Le Saviez-Vous ► Les représentations de l’Afrique, de l’Antiquité au XIXe siècle


Depuis l’Antiquité, l’Afrique a eu des visiteurs de différents pays qui ont cartographier ce continent. Avec ces expéditions, le visage de l’Afrique a changé pour enfin le définir sa forme, ses frontières, telles que nous connaissons aujourd’hui.
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Les représentations de l’Afrique, de l’Antiquité au XIXe siècle


Isabelle Bernier

Historienne


Le continent africain n’a pas connu de véritable colonisation européenne avant les années 1850 : les Portugais installent des comptoirs de commerce le long de ses côtes ouest et est, entre 1440 et 1498 ; du XVIe au XVIIIe siècle, l’Afrique intègre les circuits coloniaux mondiaux avec la traite des esclaves mais ce territoire immense reste inconnu des Européens, malgré de très nombreuses tentatives de cartographie. 

Dès l’Antiquité gréco-romaine, on voit apparaître chez Eratosthène et Pline, la description d’un vaste continent limité au nord par la Méditerranée et à l’est par la mer Rouge. On émet l’hypothèse d’une jonction des mers occidentale et orientale à son extrémité sud. Le terme « Africa » est réservé à la partie nord de l’Afrique, les territoires sub-sahariens sont nommés « Aethiopia ». La province romaine d’Afrique s’étend sur les côtes de Libye, Tunisie et Algérie actuelles. Au IIe siècle de notre ère, Ptolémée fixe un modèle qui va dominer la géographie occidentale et arabe pendant tout le Moyen Âge : l’Afrique s’étend bien au-delà du Sahara et le sud du désert est bordé par un océan ; le continent se prolonge plus vers l’est que vers le sud. À l’intérieur des terres, sont mentionnées la Lybie au nord et l’Éthiopie au sud ; figure également le tracé du Nil.

Représentation du monde, carte datée de 1482, d'après le traité « Geographia » ou « Cosmographia » de Ptolémée rédigé vers 150. On aperçoit le continent africain à gauche du planisphère en brun clair. © Wikimedia Commons, domaine public

Représentation du monde, carte datée de 1482, d’après le traité « Geographia » ou « Cosmographia » de Ptolémée rédigé vers 150. On aperçoit le continent africain à gauche du planisphère en brun clair. © Wikimedia Commons, domaine public

Jusqu’au IVe siècle, des expéditions romaines ont lieu en Afrique sub-saharienne, en direction du lac Tchad et de l’Afrique de l’ouest (peut-être jusqu’au fleuve Sénégal). Ces expéditions sont menées par des groupes de militaires et de marchands dont la principale motivation est de sécuriser la route de l’or et des épices. Des objets romains ont été trouvés dans le Sahara, le long des routes caravanières occidentales : céramiques, verreries, bijoux et monnaies datant du IIe au IVe siècle.


Incursions chinoises en Afrique

Plus d’un siècle avant le passage du Cap de Bonne-Espérance par Bartolomeu Dias en 1488, ce sont les navigateurs chinois qui abordent les premiers les côtes de l’Afrique australe. La plus ancienne représentation cartographique connue de l’Afrique est le Da Ming Hun Yi Tu, « carte du grand empire Ming », gigantesque planisphère daté de 1389. Un navigateur chinois Zheng He nommé amiral des mers de l’Ouest par l’empereur, organise la première expédition impériale en 1405, avec plus de 300 vaisseaux et 30.000 hommes. La flotte sillonne les côtes de l’Asie (Vietnam, Indonésie, Sri Lanka, Inde, Yémen) et parvient jusqu’en Somalie et au Kenya. Les Chinois ont laissé très peu de témoignages de leur passage en Afrique : des poteries du XIIIe siècle et des inscriptions en caractères chinois ont été retrouvées en Afrique du Sud.

