Le Saviez-Vous ► Découvertes archéologiques insolites


L’archéologie est un domaine passionnant, et d’ailleurs, plusieurs sujets présentés ici ont déjà été présenté sur mon blog.
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Découvertes archéologiques insolites

 

En fouillant, les archéologues trouvent des trésors fascinants qui permettent d’en apprendre davantage sur les habitudes de vie des autres époques. Voici 10 découvertes archéologiques qui font réfléchir sur les comportements des humains dans le passé.

Mystérieux alignement de pierres au Pérou

 Découvertes archéologiques insolites

Parfois, les scientifiques font des découvertes partielles extraordinaires en soi, qui font partie d’un univers dont ils ne possèdent pas la clé. C’est le cas pour cet alignement de pierres d’environ 500 mètres qui mène à la pyramide de Cerro del Gentil dans le sud du Pérou. La particularité de ces deux lignes de pierres est frappante lors du solstice d’hiver.

Il y a des centaines d’années, les pierres et le soleil semblaient alignés pour encadrer la pyramide de lumière (voir la modélisation 3D ci-dessus). Jusqu’ici, les chercheurs ont trouvé une cinquantaine d’alignements semblables dans un endroit plat et sec près d’une pyramide. On croit qu’ils pourraient avoir une signification cosmologique pour ceux qui habitaient ici, mais on ne sait pas exactement pour quelles raisons ils existent.

(Crédit: Laura Griffin)

Squelettes d’un couple enterré main dans la main

Quoi de plus romantique qu’un couple qui meurt en même temps et se fait enterrer dans une double tombe main dans la main? C’est le cas de cet homme et de cette femme découverts à Cluj-Napoca, la capitale de la Transylvanie dont la double tombe remonte au Moyen Âge.

Selon Adrian Rusu, de l’Institut d’archéologie et d’histoire de l’art de Cluj-Napoca,

« C’est un mystère – et cela est rare pour ces sépultures à l’époque. Nous pouvons voir que l’homme avait subi une grave blessure qui l’a laissé avec une fracture de la hanche qui est probablement à l’origine de sa mort. En raison du fait que la jeune femme est manifestement morte en même temps et qu’elle était probablement en bonne santé, nous supposons qu’elle est morte le cœur brisé par la perte de son partenaire ».

La thèse du suicide de la femme est peu plausible, car si tel avait été le cas, comme le suicide était considéré comme un péché on ne l’aurait pas enterrée dans un lieu saint.

(Crédit : ablogabouthistory.com)

Ata

Ces restes momifiés d’une quinzaine de centimètres appartiennent-ils à un extraterrestre, un animal, un humain ou est-ce un canular? La diffusion du documentaire Sirius en avril dernier à Hollywood fait la lumière sur la véritable histoire de cette créature surnommée « Ata », découverte dans le désert d’Atacama au Chili il y a 10 ans. Les résultats obtenus montrent qu’il s’agirait d’un humain.

« C’est en tout cas plus proche de l’Homme que du chimpanzé. La créature est âgée de 6 à 8 ans. De toute évidence, elle respirait, elle mangeait et son métabolisme fonctionnait. Ce qui nous amène à nous demander quelle était sa taille à la naissance », a annoncé Garry Nolan, directeur du département des cellules souches à l’école de médecine de l’université de Stanford en Californie.

(Crédit : You Tube / Film Sirius)

L’anneau de J.R.R. Tolkien

Un anneau confectionné au 4e siècle trouvé dans un champ en 1785, près d’une ancienne ville romaine, pourrait être l’inspiration à l’origine de la rédaction de Bilbo le Hobbit et la trilogie du Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien. Cet anneau sur lequel est gravé une représentation de la déesse Vénus et l’inscription « Senicianus vit bien en Dieu » est exposé en Angleterre. Avant la rédaction des populaires romans, un archéologue britannique a fait appel à Tolkien pour faire la lumière sur la connexion entre cet anneau et une tablette retrouvée dans un temple faisant état d’un vol et d’une malédiction.

(Crédit: Photo National Trust)

Porte des Enfers

Et si la porte des enfers était située au sud-ouest de la Turquie sur la cité antique d’Hiérapolis? Parfois la réalité dépasse la fiction et c’est peut-être ce qui s’est passé avec cette porte située à quelques pas du temple d’Apollon dont il ne reste aujourd’hui que des ruines. En regardant la reconstitution de Francesco D’Andria, responsable de l’équipe à l’origine de la découverte, on aperçoit à droite l’entrée vers les Enfers. En fait, cette porte est une faille géologique de laquelle s’échappe du dioxyde de carbone. Cette grotte est un phénomène naturel rare, mais on en retrouve d’autres ailleurs.

