Les incendies provoquent de nouvelles évacuations en Colombie-Britannique


Le Canada est reconnu pour la richesse de ses forêts et quand la météo n’est pas très conciliante avec l’environnement, alors c’est un désastre. Encore cette année, une province canadienne est aux prises avec des incendies monstres
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Les incendies provoquent de nouvelles évacuations en Colombie-Britannique

 

PC/JONATHAN HAYWARD

Quelque 161 foyers d’incendie sont encore actifs

Des milliers de personnes ont dû être évacuées pendant le week-end dans l’ouest du Canada, où de forts vents ont attisé les incendies qui ravagent le centre de la Colombie-Britannique depuis plus d’une semaine.

La progression des flammes a contraint les autorités à prendre de nouvelles mesures d’évacuation, dont la principale concerne la ville de Williams Lake qui compte quelque 11 000 habitants.

Les ordres d’évacuation, annoncés samedi soir, concernent quelque 24 000 personnes dans la région, et les autorités estiment qu’environ 60% ont déjà quitté leurs domiciles, rapporte dimanche la chaine publique CBC.

Les évacués sont accueillis dans la ville de Kamloops, au sud de Williams Lake.

Avant les nouvelles mesures d’évacuation, les autorités estimaient à plus de 17 000 le nombre de personnes chassées de chez elles, depuis que la province a décrété l’état d’urgence, le 7 juillet, en raison des nombreux incendies qui se sont déclarés à cause de la chaleur et du temps sec.

Quelque 161 foyers d’incendie étaient encore actifs dimanche, a indiqué une porte-parole du service des incendies de Colombie-Britannique, Navi Saini.

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Le Saviez-Vous ► Il y a 75 ans : l’internement des Canadiens d’origine japonaise


Lors de la Deuxième Guerre Mondiale, le Canada a aussi des histoires sombres à cette époque. Il y avait des camps d’internement qui regroupaient des allemands, juifs, communistes et autres, mais c’est surtout les japonnais qui ont payé le prix, même ceux qui sont nés au pays. C’est l’Histoire, mais on sent qu’elle revient avec les musulmans à notre époque. Demain, quel groupe qui serait discriminé pour sa race, sa religion … ? On n’apprend pas des évènements du passé, on les reproduit avec quelques variantes quelque part dans le monde
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Il y a 75 ans : l’internement des Canadiens d’origine japonaise

 

Des femmes et des enfants d'origine japonaise internés à Hastings Park, à Vancouver, durant la Deuxième Guerre mondiale. (Archives de Vancouver, 1942)

Des femmes et des enfants d’origine japonaise internés à Hastings Park, à Vancouver, durant la Deuxième Guerre mondiale. (Archives de Vancouver, 1942) Photo : Radio-Canada/Archives de Vancouver

Le 26 février 1942, le ministre de la Défense nationale du Canada déclarait tous les Japonais « ennemis étrangers » et exigeait leur évacuation à au moins 160 kilomètres de la côte ouest canadienne. Soixante-quinze ans plus tard, peu nombreux sont les survivants qui peuvent encore transmettre cette page d’histoire à la nouvelle génération.

Un texte de Francis Plourde

Les deux grands-pères de Troy Kimura, enseignant dans une école de Coquitlam, en banlieue de Vancouver, ont tout perdu durant la Deuxième Guerre mondiale. Le premier était né au Japon, l’autre au Canada, et leurs familles pratiquaient la pêche de subsistance le long des côtes du nord de la Colombie-Britannique.

Lorsque la Loi sur les mesures de guerre a été décrétée pour déplacer les Japonais et les Canadiens d’origine japonaise dans des camps d’internement, à la suite de l’attaque des Japonais contre la base américaine de Pearl Harbor en 1941, ils ont dû quitter la côte pour se retrouver à Kamloops, dans l’intérieur de la province.

Mais de cet épisode de l’histoire familiale, ils ont peu parlé.

« On ne m’a pas beaucoup raconté. Dans ma famille, peu voulaient donner des détails sur ce qui s’est passé. On parle peu de ces histoires-là dans la communauté japonaise, note le jeune homme. Peut-être qu’on préfère célébrer le beau temps plutôt que de parler du mauvais temps. »

Pendant longtemps, les survivants se sont tus sur cette page sombre de l’histoire canadienne. L’historien Greg Robinson, à l’Université du Québec à Montréal, a observé ce mutisme dans ses recherches sur le traitement des Japonais en sol nord-américain durant la Deuxième Guerre mondiale.