Carte du monde dessinée en Corée en 1402, s'inspirant du « Da Ming Hun Yi Tu » chinois de 1389. On aperçoit l'Afrique complètement à gauche (sous l'Europe), la Chine au milieu de la carte et le Japon à droite. © Wikimedia Commons, domaine public

Carte du monde dessinée en Corée en 1402, s’inspirant du « Da Ming Hun Yi Tu » chinois de 1389. On aperçoit l’Afrique complètement à gauche (sous l’Europe), la Chine au milieu de la carte et le Japon à droite. © Wikimedia Commons, domaine public

La vision médiévale de l’Afrique

Le continent africain apparaît entièrement dans des cosmographies arabes et sur des mappemondes européennes du Moyen Âge. En fait, il s’agit de formes abstraites dont le tracé s’inspire de textes antiques et de récits de voyageurs. Les images que possèdent alors Européens et Arabes de l’Afrique demeurent très floues jusqu’au XVe siècle, par manque de connaissances géographiques du continent. Au Moyen Âge, ce qu’on appelle « Afrique » tient une importance plus grande dans l’imaginaire européen que dans la pensée arabe ; dans la culture latine, on pense le monde en trois parties : l’Europe, l’Asie et l’Afrique. En Orient, on divise le monde en climats donc l’Afrique n’est pas représentée comme un continent à part entière. Elle est séparée en deux, avec une prédominance donnée au nord et une tendance à étendre la côte est-africaine vers l’Inde.

Carte de l'Afrique inspirée de Ptolémée, par Sebastian Münster en 1554. © Wikimedia Commons, domaine public

Carte de l’Afrique inspirée de Ptolémée, par Sebastian Münster en 1554. © Wikimedia Commons, domaine public

En dépit de son importance symbolique, l’Afrique est encore tronquée sur les cartes européennes : au XVe siècle, l’évolution scientifique qui précède les expéditions, métamorphose les représentations du monde. La géographie de Ptolémée a permis de faire avancer la thèse d’une réunion des océans Atlantique et Indien au sud de l’Afrique. En 1459, l’Italien Fra Mauro inspiré par les textes de voyageurs, donne un nouveau visage au monde tel qu’on le dessine à l’époque : l’océan Indien sert de limite à l’Afrique, à l’est et au sud.

Mappemonde de Fra Mauro en 1459 ; inversée par rapport à l'originale qui place le sud en haut de la carte. Bibliothèque nationale San Marco, Venise. © Wikimedia Commons, domaine public

Mappemonde de Fra Mauro en 1459 ; inversée par rapport à l’originale qui place le sud en haut de la carte. Bibliothèque nationale San Marco, Venise. © Wikimedia Commons, domaine public

La navigation portugaise le long des côtes ouest de l’Afrique à partir du XVe siècle, se traduit par un renouveau de la cartographie de ces régions : des cartes marines sur parchemin ou portulans, sont de plus en plus précises sur le tracé des côtes mais restent encore influencées par Ptolémée. Les Portugais s’installent sur la côte de Guinée au XVe siècle puis franchissent le cap de Bonne-Espérance et remontent vers la côte est avant 1498 (arrivée de Vasco de Gama à Goa en Inde).

Cartographie hypothétique d’un continent inconnu

La production portugaise du XVIe siècle sert de base aux représentations de l’Afrique jusqu’à la fin du XVIIe siècle. En parallèle, les cartographes de Venise enrichissent leurs publications d’informations sur l’Afrique intérieure : noms de peuples, toponymes… Vers 1600, les géographes parviennent à un accord global sur le tracé des côtes africaines mais l’immense territoire reste largement inconnu.

Les nouvelles explorations menées par les Européens en Afrique au XVIIe siècle sont très rares et la production cartographique, dominée par les géographes hollandais, évolue peu. La famille Blaeu réalise des cartes de l’Afrique centrale et australe : celle dessinée par Willem Blaeu en 1638, la « Nova descriptio Africae », est abondamment copiée.

