L’île d’Anticosti dévoile le secret d’une extinction massive


Il fut une époque lors du super continent, le Gondwana, il y a eu une explosion de la biodiversité, il y a 540 millions d’années, puis les changements climatiques à cause de grande perte d’oxygène aux océans, ce qui a provoqué une extinction massive, d’autres suivront des millions d’années plus tard. Ce qui nous montre ce qu’il risque d’arriver avec les changements climatiques qui vont s’aggravant dans les années à venir
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L’île d’Anticosti dévoile le secret d’une extinction massive

 

La bande grise de roc nu correspond à... (Photo fournie par l'Université d'Ottawa)

La bande grise de roc nu correspond à l’ordovicien et la bande brune avec de la végétation, à la fin de l’ordovicien.

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Un géologue de l’Université d’Ottawa a trouvé à l’île d’Anticosti la preuve que le manque d’oxygène dans les mers il y a 445 millions d’années avait entraîné la grande extinction de la fin de l’ordovicien, quand 85 % des espèces vivantes sont mortes. Il a utilisé une technique novatrice d’analyse des traces d’uranium dans le roc.

Anticosti

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA

UNE HYPOTHÈSE ÉCARTÉE

Deux hypothèses s’affrontaient pour expliquer la grande extinction de la fin de l’ordovicien, avant le silurien, voilà 445 millions d’années : le manque d’oxygène dans les océans et une grande glaciation qui a vu la majeure partie des continents recouverte par la glace.

« On a vu que la chute de la quantité d’oxygène avait commencé avant la glaciation et s’était poursuivie après, alors il semble y avoir un stress environnemental lié à l’extinction pendant une longue période de temps », explique André Desrochers, géologue à l’Université d’Ottawa, qui travaille à Anticosti depuis 30 ans et est l’auteur principal de l’étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). « La baisse d’oxygène a eu lieu avant le maximum glaciaire. »

MESURER DES ATOMES

La technologie utilisée par le géologue d’Ottawa est née voilà 10 ans.

« On mesure des atomes d’uranium, dit M. Desrochers. Ce sont des quantités excessivement faibles, très difficiles à analyser en laboratoire. Nous avons calculé le rapport entre deux isotopes d’uranium [atomes d’uranium différant par le nombre de neutrons contenus dans le noyau], et avec ça, on voit un changement majeur qui ne peut s’expliquer que par une baisse de l’oxygène dissous dans les océans. On ne connaît pas la quantité d’oxygène dans l’atmosphère. »

EXPLOSION DE LA BIODIVERSITÉ

L’ordovicien, période géologique qui s’étend de 485 à 445 millions d’années avant notre ère, a connu une explosion sans précédent de la biodiversité.

« C’était surtout dans la mer. Il y avait beaucoup, beaucoup d’invertébrés, dit M. Desrochers. Sur la terre ferme, il y avait peu de végétation et elle était très clairsemée. La vie a commencé à se diversifier sur notre planète il y a 540 millions d’années. »

LE CO2 CAPTURÉ PAR L’ÉROSION

La glaciation de la fin de l’ordovicien est survenue avec la diminution de la quantité de dioxyde carbone (CO2), un gaz à effet de serre, dans l’atmosphère.

« À l’époque, il y avait de 10 à 15 fois plus de CO2 dans l’atmosphère qu’aujourd’hui », dit M. Desrochers, en entrevue alors qu’il se rend donner une formation aux guides du parc national de Mingan.

 « C’est probablement à cause de la formation des grandes chaînes de montagnes. L’érosion chimique des roches capture beaucoup de CO2. »

L’étendue de la glaciation était probablement comparable à celle d’il y a 20 000 ans.

« Il y avait un immense continent, le Gondwana, au pôle Sud. C’est là qu’avait lieu la glaciation. Ça correspond notamment à des terres qui se trouvent aujourd’hui au Maroc. J’y ai aussi travaillé et on voit une corrélation très nette entre la quantité de dépôts glaciaires et le niveau de la mer tel que mesuré à Anticosti. »

L’IMPACT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Selon les calculs de M. Desrochers, à la fin de l’ordovicien, 15 % des fonds océaniques étaient « anoxiques », c’est-à-dire qu’il n’y avait pas d’oxygène dans l’eau.