C’est sûr qu’il y avait énormément de honte et le silence reflétait cette honte. Ils avaient été convaincus que c’était leur propre faute et que personne ne s’y intéressait. Ils ne voulaient pas transmettre le fardeau de cette histoire à leurs enfants. Greg Robinson, professeur d’histoire à l’Université du Québec à Montréal

Une discrimination basée sur la race

Dès les premières années de la Deuxième Guerre mondiale, le Canada ouvre des camps où seront internés des soldats allemands, des Juifs, des communistes, mais surtout des immigrants japonais, italiens, allemands et autrichiens.

Mais contrairement aux Italiens, aux Allemands et aux Autrichiens, pour la plupart des citoyens étrangers, la vaste majorité des 22 000 Japonais internés étaient citoyens canadiens. Certaines familles étaient même établies depuis le XIXe siècle.

À la suite de la déclaration du 26 février 1942, les habitants d’origine japonaise de Colombie-Britannique sont d’abord dirigés vers un camp temporaire installé sur les terrains du parc Hastings de Vancouver, puis déplacés vers des camps de détention à l’intérieur de la province, en Alberta et au Manitoba.

L’heure du repas à Hastings Park. Photo : Archives de Vancouver

Dès leur arrivée dans les camps d’internement, les Japonais ont vu leurs biens confisqués. Photo : Archives de Vancouver

À Hastings Park, dans l’est de Vancouver, les Canadiens japonais doivent dormir dans des dortoirs aménagés pour leur internement. Photo : Archives de Vancouver

Certains Japonais ont dû dormir dans d’immenses gymnases transformés en dortoirs lors de leur internement en 1942. Photo : Archives de Vancouver

À Hastings Park, les femmes et les enfants ont été séparées des hommes. Des classes ont été organisées pour que les enfants continuent d’apprendre. Photo : Archives de Vancouver

Mal logés, mal habillés et mal nourris, ils vivent dans des conditions difficiles. Les familles sont logées soit dans des immeubles abandonnés, occupant chacune quelques mètres carrés, ou dans des cabanes au toit recouvert de toiles goudronnées.

« C’était une restriction aléatoire des droits fondamentaux des citoyens. Si ça avait été juste des étrangers, ça aurait été affreux, mais ça n’aurait pas marqué la démocratie d’une telle façon, souligne Greg Robinson. C’était leur héritage racial, leur religion qui étaient ciblés par une majorité hostile, tout ça sous la supervision du gouvernement. »

Les Canadiens d’origine japonaise ont aussi été les seuls dont les biens étaient confisqués. Rapidement, le gouvernement canadien met en vente tout ce qui leur appartient – bateaux de pêche, fermes, maisons, magasins, etc. – souvent à un prix dérisoire.

Pire encore, estime l’historien, les fonds tirés de la vente des biens saisis serviront à payer la construction des camps d’internement.

Le Canada pire que les États-Unis

Si l’internement de Japonais a aussi eu lieu aux États-Unis, la situation était pire au Canada.

Au sud de la frontière, les Japonais qui avaient la citoyenneté américaine ont été libérés peu après un jugement de la Cour suprême du pays. Les mesures ont pris fin après la guerre.

Au Canada, les mesures discriminatoires ont continué jusqu’en 1949. Après la guerre, le gouvernement a obligé les Canadiens d’origine japonaise à se déplacer vers l’est du pays sous peine d’être déportés dans un Japon ravagé.

En 1949, le Canada permet finalement à ceux qui ont choisi l’exil de revenir au pays s’ils ont un répondant. Cette même année, les Canadiens d’origine japonaise retrouvent leurs droits de citoyens, dont le droit de vote.

Le Québec, voie de salut

Après la guerre, une majorité préfère toutefois s’établir au Québec, particulièrement à Montréal.

Dans les camps, des religieuses et des prêtres catholiques francophones les ont aidés en ouvrant des écoles. Après, on a invité les Canadiens japonais à se réinstaller à Montréal, ce qui a contribué au fait que Montréal a la plus grande communauté japonaise francophone, même de nos jours. Greg Robinson, historien à l’UQAM

C’est le choix que font aussi les grands-parents de Donald Watanabe, qui vit aujourd’hui à Montréal. Ses deux grands-pères ainsi que son oncle, après être sortis des camps, se sont installés au Québec.

