5 choses à savoir sur la leishmaniose canine


La leishmaniose canine est une maladie qui vient de la méditerranée, elle est en Europe et serait aussi présente en Asie, Afrique et en Amérique du Nord. Cette maladie est transmise par un insecte qui ressemble à un moustique, malheureusement l’animal n’en guérit pas, même s’il y a des traitement très cher et très long
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5 choses à savoir sur la leishmaniose canine

 

chien malade

Crédits photo :

Shutterstock

Chaque année, elle tue quelque 40 000 chiens en France, et elle ne cesse de se répandre dans le pays, menaçant des centaines de milliers d’animaux. Pourtant, la leishmaniose canine est encore trop peu connue des propriétaires de chiens.

Comment se transmet la maladie et à quelle période ? Quelles zones sont les plus touchées et comment prévenir cette maladie qui ne peut malheureusement pas être guérie ?

Voici 5 choses à savoir sur la leishmaniose canine :

1. Comment se transmet la leishmaniose ?

 

    La leishmaniose est transmise par le phlébotome, un insecte que l’on peut aisément confondre avec un moustique. Cet insecte est particulièrement actif durant la nuit, du crépuscule à l’aube, et tout au long du printemps et de l’été, d’avril à septembre voire octobre. Une période qui dépend bien sûr des conditions climatiques. Et depuis quelques années, ils apparaissent de plus en plus tôt.

    C’est par la piqure de l’insecte vecteur de la maladie que le chien (comme l’homme) est contaminé.

    2. Où sévit cette maladie ?

    Il y a encore quelques années, la leishmaniose était encore une maladie méditerranéenne. Mais elle s’est étendue vers le nord de l’Europe. Elle est aussi présente en Asie, en Afrique et sur le continent américain. Seuls l’Australie et l’Antarctique en sont indemnes.

    En France, la leishmaniose touche particulièrement les régions du sud.

    3. Les symptômes de la leishmaniose

    • Chute de poils, autour des yeux et du museau

    • Perte de poids malgré un appétit normal

    • Escarres, ulcères, inflammations cutanées, squames…

    • Lorsque la maladie est à un stade très avancé, les griffes du chien se mettent à pousser à une vitesse anormale.

    • Des boiteries mais aussi une insuffisance rénale peuvent se manifester

        Ces symptômes n’apparaissent que plusieurs mois, et dans certains cas plusieurs années, après la contamination, ce qui rend le diagnostic plus compliqué.

        En cas de doute, n’attendez pas pour vous rendre chez votre vétérinaire qui pourra réaliser un test sanguin pour dépister la maladie.

        4. Comment prévenir la maladie ?

        Les personnes vivant dans les régions les plus touchées ou s’y rendant régulièrement sont vivement invitées à faire vacciner leur chien contre la leishmaniose.

        Il est conseillé de garder son chien à l’intérieur durant la nuit et de lui appliquer régulièrement un antiparasitaire spécifique.

        5. Existe-t-il un traitement ?

        La leishmaniose ne peut pas être guérie. Aucun traitement ne permet en effet d’éradiquer le parasite une fois qu’il s’est installé.

        Si le chien est dans un état grave, à un stade avancé de la maladie, l’euthanasie sera malheureusement la meilleure option. Des chiens en meilleur état général peuvent bénéficier d’un traitement, long et coûteux, qui luttera contre les symptômes de la maladie mais ne guérira pas complètement l’animal.

      https://wamiz.com/

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      Un kayakiste polonais de 70 ans réussit sa troisième traversée de l’Atlantique


      Un aîné qui est un sportif hors pair. Un homme de 70 ans a traversé en solitaire sans assistance l’Atlantique des États-Unis jusqu’en Europe. Un homme de 70 ans a traversé en solitaire sans assistance l’Atlantique des États-Unis jusqu’en Europe.
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      Un kayakiste polonais de 70 ans réussit sa troisième traversée de l’Atlantique

       

      Un kayakiste polonais de 70 ans a réussi sa troisième traversée de l’Atlantique en solitaire en arrivant dimanche sur les côtes françaises 111 jours après avoir pris la mer depuis la côte est des Etats-Unis.

      « Hello ! C’est la France, c’est Aleksander Doba et j’ai fait officiellement mes premiers pas sur la terre ferme en Europe », a déclaré le septuagénaire polonais dans une video postée sur sa page Facebook. 

      « Je me sens bien… et je suis très content d’avoir finalement atteint l’Europe ! », a-t-il ajouté après avoir atteint la côte au Conquet, près de Brest (Bretagne, ouest de la France), où il a été accueilli par des dizaines de supporters.

