Le cactus, un aliment d’avenir selon l’ONU


Le cactus, plus spécialement le figuier de Barbarie est une plante extraordinaire autant pour le fruit qui est très bon, mais aussi la plante en elle-même qui est une source d’eau qui peut sauver quand une sécheresse sévit les animaux et les êtres humains sans compter qu’ils peuvent aussi servir de fourrage.
Nuage

 

Le cactus, un aliment d’avenir selon l’ONU

 

Les cactus du type sous-espèces Opuntia ficus-indica (figuier de... (REUTERS)

Les cactus du type sous-espèces Opuntia ficus-indica (figuier de barbarie) ont beaucoup à offrir, pour l’alimentation, le fourrage et l’eau. Sur cette photo, on aperçoit un cactus avec des robinets installé au Brésil par l’artiste et activiste brésilien Mundano lors d’une sécheresse dans son pays.

REUTERS

 

Agence France-Presse
Rome

L’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié jeudi un plaidoyer pour le cactus, et plus précisément le figuier de barbarie, une plante d’avenir précieuse pour l’alimentation et le fourrage.

« Alors que la plupart des cactus ne sont pas comestibles, les espèces Opuntia ont beaucoup à offrir, surtout si elles sont traitées comme une culture et non comme une mauvaise herbe », a expliqué la FAO dans un communiqué à l’issue de recherches menées par de nombreux experts.

L’accent est mis en particulier sur les sous-espèces Opuntia ficus-indica (figuier de barbarie), dont l’endurance peut être salvatrice.

Ainsi, lors de la sécheresse qui a frappé le sud de Madagascar en 2015, « le cactus s’est révélé être une source essentielle de nourriture, de fourrage et d’eau pour les populations locales et leurs animaux ».

Pour appuyer son propos, l’agence de l’ONU a publié un livre d’information sur le figuier de barbarie, accompagné d’astuces « sur la meilleure manière d’exploiter les qualités culinaires de la plante », déjà cuisinée au Mexique, mais aussi en Sicile.

Face aux sécheresses, à la hausse des températures et à la dégradation des sols, la culture des figuiers de barbaries gagne peu à peu du terrain.

Au Mexique, où il est né, sa consommation atteint 6,4 kg par an et par habitant. Mais le Brésil compte aussi plus de 500 000 hectares de plantations de cactus, principalement pour le fourrage, et la plante est également cultivée en Afrique du Nord et en Éthiopie.

En plus de fournir une source de nourriture, le figuier de barbarie stocke de l’eau dans ses branches, ce qui en fait, selon la FAO, « un puits botanique capable de fournir jusqu’à 180 tonnes d’eau par hectare, soit assez pour abreuver cinq vaches adultes » en cas de sécheresse.

Et les avantages ne s’arrêtent pas là : le cactus améliore la qualité des sols, favorise les plantations d’orge et pourrait même, selon des recherches préliminaires, aider à limiter les émissions de gaz à effet de serre en réduisant la méthanogénèse des ruminants lorsqu’il est intégré à leur alimentation.

La plante a quand même quelques limites. Elle ne supporte pas le gel, qui peut provoquer des dégâts irréversibles, et n’aime pas non plus les trop fortes chaleurs : à partir de 30 degrés, sa croissance commence à ralentir.

http://www.lapresse.ca

Des phénomènes naturels étonnant aux quatre coins du monde


Il y a tellement des coins magnifiques sur notre Terre. Chaque endroit est unique avec un paysage époustouflant. Il serait dommage que tout cela disparaisse par notre faute
Nuage

 

Des phénomènes naturels étonnant aux quatre coins du monde

1. La porte de l’enfer, au Turkménistan, est un champ de gaz naturel brûlant en permanence depuis qu’il a été allumé par des scientifiques soviétiques

@sfw.so

2. Situé au plein centre de l’île, le Wai-O-Tapu Geothermal Wonderland est un parc géothermique des plus étonnants.

La star incontestée des lieux, c’est « Lady Knox », un geyser qui projette son eau à plus de 20 m de haut !

@Florian Bugiel/Flickr

3. Le lac Natron est un lac salé au nord de la Tanzanie (Afrique).

Ses eaux chargées de micro-organismes (qui donnent cette couleur écarlate aux fonds) attirent une importante communauté de flamants nains qui se régalent d’algues bleues et qui s’y reproduisent et y nidifient.