« Comme nous sommes tous les deux des minorités, on vit dans une situation très spéciale, je pense que les Québécois ont su et connu la situation que les Japonais ont connue à ce moment-là. Ils étaient donc plus accueillants », croit-il.

Des excuses tardives

Le gouvernement canadien attendra jusqu’à 1988 pour présenter des excuses officielles aux survivants des camps d’internement. Il offrira 240 millions de dollars en réparation à la communauté japonaise.

Pour la tante de Troy Kimura, qui avait vécu cette période, c’était une libération.

« Ses parents étaient déjà décédés à ce moment, elle était la plus âgée et la porte-parole de la famille, se souvient-il. J’ai vu comment ce pardon l’a affectée, comment c’était important pour elle. »

Vingt-quatre ans après les excuses du gouvernement canadien, la Colombie-Britannique a aussi présenté ses excuses, en 2012. Un an plus tard, elle était suivie du conseil municipal de Vancouver,

« pour sa complicité, son inaction de même que [pour] avoir failli à protéger ses résidents d’origine japonaise ».

Pour Greg Robinson, les blessures persistent toujours aujourd’hui, malgré la résilience des Canadiens d’origine japonaise.

« Ça a bloqué l’effort de guerre du gouvernement canadien, ça a représenté une fissure dans la société canadienne. Si les Canadiens japonais se sont refait une vie et ont contribué à bien des égards au Canada multiculturel, dit-il, le Canada s’est infligé une blessure inutile en agissant contre ses propres citoyens. »

Une mémoire à conserver

Pour les petits-enfants de ceux qui ont vécu les camps, le devoir de mémoire devient aujourd’hui plus important que jamais, à la lumière de l’élection de Donald Trump et de son décret visant les citoyens de sept pays à majorité musulmane.

Donald Watanabe travaille maintenant à recréer une association des Canadiens japonais pour souligner leur apport à la société québécoise. Si son oncle et ses deux grands-pères ne sont plus là pour partager leur histoire, celle-ci survit à travers des souvenirs de cette période. En vidant la maison de sa tante, récemment, Donald Watanabe a retrouvé des photos de cette époque dans de vieilles boîtes.

« Pour la première fois, j’ai vu mon oncle et mon grand-père dans les camps, dit-il. Pour moi c’est précieux, c’est quelque chose que je garderai avec moi pour le reste de ma vie. »

L’oncle de Donald Watanabe, Hajime Jimmy Nakawatase à l’hiver 1943-1944 près de Revelstoke, en Colombie-Britannique. Le grand-père de Donald Watanabe, Zensuke Nakawatase, était cuisinier dans les camps. Photo prise en juillet 1942 près de Hope en Colombie-Britannique.   Photo : Fournies par Donald Watanabe

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La Californie face à une multiplication d’incendies dantesques


Au Québec, nous sommes heureusement très loin de la moyenne des feux en été, ailleurs le feu est destructeur. En Californie, ça brûle fort et a plusieurs endroits. Certains sont naturels alors qu’au moins un feu est causé par un pyromane récidiviste, une horreur ! Pour plusieurs, c’est toute une vie qui part en fumée
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La Californie face à une multiplication d’incendies dantesques

 

Les pompiers luttent contre un incendie géant surnommé Blue Cut, au nord de San Bernardino, le 16 août 2016 en Californie (c) Afp

Les pompiers luttent contre un incendie géant surnommé Blue Cut, au nord de San Bernardino, le 16 août 2016 en Californie (c) Afp

Vents violents, températures caniculaires et végétation desséchée contribuent à une série d’incendies dantesques en Californie forçant des dizaines de milliers de personnes à fuir les flammes.

 

« L’activité des feux a bondi ces dernières semaines, en nombre mais aussi en dangerosité », remarque Daniel Berlant, porte-parole de Calfire, l’agence de prévention et d’information californienne sur les incendies.

Le redoutable feu de Blue Cut, dans la forêt nationale Angeles au sud de la Californie, ceux de Soberanes et Chimney au centre de cet Etat de l’ouest américain, le plus peuplé du pays, et enfin le « Clayton fire » au nord, font actuellement rage, déplaçant des communautés entières. 

Deux jours après avoir démarré pour des raisons encore inconnues, l’incendie de Blue Cut s’étendait sur 12.545 hectares et n’était maîtrisé qu’à 4%. Caractérisé par une vitesse fulgurante à cause de rafales de vent à 50 km/h, il semble « courir vers vous« , remarque Michael Lopez, porte-parole d’Inciweb, site d’information sur les incendies.