      Parti de Barnegat Bay, New Jersey (Etats-Unis) le 17 mai dernier, le kayakiste a bravé une mer forte et affirme même avoir « caressé un requin » lors de son périple de 6.680 kilomètres de part en part de l’Atlantique nord.

      En juin 2016, Aleksander Doba avait dû renoncer en raison d’une mer formée qui avait retourné son kayak par deux fois au large du New Jersey.

      Ingénieur à la retraite, il avait déjà traversé deux fois l’océan Atlantique en kayak, en solitaire et sans assistance.

      La première traversée l’avait mené de Dakar à Acarau, au Brésil, entre octobre 2010 et février 2011, et la deuxième de Lisbonne à Port Canaveral, en Floride, entre octobre 2013 et avril 2014.

      http://www.lepoint.fr/

      Le Saviez-Vous ► Histoire et origine du chocolat : de l’Amérique à l’Europe


      Le chocolat qui fait partie des petits plaisirs de la vie a été connu grâce aux expéditions espagnoles vers l’Amérique à la rencontre des Aztèques. Au début, quand il s’est fait connaitre en Europe, le chocolat était un breuvage et seulement l’élite pouvait en consommer, ce n’est que beaucoup plus tard que les tablettes de chocolat a pu être conquis par tout le monde
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      Histoire et origine du chocolat : de l’Amérique à l’Europe

       

      Claire König

      Enseignante Sciences Naturelles

       

      Avant le chocolat, il y a le cacao. Les Mayas appelaient cet arbre Cacahuaquchtl. Et les dieux, dans leur grande générosité, permettaient à l’élite, dans des circonstances bien codifiées, de consommer leur nourriture… Plongeons dans l’histoire du chocolat.

      Fèves et poudre de chocolat. © Iprachenko, Shutterstock

      Fèves et poudre de chocolat. © Iprachenko, Shutterstock

      Le chocolat conquit l’Europe grâce aux grands explorateurs

      Le chocolat devint le compagnon des grands explorateurs. Christophe Colomb, Hernan Cortés et bien d’autres succombèrent à ses charmes.

      Les grands explorateurs, comme Christophe Colomb, ont participé à l'histoire du chocolat. © Portrait réalisé par le peintre florentin Ridolfo Ghirlandaio

      Les grands explorateurs, comme Christophe Colomb, ont participé à l’histoire du chocolat. © Portrait réalisé par le peintre florentin Ridolfo Ghirlandaio

      Cortés revient en Espagne en 1528. Il rapporte des produits inconnus : tomate, haricot blanc, pomme de terre, maïs, piment, tabac et chocolat. Il dit alors à Charles V :

      « Une tasse de cette précieuse boisson permet à un homme de marcher un jour entier sans manger ».

      Cortès apporte dans ses bagages de nouveaux aliments, et parmi eux du chocolat. © DR

      Cortès apporte dans ses bagages de nouveaux aliments, et parmi eux du chocolat. © DR

      Les premières cargaisons de cacao arrivent en Espagne en 1585. Préparé dans des monastères, le chocolat est très cher. Il devient un met royal, lourdement taxé et donc hors de prix pour le peuple.

      Le galion servait au transport de marchandises, comme le chocolat. © DR

      Le galion servait au transport de marchandises, comme le chocolat. © DR

      Il est servi dans un pot à couvercle percé pour y introduire le moulinet et est bu dans des tasses plus hautes que celles du café, autre boisson à la mode. Les espagnols se mettent à boire du chocolat chaud, inconnu des Aztèques. Ils fabriquent les premières tablettes pour pouvoir le transporter facilement. L’engouement pour le chocolat se développe donc en Espagne bien avant le reste de l’Europe. Mais, peu coûteux à la production et de culture aisée, le cacao séduit les planteurs et, comme le sucre, contribue à l’essor de l’esclavage.

      Plongez dans l'histoire du chocolat... © avs, Shutterstock

      Plongez dans l’histoire du chocolat… © avs, Shutterstock

      C’est aux Pays-Bas, terres espagnoles, que le chocolat s’étend d’abord. Les premières fèves sont introduites en Italie, par le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, en 1559. Les chocolatiers italiens, experts dans l’art de le préparer, l’exportent en Autriche, en Suisse, en Allemagne et en France.

      En 1609, les Juifs chassés d’Espagne arrivent à Bayonne et vont faire de la ville le principal centre de production français.

