaces contre ces animaux sont les chiens, la maladie et la concurrence des kangourous pour les sources d’alimentation.

L’agressivité des marsupiaux — les marques d’affection des femelles se traduisent par l’arrachage de touffes de poils — complique leur suivi, ont ajouté les chercheurs.

L »étude publiée jeudi dans le Reproduction, Fertility and Development journal a permis de « réaliser un pas significatif en avant », a ajouté M. Johnston.

Le comportement amoureux des wombats peut « servir d’indicateur pour les éleveurs dans les zoos et espaces dédiés à la faune sauvages » et renforcer les programmes de reproduction, a-t-il conclu.

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Les plus grands animaux terrestres sont-ils déjà condamnés ?


Il y a eu 5 extinctions de masse sur la Terre, la dernière date est d’environs 66 millions d’années à l’époque des dinosaures. L’humain n’était pas en cause, sauf que maintenant, nous sommes responsables d’une extinction de masse chez les animaux que les scientifiques appelle la mégafaune
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Les plus grands animaux terrestres sont-ils déjà condamnés ?

Aujourd'hui, la mégafaune est victime de risques multiples... (PHOTO ARCHIVES AP)

Aujourd’hui, la mégafaune est victime de risques multiples liés à l’expansion humaine, de la perte de son habitat au braconnage, en passant par les conflits avec l’élevage, et par exemple, pour l’ours polaire, le changement climatique.

PHOTO ARCHIVES AP

MARLOWE HOOD

Agence France-Presse

PARIS

Fauves, ours, loups, mais aussi bisons, zèbres, rhinocéros, éléphants, girafes, hippopotames, grands singes… La majorité des 101 espèces de grands herbivores et carnivores terrestres sont en danger et certaines sont déjà condamnées à l’extinction.

Selon la définition communément acceptée, la «mégafaune» terrestre inclut carnivores d’au moins 15 kilos et grands herbivores de plus de 100 kilos, soit un total relativement modeste de 101 espèces.

Mais trois-cinquièmes de ces créatures emblématiques sont classées comme menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), dont plus d’une dizaine dans la catégorie «en danger critique» ou «éteinte à l’état sauvage».

«Les scientifiques responsables de la conservation vont bientôt être occupés à écrire des nécrologies pour des espèces ou des sous-espèces de mégafaune au fur et à mesure qu’elles disparaissent de la planète», se lamente Bill Ripple, de l’université de l’Oregon, principal auteur d’un appel signé en décembre par plus de 15 000 de ses collègues mettant en garde l’humanité.

Nouvelle mauvaise nouvelle cette semaine: Sudan, le dernier mâle rhinocéros blanc du Nord est mort à l’âge de 45 ans dans un zoo au Kenya alors qu’il restait encore au moins 700 de ses congénères dans la nature au moment de sa naissance.

Alors les spécialistes, autrefois mesurés, ne mâchent plus leurs mots.

«Sous nos yeux»

Pour les uns, l’antilope Addax du Sahara est «vouée à l’extinction». Pour d’autres, le gorille de l’Est, aussi chassé pour sa viande, «n’est qu’à un pas» de la disparition, comme les orangs-outans de Bornéo et Sumatra.

Des animaux fascinants encore suffisamment nombreux pour attirer des millions de touristes en Afrique chaque année sont aussi en déclin.

Les populations de lions, rhinocéros et guépards ont ainsi chuté de plus de 90% au cours du siècle dernier; le nombre de girafes, désormais classées «vulnérables», a baissé de 40% en 30 ans ; et 30% des ours polaires risquent de disparaître d’ici le milieu du XXIe siècle.

«Il est très possible que nous voyions ces géants s’éteindre dans la nature pendant notre vie, sous nos yeux», explique la directrice de l’IUCN Inger Andersen.

Et le contexte plus large n’est pas encourageant.

Les scientifiques sont d’accord pour dire qu’une nouvelle «extinction de masse» a commencé, qui voit des espèces de toutes sortes et de toutes tailles disparaître 100 fois plus vite que la normale.

La Terre a connu jusqu’à présent cinq extinctions de masse, la dernière en date, celle des dinosaures, remontant à 66 millions d’années.

Aujourd’hui, la mégafaune est victime de risques multiples liés à l’expansion humaine, de la perte de son habitat au braconnage, en passant par les conflits avec l’élevage, et par exemple, pour l’ours polaire, le changement climatique.

«Savane silencieuse»

«La première menace à laquelle fait face la faune d’Afrique est que nous la mangeons», note Paul Funston, directeur du programme lions de l’ONG Panthera. Une situation décrite dans certaines zones comme «le syndrome de la savane silencieuse».

«Certaines zones protégées ont l’air totalement intactes, les bois, les oiseaux, les abeilles, tout est là. Mais les grands mammifères ont disparu, parce qu’ils ont été mangés», poursuit Funston, notant l’augmentation de la population sur le continent.

Malgré le constat lugubre, les défenseurs de l’environnement ne perdent pas espoir et ont permis à certaines espèces de se reprendre du poil de la bête.