(Crédit : Francesco D’Andria)

Photographies de Louis Riel

On a retrouvé des photos de Louis Riel, chef du peuple métis dans les Prairies canadiennes et fondateur de la province du Manitoba, prises dans les années 1860-70 lors d’une vente aux enchères en Australie. Ces photos ont été réalisées selon la technique carte de visite brevetée à Paris en 1854.

« Il s’agirait d’un des plus anciens tirages de cette image connue qui aurait été prise par le photographe Ryder Larsen en 1869 », affirme Shelley Sweeney de l’Université du Manitoba.

(Crédit : University of Manitoba)

Cannibalisme en 1609

Les rudes hivers des années 1600 auraient contraint des gens de Jamestown en Virginie à commettre l’impensable. Lors d’une fouille, on a retrouvé des os de chevaux, de chiens et de chat consommés lors de l’hiver 1609. Plus récemment, on a découvert quelque chose de bien plus horrible que de manger un chat : une jeune anglaise d’environ 14 ans aurait servi de repas à d’autres humains.

A-t-elle été assassinée ou est-elle morte de causes naturelles? On cherche toujours la réponse et bien d’autres sur les circonstances qui ont poussé des humains à manger une humaine… Une équipe d’archéologues va poursuivre la fouille à la recherche d’autres organes qui pourraient nous aider à en apprendre davantage sur les conditions rencontrées par certains des premiers colons européens du pays.

(Crédit : ablogabouthistory.com)

Des sacrifices humains au Mexique

Les restes d’un temple récemment découvert dans la vallée d’Oaxaca, au Mexique, suggèrent que des prêtres auraient commis des sacrifices humains. On est encore loin de pouvoir prouver cette hypothèse hors de tout doute, mais les chercheurs ont découvert une dent humaine et ce qui pourrait être une partie d’un os humain dans l’une des salles du temple contenant des restes de sacrifices d’animaux. Des lames et des lances retrouvées au même endroit suggèrent que les prêtres étaient engagés dans un rituel de sacrifices des animaux. Impossible de dire avec certitude si les restes humains faisaient partie de la pratique de sacrifices ou non.

(Crédit : DNews)

Exorcisme d’un vampire

Quel est le meilleur moyen d’empêcher un vampire de mordre? Lui insérer une brique dans la bouche! Matteo Borrini se considère très chanceux d’avoir découvert un vampire lors de ses fouilles sur l’île de Lazzaretto Nuovo près de Venise. Au Moyen Âge, on croyait fermement que les vampires existaient, car on comprenait mal le processus de décomposition des corps.

Lorsque l’estomac se décompose, il libère un fluide qui peut ressembler à du sang. Ce dernier sort parfois  du nez et de la bouche du défunt. À l’époque comme on rouvrait régulièrement les tombes pour y mettre de nouveaux corps, on croyait que le liquide qui s’échappait des corps provenait des victimes des vampires. Ainsi, pour les empêcher de sévir, on leur insérait une brique dans la bouche.

(Crédit : National Geographic)

Pierres décoratives aux dents

Les rappeurs qui se croient avant-gardistes avec leurs dents en or seront surpris d’apprendre que l’ornementation des dents avec des pierres précieuses ou semi-précieuses existe chez les Amérindiens depuis environ 2 500 ans.

Des milliers de dents de la collection de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire du Mexique ont été examinées. La plupart des dents décorées appartenaient à des hommes. Les résultats de l’étude montrent que la parure ne servait pas à différencier les classes sociales, mais tout simplement à décorer la bouche. Il s’agit là du début de la dentisterie.

(Crédit : National Geographic)

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Le saviez-vous ► L’origine : Le chat noir et la superstition


A lire l’origine de la superstition des chats noirs c’est à se demander comment ils ont pu survivre a tant un bain de sang sans merci. C’est de voir comment des légendes ont pu faire autant de tort a ces belles bêtes juste par ce que leur beau pelage est noir. Malheureusement ces superstitions semble encore perdurer étant donné que ce sont ces chats qui sont le plus souvent abandonné dans les refuges et ne trouvent pas de famille pour les aimer
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Le chat noir et la superstition

 

 

La relation du chat avec l’homme remonte à la préhistoire bien qu’on ignore la date de sa domestication.

Pourquoi, de tous temps, le chat noir a-t-il fasciné et inquiété les hommes ?

 

Le chat a été divinisé par les Egyptiens ; notamment leurs yeux réfléchissant la lumière la nuit symbolisait le pouvoir de Râ, le dieu Soleil.