« Maintenant, moins de 1 % des fonds océaniques sont anoxiques. Mais on sait qu’avec les changements climatiques, depuis 50 ans, les océans perdent leur oxygène. La quantité d’oxygène a baissé de 2 %. C’est en partie à cause de l’acidification et en partie à cause du réchauffement des eaux. »

96 % Proportion des espèces disparues lors de l’extinction de la fin du permien, voilà 251 millions d’années

76 % Proportion des espèces disparues lors de l’extinction de la fin du crétacé, voilà 66 millions d’années

75 % Proportion des espèces actuelles qui pourraient disparaître dans les prochains siècles à cause des changements climatiques

« UN SITE UNIQUE AU MONDE »

André Desrochers espère que sa découverte accélérera la désignation d’Anticosti comme site du patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

« Sur le plan géologique, Anticosti est assez intacte, contrairement à ce qui se passe sur le plan écologique, à cause de l’exploitation forestière. Alors on a de bonnes chances d’être choisi par l’UNESCO. On a un site unique au monde, parce qu’Anticosti était au fond d’une mer à l’équateur et pas trop profond, de sorte qu’il y avait beaucoup de sédimentation. Dans d’autres sites, le taux de sédimentation se faisait de 10 à 100 fois moins vite, si bien qu’on doit analyser la frontière entre l’ordovicien et le silurien sur seulement quelques mètres. Mais il faut prévoir la protection et la valorisation géologique quand même. »

La perspective d’une exploitation pétrolière pose-t-elle problème ?

« Je ne pense pas, les forages ont plutôt été dans le centre-sud de l’île. La frontière ordovicien-silurien se trouve plutôt à l’ouest, sur les falaises côtières. Et je pense qu’il est difficile de revenir en arrière au sujet de l’interdiction de l’exploitation pétrolière. Les sociétés ont été compensées assez largement. »

http://www.lapresse.ca/

Notre amour des grignotines tue les orang-outans


On nous dit souvent que l’huile de palme est un produit durable. Mais malheureusement la réalité est tout autre. En Indonésie, elle est tellement cultivée qu’en fait, c’est une monoculture et nuit à tout a l’environnement et aux animaux qui y vivent sans parler des changements climatiques qui fait aussi des ravages
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Notre amour des grignotines tue les orang-outans

INTERNATIONAL ANIMAL RESCUEDr. Karmele Llano Sanchez leads a team in Indonesia that rescues and rehabilitates orangutans, many of which have fallen victim to forest destruction driven by consumers’ desire for palm oil

Par Tess Riley

Voici la femme qui tente de les sauver

Dr Karmele Llano Sanchez exerçait la profession de vétérinaire, sur l’île indonésienne de Bornéo, lorsqu’elle fut appelée à soigner un orang-outan nommé Jojo. Cette expérience, dit Dr Sanchez, a changé sa vie à tout jamais.

Jojo était détenu comme animal de compagnie, et, quand Dr Sanchez l’a rencontré, il était enchaîné par la cheville, avec des déchets et des eaux usées tout autour de lui. Elle a brisé sa chaîne et lui a administré des médicaments. Cependant, ceci fait, elle s’est trouvée dans l’obligation de l’enchaîner à nouveau et de laisser Jojo là où il était, faute d’endroit où l’on pourrait prendre soin de lui.

Cette rencontre, survenue en 2008, l’a poussée à fonder un centre pour la réhabilitation des orangs-outans. Un an plus tard, elle est revenue chercher Jojo. Après des années de mauvais traitements et d’alimentation inadaptée, il était handicapé et devenu incapable de survivre à l’état sauvage, mais jamais plus il ne serait enchaîné.

Aujourd’hui, l’équipe du Dr Sanchez, de plus de 250 personnes, de la branche indonésienne de l’International Animal Rescue est aux avant-postes de l’effort visant à sauver et réhabiliter les orang-outans vulnérables de Bornéo avant — si possible —, de les relâcher dans la nature.

BBC/INTERNATIONAL ANIMAL RESCUEBaby orangutan Udin is rescued from the illegal wildlife pet trade.