Mais ils doivent aussi être réalistes, souligne Michael Knight, qui dirige le groupe de l’IUCN chargé des rhinocéros africains.

«L’Afrique ne correspond plus au rêve de paysages ouverts où courent des animaux sauvages», insistent-ils. Et dans 50 ans, «les défis vont être dix, ou peut-être cinquante fois, plus difficiles».

Pour Paul Funston, la solution viendra d’investissements stratégiques dans des parcs nationaux, alors que des études montrent un lien entre les sommes investies au km2 et les taux de survie des espèces protégées.

«Nous sommes presque prêts pour le triage», explique-t-il. «Pour les lions, c’est fait, nous avons identifié 14 zones clé où l’argent doit être concentré».

Mais «nous avons un besoin urgent de nous éloigner d’une approche par espèce», insiste l’expert.

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Réchauffement: les souris québécoises se transforment


 

Beaucoup d’animaux migrent vers le nord à cause des changements climatiques. La souris à pattes blanches du Québec, ne fait pas exception. L’étude de cette espèce montre d’après la chercheuse, la rapidité du réchauffement climatique par le changement de métamorphose de la souris en moins d’un siècle. Cette migration montre aussi un renversement des espèces (comme ici les souris) grâce a leur adaptation aux changements rapide
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Réchauffement: les souris québécoises se transforment

 

Souris à pattes blanches capturée par la biologiste... (Photo fournie par Alex Tran)

Souris à pattes blanches capturée par la biologiste Virginie Millien

PHOTO FOURNIE PAR ALEX TRAN

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Changements accélérés de leur morphologie. Migrations qui provoquent une compétition entre les espèces. Extinctions locales. Les souris québécoises réagissent fortement aux changements climatiques, selon une étude de l’Université McGill. Et ce qui leur arrive n’est qu’un baromètre des bouleversements qui secouent la planète.

Souris à pattes blanches... (PHoto fournie par Virginie Millien) - image 1.0

Souris à pattes blanches

PHOTO FOURNIE PAR VIRGINIE MILLIEN

Les souris québécoises réagissent fortement aux changements climatiques,... (PHoto fournie par Virginie Millien) - image 1.1

Les souris québécoises réagissent fortement aux changements climatiques, selon une étude de l’Université McGill.

PHOTO FOURNIE PAR VIRGINIE MILLIEN

DES SOURIS DIFFÉRENTES

Vous ne le remarquerez pas si vous les voyez filer entre vos pieds au chalet. Mais les souris du sud du Québec sont différentes de celles qui épouvantaient votre grand-mère dans les années 50. Virginie Millien, biologiste et directrice de la Réserve naturelle Gault de l’Université McGill, au mont Saint-Hilaire, a comparé minutieusement les souris d’aujourd’hui avec des photos et des spécimens capturés il y a plusieurs décennies. Et découvert que le devant du crâne des souris est maintenant plus long et que leurs molaires ont reculé dans leur bouche.

« Il y a très peu d’études qui documentent ce type de changements et il est difficile d’avoir un comparatif. Mais selon certains taux d’évolution connus, il semble que le rythme des changements est extrêmement rapide », dit la professeure Millien.

LE RÉCHAUFFEMENT EN CAUSE

Pourquoi les souris se transforment-elles si rapidement ? Pour Virginie Millien, l’hypothèse la plus probable est claire : les rongeurs tentent de s’adapter au rythme implacable des changements climatiques.

« Le devant du crâne comporte tout un système d’os qui est poreux et qui sert de système de ventilation », explique la scientifique.

Le fait qu’il soit plus long n’est donc pas surprenant : quand le climat se réchauffe, quoi de plus logique que d’agrandir son système de ventilation ? Quant au recul des molaires, la professeure Millien l’attribue à l’alimentation qui se modifie, encore une fois à cause des bouleversements provoqués par les changements climatiques.

« Au mont Saint-Hilaire, le sous-bois a presque disparu à cause de la densité de chevreuils. On le constate visuellement : la végétation a beaucoup changé », dit-elle.

UN RENVERSEMENT DES ESPÈCES

Un autre changement majeur s’est produit chez les souris du mont Saint-Hilaire. Dans les années 70, les données historiques montrent que 90 % des souris qu’on y capturait étaient des souris sylvestres, contre 10 % de souris à pattes blanches. Aujourd’hui, cette proportion est complètement inversée, si bien que 90 % des souris observées sont des souris à pattes blanches.

 « C’est un cas typique de compétition entre les espèces provoquée par le réchauffement climatique », dit Virginie Millien.

Les chercheurs ont montré que l’aire de distribution de la souris à pattes blanches, un animal historiquement plus à l’aise au sud, monte de 10 kilomètres par année vers le nord.

« La souris à pattes blanches est en mode migration-colonisation. Elle est beaucoup plus agressive et opportuniste que la souris sylvestre, qui voit arriver son voisin du sud sans y être préparée. Il n’est donc pas surprenant d’observer un déclin de la souris sylvestre », dit la chercheuse.