@flgoo.com

4. La dépression de Danakil, d’une superficie de 4000 km², est située sous le niveau de la mer (jusqu’à -155m).

Elle s’étale entre l’Éthiopie, l’Érythrée, le sud de Djibouti et l’extrême nord-ouest de la Somalie, entourée de montagnes et de falaises culminant à plus de 4000m d’altitude.

@phununews.vn

5. Le Parc Naturel des Lagunas de La Mata-Torrevieja est situé dans la province d’Alicante.

Il se compose principalement de deux lagunes, le Salinas de Torrevieja, et Salinas de La Mata, dont les eaux ont une couleur rose caractéristique. Les lagunes sont interconnectées et le sel y est exploité.

@David Herraez Calzada/Shutterstock.com

6. Pamukkale (« château de coton » en turc) est un site naturel et touristique de Turquie composé de sources formant une tufière (une création géologique insolite qui occasionne ces concrétions calcaires en formes d’escaliers et de cascades).

@muratart/Shutterstock.com

7. Dans la ville de Genève se rejoignent le Rhône, dont l’eau est claire, et la rivière Arve, dont l’eau chargée en éléments minéraux venant des montagnes et a une couleur gris/beige.

Leur jonction offre un spectacle très spécial, les deux eaux ne se mélangeant pas.

@Elenarts/Shutterstock.com

8. Les rizières en terrasse de Yuanyang, en Chine, s’étendent sur une vaste superficie au sud de la rivière Rouge.

Elles totalisent plus de 11300 ha de rizières en terrasse. Les pentes des rizières en terrasse varient de 15 à 75 degrés. Une rizière peut alors posséder 3000 terrasses !

@asharkyu/Shutterstock

9. Le lac du Croissant de lune, une oasis au milieu d’un désert en Chine.

Situé à environ 6 km au sud de la ville de Dunhuang, dans le nord-ouest de la Chine, ce point d’eau existerait depuis 2000 ans.

@DR Reddit

10. Le Grand Prismatic Spring est un énorme bassin d’eau chauffée à plus de 70 °C se trouvant dans le parc national de Yellowstone.

Il s’agit de la troisième plus importante source chaude au niveau mondial. Chaque minute, plus de deux mille litres d’eau brûlante montent des entrailles de la terre et viennent remplir cette cuvette volcanique aux anneaux bleus, verts, jaunes et ocre.

@windows10free.org

11. Les Salinas Grandes, en Argentine, est un petit désert de sel situé sur les hauts plateaux des provinces de Jujuy et de Salta. Sa superficie est de plus ou moins 12 000 ha, soit 120 km2. Le site se trouve à environ 3 350 m d’altitude.

@flickr.com

12. Le Vermilion Cliffs National Monument abrite bien des merveilles.

La plus connue de toutes est sans aucun doute « The Wave » (traduction : la vague) aux lignes absolument parfaites.

@blaineharrington.photoshelter.com

13. La station de ski la plus connue dans la préfecture de Yamagata est sans aucun doute celle de Zao Onsen.

Chaque hiver, un phénomène naturel célèbre dans le monde entier pour sa beauté se produit. Les rudes conditions climatiques génèrent du givre qui recouvre les arbres donnant ainsi l’illusion de monstres enneigés peuplant la montagne.

@KPG_Payless/Shutterstock.com

14. La structure de Richat, surnommée « l’œil de l’Afrique, est une structure géologique située dans le désert du Sahara en Mauritanie.

Longtemps considérée comme une « énigme scientifique », elle mesure environ 50 km de diamètre et ne s’observe pleinement que depuis l’espace. Depuis les années 2000, il est acquis que la structure de Richat est issue d’une forme rare de volcanisme géant, vieux de 100 millions d’années.

@mashable.com

15. Le parc national des lacs de Plitvice, situé en Croatie, entre les villes de Zagreb et Zadar, et d’une superficie de 296 kilomètres carrés, est formé d’un ensemble de seize grands lacs, reliés entre eux par 92 cascades ou de petites rivières.

@wilderange.org

Likez cet article sur Facebook

Source : ScienceAlert

http://www.demotivateur.fr

Les hippopotames à travers l’histoire : leur évolution dévoilée par leurs dents


Cela fait des millions d’années que les hippopotames existent, la sous-famille de nos hippo que l’ont connaît aujourd’hui seraient apparus vers les 7 millions d’années. Sauf qu’il y a un trou qu’on ne sait pas ce qui s’est passée entre -9,5 millions à -7,5 millions d’années. Des débuts de réponses ont été trouvés dans les dents de fossiles
Nuage

 

Les hippopotames à travers l’histoire : leur évolution dévoilée par leurs dents

 

Hippopotame

Il existe actuellement deux espèces d’hippopotames : l’hippopotame amphibie et l’hippopotame nain.