Il a placé plus de 82.500 personnes sous ordre d’évacuation obligatoire, dont tous les habitants des petites villes de Wrightwood et Lytle Creek. Jeudi 18 août au soir, une petite partie des résidents d’Hesperia, Oak Hills ou de Phelan allaient être autorisés à retourner chez eux, a indiqué le bureau du shérif de San Bernardino. Beaucoup des évacués avaient trouvé refuge chez des proches. Alors que les motels de la région sont pleins, ou ont doublé leurs prix, et que les résidents n’ont pas le droit de retourner chez eux, certains se trouvent forcés de recourir aux centres d’hébergement d’urgence. Colette Martinez, 50 ans, réfugiée avec son mari et son fils dans le centre de la Croix-Rouge installé dans le lycée Sultana à Hesperia, oscillait entre soulagement d’être en sécurité et angoisse :

« on ne sait pas si on aura une maison dans laquelle retourner », a-t-elle expliqué à l’AFP, les larmes aux yeux.

Paysages apocalyptiques

Aucun décès n’est pour l’heure à déplorer. Deux pompiers se sont retrouvés encerclés mardi par les flammes mais n’ont été que légèrement blessés. Les évaluations sur le nombre de bâtiments détruits étaient en cours. Parmi eux, le mythique motel et restaurant de l’ancienne route 66, le Summit Inn, a été totalement rasé par les flammes. Datant de 1952, il avait été rendu célèbre par des clients comme Elvis Presley. Le long de l’autoroute 138, collines et montagnes arborées ou broussailleuses ont été transformées en paysages apocalyptiques : des arbres, des voitures carbonisées, des routes couvertes de cendres, un ciel sombre traversé d’avions répandant des produits chimiques. Toute la région est enveloppée d’une épaisse fumée âcre et noire.

Près de 1.600 pompiers venus de tout le sud de la Californie combattent les flammes ou participent aux opérations d’évacuation. Plus au nord, près de Santa Barbara, un nouveau foyer, le Rey Fire, a débuté jeudi 18 août dans l’après midi et s’est propagé à une vitesse stupéfiante à 200 hectares. Encore 150 km plus haut environ, près de San Luis Obispo et de ses vignobles, le feu de Chimney avait quant à lui détruit ou abîmé 52 bâtiments, et n’était qu’au tiers maîtrisé après cinq jours. Celui de Soberanes près de la spectaculaire falaise de Big Sur a mobilisé près de 5.000 pompiers. Maîtrisé aux deux tiers, il a calciné en quatre semaines plus de 32.000 hectares et a causé la mort d’un conducteur de bulldozer.

Pyromane récidiviste

Quatre mille personnes ont également dû fuir face au Clayton Fire, causé par un pyromane arrêté par les autorités et suspecté d’être multi-récidiviste. Ce brasier près des régions viticoles de Sonoma et Napa a déjà détruit 268 bâtiments.

Depuis le début de l’année, environ 4.600 feux se sont déclarés en Californie et ont dévasté 121.000 hectares, d’après Daniel Berlant, porte-parole de Calfire, l’agence californienne de prévention et information sur les feux. 

« La saison des feux s’étend, elle dure maintenant toute l’année », constate Michael Lopez. 

Sept personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année en Californie à cause des feux, des dizaines ont été blessées, précise Daniel Berlant, interrogé par l’AFP. 

« On approche des mille » bâtiments détruits, constate-t-il. L’an dernier avait été « particulièrement destructeur avec 2.000 habitations détruites ». M. Berlant rappelle que la saison des feux, qui dure habituellement jusqu’en octobre, est loin d’être terminée.

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L’horaire du retour des évacués à Fort McMurray est dévoilé


Des résidents qui ont été évacués à cause du feu de forêt de Fort McMurray pourront éventuellement retourner chez eux, si les services de bases sont en fonction. Mais, dans quelle condition, ils vont retrouver leur maison ? L’eau ne sera probablement pas potable, c’est toute une organisation  qui demande beaucoup de patience, d’argent (des millions) pour retrouver une vie quelque peu normale
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L’horaire du retour des évacués à Fort McMurray est dévoilé

 

Un quartier dévasté par le feu de forêt de Fort McMurray.

