Une saison exceptionnelle en vue pour observer les Perséides


La pluie d’étoiles filantes promet d’être belle, car le ciel semble être disposé à nous offrir ce spectacle cette année en Amérique du Nord
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Une saison exceptionnelle en vue pour observer les Perséides

 

Pour bien observer les Perséides, il faut s'éloigner des lumières de la ville.

Pour bien observer les Perséides, il faut s’éloigner des lumières de la ville. Photo : iStock

Cette année, les Perséides se dérouleront dans d’excellentes conditions d’observation un peu partout en Amérique du Nord.

Un texte d’Alain Labelle

Que sont les Perséides?

Chaque année, à la mi-août, la Terre traverse le sillage de la comète 109P/Swift-Tuttle, parsemé de milliards de particules de roches et de poussière. Ce sont ces débris qui, en pénétrant dans l’atmosphère terrestre à une vitesse de 60 kilomètres par seconde, donnent la fameuse pluie de météores des Perséides.

Photo : Planétarium de Montréal/Sophie DesRosiers

Cet essaim de débris d’une taille variant entre celle d’un grain de sable et celle d’un petit pois se renouvelle tous les 133 ans, lorsque la comète repasse dans le voisinage terrestre. Sa dernière visite remonte à 1992.

La pluie d’étoiles des Perséides est l’une des premières recensées par les humains. Les plus anciens témoignages en provenance de Chine datent de l’an 32 après Jésus-Christ.

La qualité du spectacle varie considérablement d’une année à l’autre, selon la distance entre la Terre et les parties les plus denses de l’essaim de particules, mais aussi selon la présence de la Lune dans le ciel, qui est une source de pollution lumineuse naturelle.

Si le maximum des Perséides tombe au même moment que la pleine lune, ça jette une douche froide sur l’observation du phénomène en raison de la lumière. Marc Jobin, Planératium Rio Tinto Alcan

Cuvée 2018

Le pic d’activité de cette pluie de météores est attendu en 2018 entre 16 h (HAE) le dimanche 12 août et 4 h le lundi 13 août.

Le ciel est sombre et il y a une ligne de lumière qui le traverse, c'est une étoile filante.

Une étoile filante traverse le ciel tôt le matin, le samedi 13 août 2016. Photo : La Presse canadienne/Matt Stamey

Cette année, la nouvelle lune est samedi, et le maximum dans la nuit de dimanche à lundi. On est dans le meilleur temps pour les observer (les Perséides). Marc Jobin

Les Perséides commenceront à se manifester dès la tombée de la nuit, mais c’est après minuit que le spectacle atteindra son apogée.

Il y a un point dans le ciel d’où émerge le flux de particules que l’on appelle radiant.

Le radiant des Perséides (l’endroit situé dans la constellation de Persée d’où émanent les météores) grimpe de plus en plus haut dans le ciel en seconde moitié de nuit et arrivera à sa hauteur optimale juste après l’aube.

En début de soirée, le radiant est presque à l’horizon, ce qui n’est pas optimal pour l’observation. Il faut attendre qu’il soit au plus haut dans le ciel pour l’observation de la pluie d’étoiles. Marc Jobin

Selon l’astronome Marc Jobin, le meilleur moment pour observer les étoiles filantes se situe entre 3 h00 et 3 h 30 dans la nuit de dimanche à lundi, c’est-à-dire juste avant que le jour se lève. Elles peuvent aussi être observées dans les jours précédant ou suivant ce moment optimal, mais elles seront beaucoup moins nombreuses.

Dans la nuit suivante, le spectacle va être moitié moins intense. Marc Jobin

Les premières Perséides sont quand même détectables dès la mi-juillet, et la pluie demeure active jusqu’à la troisième semaine d’août.

Où aller pour réaliser la meilleure observation?

Il faut s’éloigner de la pollution lumineuse des villes et chercher un site d’observation le plus noir possible.

Deux humains regardent une pluie d'étoiles filantes.

Deux humains regardent une pluie d’étoiles filantes. Photo : iStock/Allexxandar

Dans les meilleures conditions, dans le noir le plus total à au moins 150 km des villes et villages, on peut s’attendre à voir 60 à 70 étoiles filantes à l’heure. Marc Jobin

Dans quelle position doit-on regarder le ciel?