      Madame de Sévigné écrivait alors à sa fille qu’elle en buvait soir et matin :

      « Voilà de quoi je le trouve plaisant, c’est qu’il agit selon l’intention ».

      Parmi ses plus fidèles admiratrices : Marie-Thérèse, infante d’Espagne et épouse de Louis XIV ; on disait d’ailleurs :

      « Le roi et le chocolat sont les deux seules passions de la reine ».

      On accusa Fagon, médecin de sa Majesté d’avoir préparé un chocolat de onze heures qui hâta son trépas et permit à madame de Maintenon, qui préparait elle-même son chocolat (c’était prudent !), de s’occuper enfin du roi !

      Années 1820 : le chocolat se démocratise

      Les années 1820 marquent les débuts du « chocolat pour tous ».

      Fondateur d’une dynastie chocolatière, Antoine-Brutus Menier (1795-1853), pharmacien spécialisé dans les poudres, vend du chocolat en tablettes enveloppées de papier jaune. Son fils, Émile-Justin sera surnommé le baron Cacao.

      Cailer, plus ancienne marque de chocolat suisse, et Van Houten, célèbre fabricant hollandais. © DR

      Cailer, plus ancienne marque de chocolat suisse, et Van Houten, célèbre fabricant hollandais. © DR

      • Cailler est la plus ancienne marque de chocolat suisse, née en 1819. Brillat -Savarin, en 1826, préconisait le chocolat à ceux qui « auraient bu quelques traits de trop à la coupe des voluptés».

      • Le hollandais Van Houten, fabricant à Amsterdam, invente en 1828, la solubilisation du cacao. : c’est le premier brevet de chocolat en poudre.

      • En 1847, la première tablette de chocolat est créée.

      • Rodolphe Lindt (1855 -1909) dépose en 1879 un brevet qui marque la création du chocolat fondant par le procédé du conchage.

      Lindt invente le conchage du chocolat. © DR

      Lindt invente le conchage du chocolat. © DR

      • Henri Nestlé (1814-1890), grâce au procédé de condensation du lait, permet l’invention, en 1875, du chocolat au lait à croquer.

      • L’Anglais Charles Barry développe en 1842 une activité de négoce à Londres.

      • Le Suisse Charles Amédée Kohler découvre le chocolat aux noisettes en 1830.

      • Philippe Suchard découvre que la plaque coûte trois jours du salaire d’un ouvrier. En 1825, il produit alors entre 25 et 30 kg de chocolat par jour avec un seul ouvrier, et, en 1901, vient le fameux emballage mauve.

      Le fameux chocolat Poulain. © DR

      Le fameux chocolat Poulain. © DR

      • En 1884, Albert Poulain invente le petit déjeuner à la crème vanillée.
      • Dès le début du XXe siècle, la chaîne Menier est automatisée, permettant une fabrication en série des tablettes : la première chocolaterie industrielle !
      • En 1912, Jean Neuhaus créé la praline et lance ses tablettes ornées du célèbre éléphant.
      • En 1923, Franck Mars invente et lance, à Chicago, la première barre chocolatée !

      Et la liste des grands noms du chocolat continue de s’allonger encore pour le plus grand plaisir des « chocolâtres ». Quel dommage que ce mot ne devînt pas français !

      Et si la Suisse reste un des hauts lieux du chocolat, il est souvent au lait ce qui est incompatible avec la « chocolatrie ».

      http://www.futura-sciences.com

      Le coût humain du café est inacceptable


      Commencer une journée sans café, serait pour la plupart catastrophique. Cette addiction ne nous rend pas coupables, parce que nous savons peu de chose sur l’industrie du café. On parle du café en ajoutant des mots éthique, équitable et durable, alors que la réalité la seule chose qui est vraiment durable est la pauvreté et des enfants au travail. Les prix des agriculteurs n’ont pas cessé de baisser alors que le café que l’on paye augmente.
      Nuage

       

      Le coût humain du café est inacceptable

       

      HARVEST OF MISERTY, TELEMUNDO

      Travail des enfants dans les régions de production de café

      Le modèle économique de l’industrie mondiale du café c’est le néo-colonialisme; il perpétue la pauvreté et le coût humain dans les nations productrices de café.