Carte de l'Afrique dessinée par Willem Blaeu, édition colorisée de 1644. Exemplaire de 1638 à la Bibliothèque nationale de France. © Wikimedia Commons, domaine public

Carte de l’Afrique dessinée par Willem Blaeu, édition colorisée de 1644. Exemplaire de 1638 à la Bibliothèque nationale de France. © Wikimedia Commons, domaine public

Au XVIIIe siècle, l’esprit scientifique des Lumières incite les cartographes à retirer les données hypothétiques, ce qui fait réapparaître de vastes zones blanches au cœur de l’Afrique. En 1749, Jean-Baptiste Bourguignon d’Anville publie une carte du continent africain au tracé épuré, œuvre qui fera référence pendant près d’un siècle.

Carte de l'Afrique réalisée par Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville en 1749. Bibliothèque nationale de France. © gallica.bnf.fr, BnF

Carte de l’Afrique réalisée par Jean-Baptiste Bourguignon d’Anville en 1749. Bibliothèque nationale de France. © gallica.bnf.fr, BnF

Les visées impérialistes des puissances européennes au XIXe siècle vont multiplier les explorations vers les terres intérieures de l’Afrique. L’expédition de Bonaparte dès 1798, permet aux Français de cartographier l’Egypte et le Levant (Proche-Orient). La question des sources du Nil intriguent les géographes depuis l’Antiquité et va pousser de nombreux voyageurs à explorer le continent africain : David Livingstone, Henry Stanley… Soutenus par les sociétés savantes européennes, ces explorateurs accélèrent la connaissance de l’Afrique intérieure. L’expédition de Stanley en 1874-1877 résout la plupart des questions cartographiques sur le Haut-Nil et le Congo. 

« Carte générale de l'Afrique d'après les dernières découvertes », dessinée par Georges Andriveau Goujon en 1880. Bibliothèque de l'université de Princeton, département des cartes. © Wikimedia Commons, domaine public

« Carte générale de l’Afrique d’après les dernières découvertes », dessinée par Georges Andriveau Goujon en 1880. Bibliothèque de l’université de Princeton, département des cartes. © Wikimedia Commons, domaine public

La remise à plat des cartes européennes de l’Afrique culmine avec la conférence de Berlin de 1884 et son découpage des frontières africaines, c’est la victoire de l’impérialisme européen : l’Afrique doit être explorée pour être occupée. La géographie de la fin du XIXe siècle s’en ressent : l’intérêt se porte vers les questions de frontières et d’exploitation des territoires. La fabrication des cartes entre dans le domaine des états : c’est le bureau de cartographie de l’armée française qui publie la première carte générale détaillée du continent africain en 1888.

À noter

Les Africains se sont représenté leur territoire et ses limites mais les cartes ont été tracées sur des supports non pérennes ; ces représentations africaines de l’espace ont existé sous une forme dont on n’a plus de trace aujourd’hui.

https://www.futura-sciences.com/

Les Hommes faisaient-ils du sport durant la Préhistoire ?


Du sport pendant la préhistoire ? Peut-être pas tout à fait comme on l’entend, mais ils devaient être très en forme en tout cas pour la chasse. Eux au moins quand ils tuaient un animal, c’était pour se nourrir, vêtir et se défendre. Ils devaient user de stratégie et utiliser avec le temps des outils qui demandaient une force de lancer pour viser la proie. Ils s’adonnaient aussi à la nage, la marche, sûrement la course et plus tard a pagayer.
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Les Hommes faisaient-ils du sport durant la Préhistoire ?

 

chasse préhistoire

Crédits : Flickr

par Yohan Demeure

Les Homo erectus, Homo sapiens ou encore Néandertal étaient loin de pratiquer les sports des Jeux olympiques mais il s’agissait tout de même de grands sportifs dans la mesure ou ceux-ci devaient être en forme pour survivre.

Homo erectus, qui aurait vécu en Asie entre 1 million d’années et 140 000 ans avant J.C. organisait des expéditions de chasse comme les archéologues l’affirment via les découvertes de restes d’animaux près de fossiles humains.