Déjà, chez les Egyptiens, pourtant idolâtres du chat, le chat noir était assimilé à un Ethiopien noir représentant le Diable.

Lorsque le Christianisme s’est imposé comme religion d’état dans l’empire romain, le chat n’a plus eu de caractère divin mais les fantasmes sont restés dans l’esprit populaire et il est devenu une créature satanique surtout s’il est noir.

Au cours des XII ° et XIII ° siècles, le chat noir subit les attaques d’une phobie contre les démons et les sorcières. Le seul fait de posséder un chat noir pouvait vous faire accuser de sorcellerie.


Les croyances maléfiques se sont focalisées sur les chats noirs.

Le chat noir, suppôt ou incarnation du Diable

 

Au Moyen Age une légende rapportée par Césaire de Heisterbach  relate la mort d’un homme riche dans son palais ; dans l’assistance se trouvait un mauvais prêtre assisté d’un diacre qui, à la différence du prêtre, était un homme bon ; du fait qu’il n’était pas aveuglé par ses mauvais penchants, le diacre put voir une scène invisible aux autres. En effet, il vit que des chats noirs  entouraient le lit du moribond qui se mit à crier « Ayez pitié d’un pauvre homme ; enlevez ces chats ! » Soudain un éthiopien noir enfonça un crochet dans la gorge du moribond et lui arracha l’âme. Ici, le Diable est incarné par l’Ethiopien, ancienne croyance égyptienne et les chats noirs sont ses suppôts.

C’est ainsi qu’est représentée la mort d’un homme voué à l’enfer.

Saint Louis d’Anjou, lors de sa captivité à Barcelone, a été attaqué par un grand chat noir, représentant le Diable.

Dans des cérémonies noires au Moyen âge, le Diable s’incarne en chat noir qui est adoré par une assemblée de disciples qui l’entourent et embrassent ses parties génitales.

Le Diable qui accompagne la mort

 

Laurence Bobis, dans son livre « Une histoire de chats» rapporte de nombreuses légendes sur les chats noirs qui prédisent la mort. Elle relate notamment, selon une légende cathare que Gaufrid, l’Inquisiteur de Carcassonne a été trouvé mort sur son lit entouré de deux chats noirs.

Gautier de Coincy parle de « chats plus noirs qu’un sac de charbonnier » qui entourent l’usurier qui va mourir.

Ou encore selon Césaire de Heisterbach, dans un couvent,  une colombe perchée au-dessus de la cellule d’un moine agonisant, est attaquée par un chat noir. Le chat noir est ici assimilé au Diable qui guette l’âme du mourant. C’est l’opposition du malin et de la colombe innocente.

Le chat noir qui cause la mort

 

Une autre légende belge du XII ° siècle, toujours rapportée par L. Bobis, fait allusion à la coquetterie d’une jeune fille qui accepta une parure offerte par le Diable qui avait l’apparence d’un chat noir,  pour se rendre à une noce. Le Diable en lui passant autour du cou la parure, l’étrangla.

Lors de l’enterrement de la jeune fille, le cercueil était si lourd que même six personnes ne pouvaient le soulever. Alors, on ouvrit le cercueil qui ne contenait plus qu’un chat noir qui s’enfuit.

Un pêcheur qui avait fait le vœu d’offrir un poisson à Dieu et ne l’avait pas réalisé, pêcha dans ses filets un chaton noir qu’il introduisit dans sa maison pour chasser les souris. Le chat a étranglé toute sa famille.

Le chat noir sacrifié

 

Le chat noir était aussi une victime offerte en sacrifice à Satan.

En Ecosse, le rituel du « taghairm » consistait à offrir au Diable, des chats noirs exclusivement, qu’on faisait rôtir vivants, embrochés.

Attiré par les hurlements des malheureux, Satan apparaissait sous la forme d’un chat et exauçait les vœux des participants, notamment il leur donnait le pouvoir de se rendre invisible…

Au XII° jusqu’au XVII° siècle, des fêtes traditionnelles furent organisées à Metz, Melun ou Paris ; les chats noirs y étaient brûlés vifs dans des paniers jetés dans des feux. Le Diable doit souffrir !

Le chat noir et les sorcières

 

Si le Diable prend souvent l’apparence du chat noir, les sorciers sont associés aussi au chat noir. Les sorcières s’en entouraient. Une légende prétendait qu’elles avaient une troisième mamelle pour allaiter leur chat familier. Elles partageaient avec leurs chats les pouvoirs que leur accordait le Diable. Certaines laissaient leur chat sucer leur sang.


Les sorcières se réunissaient à certaines dates correspondant à des phases précises de la lune.

Ces cérémonies étaient présidées par le Démon incarné en grand chat noir.