      Quand un client se régale d’une tasse de café en Europe, aux États-Unis, au Canada, au Japon, en Corée du Sud ou dans un autre pays développé, il ne soupçonne pas que le profit brut des agriculteurs de café est égal à un centime du prix qu’il a payé. Il faut prendre en compte qu’une tasse de café coûte de 1,50$ et jusqu’à 3,50$. (à lire : Moins d’un centime par tasse de café)

      Une large majorité de compagnies de café, et ce en coopération avec des ONGs et des institutions de « développement » des nations développées par exemple: GIZ, USAID, SDA, UK AID, AFD, Spanish Cooperation, etc., trompent les clients en leur faisant croire que le café qu’ils boivent est ÉTHIQUE, ÉQUITABLE et DURABLE (à lire: Le «Commerce Equitable» c’est pas juste)

      Quant à l’agriculture du café, la seule chose «durable» c’est la pauvreté et le travail des enfants :

      « L’aide pour le développement » à l’industrie du café est non-significative, notamment quand on la compare aux milliards de dollars que les pays « donateurs » perçoivent en taxes et dont ils ne reversent qu’une infime partie aux pays producteurs et aux producteurs de café. (A lire : EFE L’Allemagne a ainsi collecté plus de 50 milliards d’euros d’impôts sur le café depuis 1950)

       

      Le modèle économique de l’industrie mondiale du café c’est le néo-colonialisme; il perpétue la pauvreté et le coût humain dans les nations productrices de café.

      Le modèle économique de l’industrie mondiale du café c’est le néo-colonialisme; il perpétue la pauvreté et le coût humain dans les nations productrices de café.

      Dans l’Accord international sur le café (ICA) de 1983, les représentants des pays producteurs et importateurs se sont mis d’accord sur un prix minimal de 1,20$ la livre et sur un prix maximal de 1,40$. Cet accord de 1983 est ajusté afin de prendre en compte l’inflation et ainsi les prix du café devraient fluctuer entre 2,95$ et 3,44$ par livre, mais en réalité le prix du café actuellement c’est 1,30$ par livre. En fait, le pouvoir d’achat actuel de 1,30$US est égal à seulement 0,53$ de 1983.

      Ce prix ne reflète ni la réalité du marché ni le coût de la production, il reflète encore moins la réussite de l’industrie du café qui génère des dizaines de milliards de dollars chaque année en profits et en impôts pour les pays développés. Les prix payés aux agriculteurs n’ont cessé de baisser tandis que les prix que payent les consommateurs pour chaque tasse n’ont cessé d’augmenter. Cette équation inacceptable relègue des dizaines de millions de personnes sous le seuil de la pauvreté, elle détruit la vie de dizaines de millions d’enfants. Plus de 25 millions de familles vivent ainsi sous le seuil de la pauvreté en raison de la situation qui prévaut dans l’industrie du café.

      La rémunération des communautés de production de café à un niveau de 10 centimes par tasse, accompagnée d’un partage de la valeur ajoutée de manière transparente, ce n’est pas un acte de charité, c’est un acte de justice.

      Vous pouvez consulter le rapport : The Source: The Human Cost Hidden Within a Cup of (Certified) Coffee, The Weather Channel/Telemundo 2017, by the journalists Juan Carlos Frey and Mónica Villamizar.

      The Source: The Hidden Human Cost Within A Cup of Coffee from Weather Films on Vimeo.

      L’injustice dans l’industrie du café, qui inclut les soi-disant «standards de durabilité», impose comme réponse un nouveau modèle économique dans lequel les consommateurs rémunèrent directement les producteurs et les agriculteurs tout en offrant aux familles la protection sociale qu’elles méritent en raison du fait que chaque tasse de café vendue sur le marché est le résultat du travail et du sacrifice de ces communautés rurales.

      C’est pourquoi nous travaillons pour mettre en pratique We Share, un système transparent de partage de la valeur ajoutée avec une rémunération d’au moins 10 centimes par tasse de café vendue dans les pays développés. De cette manière, on peut éradiquer la faim, la pauvreté extrême et le travail des enfants dans les régions de production de café. (À lire: Famine dans les coffee lands)

      Tous les garçons et les filles des régions productrices de café devraient avoir accès à l’éducation secondaire et tous les travailleurs devraient être payés de manière à ce qu’ils puissent vivre avec dignité. Amal Clooney, l’épouse de George Clooney, éminente avocate et défenseuse des droits de l’homme, va sûrement être d’accord avec moi, même si le modèle économique des « bosses » de George est néocolonial et porte préjudice à des millions d’enfants qui n’ont personne, comme Amal, pour défendre leurs droits.

      La rémunération des communautés de production de café à un niveau de 10 centimes par tasse, valeur partagée transparente, ce n’est pas un acte de charité, c’est un acte de justice.