Il est recommandé de se coucher sur le sol, les pieds pointant vers le nord-est, avec une vue sur la plus grande étendue de ciel possible, sans télescope ni jumelles, avec le moins de lumière possible. Il faut habituellement une trentaine de minutes pour que les yeux s’habituent à la noirceur.

L’idée est d’avoir le dos incliné à 45 degrés et la tête appuyée, comme couché sur une chaise longue. Marc Jobin

    Des définitions importantes :

  • Astéroïde : objet céleste dont l’orbite autour du Soleil est faiblement elliptique;

  • Météore : trace de lumière visible dans le ciel lors de la chute dans l’atmosphère terrestre d’un corps solide;

  • Météorite : fragment d’astéroïde qui atteint la surface terrestre;

  • Météoroïde  : un tout petit objet à l’extérieur de l’atmosphère terrestre provenant d’un astéroïde ou d’un noyau cométaire;

  • Comète : un astre de glace sale qui, en s’approchant du Soleil, dégage du gaz et de la poussière pour former une queue.

D’où viennent les étoiles filantes?

Le Système solaire est rempli de grains de poussière et la Terre en balaie constamment au cours de son orbite autour du Soleil. Les étoiles filantes (ou météores) sont causées par ces petits grains de poussière qui se consument en entrant à très grande vitesse dans l’atmosphère.

Il existe des zones de l’espace où la densité de poussières est plus grande. Il s’agit de concentrations de minuscules débris laissés par des comètes qui se désagrègent au cours de leurs passages répétés dans le voisinage du Soleil.

Certains de ces essaims de poussières croisent l’orbite de la Terre, et notre planète y replonge une fois par année autour des mêmes dates. On a alors droit à une recrudescence du nombre d’étoiles filantes, et l’on assiste à une pluie de météores.

Le saviez-vous?

La Terre se déplace à 29 kilomètres par seconde autour du Soleil, et les poussières atteignent des vitesses de l’ordre de 40 kilomètres par seconde. La vitesse d’impact d’une étoile filante qui arrive dans l’atmosphère se situe donc généralement entre 30 km/s et 70 km/s.

D’autres spectacles célestes

Outre les Perséides, il y a aussi les Léonides autour du 18 novembre qui donnent parfois lieu à de véritables « orages » très intenses d’étoiles filantes, et les Géminides autour du 14 décembre. Ces dernières sont aussi intenses que les Perséides, mais cette période moins clémente de l’année les rend moins populaires.

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Une start-up proposera des «étoiles filantes à la demande»


Des étoiles filantes sur demande avec un éclat que même Tokyo verrait cette intense lumière malgré la pollution. Ils ont une recette chimique qu’ils gardent secret pour envoyer des balles qui finiront désintégrées au-dessus de la Terre à l’aide de microsatellites. Ces produits chimiques vont t’ils polluer un peu plus ? Est-ce vraiment nécessaire de faire ce genre de chose ?
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Une start-up proposera des «étoiles filantes à la demande»

 

Sur cette photo, une vraie étoile filante, aperçue... (CESAR MANSO, AFP)

Sur cette photo, une vraie étoile filante, aperçue dans le nord de l’Espagne.

CESAR MANSO, AFP

Agence France-Presse

 

Une start-up japonaise se prépare à organiser une spectaculaire pluie de météores au-dessus de la ville de Hiroshima au printemps 2020, en espérant séduire ensuite des clients du monde entier avec ce premier service « d’étoiles filantes à la demande ».

La société ALE, basée à Tokyo, met les dernières touches au développement de deux microsatellites qui, une fois placés en orbite, seront capables d’éjecter de petites balles. Ces projectiles se désintégreront en pénétrant dans la couche atmosphérique, dégageant alors une très forte luminosité au contact des molécules de l’air.

Les satellites, qui pourront être utilisés séparément ou en tandem, seront lancés l’an prochain, l’un par une fusée de l’Agence nippone d’exploration spatiale (Jaxa), l’autre par une fusée du secteur privé.

À bord de chaque engin, 400 balles à la composition chimique gardée secrète et dont la couleur pourra varier en fonction des ingrédients employés. De quoi illuminer 20 à 30 événements, selon la compagnie.

C’est Hiroshima, dans l’ouest du Japon, qui aura la primeur de ce feu d’artifice céleste, pour sa météo clémente, sa géographie et ses atouts culturels. Si le ciel est limpide, la pluie de météores pourra être admirée par des millions de personnes, assure ALE.