EXTINCTIONS ET DIFFÉRENCIATIONS

Dans certains sous-bois québécois, la souris à pattes blanches a déjà complètement chassé la souris sylvestre – une extinction locale qu’on appelle « extirpation ». Fait intéressant, Virginie Millien a montré que les changements morphologiques subis par les deux espèces de souris sont en train de les rendre de plus en plus différentes.

« Une autre stratégie, en cas de compétition entre deux espèces, est de se différencier. Le fait que les deux espèces soient plus distinctes permet d’exploiter des ressources différentes et de diminuer la pression de compétition », explique la scientifique.

UN BAROMÈTRE

Ce qui arrive à la souris est loin d’être unique. Partout sur la planète, les changements climatiques poussent les espèces à coloniser de nouveaux territoires, à entrer en compétition avec de nouvelles espèces, à changer leur morphologie pour s’adapter à la fois au nouveau climat et aux nouveaux venus.

« C’est le paradoxe de la biodiversité. Dans les régions du nord, on voit une augmentation du nombre d’espèces à cause de celles qui viennent du sud. Mais cette augmentation sera ensuite suivie d’une série d’extinctions pour retrouver le nombre d’espèces qui peut être supporté par l’environnement », dit Virginie Millien.

Et pendant que tout le monde migre vers le nord, les perdants sont ceux qui se trouvent à l’extrême nord et qui, eux, n’ont nulle part où aller.

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Extinctions de masse des espèces: comment la vie rebondit


On parle beaucoup de la sixième grande extinction et probablement qu’il aura aussi beaucoup de victimes chez l’être humain qui a accélérer le mouvement. Cependant, la terre dans son histoire a toujours démontré que chaque extinction amenée un renouveau. Juste à penser aux dinosaures, ils ont disparu, enfin pas tous, ceux-là, ont évolué pour s’adapter aux changements, mais les dinosaures en moins, l’être humain a pu vivre dans un monde moins dangereux
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Extinctions de masse des espèces: comment la vie rebondit

 

Animaux | woodleywonderworks via Flickr CC License by

Animaux | woodleywonderworks via Flickr CC License by

 

David Bond

La valse des espèces, avec ses périodes d’extinctions, est partie intégrante de l’histoire de la vie.

Depuis la mort des dinosaures, la vie sur Terre n’avait jamais connu pareille pression mortelle. Nous sommes en effet rentrés dans ce que les scientifiques appellent la sixième grande extinction. Et les humains pourraient bien être parmi les victimes, selon une récente étude. Une telle extinction signifie la perte d’un très grand nombre d’espèces, ce qui creuserait un trou énorme dans les écosystèmes de la planète, mais laisserait la place à toutes sortes de formes de vie étranges et merveilleuses, susceptibles d’évoluer dans les niches écologiques laissées vacantes.

Pour savoir comment la vie rebondit après une extinction de masse, regardons vers le passé. Il y a eu cinq grandes extinctions de masse dans l’histoire de la Terre, la sixième étant celle que j’ai proposé avec des collègues. Notre hypothèse s’appuie notamment sur la comparaison des taux de variation dans l’histoire géologique des cinq extinctions. Et elle semble suggérer que, cette fois, les signes avant-coureurs sont réels.

Alors, faisons preuve de pessimisme et supposons que l’apocalypse va nous emporter. À quoi ressemblera la Terre après cet Armageddon?

Il y a 251 millions d’années, lors du passage entre la période géologique du Permien et celle du Trias, le vivant connut la plus grande crise de son histoire: 90% des espèces disparurent alors. Même les insectes subirent des pertes énormes, cas unique dans leur longue histoire.

La cause de cette méga-extinction est attribuée en grande partie aux effets de ce que les spécialistes appellent les «traps de Sibérie», éruptions volcaniques en série accompagnées d’énormes épanchements de lave et d’émissions de gaz à effet de serre dans ce qui est aujourd’hui le nord de la Russie. Cela a conduit à un réchauffement climatique, à l’acidification des océans, à la tombée de pluies acides sans oublier l’appauvrissement en oxygène des océans et la contamination par des métaux toxiques tels que le mercure. Imaginez les plus sombres prévisions climatiques qui sont produites aujourd’hui, et saupoudrez de quelques catastrophes supplémentaires.

La poignée d’espèces qui a survécu à la crise Permien-Trias a donné la vie à toutes les autres créatures ultérieures. Depuis, il n’y a pas eu de telle restructuration profonde des écosystèmes. Peut-être parce que la règle darwinienne de la «survie du plus adapté» a rendu les descendants plus robustes aux changements.

Les trilobites ont prospéré pendant 270 millions d’années, mais n’ont pas survécu au Trias. Heinrich Harder

À quoi notre planète ressemblait-elle à l’époque du Trias inférieur? Sur une Terre qui ne comportait qu’un super continent, la Pangée, il faisait chaud –chaud comme l’enfer!– et apparemment sans aucune vie sur de vastes étendues. Aux tropiques, la température de l’eau atteignait 45 degrés Celsius. Dans le vaste désert de la Pangée, il faisait probablement encore plus chaud.

