Le Saviez-Vous ► Le lancer de renard, sport à la mode au XVIIe siècle


Comment pouvait-on appeler cela un sport quand c’était une torture à ce jeu du lancer du renard. Ils utilisaient des renards, mais aussi d’autres animaux sauvages. Bien sûr, ce jeu était destiné pour l’élite qui n’avait rien d’autre à faire de leurs loisirs
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Le lancer de renard, sport à la mode au XVIIe siècle

 

Dans certaines parties de l’Europe, principalement en Pologne, on s’amuse au lancer de renard. En Allemand, ça se dit fuchsprellen. Quand on dit renard, on parle bien de l’animal ! Mais pas seulement, on peut aussi jouer avec les chats, les furets, les blaireaux et autres animaux sauvages.

Les règles du jeu

C’est super simple… Il te suffit d’avoir des animaux mignons en quantité suffisante pour tenir toute une après-midi mais aussi d’avoir un espace clos. En général, on plante quelques poteaux dans un champ ou dans la cour d’un château, sur une surface plane et on tire des toiles entre les poteaux afin d’avoir une enceinte bien close (pour éviter que les animaux puissent s’échapper).

Ensuite, deux hommes tiennent une corde ou un filet de 7 ou 8 mètres, chacun par une extrémité. Les joueurs s’espacent de 6 ou 7 mètres, afin qu’une partie de la corde ou du filet touche encore le sol. Lorsque c’est bien le cas, une troisième personne ouvre la cage de l’animal de son choix et lorsque l’animal qui tente de fuir passe la corde ou le filet PAF les joueurs tirent sur les extrémités afin que l’animal décolle. Un mètre, deux mètres, trois mètres, le record s’élève à 7,5 mètres. Évidemment, le duo qui lance le renard le plus haut gagne le concours. Pour pimenter un peu les après-midis, le jeu se pratique aussi en équipe… Plusieurs lanceurs se placent les uns à côté des autres pour que lorsque l’animal retombe, il soit à nouveau projeté en l’air par une nouvelle corde. A l’issu de la partie, l’animal est mort… Lorsque ce n’est pas le cas, ce peut être un danger pour les joueurs car l’animal sauvage est terrifié et bien que blessé, il arrive qu’il tente de se protéger en bouffant un pied, un mollet, une joue ou en griffant un des participants (et c’est quand même, bien mérité !).

Les joueurs célèbres du lancer de renard

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Ne vous méprenez pas, le lancer de renard est un sport très digne réservé à l’élite. Le tournois de lancer est souvent accompagné d’une mascarade. Hommes et femmes se costument. Les messieurs se déguisent souvent en héros grecs, en satyre, centaures mais aussi en bouffons du roi pour amuser la cour alors que les dames sont des déesses ou des muses. Ils poussent le vice à accessoiriser les animaux projetés avec des masques en carton et des morceaux de tissus. Eh oui, quand ils sont en l’air c’est beaucoup plus mignons. (…) A la fin du tournoi, on va prendre des forces, c’est l’heure du banquet !

Plusieurs personnages illustres de l’histoire ont porté un intérêt tout particulier au lancer de renard, c’est notamment le cas du roi de Pologne, Auguste II. Il a participé à un des plus célèbres concours de lancer de renard à Dresde. Lors de celui-ci, plus de 1000 animaux sont décédés. 700 renards, 500 lièvres, 30 blaireaux, autant de marcassins, une vingtaine de chats et trois loups.

Auguste II n’est pas le seul à participer au lancer de renard, l’empereur Léopold Ier a pris beaucoup de plaisir à concourir lors du tournoi de Vienne de 1672.

http://www.racontemoilhistoire.com

Pédopornographie : une enquête internationale mène à 900 arrestations


C’est un gros coup, contre la pornographie infantile, mais il reste sans doute beaucoup à faire dans le milieu internet qui facile l’échange de photos d’enfants et des enfants qui sont les joujoux des pédophiles … Ce sont des actes vraiment intolérables
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Pédopornographie : une enquête internationale mène à 900 arrestations

 

HACKERS

Une vaste enquête internationale sur un site de pornographie infantile a débouché sur près de 900 arrestations dans le monde et l’identification de quelque 300 enfants victimes, ont annoncé vendredi la police américaine et Europol.

