Des coquerelles ont perdu le goût du sucre pour survivre


Personnes ne veut des coquerelles dans leur maison, car elles sont difficiles a faire quitter notre résidence qu’il faut faire appel aux exterminateurs. Le seul problème, c’est que ces cafards ont trouvé une manière de se protéger tout en transmettant à leur progéniture le moyen de d’éviter le piège des exterminateurs
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Des coquerelles ont perdu le goût du sucre pour survivre

Une coquerelleIl existe quelque 4000 espèces de blattes sur la planète  Photo :  iStockphoto

Le meilleur ennemi de l’homme, la coquerelle, a développé en quelques années dans ses gènes une aversion au sucre, affirment des scientifiques américains. La raison de cette évolution rapide? Survivre dans la bataille qui les oppose aux humains, explique Jules Silverman, professeur d’entomologie à l’Université de Caroline du Nord.

Contexte

Depuis le milieu des années 1980, les exterminateurs utilisent une forme de glucose (une forme de sucre) pour enrober les appâts empoisonnés et détruire ces insectes envahisseurs.Toutefois, après 7 à 8 ans d’utilisation, le poison a cessé de faire effet, et les populations de cafards ont commencé à se multiplier rapidement, au grand dam des exterminateurs et à la surprise des scientifiques.

Or, l’équipe du Pr Silverman a découvert que les coquerelles ne sont pas devenues résistantes aux insecticides, mais qu’elles ont tout simplement arrêté de manger des appâts contenant du glucose.

L’équipe a aussi découvert que cette aversion pour le sucre était héréditaire et qu’elle était donc transmise de génération en génération.

Jusqu’aujourd’hui, la bataille avec ces insectes portait sur leur capacité à développer une résistance aux insecticides.

Ces travaux montrent en fait que cette « course aux armements » inclut également une résistance dans le comportement à certains types de nourriture, dans ce cas, le sucre.

« La plupart du temps des mutations génétiques entraînent la perte d’une fonction biologique, or ici, c’est l’opposé puisque ces cafards ont acquis une nouvelle fonction, à savoir déclencher des capteurs sensoriels gustatifs de l’amertume en présence de glucose. » — Coby Schal, Université de Caroline du Nord

C’est ainsi que le système gustatif de ces insectes a été modifié.

Dans leur recherche, les chercheurs ont testé ce changement avec des tests sur la langue et les deux paraglosses, un appendice de la bouche des insectes. Ces tests ont montré des réactions électrophysiologiques indiquant que le glucose stimulait les capteurs nerveux de l’amertume.

Ceci donne aux cafards un nouveau comportement qui représente une adaptation incroyable aux pressions de l’environnement pour survivre. […] Jusqu’alors les cafards adoraient la saveur sucrée. Les cafards viennent de nous devancer dans la course aux armements que nous leur livrons, et ce, en sept ou huit ans.

Les auteurs, dont les résultats sont publiés dans la revue Science, expliquent s’agit d’une réponse génétique très rapide face aux très fortes pressions de la sélection provoquées par les insecticides.

Selon eux, l’évolution dépend également de la durée de vie des générations.

La modification dans leur système gustatif a un prix. Les coquerelles allergiques au sucre connaissent une croissance plus lente que la normale en laboratoire.

Les chercheurs veulent maintenant savoir comment ce trait persiste dans la nature, où la disponibilité de nourriture est probablement limitée.

Le saviez-vous?

Communément appelée coquerelle au Québec, la blatte porte plusieurs noms. En Europe, elle est appelée cafard ou cancrelat,  et en Haïti, ravet.

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Montréal ► Les rats sortent des égouts


Dire qu’a New York a des rats, tout le monde le sait .. A Montréal, on s’en doute étant donné que c’est une grande ville. Mais que cette population augmente car ils profitent des accès des égouts a découverts lors des démolitions ou encore de la construction ..
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Montréal ► Les rats sortent des égouts

 

Les rats sortent des égouts

La multiplication des chantiers de construction à Montréal ainsi que la vétusté du réseau d’égouts de la métropole contribuent à la prolifération de rats.

Ayant révélé en 2008 qu’on retrouve quelque quatre millions de rats dans la ville, soit deux pour chaque habitant, l’équipe de J.E. a constaté que l’épidémie de rats continue de s’aggraver.

Selon l’exterminateur Harold Leavy, on note annuellement une hausse de 5 à 10 % du nombre de plaintes enregistrées par des citoyens et la situation continuerait de s’aggraver, un phénomène qui ne serait pas étranger aux travaux effectués dans certains quartiers de Montréal.

Oeuvrant dans ce domaine depuis 30 ans, M. Leavy explique que la présence de rats survient règle générale aux endroits où la Ville effectue une réparation dans le système d’égouts et à proximité des chantiers.

«Quand il y a de la construction, ça veut souvent dire qu’il y a des égouts à ciel ouvert partout», assure l’exterminateur.

La situation pose particulièrement problème dans le centre-ville, où les chantiers se multiplient. L’arrondissement Ville-Marie a toutefois refusé d’accorder une entrevue à la caméra.

La Ville de Montréal a augmenté, depuis quelques années, les sommes consacrées à la rénovation des égouts.

Harold Leavy estime néanmoins que les élus ne prennent pas le problème des rats au sérieux.

Pour appuyer ses dires, il donne l’exemple d’un terrain vague de Montréal où on retrouvait jadis deux usines ayant été démolies et dont les tuyaux d’égouts n’ont jamais été murés, fournissant du coup un passage rêvé pour les rats qui souhaitent remonter à la surface.

Un réseau fragilisé

La décrépitude du réseau d’égouts, composé de 6 000 km de tuyaux, facilite également la vie aux rongeurs.

Selon un rapport de SNC-Lavalin/Dessau-Soprin, d’ici un peu plus de 20 ans, le quart du réseau sera périmé, ce qui représente 1 500 kilomètres de tuyaux, soit la distance entre Montréal et le Manitoba.

De plus, certains travaux de construction viennent fragiliser les égouts, contribuant à l’apparition de nouvelles, qui fournissent à chaque fois une nouvelle porte de sortie aux rats.

Pendant que les bestioles continuent de courir dans les rues de Montréal, l’Alberta a complètement éliminé les rats de son territoire depuis 1950 grâce à un programme d’éradication systématique.

Imposant notamment le murage des égouts lorsqu’on démolit un bâtiment, le programme interdit également de posséder un rat domestiqué.

http://tvanouvelles.ca