      George, j’attends avec impatience tes 10CentsPerCup

      (10 centimes par tasse).

      http://quebec.huffingtonpost.ca/

      Une mystérieuse espèce inscrite dans nos gènes


      On sait que l’homme moderne a des traces des ancêtres de la préhistoire. On croyait aussi que le croisement entre l’homme du Néandertal et l’homme moderne seraient à 100 000 ans,. Cependant avec l’étude d’une protéine de la salive, les premiers croisement serait plus il y a plus de 150 o00 ans et on ajouterait dans les hommes qui ont pu exister jusqu’à maintenant un homo fantôme, dont on ne sait rien du tout
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      Une mystérieuse espèce inscrite dans nos gènes

       

      Photo : University at Buffalo/Bob Wilder

      L’histoire évolutive d’une protéine salivaire semble indiquer la présence d’un croisement entre les premiers humains et une espèce « fantôme » qui aurait contribué au matériel génétique des ancêtres des personnes d’origine subsaharienne.

      Explications.

      Un texte d’Alain Labelle


      Les résultats d’un nombre croissant d’études laissent à penser que les premiers humains d’Europe et d’Asie ont eu des contacts intimes avec les Néandertaliens et les Dénisoviens, deux espèces du genre Homo aujourd’hui disparues.

      Les résultats obtenus par Omer Gokcumen et ses collègues du Collège des arts et sciences de l’Université d’État de New York à Buffalo, aux États-Unis, tendent à montrer la même réalité pour les premiers humains en Afrique, mais ceux-ci auraient également échangé du matériel génétique avec une autre espèce inconnue.

      Il semble que les croisements entre les premières espèces du genre Homo n’étaient pas des exceptions, et qu’ils étaient peut-être même la norme. Omer Gokcumen

      Des preuves dans la protéine MUC7

      Ces travaux ont retracé l’évolution d’une protéine mucine appelée MUC7 qui se trouve dans la salive. Lorsque les chercheurs ont remonté dans l’histoire du gène qui code la protéine, ils ont observé la signature d’un mélange archaïque retrouvé dans les populations subsahariennes actuelles.

      Les scientifiques ont découvert cette réalité en cherchant le but et les origines de la protéine MUC7, qui donne au crachat sa consistance gluante et se lie aux microbes, ce qui aide à débarrasser le corps des bactéries pathogènes.

      Dans leur enquête, les chercheurs ont examiné le gène MUC7 dans plus de 2500 génomes de populations humaines modernes.

      C’est à ce moment qu’ils ont découvert que la population subsaharienne possédait une version du gène qui est très différente des versions que l’on trouve chez les autres humains actuels.

      Cette variante subsaharienne est si distincte que les gènes MUC7 des hommes de Néandertal et de Denisovan ressemblent plus à ceux d’autres humains modernes qu’à ceux de la population subsaharienne.

      Un Homo fantôme

      Selon les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans le journal Molecular Biology and Evolution, cette variation génétique s’expliquerait par le phénomène d’introgression archaïque par lequel un gène est transféré d’une espèce vers une autre génétiquement assez proche pour qu’il puisse y avoir interfécondation.

      Dans le cas présent, il s’agirait d’une espèce inconnue.

      Ce membre de la famille humaine pourrait être une sous-espèce de l’Homo erectus ou d’un homininé encore inconnu. Nous l’appelons « espèce fantôme » parce que nous ne possédons pas de fossiles de l’espèce. Omer Gokcumen

      En prenant en considération le taux de mutation des gènes durant le processus de l’évolution, les chercheurs ont calculé que les ancêtres des personnes qui portent la variation subsaharienne de MUC7 se sont croisés avec une autre espèce humaine ancienne il y a plus de 150 000 ans après avoir suivi une évolution divergente depuis 1,5 à 2 millions d’années.

      Par comparaison, des anthropologues allemands estimaient que les premiers croisements entre néandertaliens et hommes modernes remonteraient à 100 000 ans.

      http://ici.radio-canada.ca/

      L’art du tissage au Moyen-Âge


      Il a bien fallu que l’être humain se protège contre les éléments du temps tel que le soleil, le froid, la pluie… Bien que les peaux d’animaux eurent été probablement les premiers vêtements, nos ancêtres ont compris que d’autres matériaux pouvaient être fort utiles s’ils étaient travaillé tel que le lin et la soie. Ce fut alors un élan pour les vêtements, tapisseries …
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      L’art du tissage au Moyen-Âge


      (
      Source)

      Nos musées et centres d’interprétation regorgent d’histoires fascinantes et mettent souvent en lumière le savoir-faire de nos ancêtres dans les arts traditionnels, nous faisant réaliser la quantité de travail nécessaire pour produire plusieurs biens avant l’ère industrielle. Un exemple? Intéressons-nous brièvement à cet art qu’était le tissage au Moyen Âge.