Environ 87 pour cent des orang-outans du monde vivent sur l’île de Bornéo, bien que leur population ait diminué drastiquement durant les vingt dernières années. Certains protecteurs de l’environnement estiment que 150 000 ont disparu des forêts de l’île, au cours des 16 dernières années seulement, si bien qu’il en resterait à peine 70 000.

Certains des animaux sauvés par l’équipe du Dr Sanchez avaient été séparés de leurs mères pour être vendus illégalement comme animaux de compagnie, ou avaient passé toute leur vie emprisonnés ou enchaînés en captivité, comme Jojo. Mais un grand nombre d’entre eux s’étaient retrouvés perdus, affamés ou orphelins, en raison de la déforestation systématique de la forêt tropicale indonésienne, pour une denrée à bas prix, produite en masse, et dont peu de consommateurs ont même entendu parler: l’huile de palme.

Des collations aux produits de beauté, près de la moitié des articles emballés de nos épiceries contiennent de l’huile de palme. Pour produire cette huile, d’immenses pans de forêt tropicale, en Indonésie et dans le pays voisin, la Malaisie, sont défrichés chaque année. En plus d’être un facteur important dans les changements climatiques et de contribuer à l’exploitation de travailleurs précaires, cette déforestation détruit les habitats fragiles et bio-diversifiés dont dépendent des animaux comme les orang-outans — mais aussi les éléphants, les rhinocéros et les tigres.

BBC/ALEJO SABUGO/INTERNATIONAL ANIMAL RESCUESince the explosion in the use of palm oil in 2000, Borneo has lost 20,000 square miles of forest.

Alors que certaines marques affichent fièrement qu’elles utilisent de l’huile de palme durable — c’est-à-dire respectant certains critères environnementaux et certaines normes de travail — en réalité, une telle chose n’existe pas, dit Dr Sanchez.

«Durable ? Une monoculture ne peut tout simplement pas être durable», dit cette femme de 39 ans, en secouant la tête. «Peut-être que, si votre question portait sur une huile de palme plus écologique, alors là oui, ce serait possible. Mais, à l’heure actuelle, cela n’existe pas. »

Le travail qu’accomplissent Dr Sanchez et son équipe est ingrat, compliqué; il implique de rapprocher des entreprises, des autorités gouvernementales et des communautés dans un effort pour réintroduire des primates dans leur habitat naturel — même si ce n’est pas la priorité de tous les acteurs — et, idéalement, de faire en sorte que cet effort ne soit plus nécessaire. Dr Sanchez est catégorique sur le fait que, même si ce type de travail intersectoriel est ardu, il est vital, dans la mesure où les efforts pour la réhabilitation et la réintroduction, à eux seuls, ne sont pas une solution.

«C’est comme lorsque vous êtes malade et que vous prenez une aspirine — vous avez traité les symptômes, mais vous n’avez pas vraiment soigné le problème à la source. Vous pouvez traiter les symptômes indéfiniment, vous comprenez?», dit-elle.

«La solution, dit Dr Sanchez, réside dans la volonté du secteur privé de tenir compte de l’environnement, bien avant que commence tout déboisement, afin de garantir que l’habitat des orang-outans ne soit pas détruit. Alors que certaines entreprises ont réalisé qu’il est dans leur intérêt de rechercher des initiatives de développement plus durables, il y en a encore tellement qui ne s’en préoccupent tout simplement pas», affirme-t-elle.

Ensuite, se pose le problème des entreprises qui comptent sur International Animal Rescue pour les débarrasser des orang-outans après une déforestation.

«C’est bien qu’elles nous appellent [lorsqu’elles ont besoin d’aide]», dit Dr Sanchez.

«Mais, d’un autre côté, jamais elles n’auraient dû déboiser une forêt où vivaient des orang-outans en premier lieu. Nous voulons protéger les animaux, nous voulons sauver les animaux, mais nous ne voulons pas jouer le rôle de service de nettoyage pour ces entreprises, vous comprenez? « Je déboise tout puis je tombe sur quelques orang-outans, donc vous venez et vous les emmenez. Problème résolu! »»

BBC/INTERNATIONAL ANIMAL RESCUEGatot, a young orphan, receives medical care. Ninety-five percent of animals arriving at the International Animal Rescue’s Indonesia center are orphaned orangutan babies.