Mais les ambitions d’ALE et de sa présidente, l’astronome Lena Okajima, vont bien au-delà du Japon.

« Nous ciblons le monde entier, puisque notre réserve d’étoiles filantes se trouvera dans l’espace et pourra être distribuée partout », a-t-elle expliqué à la presse cette semaine.

Chacune des étoiles ne devrait briller que quelques secondes, puis disparaître intégralement bien au-dessus de la surface terrestre, écartant ainsi tout danger, selon la société.

Mais leur éclat serait si puissant qu’un tel spectacle pourrait être envisagé sur la mégapole de Tokyo malgré l’intense pollution lumineuse.

ALE, qui travaille en collaboration avec des scientifiques et ingénieurs d’universités japonaises, les autorités et des entreprises, n’a pas souhaité donner le prix de ce divertissement de luxe.

La compagnie évalue à quelque 20 millions de dollars le coût de développement, du lancement et du fonctionnement des deux satellites.

À plus long terme, ALE étudie la possibilité d’utiliser des satellites déjà dans l’espace, qui ne seraient plus opérationnels, pour créer des étoiles filantes « géantes » en les précipitant dans l’atmosphère.

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Une pluie d’étoiles filantes dans la nuit de mercredi à jeudi


Espérons que la nuit de mercredi à jeudi, le ciel sera clairs pour ceux qui veulent assister au spectacle céleste d’étoile filante qui sera vue un peu partout dans le monde
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Une pluie d’étoiles filantes dans la nuit de mercredi à jeudi

 

Sur cette photo prise au Nevada, une étoile... (Ethan Miller, GETTY IMAGES NORTH AMERICA via AFP)

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Sur cette photo prise au Nevada, une étoile file dans le ciel lors des perséides, le 13 août 2015.

ETHAN MILLER, GETTY IMAGES NORTH AMERICA VIA AFP

 

Agence France-Presse

Une étoile filante chaque minute : une pluie de météores, connue sous le nom de Géminides, devrait connaître son apogée dans la nuit de mercredi à jeudi, selon la Nasa.

Ces étoiles filantes « peuvent être vues à l’oeil nu sous un ciel clair et sombre depuis la plus grande partie du monde, mais le spectacle sera plus beau de l’hémisphère Nord », explique Bill Cooke, directeur du bureau chargé de l’étude des météores à la Nasa.

« Les Géminides seront la plus belle pluie d’étoiles filantes de l’année (…). Le mince croissant de lune ne gâchera pas le spectacle », ajoute-t-il.

Ces « étoiles filantes » sont en réalité de minuscules débris laissés par « un objet étrange et rocheux nommé 3200 Phaéton » que la Terre croise tous les ans à la mi-décembre.

« La nature de Phaéton est discutée », assure Bill Cooke sur le site de l’agence américaine. « C’est soit un astéroïde du système solaire soit une comète ».

En entrant dans notre monde, les petits débris de Phaethon cognent dans les molécules de l’atmosphère. Ce choc, extrêmement violent, produit de la lumière. Chaque débris se transforme alors en « étoile filante ».

Une belle occasion pour les astronomes amateurs : depuis sa découverte en 1983, jamais Phaethon n’est passé aussi près de la Terre, tout en restant suffisamment loin pour ne pas présenter de danger.

Pour bien en profiter, il est conseillé aux amateurs de fuir au maximum les nuages et les lumières des grandes villes. Il faut compter au moins 10 minutes pour que la vision s’habitue à l’obscurité et puisse percevoir toutes les étoiles, mais aucun télescope ou équipement spécial n’est nécessaire.

Et s’il fait nuageux la nuit de mercredi à jeudi, des étoiles filantes seront également visibles les nuits précédant ou suivant le pic d’activité, même si elles seront en moins grand nombre.

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Un météore traverse le ciel du sud du Québec


Zut ! J’ai manqué cela, mais à cette heure, je dormais ! Pour le moment, c’est un météore qui a passé dans le ciel au Québec, car on ne sait pas encore si elle est tombée sur terre, si oui, elle serait une météorite
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Un météore traverse le ciel du sud du Québec

 

Image du météore captée par une caméra de l'ASTROLab du Mont-Mégantic.