Un quartier dévasté par le feu de forêt de Fort McMurray.   PHOTO : JONATHAN HAYWARD

Les résidents de Fort McMurray ont reçu de bonnes nouvelles samedi puisque les autorités municipales ont publié le calendrier pour le retour progressif dans la ville et qu’un peu de pluie est tombé sur la région.

LA PRESSE CANADIENNE

La Municipalité régionale de Wood Buffalo, qui comprend Fort McMurray, a diffusé un échéancier quartier par quartier pour les résidents de la ville du nord de l’Alberta chassés de leur domicile au début du mois de mai par un énorme incendie de forêt.

Les habitants de Lower Townsite, Anzac, Gregoire Lake Estates et de la Première Nation 468 de Fort McMurray seront les premiers à rentrer chez eux le 1er juin.

Le retour dans les quartiers Parsons Creek, Stone Creek, Timberlea, Eagle Ridge et Dickinsfield est prévu pour le 2 juin.

Les résidents des quartiers Thickwood, Wood Buffalo, Gregoire, Prairie Creek et Saprae Creek Estates pourront retourner à Fort McMurray le 3 juin.

Le retour des résidents des quartiers Waterways, Abasand, Beacon Hill, Grayling Terrace et Draper se fera le 4 juin.

« La Municipalité régionale de Wood Buffalo travaillera fort durant les jours et les semaines à venir afin de rétablir les services pour les résidents », peut-on lire dans le communiqué.

Nous avons hâte de vous accueillir et nous apprécions votre résilience et votre patience. Communiqué de la municipalité régionale de Wood Buffalo

Les températures plus basses et le taux d’humidité plus élevé des derniers jours ont aidé les pompiers à contenir l’imposant incendie de 5000 kilomètres carrés. Vendredi soir, les avis d’évacuation pour les installations de l’industrie pétrolière au nord de Fort McMurray avaient été levés.

Dans un communiqué, les autorités municipales ont prévenu que les dates annoncées n’étaient pas définitives et que le retour progressif visait à assurer la sécurité des résidents ainsi que leur accès aux services essentiels.

La province de l’Alberta a annoncé que le retour à Fort McMurray se fera seulement si le feu ne menace plus la ville, que les infrastructures essentielles, comme l’hôpital, sont réparées et puissent offrir un service de base, que les services d’urgence, comme les pompiers, la police et le 911 sont remis en service, que les zones dangereuses sont sécurisées et que le gouvernement local est rétabli.

Dans un message publié sur Twitter, le gouvernement provincial a signalé que les travailleurs de l’industrie pétrolière souhaitant retourner dans les installations au nord de la ville pouvaient emprunter l’autoroute 63, qui traverse Fort McMurray, mais qu’ils n’avaient pas le droit de s’arrêter dans la municipalité et qu’ils ne pourraient pas acheter de l’essence après avoir passé Wandering River, à environ 200 kilomètres au sud de la cité.

Selon Environnement Canada, la région pourrait recevoir encore de la pluie dimanche.

Vendredi, Chad Morrison, un haut responsable du service de gestion des incendies de forêt de l’Alberta, avait affirmé que la province prévoyait déployer 1000 pompiers additionnels au cours des deux prochaines semaines, en plus des 1100 déjà présents sur le terrain.

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Fort McMurray: le combat contre l’incendie pourrait durer des mois


Le feu qui a forcé l’évacuation des habitants de Fort McMurray est loin d’être terminé. Cet incendie s’étend jusqu’à la frontière de la province de Saskatchewan. Heureusement, que la solidarité des Canadiens sont sensible au sort des victimes de ce feu, des millions sont amassés par la Croix-Rouge
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Fort McMurray: le combat contre l’incendie pourrait durer des mois

 

Sans un «épisode» de précipitations «importantes» totalisant environ... (La Presse Canadienne)

Sans un «épisode» de précipitations «importantes» totalisant environ 10 centimètres de pluie, la lutte contre l’incendie dans le vaste secteur forestier pourrait prendre des mois, a déclaré le porte-parole Chad Morrison.

LA PRESSE CANADIENNE

JOHN CUTTER
La Presse Canadienne
Fort McMurray

Les responsables des services contre les incendies en Alberta s’attendent à mener un très, très long combat contre l’immense brasier qui a forcé l’évacuation de la ville de Fort McMurray et qui a ravagé plus de 2000 kilomètres carrés de la forêt boréale de la province.