Cette enquête de plus de deux ans a été menée dans le prolongement du démantèlement en 2015 du site « hautement sophistiqué » Playpen, dont le fondateur et gérant, un homme de Floride nommé Steven Chase, a été condamné cette semaine à 30 ans de prison, a précisé dans un communiqué le FBI.

Playpen, estimé être le plus grand réseau de partage en ligne de documents pédophiles, avec plus de 150 000 utilisateurs, avait été créé en août 2014.

Ce réseau « darknet » utilisait des protocoles spécifiques intégrant des fonctions d’anonymisation.

L’enquête du FBI sur Playpen n’a pas été exempte de controverses, l’agence ayant piraté, pour parvenir à ses fins, des milliers d’ordinateurs dans plus de cent pays, ce qui avait hérissé des organisations de défense des libertés.

Le FBI avait ensuite géré lui-même le site pédophile durant une douzaine de jours, afin d’identifier ses membres, ce que beaucoup ont dénoncé comme un abus.

Steven Chase avait été interpellé le 19 février 2015, un mois après que les policiers américains eurent lancé leur enquête baptisée Operation Pacifier (« opération tétine ») pour traquer les utilisateurs et fournisseurs de photos et vidéos du site Playpen.

L’office de police criminelle européen Europol s’est elle chargée de vérifier et croiser les données pour identifier des coupables présumés en Europe.

Un total de 368 suspects ont été arrêtés ou condamnés en Europe, a annoncé Europol.

Aux États-Unis, l’enquête a permis 350 arrestations, dont 25 producteurs de pornographie enfantine et 51 personnes accusées d’avoir agressé sexuellement des enfants. Deux collaborateurs directs de Steven Chase ont reçu chacun une sentence de 20 ans de réclusion.

Le nombre d’arrestations à l’extérieur des États-Unis se monte à 548, a précisé le FBI.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le fossile d’un reptile marin rarissime découvert en France


Un dinosaure marin qui est connu en Afrique et aux États-Unis, a été découvert en France. Et cela est une découverte pour les paléontologues qui vont essayer de comprendre comment ce plésiosaure marin s’est retrouver dans ce territoire français. Une migration ? Une nouvelle espèce ?
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Le fossile d’un reptile marin rarissime découvert en France

Ces ossements - un fémur de 51 cm de... (Photo Loic Venance, Agence France-Presse)

Ces ossements – un fémur de 51 cm de long, des «morceaux de membres d’un poignet ou d’un pied», une «série de petites phalanges qui constituaient une palette natatoire», mais aussi une mandibule complète d’un mètre de long – ont été extraits à l’automne.

PHOTO LOIC VENANCE, AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse

Angers

Le fossile d’un grand reptile marin vieux de 90 millions d’années et rarissime en Europe, récemment extrait d’une cave troglodyte privée à Tuffalun, dans le centre de la France, a été présenté jeudi au muséum des sciences naturelles d’Angers et salué comme une «découverte exceptionnelle».

Les ossements fossilisés de ce prédateur de la famille des plésiosaures, de gros reptiles marins qui vivaient à l’époque des dinosaures dans les mers et les océans, ont été retrouvés en 2013, après être tombés du plafond de la cave troglodyte de particuliers, encore emprisonnés dans du tuffeau, a expliqué Benoît Mellier, chargé des collections du muséum d’Angers.

Ces ossements – un fémur de 51 cm de long, des «morceaux de membres d’un poignet ou d’un pied», une «série de petites phalanges qui constituaient une palette natatoire», mais aussi une mandibule complète d’un mètre de long – ont été extraits à l’automne et rapportés en février au muséum, où ils feront l’objet d’une étude paléontologique complète avant d’être présentés au grand public.