Les individus, eux-aussi, ont un rôle à jouer — « vous savez, nous, les gens normaux, dit Dr Sanchez, en tant que consommateurs d’huile de palme, nous devons tous faire pression sur le secteur privé pour qu’il fasse ce qui est juste, parce que nous en avons le pouvoir. Si nous arrêtons de consommer des produits, tout le système s’effondre.»

Nous ne pouvons pas continuer à consommer autant que nous le faisons actuellement et prétendre que nous allons protéger l’environnement, c’est juste impossible», affirme-t-elle.

 «Le chocolat, les crèmes glacées, les collations, les Doritos — vous savez, vous pouvez vivre sans.»

Dr Sanchez pense qu’il est encore temps de faire quelque chose, si nous agissons vite.

«Nous appartenons à cette génération de personnes qui voit cette extinction massive des espèces sauvages se produire», dit-elle. «C’est en quelque sorte à portée de main et nous avons la possibilité de faire quelque chose pour y remédier. Peut-être que ce sera trop tard pour la prochaine génération. C’est une grande responsabilité. Mais c’est aussi une bonne sensation. C’est ce qui nous fait aller de l’avant.»

BBC/INTERNATIONAL ANIMAL RESCUEAfter humans, orangutan babies have the longest childhood in the natural world.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l’anglais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

L’humanité menace son propre bien-être en surexploitant la planète


On ne peut pas revenir en arrière, car nous sommes en plein changement climatique. Cependant, pour nos enfants et ceux qui suivront, nous devons agir pour empêcher que tout s’écroule à cause de notre inaction, en temps qu’individu, en temps qu’État.
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L’humanité menace son propre bien-être en surexploitant la planète

 

Le troupeau de caribous de la rivière George  au Labrador est maintenant estimé à moins de 9 000 bêtes. On en comptait 27 000 en 2012 et 800 000 au début des années 90.

Le troupeau de caribous de la rivière George au Labrador est maintenant estimé à moins de 9 000 bêtes. On en comptait 27 000 en 2012 et 800 000 au début des années 90.  Photo : Gracieuseté de Brandon Pardy

L’humanité menace son propre bien-être en surexploitant la planète et en provoquant un déclin de la faune et de la flore dans toutes les régions du monde, confronté à une extinction majeure d’espèces, la première depuis la disparition des dinosaures, selon une vaste enquête scientifique révélée vendredi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous sommes en train de saboter notre propre bien-être à venir! » a déclaré à l’AFP Robert Watson, président de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), à l’origine de cette enquête.

Si rien n’est fait pour enrayer la tendance, la ressource en poissons de la région Asie-Pacifique sera ainsi épuisée d’ici 30 ans et jusqu’à 90 % de ses coraux gravement détériorés d’ici 2050.

En Afrique, ce sont plus de la moitié des espèces d’oiseaux et de mammifères qui seront perdues d’ici 2100, avertit cette étude compilée pour l’IPBES dans quatre énormes rapports régionaux longs de 600 à 900 pages.

La biodiversité – l’indispensable variété des formes de vie sur la Terre – continue à décliner dans chaque région du monde, réduisant significativement la capacité de la nature à contribuer au bien-être de la population. Cette tendance alarmante menace des économies, des moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la qualité de vie des populations partout.

Extrait du rapport de l’IPBES

Durant trois ans, plus de 550 chercheurs ont travaillé bénévolement sur ces évaluations régionales, qui synthétisent les données d’environ 10 000 publications scientifiques, sur les Amériques, l’Afrique, l’Asie-Pacifique et l’Europe-Asie centrale. Le résultat final couvre la totalité de la Terre, hormis les eaux internationales des océans et l’Antarctique.

Une barrière de corail, sous l'eau.