À cause de cette chaleur, il n’y a pas de traces d’animaux terrestres, de reptiles marins et de poissons dans les registres fossiles, sauf pour les hautes latitudes, sans doute un peu plus fraîches. De ce fait, il existe plusieurs «lacunes» de plusieurs millions d’années chacune pour cette période géologique, sortes de trous dans la chronologie.

La majeure partie du charbon que renferme aujourd’hui la Terre provient de la transformation de grandes quantités de fougères de l’espèce Glossopteris, victime de la grande extinction. Une disparition qui a créé un trou de 12 millions d’années dans les archives des fossiles. Une série de «traces fongiques» sur des roches où l’on distingue un grand nombre de spores, serait également un signe de la catastrophe : d’énormes quantités de végétaux morts et de matières animales auraient été source de nourriture abondante pour les champignons. Globalement, la chaleur et la destruction des sols causées par les pluies acides (ces terrains ravinés auraient dégagé une odeur de vanille) auront rendu la planète inhabitable durant cette période.

Sans plantes, il n’y a pas d’herbivores. Sans herbivores, pas de carnivores. L’un des rares survivants «de taille» sur cette Terre désolée était un lézard, Lystrosaurus, reptile végétarien bizarroïde qui, en l’absence de prédateurs et de compétiteurs, s’est diversifié avec un certain succès pendant le Trias.

Ce reptile herbivore a dominé le sud de la Pangée avant l’avènement des dinosaures. Nobu Tamura, CC BY

Le carnage a été pire encore dans les océans, où jusqu’à 96% des espèces se sont éteintes. La perte de toutes les espèces de coraux constructeurs de récifs a conduit à un trou de 10 millions d’années dans les registres des fossiles du Trias inférieur. Imaginez : un monde sans récifs coralliens, sans toute la diversité des êtres vivants qu’ils abritent.

Mais la Terre n’était pas tout à fait morte. De même que Lystrosaurus sur Terre, il y a eu des réussites dans le milieu marin au milieu de toute cette désolation. Claraia par exemple, une espèce de bivalve similaire à la coquille Saint-Jacques a survécu à la fin du Permien, puis s’est rapidement diversifiée pour occuper les niches laissées vacantes par l’annihilation presque totale des brachiopodes, habitants du plancher océanique au Permien. Claraia était robuste et pouvait résister à des niveaux d’oxygène très bas – un trait bien pratique quand la plupart de la vie présente dans les fonds marins était privée d’oxygène.

Claraia, espèce survivante des fonds marins. Musée Gröden/Wolfgang Moroder, CC BY-SA

Le destin funeste des dinosaures

Peut-être l’extinction la plus célèbre et spectaculaire est celle qui vu la mort des dinosaures (non-aviaires) il y a environ 66 millions d’années à la limite des périodes Crétacé et Tertiaire. De même importance que la fin du très populaire T. rex, le remplacement, à l’autre bout de la chaîne alimentaire, du micro plancton a mis un terme à la formation des célèbres falaises de craie du Crétacé qui sont si répandues à travers l’Europe (le nom de cette période géologique vient du mot allemand «Kreide», ce qui signifie la craie).

Que ce soit à cause d’une météorite, ou de massives éruptions volcaniques, ou un peu des deux, l’extinction qui a tué les dinosaures a été plus modeste que celle du Permien-Trias : seulement 75% de perte globale pour le vivant et une récupération plus rapide. Soit la Terre elle-même s’est remise plus rapidement, ou bien, après le «grand massacre» 185 millions d’années plus tôt, la vie était devenue plus apte à s’adapter à, et à évoluer en situation de stress.

Bien entendu, nous savons que les dinosaures n’ont pas exactement disparu. Les oiseaux sont leurs représentants super-évolués, descendants des quelques dinosauriens survivants des événements du Crétacé-Tertiaire. Personne ne peut nier leur succès évolutif depuis 66 millions d’années, date de la disparition du T-Rex aux allures de poulet.

Après que les dinosaures ont disparu, la vie est repartie de l’avant. Jay Matternes

Les crocodiles et les alligators, plus proches parents vivants des oiseaux, sont également d’éminents survivants. Alors qu’il est évident que la capacité des oiseaux à s’envoler vers des oasis de calme et d’abondance leur a permis de se développer au milieu des bouleversements d’alors, on comprend moins pourquoi les crocodiles ont survécu. Certaines théories suggèrent qu’ils ont pu se maintenir et prospérer grâce à leurs organismes à sang froid (contre le supposé sang chaud des dinosaures), leurs habitats d’eau douce ou saumâtre, et même leur QI élevé!

Au-delà des morts et destructions des extinctions, voici de bonnes nouvelles : la vie sur Terre a toujours pris le dessus même quand elle a été très sévèrement atteinte. Sans extinction, il n’y a pas d’évolution, les deux sont intrinsèquement liés.