La découverte de ce spécimen, qui mesurait probablement cinq à six mètres de long, est «exceptionnelle et va intéresser tous les chercheurs qui travaillent sur les reptiles marins dans le monde entier», a souligné Peggy Vincent, paléontologue au muséum national d’histoire naturelle de Paris, spécialiste des reptiles marins de l’ère secondaire.

«Cet animal a été trouvé dans des niveaux qui datent d’il y a 90 millions d’années et de cet âge-là, en Europe, pour le groupe des plésiosaures, on ne connaissait rien ou juste quelques petits éléments isolés, des vertèbres par exemple, mais rien d’aussi important et d’aussi complet», a-t-elle indiqué.

Des ossements fossilisés de reptiles marins de cet âge avaient déjà été retrouvés en Afrique du Nord et aux États-Unis

. «Le fait de savoir qu’il y en avait en Europe, cela change beaucoup de choses. (…) Ce n’est pas certain, mais c’est probable qu’il s’agisse d’une nouvelle espèce. Si c’est une espèce qui existe déjà, ça veut dire qu’il y a eu des migrations», a assuré Mme Vincent.

«Dans le monde, sur toute la période du Mésozoïque, c’est-à-dire de 250 millions d’années jusqu’à 65 millions d’années, on a seulement une centaine d’espèces de plésiosaures qui sont connues, c’est quasiment rien. Donc chaque découverte est importante pour essayer de retracer leur histoire et leur évolution, de comprendre comment ils sont apparus, comment ils ont évolué et pourquoi ils ont disparu», a souligné la paléontologue.

 

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La mouche D. suzukii fait des ravages grâce à son odorat


Il existe 3 000 espèces de drosophile qui sont décrites par la science, mieux connue sur mouche du vinaigre, ou mouche à fruits. Ces insectes pont leurs oeufs sur les fruits pourris. Sauf que contrairement à ces drosophiles, une espèce venant d’Asie pont des oeufs sur des fruits murs. Elle est venue s’installer en France, puis dans toute l’Europe et à  traverser les océans pour venir aux États-Unis.
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La mouche D. suzukii fait des ravages grâce à son odorat

 

drosophile suzukii sur une cerise

La drosophile suzukii apprécie tout particulièrement l’odeur des fruits rouges mûrs (ici une cerise).

C PLANTAMP

Loïc Chauveau Sciences et Avenir

Au grand dam des producteurs de fruits rouges, Drosophila suzukii pond ses œufs dans les fruits mûrs et non dans ceux qui pourrissent. Une équipe franco-allemande vient d’expliquer le comportement de ce ravageur.

GOÛT. Les fraises de France commencent à arriver sur le marché. Ce sera le cas dans quelques semaines des cerises. Mais avant que le consommateur ne se délecte de ces fruits de printemps, un hôte indésirable sera déjà passé dessus, lui gâchant le goût. La mouche Drosophila suzukii adore, elle aussi, les fruits à maturité. Au contraire des 3000 autres espèces de drosophiles décrites par la science, celle-ci ne se reproduit pas dans les fruits pourrissants, même si elle s’en nourrit. Un comportement étrange : la chair d’un fruit mûr contient certes des sucres mais sont indemnes des bactéries et des levures qui fournissent à l’insecte et à ses larves les protéines nécessaires à leur développement.

En s’attaquant à tout type de fruit rouge au moment de les commercialiser, la mouche énerve les arboriculteurs. Lesquels ne peuvent que constater une progression fulgurante contre laquelle ils n’ont aujourd’hui aucun outil de lutte. Originaire d’Asie, D. suzukii n’a été repérée dans le sud de la France qu’en 2008 seulement. Depuis, elle a envahi toute l’Europe. Il lui a fallu à peine moins de temps pour conquérir tous les États-Unis. Ce minuscule diptère de 3 millimètres de long est certes très prolifique. Une femelle pond 400 œufs tout au long de ses deux mois de vie et 13 générations peuvent se succéder au cours d’une année. Mais son succès invasif tient certainement aussi au fait qu’elle n’a pas de concurrence dans l’exploitation des fruits mûrs comme nurserie.