Dans les Seychelles, dans l’océan Indien, des mesures ont été prises pour protéger les barrières de corail, victimes du réchauffement des océans. Photo : La Presse canadienne/AP/The Ocean Agency

Les rapports ont été passés au peigne fin par plus de 750 experts et décideurs de 115 des 129 pays membres de l’IPBES réunis toute la semaine à huis clos à Medellin, en Colombie. Ils en ont rédigé des synthèses d’une trentaine de pages chacune, négociées mot par mot, pour orienter les dirigeants en matière de protection de la biodiversité.

« Trop de gens pensent encore que l’environnement est un luxe. Mais ce n’est pas le cas! » a déploré M. Watson, en faisant le lien entre « biodiversité et changement climatique que nous devons considérer ensemble ».

En Europe et en Asie centrale, « la population de la région consomme plus de ressources naturelles renouvelables que ce qu’elle produit », a pour sa part précisé le professeur suisse Markus Fischer.

Avant cette VIe session, l’IPBES avait déjà averti que la Terre est confrontée à une « extinction massive » d’espèces, la première depuis la disparition des dinosaures il y a environ 65 millions d’années et la sixième en 500 millions d’années.

« Avec les effets croissants du changement climatique […] cette perte pourrait atteindre 40 % d’ici 2050 » dans les Amériques où elle s’élève déjà à 31 %, a-t-elle souligné vendredi pour cette région.

Au cours du siècle écoulé, deux espèces de vertébrés ont disparu chaque année en moyenne sur la Terre. Une autre est sur le point de disparaître avec la mort récente de Sudan, célèbre rhinocéros blanc du Kenyaet dernier mâle de son espèce, décimée par le braconnage et dont il ne reste que deux femelles.

« Si nous continuons ainsi, oui, la sixième extinction, la première causée par les humains, va se poursuivre », a averti M. Watson, ajoutant toutefois que « la bonne nouvelle, c’est […] qu’il n’est pas trop tard ».

Car les rapports de l’IPBES suggèrent aussi des pistes pour minimiser l’impact des activités humaines sur l’environnement : créer davantage d’aires protégées, restaurer les zones dégradées et développer l’agriculture durable.

« Nous devons prendre la biodiversité en compte dans notre façon de gérer l’agriculture, la pêche, la forêt, la terre », a expliqué le président de l’IPBES, conscient que la population mondiale va continuer à croître, donc ses besoins aussi.

Le monde gaspille environ 40 % de la nourriture qu’il produit […]. Si nous pouvions réduire le gaspillage de nourriture, nous n’aurions pas nécessairement à doubler sa production dans les 50 prochaines années. Robert Watson, président de l’IPBES

Lundi, l’IPBES lancera un cinquième rapport, le premier du genre sur l’état des sols de la planète, dégradés par la pollution, la déforestation, l’exploitation minière et des pratiques agricoles non durables.

Cette réunion au sommet se tient dans le pays le plus biodivers de la planète après le Brésil, huit fois plus grand. En l’inaugurant le 17 mars, le président colombien Juan Manuel Santos avait souligné que « ce qui arrive à l’un arrive à tous. »

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Le Saviez-Vous ► Top 10 des infos insolites sur les dinosaures


Les sciences qui étudient les animaux préhistoriques étudient toujours ces animaux avec les restes des découvertes archéologiques. Avec les nouvelles technologies, on continue d’apprendre sur ces bêtes géantes qui ont peuplé la terre et viens soit confirmer ce que les chercheurs pensaient, mais aussi, les recherches viennent chambouler les résultats précédents ..
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Top 10 des infos insolites sur les dinosaures

 

On sait finalement peu de choses sur les dinosaures. Mais ce qui est extraordinaire, c’est que le peu que nous savons est souvent erroné ! Vous pensez par exemple que le T-rex est une machine à tuer perfectionnée… vous allez être étonné. Vous voyez les dinosaures comme de gros lézards… et s’ils ressemblaient finalement plus à de gros poulets à plumes ?

Le T-rex avait une cervelle d’oiseau !

Pour en savoir plus, cliquez sur l'image. © Ohio University College of Osteopathic Medicine

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© Ohio University College of Osteopathic Medicine

On ne sait toujours pas exactement si les Tyrannosaurus rex, souvent dénommés de façon abrégée des T-rex, étaient de redoutables prédateurs ou de simples charognards. Mais on est sûr qu’ils devaient avoir, véritablement, des « cervelles d’oiseaux » et pas seulement parce que les oiseaux sont les derniers dinosaures vivants…

Plus ils sont gros, plus ils sont chauds ! 