      L’importance du travail des textiles:


      Cardage et tissage de la laine
      Début 15e siècle
      (
      Source)

      Se vêtir a toujours été une nécessité pour l’être humain depuis la fin de la Préhistoire. Les Mésopotamiens et les Égyptiens de l’Antiquité avaient découvert comment travailler la fibre du lin, alors qu’en Europe la laine devint plus facile à travailler et plus adéquate pour le rude climat de plusieurs régions. Produire des vêtements impliquait un long processus partant de la tonte, au nettoyage de la laine, à son cardage, à son filage au rouet puis à son tissage pour produire des étoffes. Ces dernières servaient ensuite pour la confection de vêtements certes, mais aussi de draps!


      Tissage vers 1336
      Photo:
      Saiko

      La qualité des tissus ainsi fabriqués variait selon les types de lainage utilisés et surtout leur méthode de tissage qui permettait de produire soit des tissus grossiers à prix abordables comme la serge ou ce qu’on appelait des tiretaines, mais aussi des vêtements pour les aristocraties et les monarchies faites de lin et grâce à un commerce avec l’Orient, de soie. À cet égard, la mythique route de la soie était d’une importance capitale pour permettre aux tisserands européens de fabriquer des vêtements de luxe avec ces tissus légers et très colorés à partir des XIIe-XIIIe siècles.


      Caftan de soie de Syrie
      IXème siècle
      (
      Source)

      La production de ces étoffes fut au départ très importante en Italie et en Espagne, portes d’entrée du commerce avec l’Orient, mais partout en Europe, les métiers textiles firent partie des activités économiques les plus importantes du Moyen Âge. Plusieurs artisans avaient leur spécialité comme le filage, la teinturerie ou le tissage et formaient des apprentis pour les aider dans leurs commandes. Avec l’augmentation des achats au cours du XIIIe siècle, un véritable système commercial vit le jour. Les marchands fournissaient les matières premières aux artisans qui les transformaient pour que les marchands les revendent ensuite.

      De véritables chefs-d’œuvre: les tapisseries:


      La Dame à la licorne
      XVe-XVIe siècles
      (
      Source)

      Si les rois, reines et seigneurs habitaient souvent des châteaux, ces derniers étaient faits de murs de pierre qui rendaient les pièces très humide peu importe les saisons. Ceux qui en avaient les moyens se faisaient donc confectionner de magnifiques tapisseries pour non seulement décorer les murs et démontrer leur richesse, mais aussi pour réchauffer les pièces principales de leurs demeures. Ces œuvres d’art étaient réalisées par de grands maîtres tisserands et la Belgique, notamment Bruxelles, a eu la réputation de produire les plus belles tapisseries d’Europe au Moyen-Âge.


      La tapisserie de Bayeux
      (
      Source)

      Pour réaliser de telles œuvres, un maquettiste réalisait tout d’abord un dessin préparatoire qui était ensuite agrandi par un cartonnier sur un carton de dimensions semblables à celles de la tapisserie désirée. Il fallait par ailleurs inverser l’image pour que, une fois tissé, le dessin puisse être la réplique du modèle à l’endroit. Le maître tisserand ou lissier procédait ensuite au long travail de tissage des fils de couleur pour créer l’œuvre.

      Le lin à l’honneur à Deschambault cet été:


      Cécile Dachary
      Photo:
      Denis Baribault

      Par ailleurs, si le tissage et le travail du textile vous intéressent, le village de Deschambault dans la région de Portneuf propose cet été un mariage entre l’histoire du lin et du tissage et l’art contemporain dans le cadre de sa 7e Biennale internationale. Une belle occasion de visiter des sites patrimoniaux dans lesquels des artistes exploitent avec le fil conducteur du lin la thématique du passé inaperçu.

      En tant que porte-parole de l’événement qui se déroule jusqu’en octobre, je vous invite à faire un petit tour dans notre beau village!

      Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

      http://www.historiatv.com

      Le Saviez-Vous ► La terrible peste noire de 1348


        La peste noire fut un véritable carnage dans l’histoire humaine, et même animale. Des familles entières ont été décimées par cette terrible maladie qui est venue plusieurs fois au cours des années au temps du Moyen-âge. La peste n’avait pas de préférence particulière, elle touchait des pauvres, des clochards, des riches …
        Nuage

         

        La terrible peste noire de 1348

         

        • Illustration de la peste noire. Les chroniques de Gilles Li Muisis (1272-1352), abbé de Saint-Martin de Tournai. Bibliothèque royale de Belgique, MS 13076-77, f. 24v.

        • La peste qui avait régulièrement sévi en Europe du VI au IXème siècle avait pratiquement disparue. Apparue en Asie centrale en 1337 elle laissa treize millions de morts après son passage en Chine !

          En 1347 elle détruit l’armée de la Horde d’Or (les mongols) qui assiégeaient les génois dans Caffa en Crimée. De là, l’épidémie se propagea en Sicile pour atteindre en 1348 la France et l’Espagne.

        • En 1349 elle se répand en Allemagne, en Europe centrale, puis en Angleterre ou en une seule année un quart de la population disparaît. Ce chiffre monta à 40 % de la population anglaise dans les années qui suivirent . Sur 3 millions 1/2 d’habitants, il n’en resta plus que deux millions après le passage de ce terrible fléau !

          Après une absence de quatre siècles la planète toute entière va connaître 370 années d’épidémies de peste qui se renouvelleront de 1348 à 1721 avec une cadence plus ou moins constante de 3 à 4 épidémies par siècle écoulé.

          En Allemagne : Magdebourg perd 50 % de ses citoyens, alors qu’on recense… 65% de pertes à Hambourg et même 70% à Brême … et suivront uniquement pour ce même XIVè siècle les grandes vagues d’épidémies de : 1363 à 1374 et de 1383 à 1389 …

          En 1359 elle (re)frappe en Alsace et en Belgique. En 1360 elle arrive en Angleterre, revient en France et resurgit en 1369 en Angleterre

          Les différents types de peste et épidémies mortelles :

          1. la peste noire ou bubonique:

         

        Le 20 juin 1894, Alexandre Yersin, un médecin militaire formé à l’Institut Pasteur, isole à Hong-Kong le bacille de la peste.

        La peste de 1348appelée couramment peste noire ou bubonique (ou bacille de Yersin qui le découvrit en 1894 ) à défaut d’être transmise par contacts directs avec le malade contaminé, était surtout transmise et transportée par les puces des rats qui logeaient dans les cales des navires. C’est pourquoi les villes portuaires furent les premières atteintes par la maladie.

        Ces puces, véritables agents pathogènes, passaient en sautant d’un animal sauvage à des animaux domestiques comme le chat, le chien ou nichaient dans les lainages humains.

        Sans parler des colonies de puces sauteuses existant dans les greniers des vieilles maisons aux planchers lézardés et vermoulus.

        Il ne faut pas oublier qu’en ce temps là les greniers avaient non seulement un rôle de garde-manger : puisqu’on les construisait en pointe avec souvent deux ou trois niveaux pour y entasser les sacs de grains, les aliments déshydratés, le lard salé ou fumé, mais on y mettait aussi le linge à sécher et les provisions devant servir en cas de siège ou d’invasions surprises. Ces greniers étaient ventilés par des petites lucarnes, appelées aussi chiens assis, qu’on incorporait dans la toiture.

        Il faut également incriminer les mauvaises conditions d’hygiène de l’époque, la vétusté des logements, les nombreux champs de batailles où les morts et cadavres de chevaux entremêlés, n’étaient trop souvent même pas enterrés, mais livrés aux rongeurs et charognards de toutes sortes ! Ces endroits maudits que les paysans y contournaient avec de grands signes de croix offraient de véritables festins aux colonies de rats vagabonds qui y proliféraient !

        Autres types de peste intervenues ultérieurement :

        2. la peste pulmonaire ( Pasterela Pestis ) :

        Très proche de la précédente, mais ce bacille capsulé sur les deux extrémités a la propriété par temps sec de se renfermer sur lui-même et de ne se développer que lorsque les conditions lui sont favorables. La contagion se fait par les voies respiratoires.

        3. On peut y ajouter les épidémies de Tuberculose, de variole, de choléra, et de typhus dues à l’absorption d’eaux remplies de bacilles.

        4. L’ergotisme que le peuple associa trop souvent à la peste à cause de l’apparition simultanée de cette maladie dans un grand nombre de foyers qui s’approvisionnaient chez le même meunier ou boulanger.