Un odorat qui a muté au cours des 5 derniers millions d’années

OLFACTION. Une équipe franco-allemande vient cependant de donner une explication aux mécanismes utilisés par le ravageur dans Current biology.

“Nos travaux montrent que D. suzukii, qui a divergé des autres drosophiles il y a au moins cinq millions d’années, est devenue plus stimulée à pondre en réponse aux odeurs de fruits mûrs qu’à celles des fruits en décomposition”, explique Benjamin Prud’homme, directeur de recherche du CNRS à l’Institut de biologie du développement de Marseille et l’un des auteurs de l’article.

Les insectes choisissent leur site de ponte sur trois critères. Le premier est celui de la mécano-sensation : l’animal doit être capable de passer la peau qui protège la chair convoitée. La seconde est celle de la gustation : le goût doit plaire. La dernière est celle de l’olfaction.

“La capacité à détecter certaines odeurs (des fruits mûrs), ou à les interpréter, a changé chez D. suzukii”, poursuit Benjamin Prud’homme.

Cette espèce a ensuite acquis secondairement un organe de ponte plus solide et dentelé que celui des autres espèces de mouches, capable de percer la peau des fruits mûrs.

Pour tester le rôle de l’olfaction dans le comportement de ponte, les chercheurs ont muté une molécule clé impliquée dans la perception des odeurs chez les drosophiles. D. suzukii possède une soixantaine de récepteurs olfactifs qui fonctionnent tous avec un co-récepteur générique baptisé Orco. Grâce à la technologie d’édition génomique CRISPR/Cas9, qui permet de couper l’ADN de façon ciblée, les chercheurs ont pu produire des mouches mutantes pour le gène Orco, inactivant ainsi son co-récepteur.

“Les mouches n’ont alors plus été attirées par les fruits mûrs, ni stimulées à pondre par leurs odeurs”, expose Benjamin Prud’homme.

L’étape suivante va consister à déterminer quelles molécules odorantes stimulent la ponte des mouches. Pas une mince affaire. Ces essences volatiles comprennent des centaines de composés différents parmi lesquels il va falloir déterminer quels sont les assemblages les plus attractifs. À plus ou moins long terme, il sera possible alors d’élaborer des pièges à drosophiles ou de fabriquer des extraits à pulvériser sur les fruits mûrs.

www.sciencesetavenir.fr

 

Un oiseau Gargantua identifié en Espagne


Faut le faire, identifier un animal préhistorique grâce a un seul os. Il semble que les scientifiques ont réussi a donner un nom à un oiseau qui existait depuis environs 72 000 d’année.
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Un oiseau Gargantua identifié en Espagne

 

Le synsacrum de Laño en vue latérale (en haut à gauche), ventrale (en haut à droite), et de devant (au milieu) mesure une dizaine de centimètres de long. Il appartenait à un soieau géant.

Un énigmatique os de la faune crétacée du site de Laño, dans le nord de l’Espagne, vient d’être identifié : il appartient à une espèce comparable aux moas de Nouvelle-Zélande, une espèce d’oiseau géant éteinte au Moyen-Âge.

François Savatier

Dans les années 1990, le site fossilifère crétacé de Laño, situé à la limite des provinces de Burgos et d’Alava, dans le Nord-Ouest de l’Espagne, avait livré un curieux spécimen de synsacrum, un os creux commun aux dinosaures et aux oiseaux. Une équipe internationale de chercheurs comprenant notamment Delphine Angst de l’Université du Cap, en Afrique du sud, et Eric Buffetaut, de l’ENS, vient d’établir à quelle espèce il appartient.

Le synsacrum trouvé à Laño est daté de 72 millions d’années. Cet os composé de plusieurs vertèbres soudées entre elles sur lesquelles s’insèrent les éléments du bassin a forme un abri solide pour les organes abdominaux. Afin de l’identifier, les chercheurs l’ont comparé avec divers os provenant de gisements de la même époque. Des os similaires provenant de l’Aude, de l’Hérault et du Var ont permis d’attribuer l’os de Laño à ution à Gargantuavis philoinos, « l’oiseau Gargantua ».