Pour savoir s'ils avaient le sang chaud, cliquez sur l'image. © Courtesy of Jon Hughes, www.pixel-shack.com

Pour savoir s’ils avaient le sang chaud, cliquez sur l’image.
© Courtesy of Jon Hughes, http://www.pixel-shack.com

Les dinosaures étaient-ils à « sang chaud » ou à « sang froid » ? Selon Jamie Gillooly et ses collègues de l’Université de Gainesville en Floride, qui publient les résultats de leurs travaux dans Plos Biology, tout dépendait de leur taille ! Il ressort de leur étude que plus les dinosaures étaient imposants, plus leur température était élevée.

Le T-rex, un prédateur… lent

 

Découvrez la vitesse de croisière du T-rex en cliquant sur l'image. © Courtesy of Vlad Konstantinov

© Courtesy of Vlad Konstantinov

Le T-rex qui, selon la légende, était un prédateur hors pair était en fait plutôt lent. Il ne courrait qu’à 30 kilomètres par heure. Pas mal pour un animal de 6 tonnes mais pas non plus spectaculaire pour un soi-disant « roi de la vie animale ». 

Les dinosaures avaient des plumes !

 

Les dinosaures avaient des plumes !

Photo : Archéoptéryx. © Courtesy of Jon Hughes, http://www.pixel-shack.com

La découverte d’un fossile de dinosaure en Chine suggère que les dinosaures ressemblaient davantage à de grands oiseaux qu’à d’imposants lézards à la peau écailleuse. Ce fossile, celui d’un dinosaure carnivore bipède, vieux de 128 millions d’années et haut de 90 centimètres, fournit la première preuve de l’existence de dinosaures recouverts de véritables plumes, comme celles d’oiseaux modernes. Il s’agit du premier fossile de dinosaure non-volant trouvé avec de telles plumes. Il suggère du même coup que l’évolution vers les plumes modernes a commencé avant l’émergence des oiseaux.

Un tiers des dinosaures n’aurait jamais existé

 

© Courtesy of Caren Carr, http://www.karencarr.com

Sur toutes les espèces de dinosaures connues, une sur trois serait une illusion… C’est la conclusion à laquelle ont abouti le célèbre paléontologue John Jack Horner et son collègue Mark B. Goodwin. Des différences morphologiques marquées entre jeunes et adultes auraient induit en erreur les paléontologues. Certaines espèces ne seraient donc pas distinctes.

Les dinosaures pouvaient nager

 

© Courtesy of Jon Hughes, www.pixel-shack.com

Les dinosaures pouvaient nager. Du moins, c’est probable. La découverte s’est faite en examinant des couches de sédiments en grès, déposées il y a environ 125 millions d’années au fond d’un lac situé dans l’actuel bassin de Cameros, en Espagne. La couche date donc du Crétacé inférieur et elle contient une piste de 15 mètres de long. On y distingue une série d’empreintes en forme de S, d’environ 15 centimètres de large et 50 de long qui font penser à des griffures. Au total, il y a six paires de telles empreintes. L’allosaure représenté ici a peut-être laissé ces traces au fond du lac.

Les dinosaures avaient des cancers

 

© DP

Des chercheurs ont analysé, grâce à un appareil portable à rayons X, 10.000 vertèbres de dinosaures provenant de plus de 700 spécimens de musées d’Amérique du Nord. Un seul groupe aurait souffert de tumeur : les hadrosaures ou dinosaures à bec de canard. L’équipe a trouvé 29 tumeurs dans les os provenant de 97 individus de ce groupe d’herbivores de la période du Crétacé.