        Maladie due à la pourriture de l’ergot de seigle qui provoque des contractions et dérèglements nerveux pouvant aller jusqu’à la paralysie des extrémités et des membres.

        Equipement d’un médecin au Moyen-Age pour se protéger contre la peste et les épidémies (des. G. Dagli-Orti)

        Le sinistre tableau de La PESTE noire au Moyen-Age

        Symptômes de la maladie :

        Même si l’on ne connaissait pratiquement sur la vie des bacilles, des microbes et des bactéries, les gens apprirent très vite qu’il fallait éviter de toucher et de s’approcher des malades contaminés, qui souffraient de fièvre et de chaleur insupportable, d’étouffements ressentis, de douleurs insoutenables aux aines et aux aisselles avec apparitions de bubons (cloques purulentes), étourdissements, pouls rapide, vertiges, vomissements, hémorragies cutanées spontanées ou hémorragies internes des viscères. Auxquels s’ajoutaient bien entendu les signes de défaillances psychologiques : affolement, plaintes, pleurs, cris, gémissements, panique mentale et désespoir total.

        Rapidité foudroyante de l’évolution de la maladie, décès en quelques jours, parfois en une demi-journée.

        Jean de Venette témoin de la grande épidémie de peste de 1348 décrivait ainsi ses observations relevées à Paris :

         » les gens n’étaient malades que deux ou trois jours et mourraient rapidement, le corps presque sain. Celui qui aujourd’hui était en bonne santé, était mort demain et porté en terre « 

        Maladie de méfiance : l’ignorance du véritable agent de transmission contagieux engendre la peur, l’isolement, le repliement sur soit. Certains invoquent le ciel d’autres parlent de générations spontanées ! Mais pour tous la douleur est terrible lorsqu’on voit partir impuissants tous ceux que l’on aime sans pouvoir les aider !

        En particulier les jeunes enfants, adolescents et jeunes filles arrachés dans la fleur de l’âge.

        L’ombre de la mort sévit partout et atteint : le riche ou le pauvre, l’enfant ou le vieillard, le noble tout puissant ou le vagabond. Elle traîne avec elle son cortège de vols, de règlements de comptes puisque la justice est inexistante, la tristesse, les larmes, le suicide, la faim, la peur, la misère, la soif et le désespoir.

        Le cauchemar devient réalité permanente ! L’horreur s’installe partout ! Plus il y a de concentration de gens et plus l’épidémie frappe en nombre.

        Tout le monde se méfie des voisins qui sont peut-être déjà porteurs de la terrible maladie, alors on tue tous les animaux et on part à l’aventure le long des routes en traversant de nombreux villages aux volets fermés, aux places désertes et silencieuses, lorsque les maisons et les fermes ne sont pas carrément abandonnées…

        La famille éclate, certains sont orphelins, d’autres sont séparés de leur femme, de leur époux, de leurs frères et soeurs… Rares sont même ceux qui vont assister à l’enterrement de leurs proches.

        Dans les hôpitaux les médecins n’approchent pas les malades, ils s’aspergent de vinaigre, pendant que les prêtres munis de masques à bec pointus donnent la communion ou l’extrême onction avec des cuillères d’argent fixées à de longues spatules…

        On jette dans les rues des monceaux de cadavres que l’on entasse rapidement dans des charrettes précédées de clochettes. Notables ou miséreux, tous se retrouvent côtes à côtes avant de finir entassés dans une fosse commune recouverte de chaud vive et de terre.

        Des familles entières disparaissent ainsi. Et il n’était pas rare de voir de modestes habitants des villes hériter tout d’un coup d’une grande fortune ou d’un château en Loire ou en Bordelais uniquement parce que tous les autres héritiers plus proches ont été tous emportés par la terrible maladie. Et l’on assiste soudain à des scènes insolites : des paysans nouveaux riches, habillés de soie qui s’enivrent avec des vieux millésimes de grands vins à la manière du gros rouge, dans des grands châteaux abandonnés.

        D’ailleurs on raconte que beaucoup de clochards saouls en permanence résistèrent parfaitement bien au bacille (!)…

        Collage of paintings representing battles of the Hundred Years’ War. Clockwise, from top left: La Rochelle, Agincourt, Patay, Orleans.

        Tout cela au milieu d’un affrontement stupide et une guerre qui vient de commencer entre la France et l’Angleterre et qui durera « cent ans » comme si les dieux courroucés voulaient punir la méchanceté des humains !

          http://www.historel.net