Image du météore captée par une caméra de l’ASTROLab du Mont-Mégantic.   PHOTO : PARC NATIONAL DU MONT-MÉGANTIC

Une boule blanche qui a traversé le ciel du Québec vers 21 h 40 mercredi a suscité bien des questionnements sur les réseaux sociaux. Il s’agirait d’un météore, selon les premières constatations.

« Avec toutes les informations que nous avons présentement, c’était un super gros météore. Parfois, on appelle ça un bolide. Un bolide, c’est une super grosse étoile filante. C’est loin d’être sûr que c’est un météorite parce qu’un météorite, c’est une étoile filante qui va réussir à se rendre au sol. C’est loin d’être ça pour l’instant », explique le coordonnateur scientifique de l’ASTROLab du Mont-Mégantic, Sébastien Giguère.

Pour l’instant, rien n’indique que l’étoile filante s’est posée au sol.

« Quand on a la chance de voir une super étoile filante comme ça, la plupart des gens ont l’impression que ça tombe au sol, au bout de notre champ, de notre terrain. Mais il y a des témoignages jusqu’aux États-Unis, jusqu’au nord, jusqu’au Saguenay. On a cette illusion, mais ça se passe à une centaine de kilomètres au-dessus de nos têtes. Quand ça s’en va à l’horizon, on a l’impression que ça tombe au bout du terrain, mais non! »

Ce phénomène, causé par l’entrée atmosphérique d’un gros caillou, a été observé de Saguenay jusqu’à Montréal, ainsi qu’en Ontario, dans le Maine, au Nouveau-Brunswick, dans l’état de New York et au Massachusetts.

Pas plus gros qu’un caillou

Pour plusieurs, ce qu’ils ont vu mercredi soir serait l’étoile filante de leur vie.

« C’est toujours une question de taille. Les étoiles filantes habituelles qu’on voit pendant les Perséides ou pendant l’année, en général, sont causées par des particules pas plus grosses qu’un grain de sable ou un grain de riz. Plus on grossit en taille, plus ça devient rare. À l’autre extrême, il y a des météorites immenses qui vont causer l’extinction des dinosaures, qui arrivent une fois par dizaines de millions d’années. Entre les deux, il y a toutes les probabilités. L’événement d’hier n’est pas rare. À l’échelle de la planète, il tombe des centaines de tonnes de météorites par jour. Mais hier, le ciel était clair et c’était centré sur le sud du Québec. Ça arrive peut-être une fois aux deux ans », soutient M. Giguère.

Selon le scientifique, le météore aurait la taille d’une grosse roche et l’événement aurait duré à peine quelques secondes. La caméra de l’ASTROLab a tout de même réussi à capter la scène.

Avec les témoignages reçus, il sera possible de définir la trajectoire finale de ce météore.

« Pour l’instant, il s’agirait d’une trajectoire d’est en ouest, donc des Cantons-de-l’Est vers Montréal », dit Sébastien Giguère.

Ce dernier soutient qu’il est toutefois trop tard pour faire un voeux.

 « Mais il y a toujours des étoiles filantes pour en faire », rigole le coordonnateur scientifique.

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Les Perséides : comment les voir, mais surtout comment les écouter !


En principe dans ma région, le temps sera propice pour voir les perséides et apprécier la fraicheur de la nuit après des journées bien chaudes. Saviez-vous qu’au passage de ces étoiles filantes et ce même si c’est nuageux, on peut capter des sons avec un radio AM/FM ?
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Les Perséides : comment les voir, mais surtout comment les écouter !

 

La pluie d’étoiles filantes de la mi-août est l’un des spectacles astronomiques les plus impressionnants de l’été. Cette année ne vous contentez pas de simplement voir les météores. L’astrophysicien Simon est l’invité de Vincent Jase cette semaine et il nous explique comment écouter les étoiles filantes !

Les perséides débarquent dans le ciel de l’hémisphère nord pour tout le mois d’août. Elles seront à leur intensité maximale dans la nuit 11 au 12 août. Alors, voici quelques conseils pour une nuit d’observation réussie.

Pour une expérience optimale, vous aurez besoin du matériel suivant :
– une chaise (de camping ou longue) ;
– une couverture chaude ;
– un cherche-étoiles ;
– une vieille radio AM/FM.