Par ailleurs, le caillassage était alors une pratique très rependue et des boules 1 kilo ou de 500 grammes pouvaient provoquer des fractures chez certains animaux de taille moyenne comme les impalas. Ainsi, étant donné que la chasse est actuellement considérée comme une sorte de sport, nous pouvons conclure qu’avec les moyens de l’époque, cette pratique devait être bien plus physique !

En réalité, la chasse était l’activité principale de l’Homme préhistorique. L’Homme de Néandertal avec son physique imposant n’hésitait pas à chasser le petit gibier à l’arme de jet et préparait des attaques contre des animaux plus imposants tels que le rhinocéros et le mammouth.

Plus proche de nous, l’Homo sapiens, il y a plus de 15 000 ans, s’imposait un apprentissage drastique pour manier le propulseur, une arme qui s’apparente au tir à l’arc. Ainsi, l’Homme va pouvoir se tenir à bonne distance de sa proie tout en gardant une force de projection et une précision comparable à celles obtenues auparavant, ce qui représente une révolution. De plus, il faut savoir que la vitesse du projectile est multipliée par trois par rapport à un lancer à la main et que la distance de tir pouvait atteindre jusqu’à 100 mètres.

Par ailleurs, la chasse n’était pas seule preuve d’activité physique puisque 8 000 avant J.C., Homo sapiens pagayait à bord d’une pirogue alors que ses contemporains nageaient.

Voici une démonstration de tir au propulseur préhistorique par un amateur passionné :

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Femmes illégales à bord !


Dans l’expédition Franklin qui a péri au Nunavut au nord du Canada en 1845 aurait eu probablement 4 femmes à bord. Cela reste encore à confirmer. Cependant, dans l’histoire marine, il y a eu des femmes qui ont voyagé au bord de bateau souvent déguisées en hommes pour vivre l’aventure
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Femmes illégales à bord !

Le sort des membres de la mythique expédition Franklin commence à s’éclaircir grâce à la découverte des deux épaves de l’expédition et de nouvelles analyses d’ADN sur de nombreux corps découverts depuis le 19e siècle. Ces analyses viennent de révéler la possibilité, bien qu’il y ait un pourcentage d’erreur, que 4 femmes aient pu faire partie de l’expédition… Profitons de la découverte pour nous intéresser à des femmes qui ont osé le déguisement jadis pour pouvoir naviguer!


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Les récentes analyses:


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Le 20 avril dernier, des chercheurs étudiant depuis un certain temps déjà l’ADN de 24 corps de membres de l’expédition Franklin, dont les navires sont restés coincés dans les glaces du Nunavut en 1845, ont publié les premiers résultats de leurs analyses dans la revue Journal of Archaeological Science. Avec la création d’une nouvelle banque de données à partir de leurs échantillons, ils espèrent ainsi pouvoir identifier formellement certains membres de l’équipage. 


Des ossements découverts en 1945
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Les chercheurs ont toutefois eu une surprise en réalisant que quatre de leurs échantillons étaient liés à des femmes et non pas des hommes. Auraient-elles pu être des Inuit entrées en contact avec les hommes de l’expédition? Les chercheurs réfutent cette possibilité puisque l’ADN extrait et les données archéologiques associent plutôt ces échantillons à des Européens. Il faudra plus d’analyses pour identifier formellement ces corps à des femmes cependant, puisque ces premières analyses contiennent un pourcentage d’erreur, notamment parce que la faiblesse d’ADN peut diminuer la présence des chromosomes masculins.

Pendant très longtemps, les femmes n’étaient pas acceptées à bord de la plupart des navires, mais certaines sont parvenues à entreprendre de grands voyages en se déguisant en hommes… Voyons trois exemples historiques!

Anne Bonny et Mary Read:


Gravure anonyme d’Anne Bonny du 18e siècle
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Alors que le pirate Jack Rackham le Rouge commençait ses pillages en mer en 1719, il fit la connaissance d’une femme de descendance irlandaise, Anne Bonny, mariée à un marin de Caroline du Sud. Ils tombèrent amoureux et Anne fut même punie de coups de fouets par le gouverneur des Bahamas pour adultère.