Au XII° siècle, certaines croyances affirmaient que les sorcières se transformaient en chats, la nuit, et qu’elles rentraient par les fenêtres ou les cheminées des maisons en poussant des hurlements effrayants et assaillaient les enfants.

D’après un écrit de 1584 « Gardez-vous du chat » une sorcière ne pourrait se transformer en chat que neuf fois. Le chat a, dit-on, neuf vies mais il hanterait celui qui lui en a volé une afin de se venger.


Angela Sayer rapporte plusieurs légendes, dans « Le Monde Fascinant des Chats », chez Grûnd, notamment, à Vernon, des sorcières transformées en chats noirs, se réunissaient dans un vieux château. Une nuit, quatre jeunes hommes entrèrent dans le château et, à minuit, comme ils furent attaqués par une dizaine des chats, ils luttèrent et il y eut des blessés de part et d’autre. Le lendemain, dans le voisinage, plusieurs femmes portaient sur leur corps les traces des blessures infligées aux chats.

 Pourtant, l’image du chat noir n’a pas toujours été négative.

Le chat noir réhabilité

 

Même s’il était craint, durant tout le moyen âge, le chat était aussi considéré comme un animal utile.  Non seulement il attrape les souris mais on lui reconnaît d’autres vertus parfois surnaturelles :

Le pouvoir du chat noir sur les éléments

 

Au moyen âge, le chat noir, s’il est craint, n’est pas  toujours obligatoirement néfaste. Par exemple,
les marins qui avaient l’habitude d’embarquer des chats sur leurs bateaux, pour lutter contre les rats et les souris, en avaient un grand respect. Si, un homme en colère se permettait de jeter un chat noir pardessus bord, ils pensaient avec beaucoup d’angoisse que cela allait déclencher la colère des éléments.

Ils étaient aussi persuadés que, placé sur le pont, en cas de calme plat, il pouvait aider à lever les vents.

Les vertus exorcistes et thérapeutiques du chat noir

 

Bien que dans l’esprit populaire du Moyen-âge, le chat avait une image plutôt nocive : porter la fourrure d’un chat faisait maigrir, manger de la cervelle d’un chat intoxiquait et faisait perdre la raison, au contraire, le chat noir était souvent utilisé en pharmacopée : selon le manuscrit des Kiramides, au XII° siècle, les testicules du chat noir avec du sel font fuir les démons et un cœur de chat noir attaché au bras gauche anesthésierait de toute douleur.

Le chat noir comme animal de compagnie

 

Si des pratiques cruelles envers les chats se sont perpétuées jusqu’au milieu du XVIII° siècle, on a perçu bien avant une évolution des esprits montrant plus de sensibilité envers ces petits compagnons et même envers les chats noirs. L. Bobis cite l’exemple de « Mme de La Sablière, amie de La Fontaine, qui résolut de se défaire de sa passion des chiens en les remplaçant par des chats noirs et fut définitivement séduite par ces animaux ».

D’ailleurs, si l’Occident pensait que le Diable était incarné en chat noir, ce n’a pas été le cas chez les musulmans pour qui le chat était un animal respectable qui gardait la maison, qu’il soit noir ou d’autres couleurs ; le prophète Mohammed était ami des chats et on rapporte qu’un chat s’étant endormi sur son manteau, il a préféré le couper plutôt que de déranger le chat. Au Maghreb  c’est le chien noir qui porte malheur ; d’ailleurs, le chien reste à l’extérieur des maisons alors que le chat même noir y est un hôte privilégié.

Le chat noir porte-bonheur

 

Même dans nos contrées, le chat peut être considéré comme un porte-bonheur : c’est le cas d’une légende en Basse-Bretagne selon laquelle tout chat noir possède toujours un poil blanc qui sert de talisman à celui qui parvient à l’arracher.

Pour les anti-chasses, sachez que dans les Vosges, on pensait que la patte gauche d’un chat noir, enfouie dans la gibecière d’un chasseur, l’empêche de bien viser !.

Pensez-vous vraiment que nos chatons Bombay si craquants pourraient nous porter malheur ?

Impossible, car même pour les plus superstitieux, seul le chat noir inconnu qui croise notre chemin, pourrait porter malheur mais jamais le chat de la maison !


 

Bibliographie :
« Une histoire du Chat »de l’Antiquité à nos jours par Laurence Bobis Editions Fayard
« Vie de deux chattes » de Pierre Loti chez Pardès, collection « Eden »
« Les chats en particulier » de Doris Lessing (livre de poche)
« Chats & compagnie » chez Solar
« Larousse du chat », collection Découvrir

http://www.chat-bombay.com