Quoi ?!? Oui, vous avez bien lu : en 2016 l’accessoire indispensable pour la nuit des Perséides est une vieille radio AM/FM. Cette année ne vous contentez pas de simplement voir les étoiles filantes, écoutez-les !

Pour être précis, ce que l’on peut entendre est un effet produit par les étoiles filantes et non pas l’étoile filante elle-même. Les signaux radio lointains parviennent jusqu’à nos oreilles en rebondissant d’abord sur l’ionosphère, une couche de particules ionisées qui flotte à environ 60 kilomètres et plus d’altitude. Lorsqu’un météore entre dans l’atmosphère il se désintègre, laissant derrière lui une trace de lumière… et de particules ionisées. Il est donc possible, l’espace d’un instant, d’entendre le signal lointain d’une radio qui est amplifié par la haute concentration d’étoiles filantes présentes dans le ciel pendant les Perséides. Mention spéciale à ceux qui pourront capter un fragment de Space Oddity qui aurait rebondit sur la queue d’une étoile filante.

Pour plus de détails vous êtes invités à visionner la vidéo de Vincent Jase.

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Le Saviez-Vous ► Certaines étoiles filantes ne méritent pas de vœux…


Un séjour dans l’espace demande une adaptation à un environnement très particulier dans un espace restreint et ce en apesanteur. Ont-ils des toilettes ? Que font-ils avec les excréments ? Et l’urine, la sueur ?
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Certaines étoiles filantes ne méritent pas de vœux…

 

C’est un détail auquel on ne pense pas toujours, mais les astronautes aussi vont aux toilettes. Et se soulager lorsque l’on vit dans un environnement en micro-gravité peut être une opération assez délicate, comme nous vous l’avions déjà expliqué. Néanmoins, une question restait en suspens: comment les déchets sont-ils évacués?

La NASA a justement souhaité célébrer la moitié de l’année à passer par Scott Kelly à bord de la Station spatiale internationale en révélant quelques détails sur son séjour. Et selon l’agence spatiale, en un an, Scott Kelly va produire pas moins de 81,6 kg de matière fécale. Mais c’est ce qui va arriver à toutes ces fèces qui est le plus surprenant.

Les excréments des astronautes est stocké avec d’autres déchets de la SSI avant d’être expulsé. Où ça? Directement dans l’espace bien sûr. Et ces déchets finissent dans l’atmosphère terrestre, où ils se désintègrent. À en croire la NASA, nous pouvons même observer les matières fécales des astronomes, car leur désintégration est visible: elles finissent ainsi par devenir une «étoile» filante.

L’urine et la sueur des habitants de la SSI connaissent aussi un destin insolite: elles sont recyclées pour fournir de l’eau aux astronautes. Ainsi, en un an, Scott Kelly devrait boire 730 litres d’eau qui était auparavant de l’urine ou de la sueur. 

http://fr.canoe.ca/

Le Saviez-Vous ► 5 choses à savoir pour bien observer les Perséides


Ceux qui sont intéressés de voir les étoiles filantes devront aller ou il n’y a pas trop de lumière comme dans les villes. Pour le meilleur temps de ce spectacle, faut presque passer une nuit blanche sous un ciel noir
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5 choses à savoir pour bien observer les Perséides

 

Que le festival des étoiles filantes commence! Les nouvelles sont excellentes pour les amateurs : les Perséides se déroulent dans d’excellentes conditions cette année. Voici 5 choses à savoir pour bien réussir votre observation.

Un texte d’Alain Labelle

1. À quelle date l’observation est-elle la meilleure?

Le maximum d’activité des Perséides est attendu dans la nuit du 12 au 13 août, entre 2 h 30 et 5 h du matin, heure de l’Est.

Les Perséides sont aussi visibles au cours des quelques nuits qui précèdent et qui suivent; le nombre de météores observables est moindre. Les premières Perséides sont détectables dès la mi-juillet, et la pluie demeure active jusqu’à la troisième semaine d’août.

perseids

2. À quel moment de la nuit?

Les Perséides commenceront à se manifester dès la tombée de la nuit, mais c’est après minuit que le spectacle est à son meilleur. Vous allez voir plus d’étoiles filantes tôt le matin que tard le soir. Ainsi, la pluie atteint son maximum d’intensité juste avant l’aube.