Pour Eric Buffetaut, le caractère massif de Gargantuavis philoinos fait penser aux Moas de Nouvelle-Zélande. Ces oiseaux herbivores pouvant mesurer jusqu’à 3,6 mètres de haut ont disparu à la suite de l’arrivée des Maoris dans les grandes îles australes vers 1 300 de notre ère. En Nouvelle-Zélande, ils n’avaient pour seul prédateur qu’un aigle géant. Gageons que sur l’île Ibéro-Armoricaine qui, au crétacé, regroupait la péninsule ibérique et le sud de la France actuelle,  l’oiseau Gargantua en avait de nombreux. Cela ne semble pas l’avoir empêché de prospérer, puisque la répartition géographique de ses fossiles suggère qu’il fut endémique sur cette grande île.

http://www.pourlascience.fr

Les secrets des mains de la Préhistoire en Europe


Les mains peintes sur des parois des grottes intriguent encore les scientifiques. Certaines hypothèses sont émises, mais encore le doute existe. Il y aura en Europe 36 grottes qui ont été découvertes soit en France, en Espagne et l’Italie, du travail qui ne sera probablement jamais résolu
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Les secrets des mains de la Préhistoire en Europe

 

Selon l'archéologue espagnol Hipolito Collado, ces mains peintes... (HANDPAS PROJECT via AFP)

Selon l’archéologue espagnol Hipolito Collado, ces mains peintes ont été découvertes dans 36 grottes d’Europe réparties entre la France, l’Espagne et l’Italie. Certaines comprennent aussi des dessins d’animaux et des fossiles, mais le projet Handpas se concentre sur les mains, la connexion la plus humaine avec notre passé reculé.

HANDPAS PROJECT VIA AFP

 

MARIANNE BARRIAUX
Agence France-Presse
Caceres

Une grotte de l’ouest de l’Espagne, comme d’autres en Italie ou en France, abrite notre lien le plus intime avec la Préhistoire : des silhouettes de mains datant d’il y a plusieurs dizaines de milliers d’années.

Il fait noir et étonnamment chaud dans cette petite grotte sinueuse de Maltravieso, à Caceres en Estrémadure. L’archéologue espagnol Hipolito Collado et son équipe n’y étaient pas entrés depuis près d’un an, pour éviter d’endommager les 57 mains décolorées ornant les murs.

Pourquoi ces mains furent-elles peintes, dans cette grotte comme dans d’autres ? Était-ce un simple moyen de laisser une empreinte ou un rituel de communion avec les esprits ?

Que peuvent-elles révéler sur le rôle de la femme au Paléolithique, l’époque de l’usage de la pierre taillée, achevée il y a environ 10 000 ans ?

Pour aider à percer ces mystères qui passionnent les chercheurs du monde entier, M. Collado a entrepris de cataloguer toutes les empreintes de main préhistoriques d’Europe.

Prêts à descendre en rappel le long de parois escarpées ou à se glisser sous des rochers, lui et d’autres archéologues sont allés de grotte en grotte, scanner et photographier en haute résolution toutes les mains qu’ils pouvaient trouver.

« J’étais là »

Objectif : constituer une base de données en accès libre en ligne, dans le cadre du projet Handpas financé par l’Union européenne, pour que ces images détaillées en 3D puissent être examinées par n’importe quel chercheur, comme s’il avait lui-même exploré les grottes.

« Il s’agit de rendre accessible un art inaccessible », dit M. Collado.

Dans la grotte où l’on tient à peine debout par endroits, il contrôle des capteurs, pour vérifier si le niveau de CO2, de température ou d’humidité, ont changé depuis sa dernière visite.