Les tumeurs les plus courantes étaient des hémangiomes, tumeurs bénignes des vaisseaux sanguins, présents chez 10 % des humains. L’edmontosaurus, qui mesurait 3,5 mètres, a été la seule espèce chez laquelle a été retrouvée une tumeur maligne

Les dinosaures étaient plus grands que prévu

 

© Marmelad, Tedd Marshall, http://www.marshalls-art.com, CC by-sa 2.5

En utilisant un « facteur de correction du cartilage », les scientifiques ont pu montrer que certains dinosaures comme le tyrannosaure n’auraient été plus grands que de quelques centimètres, alors que le tricératops et le brachiosaure auraient gagné au moins 10 % en taille, soit au moins 30 centimètres pour un brachiosaure de 13 mètres. Cela a directement un impact sur le poids des dinosaures, qui a donc aussi été sous-évalué.

Les crocodiles comme Supercroc mangeaient les dinosaures

© Mike Hettwer et National Geographic

Photo : Paul Sereno avec ses crocodiles sahariens. Supercroc lui sert d’accoudoir. Boarcroc (Croc Sanglier) est en haut à droite, Pancakecroc (Croc Galette) en bas à droite. Les petites têtes, en bas à gauche, sont, respectivement, Ratcroc, Dogcroc et Duckcroc

Il y a cent millions d’années, là où se trouve aujourd’hui le Sahara, vivait un monde de crocodiles. Certains étaient de taille modeste mais le plus grand, Sarcosuchus imperator, atteignait environ 12 mètres et devait peser 8 tonnes. Les Anglo-Saxons aiment l’appeler « Supercroc ». Ce géant n’est pas un inconnu, le Français Philippe Taquet l’a découvert en 1964. La trouvaille de l’équipe menée par Paul Sereno, qui travaille pour le National Geographic, et Hans Larsson, de la McGill University de Montréal, n’est donc pas une surprise.

Mais elle n’est pas la seule. Depuis 2000, ces paléontologistes explorent le Sahara en plusieurs endroits, notamment au Niger et au Maroc. Dans ces sites qui, il y a cent millions d’années, se situaient au cœur d’un continent unique, le Gondwana, en train de se morceler, l’équipe a exhumé cinq autres espèces de crocodiliens, dont trois étaient inconnues de la science. Pour poursuivre l’habitude des surnoms, les découvreurs les ont baptisées « Boarcroc », « Ratcroc », « Dogcroc », « Duckcroc » et « Pancakecroc ». Leurs découvertes font l’objet d’une publication scientifique dans la revue Zookeys mais aussi d’un reportage sur la chaîne de télévision du National Geographic, intitulé When Crocs Ate Dinosaurs (« Quand les crocodiles mangeaient les dinosaures », diffusé le 21 novembre 2009).

 

La disparition des dinosaures a fait grandir les mammifères

 

© Courtesy of Karen Carr, http://www.karencarr.com

Après la grande extinction du Permien-Trias (il y a environ 252 millions d’années) et en quelques dizaines de millions d’années, les premiers dinosaures et les premiers mammifères apparaissent sur Terre. Les dinosaures vont rapidement s’imposer et bloquer aussi bien la diversification que la croissance en taille des mammifères. Ce n’est que lorsque l’astéroïde 298 Baptistina provoque leur extinction massive qu’une explosion radiative évolutive se produira chez les mammifères.

Un groupe de paléontologues, biologistes (spécialistes de l’évolution) et de macroécologistes mené par Felisa Smith (de l’université de New Mexico) vient de confirmer qu’à partir de la crise KT (entre Crétacé et Tertiaire, ou cénozoïque, il y a 65 millions d’années) se produit sur tous les continents une croissance de la taille des nouvelles espèces de mammifères. Ce serait donc bien grâce à la disparition des dinosaures que des géants comme le baluchithère ont pu fouler le sol de la Planète bleue.

http://www.futura-sciences.com/

Extinction massive : nul n’est à l’abri


Je pense que beaucoup seront d’accord qu’il y a une extinction massive sur divers animaux présentement.
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Extinction massive : nul n’est à l’abri

Un crâne sur un sol aride © Jones/REX Shutterstock/SIPA

Un crâne sur un sol aride © Jones/REX Shutterstock/SIPA, 

Les espèces les plus répandues sur Terre ne sont pas plus à l’abri d’une extinction massive que les autres. selon une étude britannique