Les premiers dinosaures ont évolué 20 millions d’années après les pertes du Permien-Trias. Leur évolution a été presque certainement entraînée par un rafraîchissement du climat au cours de ce que l’on a appelé l’épisode pluvial du Carnien (une période où il pleuvait beaucoup), une végétation luxuriante et des pans entiers d’écosystèmes à coloniser.

Les dinosaures ont vécu pendant 165 millions d’années avant de mourir, mais sans leur disparition, les humains ne seraient probablement pas ici aujourd’hui pour faire des dégâts.

Si les êtres humains sont condamnés, alors nous ne serons plus là pour voir ce qui évoluera pour nous remplacer. Soyez assurés que nous, géologues, n’attachons pas trop d’importance à notre disparition. Car nous savons que la Terre est plus grande que nous, et qu’elle va rebondir.

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Dans le cerveau des personnes atteintes de troubles anxieux


Les personnes ayant des troubles anxieux et des troubles de l’humeur serait identifiable avec l’activité cérébrale. Grâce à ces recherches, il est possible de trouver de nouveaux traitements ou d’améliorer ceux qui sont déjà utilisés
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Dans le cerveau des personnes atteintes de troubles anxieux

 

Environ 3 millions de Canadiens (11,6 %) âgés de 18 ans et plus ont déclaré être atteints d’un trouble anxieux ou de l’humeur. Photo : iStock

Il existe une dérégulation du circuit neuronal de la peur chez les personnes atteintes de troubles anxieux, ont découvert des chercheurs québécois qui espèrent que cette nouvelle connaissance permettra de mieux cibler les traitements et peut-être d’en créer d’autres.

Un texte d’Alain Labelle

L’humain compose avec l’émotion de la peur de façon régulière, mais cette régularité devient problématique pour les personnes anxieuses.

Par exemple, si l’on se fait mordre par un chien, on peut développer une peur envers cet animal, ce qui fait référence à l’apprentissage de la peur conditionnée. Avec le temps, si on est exposé à différentes situations où il y a un chien et qu’il n’y a aucune conséquence négative, il est fort possible que notre cerveau forme un nouvel apprentissage de sécurité et que notre peur des chiens diminue, ce qui fait référence à l’extinction. Marie-France Marin, chercheuse

La science connaît le rôle de diverses régions cérébrales impliquées dans l’apprentissage de la peur et son extinction.

La chercheuse Marie-France Marin et ses collègues de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal ont voulu préciser ces connaissances et savoir si ces personnes possédaient des réseaux d’activations cérébrales précis et des caractéristiques psychophysiologiques différentes.

Pour y arriver, ils ont soumis des individus d’un groupe d’anxieux et d’un groupe contrôle à une situation engendrant un conditionnement de peur, suivie par une période d’extinction.

Les participants ont ainsi été exposés à un protocole de conditionnement de la peur et d’extinction au cours duquel des mesures psychophysiologiques et de neuro-imagerie ont été prises.

Le saviez-vous?

Environ 3 millions de Canadiens (11,6 %) âgés de 18 ans et plus ont déclaré être atteints d’un trouble anxieux ou de l’humeur en 2013.

Des différences claires

Les résultats de cette étude publiée dans le JAMA Psychiatry montrent que :

  • les circuits de peur sont dérégulés chez les personnes atteintes de troubles anxieux;
  • l’amygdale cérébrale joue un rôle important pour apprendre une association de peur, alors qu’une partie du cortex préfrontal (vmPFC) joue un rôle central dans l’apprentissage de l’extinction de la peur.

Dans ces travaux, une activation plus faible du cortex préfrontal (vmPFC) a été observée chez les participants atteints de troubles anxieux lors du rappel d’extinction de la peur. Cette hypoactivité est associée à la sévérité des symptômes d’anxiété que les individus rapportent ainsi qu’au nombre de troubles anxieux coexistant.

En outre, plus un individu est symptomatique, moins cette région sera active au moment de rappeler la mémoire de sécurité.

L’hypoactivation de cette même région avait d’ailleurs été bien documentée chez les individus ayant un trouble de stress post-traumatique. Marie-France Marin, chercheuse

« Il semble donc qu’il s’agisse là d’une signature qui s’applique à plusieurs psychopathologies qui sont caractérisées par des niveaux élevés de peur et une faible régulation émotionnelle », explique la chercheuse.

Il est donc établi que plus le trouble anxieux est sévère, soit par le nombre de diagnostics ou par la sévérité des symptômes que l’individu rapporte, moins le vmPFC est actif.

De plus, cette même région est connectée différemment au reste du circuit de la peur chez les individus atteints de troubles anxieux comparativement aux autres.