Sans un «épisode» de précipitations «importantes» totalisant environ 10 centimètres de pluie, la lutte contre l’incendie dans le vaste secteur forestier pourrait prendre des mois, a déclaré le porte-parole Chad Morrison.

M. Morrison a précisé qu’une telle échéance n’était pas rare pour des incendies de cette ampleur.

Pour ce qui est de Fort McMurray, les autorités s’attendent à maîtriser la situation «dans le prochain mois ou dans deux mois», a affirmé M. Morrison.

On ne sait pas encore quand les 80 000 citoyens de la municipalité pourront réintégrer leurs résidences, mais le gouvernement albertain a déjà entamé la planification préliminaire de ce retour, bien que la priorité reste de s’occuper de l’incendie.

La première ministre de la province, Rachel Notley, a indiqué que les autorités s’attendaient à ce que l’imposant incendie de forêt qui menace la ville double en superficie, samedi, et atteigne la frontière de la Saskatchewan, à l’est.

«L’incendie n’est aucunement maîtrisé», a-t-elle déclaré en conférence de presse.

Mme Notley a toutefois souligné que l’incendie brûlait en ce moment hors des communautés habitées. Les pompiers continuaient de protéger le centre-ville et les résidences de Fort McMurray, tenant les flammes à distance pour le deuxième jour consécutif, a précisé la première ministre.

Elle a ajouté que le réseau de distribution de gaz de la municipalité avait été fermé et que le réseau électrique avait été endommagé.

L’eau dans la ville n’est plus potable et des matières dangereuses devront être retirées avant que les résidants puissent rentrer chez eux.

«Le retour ne sera pas dans les prochains jours. Une fois que les dégâts immédiats causés par l’incendie seront terminés, il y aura un travail énorme à faire pour que la ville soit sécuritaire et habitable», a indiqué la première ministre.

Selon l’inspecteur de la Gendarmerie royale du Canada, Kevin Kuntezki, qui a parcouru les maisons à Fort McMurray, plusieurs d’entre elles ont été endommagées par l’eau et la fumée.

Scott Long, de l’Agence de gestion des urgences de l’Alberta, a souligné que les dégâts d’eau étaient l’une des conséquences de l’intervention des pompiers, puisqu’ils ont utilisé de grands gicleurs industriels pour projeter «de grandes quantités d’eau, de façon continue, afin de protéger les maisons des braises et des étincelles».

De plus, il y a quelques jours, des bombardiers d’eau larguaient leurs réserves dans les quartiers plus à risque.

«Des dégâts d’eau dans le sous-sol demeurent acceptables à ce point-ci», a soutenu M. Long.

Les employés non essentiels des installations pétrolières de Syncrude et Suncor ont quitté les lieux par mesure de précaution.

«Nous nous attendons à ce que l’incendie se dirige encore vers le bord de l’extrémité sud de l’établissement de Suncor (samedi)», a déclaré Chad Morrison, ajoutant que les services d’incendies hautement qualifiés de ces entreprises resteraient sur place.

«Ces sites sont très résilients aux incendies de forêt, surtout parce qu’ils n’abritent pas de végétation et d’arbres», a-t-il expliqué.

Plus tôt samedi, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, avait indiqué que des pompiers provenant d’autres provinces étaient dépêchés sur les lieux afin de prendre la relève de ceux qui luttent contre cette «bête de feu» depuis une semaine.

Lors d’une conférence de presse à Regina samedi matin, M. Goodale a affirmé que 80 pompiers de l’Ontario étaient déjà arrivés dans la province et que les autorités en attendaient 44 du Québec, ainsi que 22 du Nouveau-Brunswick. Les autres provinces fourniront également de l’équipement supplémentaire, dont des pompes à incendie et des tuyaux.

La Gendarmerie royale du Canada a par ailleurs attrapé le premier et seul pilleur à Fort McMurray, vendredi. Les policiers ont arrêté un homme après avoir reçu un signalement pour une entrée par effraction. Un chien de l’escouade canine avait repéré l’homme.

«Le crime n’est pas répandu dans la communauté», a assuré l’inspecteur Kevin Kuntezki.

Les policiers ont trouvé d’autres personnes à Fort McMurray qui ne s’étaient pas conformées à l’avis obligatoire d’évacuation. Un vieillard avec son chien et une famille de cinq personnes qui se croyaient hors de danger ont quitté la ville avec les policiers. La plupart des gens qui n’avaient pas évacué leur résidence n’avaient pas les moyens de partir, selon M. Kuntezki.