CATASTROPHE. Extinction massive : l’expression sonne comme un titre de scénario hollywoodien. Très rares, on n’en dénombre que 5, survenues sur Terre pendant les derniers 540 millions d’années. Or selon certains chercheurs, notre planète serait déjà en train de connaître le sixième épisode de ce phénomène. Un certain nombre d’études ont en effet montré que le rythme actuel de disparition d’espèces animales est aussi rapide aujourd’hui, sinon plus, que pendant les extinctions de masse du passé. Pourtant, les espèces présentes sur une large zone géographique courent en général moins de risque de disparaître que celles qui occupent des aires plus restreintes, leur implantation les protégeant des conséquences de catastrophes environnementales locales. Mais devant l’imminence d’un cataclysme global, cette règle vaut-elle toujours ? Non, selon une étude publiée mardi 11 août par la prestigieuse revue scientifique Nature Communications. En cas d’extinction massive, toutes les espèces animales seraient logées à la même enseigne. Et il s’agirait d’une forme d’exception.

80% de disparition… à cause du volcanisme

« Notre étude montre que les règles de survie, dans des périodes d’extinction massive, sont très différentes de celles qui prévalent en temps normal », soulignent les auteurs, Alex Dunhill et Matthew Wills, des universités de Leeds et de Bath, au Royaume-Uni.

 C’est grâce aux fossiles de vertébrés terrestres qu’ils ont pu aboutir à de telles conclusions. Et en particulier en étudiant des dinosaures (sur une période allant d’il y a 145 à 252 millions d’années). Les chercheurs ont ainsi découvert que bien qu’une plus large implantation géographique protège contre l’extinction « normale », autrement dit l’extinction de routine qui se produit tous les jours, les phénomènes d’extinction de masse s’accompagnent souvent d’un volcanisme intense… et la plupart du temps meurtrier. Lors de la crise de la biodiversité survenue il y a 200 millions d’années entre le Trias et le Jurassique, les éruptions volcaniques, alliées à un changement climatique rapide, ont ainsi provoqué la disparition d’environ 80% des espèces de la planète.

Angistorhinus grandis, un phytosaure de la fin du Trias © Nobu Tamura / Wikimedia

Pourtant, même dans ces conditions, il existe encore des disparités.

« De nombreux groupes d’animaux ressemblant à des crocodiles [par exemple des phytosaures] se sont éteints après ce phénomène d’extinction massive à la fin du Trias alors qu’ils étaient vraiment diversifiés et largement répandus« , explique Alex Dunhill. « Au contraire, les dinosaures, qui, en comparaison, étaient relativement rares et moins répandus, ont échappé à l’extinction et ont dominé les écosytèmes terrestres pendant les 150 millions d’années suivantes ». Suite à la disparition des dinosaures, « c’est un mécanisme de ce type qui a ouvert la voie aux mammifères puis à l’espèce humaine« , commente-t-il encore.

 Le propos semble contradictoire: toutes les espèces ne serait-elles en définitive pas égales devant l’extinction ?

Survie du plus résilient

En fait, une telle crise « bouleverse le statu quo évolutif en permettant à des groupes qui étaient précédemment secondaires de devenir dominants”, explique Matthew Wills.

Ainsi, les mammifères ayant succédé aux dinosaures après  l’extinction du Crétacé-Tertiaire auraient survécu grâce à leur petite taille… ou encore de par leur aptitude à creuser des terriers pour se protéger. C’est ainsi la détention d’avantages évolutifs particuliers face à un changement brutal d’environnement qui va protéger une espèce d’une extinction massive et lui conférer la plus grande résilience, plutôt que l’abondance de ses représentants tout autour du globe. En ce qui concerne la situation actuelle, Alex Dunhill est peu optimiste :

« Nous créons aujourd’hui les mêmes conditions [qu’un épisode d’extinction massive] par l’activité humaine, simplement à un rythme plus rapide ».

RÉSILIENCE ÉCOLOGIQUE. Il s’agit de la capacité d’un écosystème à retrouver une marche normale après avoir subi une importante perturbation. En temps normal, une répartition géographique plus étendue protège ainsi les espèces des phénomènes locaux. Mais elle ne peut rien contre une catastrophe globale.

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