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Les chats, responsables d’un désastre écologique


Il y a le chat, mais aussi d’autres prédateurs qui ont été introduits dans des endroits qu’ils ne sont pas connu a eu un désastre sur les espèces endémiques,
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Les chats, responsables d’un désastre écologique

 

Le chat est la deuxième espèce invasive la plus ravageuse. © Caters/SIPA

Le chat est la deuxième espèce invasive la plus ravageuse. © Caters/SIPA

Par Morgane Le Poaizard

Les félins font partie de ces nombreuses espèces invasives à avoir affaibli la biodiversité de ses terres d’accueil.

Pour quantifier l’impact des espèces invasives sur leur environnement, le Docteur Tim Doherty duCenter for Integrative Ecology of Deakin University (Australie) a compilé une base de données de plus de 1000 références à partir de la liste rouge des espèces menacées de l’IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). L’introduction de prédateurs aux quatre coins du monde a causé de grands dégâts écologiques : 87 espèces d’oiseaux, 45 espèces de mammifères et 10 espèces de reptiles ont été exterminées. (Le faible nombre de reptiles n’est pas forcément représentatif car ces animaux n’ont pas été assez étudiés ni répertoriés.) Les premiers sur la liste d’exterminateurs sont les rongeurs, avec le rat noir, qui est responsable de la disparition de 75 espèces : 52 oiseaux, 21 mammifères et 2 reptiles. Les seconds sont les chats, suivis par les renards, les chiens, les cochons, puis les petites mangoustes indiennes. La prédation est l’une des cause principale de cette perte de biodiversité mais elle n’est pas la seule : la compétition inter-espèces, la transmission de maladies et enfin l’association avec les autres espèces invasives sont également des facteurs importants. Les prédateurs de la famille des mammifères sont les plus dangereux : les chats sont responsables de l’extinction de 63 espèces de mammifères, oiseaux et reptiles depuis 500 ans.

Les espèces endémiques sont particulièrement touchées par cette extinction

Les régions du monde les plus touchées sont l’Amérique centrale et les Caraïbes (33 espèces), l’Australie (21 espèces), Madagascar (20 espèces) et la Nouvelle-Zélande (15 espèces).

« L’impact des prédateurs est particulièrement important sur les îles car les espèces n’y ont, en général, pas évolué en compagnie de ces derniers ; ils sont donc naïfs face à l’attitude de nouvelles espèces » explique le Docteur Doherty.

Anke Franck de l’Université de Tasmanie s’est penché sur le cas du bandicoot et a publiée le 7 septembre 2016 une étude présentant le comportement du marsupial australien face à ses nouveaux prédateurs. Ainsi, sur le territoire australien, le bandicoot a cohabité avec le dingo pendant 4000 ans. Du coup il a fini par assimiler ce prédateur aux chats et aux chiens domestiques, introduits depuis deux siècles. À l’inverse, le bandicoot de l’île de Tasmanie n’a jamais connu le dingo compte tenu de son isolement. Il ne sait donc pas comment réagir face aux chats et aux chiens domestiques et devient bien vite leur repas. Les chiffres soulignent ce comportement : 87% des espèces décimées sont des espèces endémiques.

La diversité de la flore en pâti également : les sols ne sont plus retournées par les petits animaux ce qui réduit la quantité de nutriments et empêche le développement de certaines graines.

« En Australie, de nombreux chats et renards ont causé, depuis 200 ans, le déclin ou l’extinction de deux tiers des mammifères creusant la terre » déclare Tim Doherty.

Pour conclure, 58% des espèces disparues durant les 500 dernières années ont été décimées par les mammifères importuns et 596 espèces sont encore menacées. Ces données pourront permettre d’atténuer l’impact des prédateurs envahissants et réduire la perte de diversité. En été 2016, la Nouvelle-Zélande a déjà annoncée qu’elle voulait faire disparaître toutes les espèces introduites sur son territoire avant 2050. 

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Les humains risquent d’éradiquer les grands animaux marins


Il est clair que nous faisons face à des grands changements sur les écosystèmes sur terre et dans les océans. Pour le moment, ce qui est faisable rapidement est de protéger plus drastiquement les animaux marins qui risquent de disparaitre pour qu’ils puissent reprendre le dessus malgré les changements climatiques
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Les humains risquent d’éradiquer les grands animaux marins

 

Un grand requin blanc.... (ARCHIVES AP)

Un grand requin blanc.

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

Les humains risquent de provoquer une extinction sans précédent sur Terre en chassant de manière excessive les grands animaux marins, tout en laissant proliférer les petits et donc de bouleverser durablement les écosystèmes océaniques, ont mis en garde des scientifiques.

Pour leur étude publiée mercredi par la revue américaine Science, ils ont analysé les cinq grandes extinctions survenues sur la planète.

Cette «sixième extinction», déjà engagée, est sans pareil à cause de la propension à chasser et à pêcher les plus grandes espèces marines comme la baleine bleue, le thon rouge ou le grand requin blanc.

La disparition progressive de ces prédateurs situés au sommet de la chaîne alimentaire est dévastatrice pour l’écologie des océans, ont prévenu ces scientifiques de l’université Stanford en Californie.