Selon lui, ces mains peintes ont été découvertes dans 36 grottes d’Europe réparties entre la France, l’Espagne et l’Italie. Certaines comprennent aussi des dessins d’animaux et des fossiles, mais le projet Handpas se concentre sur les mains, la connexion la plus humaine avec notre passé reculé.

Des mains peintes ont aussi été découvertes en Amérique du sud, en Australie et encore en Indonésie, où de récentes recherches ont révélé qu’une silhouette cachée dans une grotte de l’île des Célèbes, datait d’il y a 40 000 ans, devenant la trace de main la plus vieille du monde.

Soit à peu près l’époque où les Homos Sapiens – premiers « hommes modernes » – arrivèrent en Europe après être apparus en Afrique et avoir vécu dans certaines parties de l’Asie.

Les théories et conjectures abondent sur la signification de ces mains et sur le fait que des doigts manquent parfois.

Était-ce un rituel ? Les peintres ont-ils perdu ces doigts à cause du gel par froid intense ? Ou – ce qui est le plus souvent avancé – pliaient-ils un doigt quand ils peignaient ?

Et si les chercheurs concluaient que toutes les mains, à un certain endroit, avaient été peintes par des femmes ?

« On penserait à une société matriarcale », répond un des collègues de M. Collado, Jose Ramon Bello Rodrigo.

Autre question en suspens : est-il possible que les Homo sapiens – ou les Néandertaliens avant eux – aient simplement vagabondé dans les grottes et laissé leurs marques en passant, comme pour dire « j’étais là » ?

Escalade dans l’obscurité

Paul Pettitt, professeur d’archéologie du Paléolithique à l’université anglaise de Durham, ne le pense pas.

Au fil de ses recherches, qui portent sur les endroits où ces mains peintes ont été trouvées, il a découvert que les doigts étaient parfois placés au-dessus d’une bosse dans la paroi, comme s’il s’agissait d’une prise.

De nombreuses mains apparaissent aussi dans les renfoncements les plus profonds.

« Cela devait être très effrayant, (et requérir) un important effort, beaucoup d’escalade dans l’obscurité », commente M. Pettitt. « Vous ne faites pas ça pour vous amuser ».

Pourquoi alors en faire autant pour peindre des mains – « négatives » quand elles sont dessinées selon le principe du pochoir avec des pigments tout autour, ou « positives » quand elles sont enduites directement de colorant ?

Le préhistorien français Jean Clottes, spécialiste de l’art pariétal, estime qu’il pourrait s’agir d’une forme de chamanisme.

« Le fait de mettre de la peinture – qu’on pourrait appeler peinture sacrée – contre la paroi, cela crée un lien entre la personne qui le fait et la paroi, et par conséquent avec les puissances qu’il peut y avoir dans cette paroi », dit-il.

M. Collado estime que certaines mains ont valeur de mise en garde :

« Dans la grotte de la Garma (Cantabrie, nord de l’Espagne), il y a un panneau avec des mains à côté d’un grand trou qui peut être mortel (si l’on y tombe). Elles voulaient certainement dire : « Stop » »

Le projet se heurte à un obstacle : l’équipe n’a pas reçu l’autorisation d’accéder aux grottes en France, 18 mois après avoir envoyé une première demande au ministère français de la Culture.

« Nous sommes en stand-by », dit M. Collado, impatient.

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Le Saviez-Vous ► Une histoire de l’origine des esclaves africains


 

L’origine de l’esclavage africain vers l’Europe, (on ne parle pas pour le moment des États-Unis, qui comme on le sait, beaucoup d’hommes africains ont été esclaves dans ce pays) a commencé par les empires africains qui ont vendu aux Européens, mais quand des pays européens ont vu le potentiel, ils ont fini par venir les chercher eux-mêmes
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Une histoire de l’origine des esclaves africains


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 Il faut comprendre que l’origine du commerce d’esclaves est liée tant aux guerres entre royaumes et tribus africaines qu’à leur contact avec les premiers Européens. Cette semaine, intéressons-nous aux grands royaumes africains qui ont commercé avec l’Europe et qui, notamment par les guerres internes, ont eux-mêmes fourni au départ les esclaves aux Européens… avant de réaliser l’hécatombe qui était en train de les frapper.