3. Combien d’étoiles filantes est-il possible de voir?

Dans un ciel modérément noir, il est possible de compter une trentaine de météores à l’heure, mais ce chiffre peut grimper et dépasser 70 dans un endroit dépourvu de pollution lumineuse.

4. Où aller pour réaliser la meilleure observation?

La pollution lumineuse nuit à l’observation des étoiles filantes. Plus le ciel est noir, plus vos observations seront nombreuses. Éloignez-vous des grandes villes!

5. Dans quelle position doit-on regarder le ciel?

La NASA recommande de se coucher au sol les pieds pointant vers le nord-est, avec une vue sur le plus de ciel possible. Sans télescope ni jumelles. Une trentaine de minutes sont habituellement nécessaires pour habituer vos yeux à la noirceur.

Qu’est-ce que les Perséides?

La Terre repasse annuellement, vers la mi-août, tout près de l’orbite de la comète 109P/Swift-Tuttle, dont le sillage est parsemé de milliards de particules de poussière. Ce sont ces poussières qui nous donnent la fameuse pluie de météores des Perséides. La qualité du spectacle varie en fonction de la distance à laquelle passe la Terre de la partie la plus dense de l’essaim de particules, mais aussi de la présence de la Lune.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Pluie de météores d’une intensité exceptionnelle samedi


Il se peut que la nuit de Vendraedi à Samedi, en Amérique du Nord, nous aurons droit à un grand spectacle directement de la voûte céleste causé par des débris d’une comète. Il se peut aussi que ce spectacle ne soit pas à la hauteur, car les astronomes ne savent pas encore ce qui va vraiment se passer.
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Pluie de météores d’une intensité exceptionnelle samedi

 

Pluie de météores d'une intensité exceptionnelle samedi

Cette pluie d’étoiles filantes est baptisée «les Camélopardalides» de mai.  Photo Fotolia

Jean-Louis Santini

 

WASHINGTON – Une pluie de météores d’une intensité exceptionnelle pourrait se produire dans la nuit de vendredi à samedi, mais elle ne sera cependant visible qu’en Amérique du Nord.

Ce spectacle d’étoiles filantes aura lieu quand la Terre traversera pour la première fois dans la nuit du 23 au 24 mai un essaim de débris provenant de la comète 209P/LINEAR, découverte en février 2004 et qui orbite autour du soleil en cinq ans.

«Pour le moment personne ne sait exactement ce qui va se passer car ce sera la première fois que la Terre traversera ce nuage de matériaux provenant de cette comète», explique à l’AFP Bill Cooke, directeur du bureau chargé de l’étude des météores à la Nasa.

«En fait, c’est la gravité de Jupiter qui a amené cette traînée de débris dans l’orbite de la Terre et ce sera donc la première fois que l’humanité pourra voir des fragments de cette comète bruler dans l’atmosphère», poursuit-il.

Mais, ajoute l’astronome, «nous ne savons pas si ce sera un grand spectacle car la comète ne produit pas beaucoup de débris actuellement et il n’y a pas moyen de savoir ce qu’elle produisait il y a deux ou trois cents ans».

«Si cette comète a alors largué beaucoup de fragments, on pourrait avoir droit à un très bon spectacle avec 200 météores en une heure. Si au contraire il y a peu de matériaux, il ne se passera alors pratiquement rien», dit le scientifique, précisant que le meilleur moment d’observation sera de 6h00 à 8h00 heures GMT samedi 24 mai, soit entre deux et quatre heures du matin sur la côte est des États-Unis.

100 à 150 météores par heure

Selon le scénario le plus favorable, cette pluie d’étoiles filantes pourrait être aussi spectaculaires que celle du début du mois d’août chaque année, lors du passage des Perséides, pour lesquelles de 100 à 150 météores sont observables en une heure. Les perséides proviennent du passage de la comète Swift-Tuttle près du Soleil.

L’essaim de météores dans la nuit de vendredi à samedi rattrapera la Terre par derrière et en biais, ce qui fait que la vitesse d’entrée dans l’atmosphère sera moins grande que pour la plupart des pluies annuelles d’étoiles filantes, relèvent d’autres astronomes.

Cette pluie d’étoiles filantes est baptisée «les Camélopardalides» de mai, du nom latin de la constellation de la Girafe, «Camelopardalis» où se situe son radiant, c’est à dire le point dans le ciel d’où paraissent émerger les météores du fait d’un effet de perspective.