«Nous avons constaté que la menace d’extinction dans les océans aujourd’hui est fortement liée aux animaux de grande taille», a indiqué Jonathan Payne, un paléobiologiste de la faculté des sciences de la Terre de cette université.

«Cela s’explique très probablement par le fait que l’industrie de la pêche cible en priorité les plus grandes espèces pour la consommation» car c’est plus rentable, a-t-il ajouté.

Si ce phénomène n’est pas surveillé étroitement, «un grand nombre d’espèces des plus grands animaux marins finiront par disparaître», a relevé M. Payne.

Les chercheurs ont examiné 2497 groupes de vertébrés et de mollusques marins des 500 dernières années, et les ont comparés à ceux d’une période remontant jusqu’à 445 millions d’années. En se concentrant particulièrement sur les 66 derniers millions d’années.

«Nous avons analysé les collections de fossiles qui montrent clairement que ce qu’il se passe actuellement dans les océans est vraiment différents que dans le passé», a souligné Noel Heim, un chercheur membre de l’équipe du professeur Payne.

«Notre analyse indique que plus un animal est grand, plus son risque d’extinction est élevé», a précisé ce dernier.

«Les études sur les fossiles indiquent que ce phénomène n’existait pas auparavant», a ajouté Judy Skog, directrice du programme des sciences de la Terre à la National Science Foundation, qui a financé cette étude.

Extinction des mammouths

Selon elle, ces résultats devraient être pris en compte dans les décisions sur la gestion des ressources océaniques comme la pêche.

La tendance à cibler les plus gros animaux a déjà été constatée pour les espèces terrestres. Ainsi, des éléments montrent que les hommes préhistoriques sont responsables de l’extinction des mammouths et d’autres espèces de la mégafaune.

Les écosystèmes marins avaient été épargnés jusqu’à relativement récemment car les humains ne pouvaient chasser et pêcher qu’au large des côtes, faute d’avoir la technologie nécessaire pour une pêche au grand large à l’échelle industrielle.

Mais il n’est pas trop tard pour inverser la tendance si des mesures de conservation sont mises en oeuvre, ont jugé les scientifiques.

«On ne peut pas faire grand chose pour rapidement inverser le réchauffement ou l’acidification des océans, de graves menaces auxquelles il faut faire face, mais on peut modifier les traités internationaux sur la chasse et la pêche», a estimé M. Payne.

«Les populations de poissons peuvent récupérer beaucoup plus rapidement que le climat», a-t-il fait valoir.

Au cours des cinq dernières années, la communauté internationale a commencé à prendre des mesures agressives de conservation des écosystèmes marins en établissant des zones protégées pouvant contribuer à la préservation des espèces menacées.

Le président américain Barack Obama vient par exemple de créer la plus grande réserve marine au monde, dans le Pacifique, qui abrite quelque 7000 espèces parmi lesquelles les baleines bleues, albatros à queue courte, ou encore des phoques moines endémiques de Hawaï.

On trouve également à Papahanaumokuakea, autour de l’atoll de Midway (Hawaï) du corail noir, qui peut vivre plus de 4500 ans, record absolu pour une espèce marine.

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Un biologiste sauve une espèce rare de papillon


C’est presque le même principe que le Québec a fait des publicités pour que l’on plante des graines d’asclépiade dans nos jardins pour aider les papillons monarques qui passent l’hiver au Mexique et viennent aux Canada pendant l’été
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Un biologiste sauve une espèce rare de papillon

 

Un biologiste sauve une espèce rare de papillon

Tim Wong a aidé cette espèce rare de papillons à recoloniser San Francisco.Capture d’écran Gentside Découverte

L’un des plus beaux papillons vient d’être sauvé de l’extinction par un biologiste marin. Tim Wong travaille pour la California Academy of Sciences où il prend constamment soin de pas moins de 30 000 animaux, d’alligators aux raies en passant par des pieuvres ou des crevettes. Mais ce sont d’autres espèces qui ont ravi son coeur depuis l’enfance: les papillons.

Hors de son travail, Tim Wong s’applique ainsi à élever et étudier n’importe quel papillon qui croise son chemin. Quand la route du biologiste a croisé celle du Battus Philenor, son hobby a toutefois pris une toute autre dimension. 

LE BATTUS PHILENOR, UN PAPILLON RARE

Appelé en anglais «Pipevine Swallowtail», ce papillon est originaire du sud des États-Unis mais sa population a commencé à décroître de façon alarmante, jusqu’à ce que les spécimens deviennent très rares à San Francisco notamment. Le problème est que cette espèce ne pond des oeufs que sur une seule plante, l’Aristolochia californica dont se nourrit ensuite la chenille.

Or la population de cette dernière a fortement réduit à cause de l’expansion des villes. En apprenant la situation de cette majestueuse espèce, Tim Wong a donc décidé d’intervenir en utilisant ses propres moyens.

«Finalement, j’ai réussi à  trouver cette plante au Jardin botanique de San Francisco. Et ils m’ont autorisé à prendre quelques boutures», explique le biologiste à Vox. 