Des royaumes et Empires puissants:


L’Empire du Mali de Kanga Moussa en 1375
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L’Afrique est un immense continent de plus de 30 millions de km2 qui a vu passer sur son territoire de très nombreuses populations aux moeurs, langues et traditions différentes. Un des plus connus grâce aux écrits et vestiges qui existent encore aujourd’hui a été le puissant Empire du Mali. Du XIIIe au XVIIe siècles, le Mali et sa capitale, Tombouctou, ont été la plaque tournante du commerce entre l’Afrique et les grands royaumes arabes et à travers eux, de l’Europe même. L’Histoire se rappelle entre autres du roi Kanga Moussa, qui a fait un pèlerinage à la Mecque avec une impressionnante quantité d’or qu’il aurait distribué sur son passage!


Pages de manuscrits astronomiques de Tombouctou
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Bien situé comme zone d’arrêt pour les caravanes en raison de sa proximité du fleuve Niger, le Mali a constamment agrandi son territoire et géré un important commerce de l’or et du sel, en échange de produits de luxe comme le papier. Ses souverains s’intéressèrent au savoir sous toutes ses formes, investissant des mosquées, des bibliothèques et dans les plus anciennes universités du monde. Les célèbres manuscrits de Tombouctou, menacés par les conflits avec certains groupes religieux radicaux entre autres, sont un témoin important de cette histoire. 


Art de l’Empire du Congo
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Des XVe au XIXe siècles, l’Empire du Congo est lui aussi devenu un joueur important dans le commerce africain, surtout que sa situation géographique lui permettait une riche agriculture, ce qui n’était pas le cas partout en Afrique. Ses souverains ont conquis un vaste territoire en Afrique de l’Ouest, qui nécessitait de positionner des gouverneurs dans les zones annexées pour en assurer la gestion et la surveillance.

Contact avec l’Europe et commerce d’esclaves:


L’intérieur d’un navire marchand d’esclaves
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Des Empires comme celui du Congo ou de Dahomey acquéraient leur territoire par le biais de guerres et de conquêtes, ce qui impliquait de faire des prisonniers. Il faut noter que l’Afrique fournissait déjà des esclaves provenant de leurs conquêtes aux États arabos-musulmans depuis le VIIème siècle. Mais au XVème, les Portugais et les Hollandais atteignirent la côte atlantique de l’Afrique et entrèrent en contact avec ces Empires. Si les Européens étaient au départ intéressés par l’or, le développement des plantations de canne à sucre dans les colonies les amena à s’intéresser eux-mêmes à une marchandise humaine.


La reine Njingha Mbandi
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En échange entre autres d’armes à feu, intéressantes pour leurs guerres, certains royaumes africains commencèrent à vendre leurs prisonniers aux Européens, les condamnant à une vie d’esclaves hors d’Afrique. Au XVIème siècle, on estime que 10% de la population de la ville de Lisbonne était déjà d’origine africaine! Ces esclaves venaient entre autres du Nigéria, du Cameroun et des territoires périphériques au Congo. Mais les Européens voulurent de plus en plus d’esclaves et en vinrent à les capturer eux-mêmes, faisant stagner la démographie africaine jusqu’à la fin du XIXème siècle. Certains souverains commencèrent à réaliser la tragédie et tentèrent de s’opposer à ces raids illégaux. Ce fut notamment le cas de la reine du Matamba Njingha Mbandi, qui passa sa vie à résister aux tentatives de raids des Portugais sur son territoire au XVIIème siècle.


Affiche de vente d’esclaves de 1855
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Plus de 11 millions d’Africains et possiblement davantage, furent ainsi exportés vers les différentes colonies européennes entre les XVe et XIXe siècles, donnant ainsi naissance à une impressionnante diaspora noire de par le monde.

Evelyne Ferron, Spécialisée en histoire ancienne

 

http://www.historiatv.com/