Gravure de Rackham le Rouge
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Elle choisit de s’enfuir avec Jack, qui avait brisé son pardon pour piraterie, et le fit en volant le navire de son mari! La vie sur un navire de pirates impliquait un habillement plus masculin que féminin pour Anne, notamment pour ne pas être remarquée alors qu’elle vivait dans l’illégalité. Jack découvrit toutefois qu’un homme était beaucoup trop près de sa bien-aimée à bord et lorsqu’il menaça de le tuer, Anne lui révéla qu’il s’agissait en réalité d’une femme du nom de Mary Read. Cette Britannique rêvant d’aventure avait passé la grande partie de sa vie d’adulte déguisée en homme. Il la garda dans son équipage et Rackham le Rouge devint entre autres célèbre pour avoir écumé les mers avec deux femmes pirates!

Jeanne Barret:


Portrait imaginé de 1817
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Jeanne Barret, née en Bourgogne Franche Comté au 18e siècle, est un cas assez unique dans l’Histoire! Elle était entrée comme aide-ménagère au service d’un botaniste du nom de Philibert Commerson et ce dernier avait réalisé qu’elle était précieuse pour l’aider à classer ses échantillons, ses livres et ses données. Elle était beaucoup plus méticuleuse que lui et il semble conséquemment lui avoir appris à lire et écrire et lui avoir enseigné les bases de la botanique.


Détroit de Magellan
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Ils tombèrent amoureux, eurent même une enfant et en 1766, la marine royale française annonça un voyage autour du monde qui intéressa vivement le couple de botanistes. Problème, les femmes étaient interdites sur les bateaux et les officiers qui osaient contrevenir à la loi étaient suspendus et emprisonnés. Jeanne se coupa donc les cheveux, banda sa poitrine et changea son nom pour Jean Baré. Elle put ainsi accompagner son mari à bord de l’Étoile, navire d’expédition commandé par Louis Antoine de Bougainville, vêtue de l’uniforme de marin!

Elle devint ainsi la première femme à faire la circumnavigation, alors qu’elle n’avait que 26 ans…

 

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com/

Le Saviez-Vous ► La folle histoire du chasseur de trésor prisonnier tant qu’il ne livrerait pas la cachette de son butin


Une histoire rocambolesque causée par la cupidité après une découverte d’un trésor d’un bateau, le S.S. Central America qui a sombré dans les eaux en 1857 lors d’un passage d’un ouragan
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La folle histoire du chasseur de trésor prisonnier tant qu’il ne livrerait pas la cachette de son butin

 

Fishpool gold coins | Lawrence OP via Flickr CC License by

Fishpool gold coins | Lawrence OP via Flickr CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Ses créanciers veulent savoir où il a placé l’or qu’il a trouvé en1988 dans l’Atlantique.

Il était considéré comme l’un des plus grands chasseurs de trésors des temps modernes. Aujourd’hui, il est devenu le prisonnier avec l’un des secrets les plus fascinants de ce début de siècle.

Tommy G. Thompson s’est fait connaître en 1988 lorsqu’il a retrouvé un navire rempli d’or dans l’Océan Atlantique. En 1857, un ouragan avait fait sombrer le S.S. Central America, coûtant la vie à 425 personnes et envoyant au fond de l’eau au moins trois tonnes du précieux métal. Après des années de recherches, l’expédition de Thompson a réussi à trouver l’emplacement exact du naufrage et y a envoyé un sous-marin du nom de Nemo pour plonger à plus de deux kilomètres de profondeur et récupérer le trésor, fait principalement des lingots et des pièces d’or. C’était le plus gros jamais découvert dans l’histoire des États-Unis.

Sauf que, comme le raconte aujourd’hui le Washington Post, la suite ne s’est pas passée comme prévue. Pour mener à bien les recherches nécessaires à la découverte et lancer l’expédition, Tommy Thompson a eu besoin d’investisseurs capables de croire en lui et de financer son expédition. Le trésor ayant révélé son potentiel, tous se frottaient les mains. Il leur a fallut de longues années pour comprendre que Thompson ne voulaient pas payer ses dettes.