Parallèlement, il a construit une enceinte spéciale à l’intérieur de son jardin, offrant à la fois les mêmes conditions que l’environnement extérieur et une protection contre les prédateurs. Puis le scientifique de 28 ans a installé les plants récupérés dans l’enceinte et est allé collecter 20 chenilles sauvages dans la campagne qu’il a transférées dans l’enceinte.

Les chenilles ont semblé s’y plaire puisqu’elles ont fini par se transformer en papillons et ont commencé le cycle qui a permis de multiplier l’espèce. Les premiers papillons ont pondu des oeufs sur la plante par groupe de 5 à 30. Au bout de 10 jours, les oeufs ont éclos pour laisser place à des chenilles qui ont formé des chrysalides pour émerger quelques semaines plus tard sous forme de papillons.

DES MILLIERS DE PAPILLONS

Depuis le début de son entreprise, Tim Wong a obtenu des milliers de papillons qu’il a systématiquement ramené au Jardin botanique de San Francisco. Un succès qui a permis le retour du papillon dans la ville américaine. Cette mission a également permis au biologiste de découvrir que la papillon était capable d’«hiberner» jusqu’à deux ans avant de sortir sous forme de papillons.  

«Chaque année depuis 2012, nous voyons davantage de papillons survivre dans les jardins, volant autour, pondant des oeufs, nymphoser [se transformer en chrysalide] avec succès et émerger l’année suivante. C’est le signe que nos efforts fonctionnent!», se réjouit le biologiste qui cultive maintenant près de 200 plants des espèces végétales préférées des lépidoptères.

Si son projet est un succès, Tim Wong tient à prévenir sur la difficulté de ce type de mission. Élever des animaux quels qu’ils soient demande de connaître parfaitement les besoins de ceux-ci. Même sans être un spécialiste, chacun peut toutefois participer à son niveau.

«Améliorer l’habitat de la faune locale est quelque chose que tout le monde peut faire. La conservation et la gestion peuvent commencer dans votre jardin», conclut-il ainsi.

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Peut-être un premier mammifère disparu à cause du réchauffement


Affirmer qu’un animal est éteint à cause du changement climatique demande une bonne réflexion, Enfin, pour le moment, une espèce de rongeur en Australie sur la seule île où il vivait n’a pas été revue depuis 2009
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Peut-être un premier mammifère disparu à cause du réchauffement

 

Le melomys rubicola était considéré comme le seul... (PHOTO ARCHIVES GOUVERNEMENT DU Queensland)

Le melomys rubicola était considéré comme le seul mammifère endémique de la Grande barrière de corail. Il avait été découvert en 1845 par les Européens. Mais plus aucun spécimen de ce rongeur n’a été vu depuis 2009.

PHOTO ARCHIVES GOUVERNEMENT DU QUEENSLAND

Agence France-Presse
SYDNEY

Le changement climatique semble avoir précipité l’extinction d’un rongeur australien, selon une étude scientifique qui suggère qu’il s’agirait de la première espèce de mammifère disparue sous l’effet du réchauffement global.

D’importantes recherches ont été réalisées sur la petite île sablonneuse de Bramble Cay, dans le détroit de Torrès qui sépare l’Australie de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG). Mais les scientifiques n’ont trouvé aucun spécimen du melomys rubicola, un petit rongeur dont cette langue de sable est le seul habitat connu.

La submersion de cet ilot qui ne culmine qu’à quelques mètres et la perte d’habitat pour les rongeurs sont « très probablement » la raison expliquant cette disparition, affirment les auteurs de cette étude réalisée par le département de l’Environnement du Queensland et par l’Université du Queensland.

Les données existantes sur l’élévation du niveau des eaux et les phénomènes climatiques dans le détroit de Torrès laissent penser que « les changements climatiques provoqués par l’homme (sont) la cause profonde de la disparition du melomys de Bramble Cay », explique l’étude.

Le melomys rubicola était considéré comme le seul mammifère endémique de la Grande barrière de corail. Il avait été découvert en 1845 par les Européens. Mais plus aucun spécimen de ce rongeur n’a été vu depuis 2009.

En 2014, des scientifiques ont décidé de lancer d’importantes recherches dans l’espoir de conserver l’espèce.

Des pièges et des caméras ont été utilisés, mais aucun rongeur n’a été vu, « ce qui confirme que la seule population connue de ce rongeur est désormais éteinte », selon l’étude.

En 2015, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avait attribué notamment au réchauffement climatique la disparition du Geocapromys thoracatus, ou « Rat de Little Sawn Island », un rongeur d’un atoll corallien du Honduras.

Mais il était apparu qu’un chat introduit sur l’île était le principal responsable de cette disparition.

« En conséquence, la conclusion est que l’extinction du Melomys de Bramble Cay est due à l’élévation du niveau de la mer et à la plus grande incidence des événements météorologiques extrêmes ces dernières années (…) elle constitue probablement la première extinction documentée de mammifère qui ne soit due que (ou essentiellement) au changement climatique anthropique », selon cette étude.

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