Cette constellation se trouve près du pôle céleste Nord, entre Cassiopée et la Grande Ourse.

La Comète 209P/LINEAR est relativement peu brillante et de petite taille, avec un diamètre de probablement 600 mètres environ alors qu’un grand nombre de ces corps célestes font des dizaines de kilomètres de diamètre.

La comète s’approchera au plus près le 29 mai, à 8,3 millions de kilomètres de la Terre.

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Mystérieux bruit d’explosion à l’ouest de Montréal : la thèse du bolide avancée


Un gros bruit s’est fait entendre mardi dans la soirée, à Montréal les environs, mais personne ne peut affirmer la provenance. Mais au moins, certaines hypothèses ont pu être écartées. Le plus plausible serait une étoile filante … peut-être
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Mystérieux bruit d’explosion à l’ouest de Montréal : la thèse du bolide avancée

 

Photo :  iStock

Plusieurs résidents du Grand Montréal, d’ailleurs au Québec, de l’Ontario et de certains États américains limitrophes rapportent avoir entendu un bruit puissant accompagné de lumières multicolores vers 20 h, mardi soir.

Les témoignages recueillis laissent croire à une météorite, mais pour l’instant, pas de confirmation officielle ni de photos.

« À première vue, on pourrait penser que c’est un bolide – donc une grosse étoile filante – qui serait entré dans l’atmosphère terrestre au-dessus de Montréal, qui se serait vaporisé au-dessus de la ville et qui aurait provoqué un bang supersonique », estime l’astronome de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) Pierre Chastenay en entrevue à ICI Radio-Canada Première.

L’astronome de l’UQAM, Pierre Chastenay, avance l’hypothèse du bolide

L’astronome souligne qu’une situation similaire s’était produite à Saint-Robert-de-Sorel en 1994.

L’astronome responsable du Club des astronomes amateurs de Laval, Jean-Marc Richard, abonde dans le sens de son collègue Pierre Chastenay. Il compare toutefois le phénomène qui se serait produit à Montréal à celui survenu en Russie le 15 février dernier.

« C’est un super-bolide qui a traversé l’atmosphère en Russie alors que ce que nous avons eu, c’est peut-être un bolide, un peu plus petit si vous voulez », explique M. Richard.

« Le problème, c’est que puisque le ciel était couvert à Montréal personne n’a vu la grosse boule de feu ou l’étoile filante qui aurait été associée à ce phénomène-là, ce qui fait qu’on ne peut pas exclure que ce soit un transformateur qui ait explosé », poursuit M. Chastenay.

« Pour l’instant, la meilleure hypothèse c’est celle du gros météore – du bolide – mais faute de témoins visuels on ne peut pas aller plus loin. »— Pierre Chastenay

En astronomie, un bolide est un corps qui entre dans l’atmosphère terrestre en laissant une traînée lumineuse. C’est un gros météore. Une étoile filante, un météore et un bolide sont des phénomènes similaires qui se différencient par la grosseur du corps pénétrant dans l’atmosphère. Une étoile filante se mesure en grammes, un météore en kilogrammes et un bolide en tonnes.

M. Chastenay ne peut toutefois exclure qu’il s’agisse de l’explosion d’un transformateur. Une telle explosion produit également une bonne quantité de lumière et de bruit. L’hypothèse selon laquelle un transformateur de Châteauguay avait explosé a ainsi été avancée, mais Hydro-Québec confirme n’avoir rien à signaler sur l’ensemble de son réseau.

De son côté, la Sûreté du Québec confirme avoir reçu de nombreux appels, sans toutefois pouvoir avancer une explication. Même son de cloche au Service de police de la Ville de Montréal.

Si certains citoyens de Cornwall, en Ontario, et d’Ogdensburg, dans l’État de New York, rapportaient sur les réseaux sociaux avoir entendu un bruit d’explosion, en aucun temps les services d’urgence des deux régions n’ont été interpellés à ce sujet, ont confirmé des porte-parole.

Un tremblement de terre?

Séisme Canada indique n’avoir enregistré aucune vibration. Une porte-parole de l’organisme a cependant précisé qu’un impact de météorite peut ne pas avoir été détecté par les sismographes car, contrairement aux séismes, l’énergie « ne se propage pas dans la terre ».

Selon Environnement Canada, il ne s’agirait pas non plus d’un coup de tonnerre.