«Deux des plus gros investisseurs de l’expédition ont amené l’affaire devant la justice dans les années 2000, écrit le journal, l’accusant d’avoir vendu presque tout l’or et gardé l’ensemble des profits pour lui.»

En 2012, un juge fédéral ordonne à Thompson de se présenter, ce qu’il ne fera pas, y compris quand un mandat d’arrêt est délivré contre lui.

Pendant trois ans il s’est caché avec sa compagne, louant une énorme maison en Floride sous un faux nom et qu’il payait avec l’or du S.S. Central America.

Il est devenu «l’un des fugitifs les plus intelligents», dira à l’époque un enquêteur.

 Derrière lui, il ne laisse que de maigres indices, comme un livre intitulé Comment être invisible. Finalement, il est arrêté en janvier 2015 lorsque les forces de l’ordre réussissent à pister la nuit d’hôtel payé par sa compagne.

Au début, la recherche des pièces d’or semble prendre une tournure positive: Thompson a plaidé coupable et semblait même accepter de donner l’emplacement du trésor, situé au Belize. Puis plus rien. Son avocat a récemment affirmé que Thompson avait des problèmes de mémoire, un argument vite balayé par le juge. La quête du trésor volé semble donc bloquée, à moins que le chasseur décide de parler. Une confession qui lui permettrait de quitter sa cellule dans un futur proche. En attendant, il doit payer une amende de mille dollars par jour. Ça en fait des pièces d’or. 

http://www.slate.fr/

Parcs Canada confirme la découverte duTerror


Maintenant, c’est officiel le navire qui a quitté l’Angleterre en 1845 est bien celui qui a fait naufrage dans l’Arctique est bien le Terror qui faisait partie de l’expédition Franklin
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Parcs Canada confirme la découverte duTerror

 

Au fil de trois plongées, les spécialistes de... (PHOTO FOURNIE PAR PARCS CANADA)

 

Au fil de trois plongées, les spécialistes de Parcs Canada ont identifié le Terror, qui était le navire amiral de l’expédition, par la configuration du beaupré, la position de la barre du navire, le port d’embarquement et les dalots de pont.

Parcs Canada vient de confirmer la découverte d’un célèbre navire de l’expédition Franklin en Arctique au XIXe siècle, le Terror. L’annonce avait été faite il y a deux semaines par une fondation privée de recherche, mais l’agence fédérale n’avait pas voulu la confirmer.

Au fil de trois plongées, les spécialistes de Parcs Canada ont identifié le Terror, qui était le navire amiral de l’expédition, par la configuration du beaupré, la position de la barre du navire, le port d’embarquement et les dalots de pont. Les conditions de la plongée étaient difficiles.

Parcs Canada date toutefois la découverte du 18 septembre, une dizaine de jours après le moment où l’Arctic Research Foundation estime avoir découvert le Terror. L’organisme, financé par le cofondateur de RIM, le fabricant des téléphones BlackBerry, a annoncé la nouvelle en primeur au quotidien britannique The Guardian le 10 ou le 11 septembre.

L’expédition de Sir John Franklin a quitté l’Angleterre en mai 1845, à la recherche du passage du Nord-Ouest vers l’Asie. À partir de 1848, 25 expéditions en 40 ans sont parties à sa recherche. Des témoignages d’Inuits et un message retrouvé en 1859 dans l’île du Roi-Guillaume ont permis de comprendre que les deux navires avaient été pris dans les glaces dès 1846 et que Franklin est mort en 1847. Les 134 matelots et officiers sont tous morts.