Le gouvernement albertain a annoncé qu’il verserait 1250 $ par adulte et 500 $ par personne à charge aux évacués afin qu’ils puissent subvenir à leurs besoins immédiats.

La Croix-Rouge a rapporté vendredi que les dons pour les sinistrés de l’incendie de Fort McMurray avaient dépassé le seuil des 30 millions. Ottawa a promis d’égaler ces contributions.

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Fort McMurray: des animaux séparés de leurs maîtres


Dans ce genre de catastrophes, quand l’urgence de s’enfuir, il difficile de réfléchir. Certaines personnes n’ont pas eu d’autres choix que sauver leur peau en espérant que leurs animaux puissent survivre. Des appels sont fait sur des réseaux sociaux pour retrouver maîtres et animaux
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Fort McMurray: des animaux séparés de leurs maîtres

 

FORT MCMURRAY, Alberta – De nombreux résidents de Fort McMurray, en Alberta, qui ont fui en urgence l’incendie de forêt qui sévit depuis mardi dans leur ville ont dû laisser derrière eux leurs animaux de compagnie.

Certains ont eu le cœur déchiré comme Laura Gislason qui a abandonné son chien Gabi et son chat Pastel, a rapporté Global News. Lorsque les évacuations ont été effectuées, la situation était tellement alarmante qu’elle n’a réussi à emporter avec elle que les vêtements qu’elle portait ce jour-là.

«Je me sens terriblement coupable d’avoir abandonné mes deux animaux, ils sont comme des membres de ma famille, a dit Mme Gislason à Global News. Je suis très inquiète pour eux.»

Les autorités locales ont annoncé que les propriétaires d’animaux qui étaient partis sans leur bête pouvaient entrer en contact avec la SPCA. Laura Gislason a tenté de communiquer avec l’organisme, mais en vain.

D’autre part, d’autres résidents ont tout fait pour sauver leurs animaux. Par exemple, une femme a fui le feu au galop à dos de cheval, emportant à sa suite deux autres chevaux. Une autre propriétaire a indiqué sur Facebook qu’elle avait dû libérer ses trois chevaux. Elle demande à quiconque qui les aurait vus de la contacter.

Plusieurs pages Facebook ont été créées pour tenter de réunir les animaux avec leurs maîtres, comme la Fort McMurray Fire Emergency Animal Assistance, qui tente de centraliser les informations concernant les animaux trouvés et les propriétaires ayant perdu leurs animaux et les efforts des équipes de sauvetage.

Certaines personnes ont mis leur vie en péril pour sauver leurs animaux, selon Global News. Un résident a ignoré un avis d’évacuation obligatoire et est retourné chez lui en bicyclette pour aller chercher ses deux chiens. Il aurait tenté de sauver d’autres chiens qui erraient dans les rues, mais trop apeurées, les bêtes n’ont pas voulu le suivre.

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Une vidéo révèle l’angoissante fuite des résidants de Fort McMurray


Quand on voit le feu aussi prêt, on espère qu’il n’y a pas de victime
A toute heure, il a des nouvelles du feu de forêt en Alberta, on se demande quand ce cauchemar finira
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Une vidéo révèle l’angoissante fuite des résidants de Fort McMurray

 

Un résidant de Fort McMurray ayant filmé son pénible trajet en camionnette pour sortir de la ville en flammes grâce à une caméra installée sur son tableau de bord a annoncé, jeudi, qu’il remettrait les recettes générées par la populaire vidéo aux victimes de la catastrophe.

Michel Chamberland a publié la vidéo sur YouTube après que les quelque 80 000 habitants eurent fui la ville du nord de l’Alberta, mardi.

Les images montrent une pluie de braise s’abattre sur le véhicule de M. Chamberland alors que des flammes s’élèvent de chaque côté de la route.

Dans la vidéo, on peut entendre l’homme de 25 ans dire qu’il peut sentir la chaleur jusqu’à l’intérieur de sa camionnette et que sa maison sera probablement détruite par l’incendie.

Cet employé d’une exploitation de sables bitumineux a raconté qu’il dormait après un quart de nuit lorsqu’un ami l’a appelé pour le mettre au courant de l’évacuation.

Il a expliqué que sa vidéo avait été tellement visionnée qu’il l’avait enregistrée officiellement afin de ramasser de l’argent pour les personnes touchées par la catastrophe.

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