Les internautes se perdent donc en conjectures sur les réseaux sociaux, dont Twitter et Facebook.

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La poussière spatiale peut tuer des satellites en formant du plasma


 

La  »vie » de satellite n’est vraiment pas facile dans l’espace, bien sur, il y a des menaces d’éruptions solaires, de météorites .. mais aussi des poussières spatiales qui semblent formé une sorte de plasma qui serait une hypothèse envisagée pour les satellites qui arrêtent de fonctionner bizarrement
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La poussière spatiale peut tuer des satellites en formant du plasma

 

 

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

De nombreux satellites en orbite cessent mystérieusement de fonctionner sans qu’un impact de micrométéorite ou de débris puisse être accusé. Il semble maintenant que le responsable pourrait être le flash électromagnétique émis par des poussières spatiales transformées en plasma lorsqu’elles percutent un satellite.

En août 1993, l’Esa a constaté que le plus grand satellite civil de télécommunications jamais lancé, Olympus 1, a brusquement cessé de fonctionner. Cela s’est produit au moment où la pluie d’étoiles filantes des Perséides était à son maximum. Du fait des hypervitesses de certaines micrométéorites dans l’espace, même des objets de quelques millimètres de diamètre peuvent avoir des effets dévastateurs sur l’intégrité d’un satellite. Rappelons que le terme hypervitesse désigne en général des vitesses d’au moins 11.000 km/h, ou encore Mach 8,8. Lors d’une collision à ce niveau de vitesse, l’impacteur et la cible se vaporisent et du plasma est même parfois produit.

De façon surprenante, et malgré son dysfonctionnement, Olympus 1 a fourni des informations montrant qu’aucun transfert de quantité de mouvement notable n’avait accompagné sa brutale mise hors service. On ne pouvait donc pas faire intervenir d’impact de micrométéorite. L’histoire d’Olympus 1 ne faisait en fait que s’ajouter sur une longue liste de cas similaires et tout aussi énigmatiques.

Une image montrant l'impact hypervéloce d'une bille d'aluminium. La cible est elle-même en aluminium. En fait, beaucoup de satellites ne seraient pas victimes d'impacts aussi violents.
Une image montrant l’impact hypervéloce d’une bille d’aluminium. La cible est elle-même en aluminium. En fait, beaucoup de satellites ne seraient pas victimes d’impacts aussi violents. © Esa

 

L’énigme du satellite Olympus 1

On pourrait penser résoudre ces énigmes en faisant intervenir des électrons tueurs, mais cela ne semble pas être toujours possible. Une autre explication bien plus séduisante et vraisemblable est en train d’émerger à la suite de travaux menés par une chercheuse en astronautique de l’université de Stanford : Sigrid Close.

Pour elle et ses collègues, la clé de l’énigme repose sur un phénomène connu depuis 1945 et la première explosion atomique de l’histoire : l’effet EMP (de l’anglais electromagnetic pulse). Il s’agit d’une émission d’ondes électromagnétiques brève et de très forte amplitude qui peut détruire de nombreux appareils électriques et électroniques. En français, on la désigne sous le terme d’impulsion électromagnétique (IEM).

Le phénomène avait été prévu par le génial Enrico Fermi avant même le premier essai nucléaire américain du 16 juillet 1945. Il avait fait blinder une partie des appareils utilisés lors de cette expérience. Plus tard, les physiciens ont découvert l’ampleur insoupçonnée des effets EMP associés à des explosions nucléaires et ont même proposé de s’en servir comme arme de guerre pour détruire les systèmes électroniques de l’ennemi.

Bientôt des essais à bord de l’ISS pour protéger les satellites ?

Lors d’expériences au sol, Sigrid Close et ses collègues ont pu montrer que l’impact de poussières reproduisant en laboratoire ce qui pouvait se passer dans l’espace conduisait à la vaporisation de ces dernières et à la formation d’un plasma. Ce qui s’accompagne d’un flash d’ondes électromagnétiques, apparemment assez puissantes pour endommager l’électronique des satellites en orbite.

Afin de rendre encore plus solide la thèse de la poussière tueuse de satellites, les chercheurs envisagent maintenant de faire des expériences dans l’espace à bord de l’ISS. Leur but est de trouver des moyens de protéger plus efficacement les satellites contre cette menace.

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