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Les restes d’une frégate datant de la Nouvelle-France restaurés au Texas


Le Texas aurait-il pu appartenir à la France, si explorateur René-Robert Cavelier, Sieur de La Salle et son équipage n’auraient pas fait naufrage, même si ce n’était pas l’endroit qu’ils devaient se rendre en réalité ? L’histoire de l’Amérique du Nord aurait-elle pu être différente ?
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Les restes d’une frégate datant de la Nouvelle-France restaurés au Texas

 

Des vestiges du navire La Belle exposés au musée d'État Bullock, au Texas.

Des vestiges du navire La Belle exposés au musée d’État Bullock, au Texas.   PHOTO : FACEBOOK/ BULLOCK TEXAS STATE HISTORY MUSEU

La restauration des restes d’une frégate ayant transporté des colons français en Amérique avant de s’échouer au large des côtes du Texas, il y a 300 ans, est désormais terminée.

ASSOCIATED PRESS

Les morceaux restaurés de la coque du navire La Belle seront mis à la disposition du musée d’État Bullock, à Austin, au Texas, a annoncé l’Université texane A&M par communiqué de presse.

Lors de l’excavation initiale par des archéologues sur le site où se trouvaient les restes de La Belle, une foule d’artéfacts avaient été trouvés, notamment des couteaux, des haches, de la poterie, des bouteilles et des billes de verre, a rappelé un restaurateur de l’A&M, Peter Fix. Plusieurs pièces d’artillerie avaient également été découvertes.

La frégate de 17,5 mètres de long a fait naufrage en 1686 lors d’une expédition menée par le célèbre explorateur René-Robert Cavelier, Sieur de La Salle connu pour ses expéditions au long du fleuve Mississippi.

Une carte erronée aurait mené les colons français 643 km plus loin que leur destination initiale, qui était le delta de la rivière Mississippi. Ils auraient plutôt atteint les côtes du Texas.

Le naufrage de La Belle est vu comme annonciateur de l’échec de la France dans la poursuite de son exploration de la région qui allait devenir ce que nous connaissons aujourd’hui comme le Texas et le Sud-Ouest américain. Le Fort St-Louis, construit près de l’épave, aurait toutefois convaincu les Espagnols de l’importance d’augmenter leur présence dans la région en cas de visées expansionnistes de la France.

C’est en tentant d’aller chercher des secours pour les colons français que René-Robert Cavelier de La Salle a été assassiné par un membre de l’expédition.

Illustration du meurtre de Robert de La Salle

Illustration du meurtre de Robert de La Salle   PHOTO : HULTONARCHIVE

Lors de la découverte des restes en 1995, les archéologues de la Commission historique du Texas avaient aussi trouvé une quille et d’autres parcelles de grandes structures. Un barrage avait alors été construit pour pomper l’eau et assécher le site. La coque du bateau, quasi intacte, a ensuite pu être retirée de près de deux mètres de boue et conservée.

Les pièces gorgées d’eau avaient été transportées à l’Université A&M du Texas, où le bois a été entreposé à 60 degrés au-dessous de zéro pour enlever la moisissure qui s’était accumulée pendant trois siècles.

L’explorateur René-Robert Cavelier, Sieur de La Salle, a été le premier Européen à voyager du sud de la rivière Mississippi jusqu’au golfe du Mexique, réclamant la conquête par la France de tout le territoire bordant le cours d’eau et ses affluents, en 1682.

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Fouiller le cratère qui a vu périr les dinosaures


Une expédition se prépare à explorer un cratère qui aurait eu un lien avec la disparition des dinosaures. Grâce aux carottes qu’on va relever, les chercheurs espèrent trouver des réponses telles que comme nous sommes apparus sur terre, comment le roc a réagit à l’impact et si vraiment, ce fut un point de non-retour pour les dinosaures et bien d’autres questions encore.
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Fouiller le cratère qui a vu périr les dinosaures

 

C'est sans doute la cicatrice la plus spectaculaire que porte la Terre. Il y a...

PHILIPPE MERCURE
La Presse

C’est sans doute la cicatrice la plus spectaculaire que porte la Terre. Il y a 66 millions d’années, une météorite géante a percuté notre planète de plein fouet, libérant une énergie équivalant à des milliards de bombes atomiques. L’impact a décimé les dinosaures, permis l’apparition de l’être humain… et creusé un immense cratère au fond duquel des scientifiques veulent maintenant creuser. Coup d’oeil sur une expédition qui pourrait révéler des surprises.

L’impact

C’était il y a 66 millions d’années. Et pour la Terre et ses habitants d’alors, disons que ce fut une grosse journée. Fonçant à quelque 70 000 km/h, une météorite grande comme une ville s’est abattue pas très loin de ce qui s’appelle aujourd’hui Cancún, au Mexique. Quantité d’énergie libérée : plus d’un milliard de fois celle des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki combinées. Mégatsunamis, tremblements de terre, incendies, nuages de poussière qui ont recouvert la planète pendant des années : l’impact fut tel qu’il a décimé 75 % des êtres vivants, dont les dinosaures.

« C’est un événement particulièrement destructeur – même si, au bout du compte, nous sommes probablement ici parce qu’il a permis à d’autres formes de vie d’émerger », dit Sean Gulick, chercheur en géophysique à l’Université du Texas à Austin et cochef scientifique d’une expédition qui vient d’être lancée pour en savoir plus sur cet événement.

Le cratère

La Terre porte toujours la marque de cette catastrophe : un cratère géant de 200 km de diamètre, dont une portion se trouve sur la terre ferme et une autre sous le golfe du Mexique. Le cratère de Chicxulub, baptisé selon la petite ville mexicaine qui se trouve aujourd’hui à proximité, est l’un des trois plus grands cratères d’impact de la planète. C’est surtout le mieux préservé et le seul qui soit lié à une extinction massive d’êtres vivants.

L’expédition

Cette semaine, un bateau de recherche bien particulier est arrivé au-dessus du cratère. Sous la coque, trois immenses pattes se sont déployées. Lorsqu’elles toucheront le fond de l’océan, elles soulèveront le bateau, qui se transformera alors en plateforme de forage. Objectif : creuser 1,5 km sous le fond de la mer pour ramener une longue carotte de roc provenant du cratère.

« Ça commence à devenir très excitant », lance le professeur Gulick, qui rêve de cette expédition depuis 1999.

La mission est une collaboration internationale, notamment européenne et américaine. Elle coûtera 10 millions, durera deux mois et devrait permettre de recueillir des échantillons qui occuperont une armée de scientifiques pendant des années.

La mort des dinosaures

Comment la vie revient-elle sur les lieux d’une catastrophe comme celle qui a frappé le Yucatán ? Comment le roc se comporte-t-il lors d’une collision d’une telle violence ? Comment le climat est-il perturbé ? Les questions auxquelles les chercheurs espèrent répondre grâce à la mission sont légion. Et selon le professeur Gulick, il est loin d’être impossible qu’on démystifie une fois pour toutes le sort qu’ont connu les dinosaures. Car s’il existe aujourd’hui un consensus pour dire que leur disparition correspond à l’arrivée de la météorite, on comprend encore mal par quel mécanisme exactement ils sont tous morts.

« On pense pouvoir le savoir en observant quels sont les premiers organismes qui ont occupé le site après l’impact, explique le professeur Gulick. Si on comprend comment la vie est revenue, on pourra en savoir plus sur les conditions qui ont régné sur place et sur la façon dont elles ont évolué. »

Le mystère de l’anneau

Une autre grande question concerne les montagnes qu’on trouve souvent à l’intérieur des grands cratères, dont celui de Chicxulub. Ces montagnes forment un anneau autour du centre. On les observe aussi sur la Lune et sur les autres planètes rocheuses.

« Quand un impact comme celui de Chicxulub survient, le roc devient pratiquement comme un fluide visqueux. Il y a formation d’un trou, il y a de la matière qui éclabousse, mais on ne comprend pas précisément comment se forme l’anneau central », explique le professeur Gulick. 

L’expédition représente donc une occasion unique d’analyser la composition de ces montagnes et de comprendre la physique de l’extrême qui les a fabriquées.

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