JORGE GUERRERO / AFP

Marine Van Der Kluft

 

Les hippopotames se sont soudainement développés il y a 7 millions d’années, en Afrique. Avant cela, nulle trace des pachydermes. Mais des dents fossilisées retrouvées en Ethiopie permettent d’en savoir un peu plus sur l’évolution de l’espèce.

Les hippopotames sont vieux, très vieux. Si l’homme actuel est né il y a 300.000 ans, la sous famille des Hippopotamidae, à laquelle appartient l’hippopotame tel qu’on le connaît, est apparue il y a 7 millions d’années en Afrique. Un  » boum «  dont on a retrouvé les déflagrations dans de nombreux fossiles. Avant cette explosion du nombre d’hippopotames, on trouvait surtout leurs ancêtres, les Anthracothères et les Kenyapotaminae, qui étaient alors bien moins nombreux et assez différents des hippopotames actuels. Seulement, il existe un  » trou «  dans l’intervalle allant de -9,5 millions à -7,5 millions d’années.

Il faut dire que les fossiles datant de cette période sont très peu nombreux. Sans eux, impossible de comprendre les événements évolutifs qui ont eu lieu, et notamment les raisons de l’émergence des hippopotames. Que s’est-il passé pendant cette période ? Grâce à des dents fossilisées, retrouvées par une équipe éthio-japonaise à Chorora, un site d’exploration paléontologique en Ethiopie, quelques éclaircissements sont apportées.

Une espèce de transition 

 

Ces dents d’hippopotamidae ont été datées précisément dans cet intervalle mystérieux, révèle une étude publiée le 9 juin 2017 dans le Journal of Vertebrate Paleontology. Dans le lot, on y retrouve plusieurs espèces, dont une inconnue.

Baptisée Chororatherium roobii, il s’agirait en fait du tout premier hippopotame moderne.

« Cette nouvelle espèce d’hippopotame est tellement nouvelle que nous l’avons attribuée à un nouveau genre », détaille Jean-Renaud Boisserie, auteur principal de l’étude, directeur de recherche en paléontologie au CNRS et paléontologue au Centre français des études éthiopiennes.

Grâce aux dents retrouvées, cette nouvelle espèce serait en fait la transition « entre les hippopotames primitifs, aux dents compliquées, et les hippopotames plus dérivés, dont les molaires sont plus simples » et dont font partie les hippopotames actuels.

En effet, ses dents présentent un mélange de caractères primitifs compliqués et de ceux caractéristiques de nos hippopotames.

De taille petite à moyenne, « il était déjà semi-aquatique, comme les hippopotames actuels », explique Jean-Renaud Boisserie, qui étudie les hippopotames depuis 20 ans. « Cette écologie particulière est une clef du succès de ces animaux, qui aujourd’hui ont un fort impact sur les lacs et rivières d’Afrique, dont ils modifient l’étendue, la composition chimique et par répercussion impactent la flore et le reste de la faune ».

A partir de -8 millions d’années, les hippopotames deviennent plus gros et se diversifient.

 Ils envahissent les milieux humides d’une grande partie de l’Afrique en moins d’un million d’années, « une expansion très soudaine à l’échelle des temps géologiques », rappelle Jean-Renaud Boisserie à Sciences et Avenir.

Alors pourquoi une expansion aussi rapide ?

« Nous ne sommes pas sûrs du régime alimentaire de C. roobii », mais « cette expansion coïncide avec celle des graminées tropicales en Afrique ».

Il y aurait eu coévolution entre ces herbes et les hippopotames, qui auraient bénéficié l’un de l’autre pour devenir l’animal que l’on connaît, cousin des baleines et carnivore. 

https://www.sciencesetavenir.fr/

L’origine de l’homme moderne nous réserve-t-elle d’autres surprises?


Pour ceux qui s’intéressent comme moi à l’archéologie, dans le domaine de l’évolution humaine, ces quelques mois ont été vraiment fructueuse. Avec des nouvelles technologies, la collaboration internationale fait reculer l’apparition de l’homme de plusieurs milliers d’années
Nuage

 

L’origine de l’homme moderne nous réserve-t-elle d’autres surprises?

 

L'évolution humaine représentée par une illustration

Illustration de l’évolution humaine Photo : iStock

En quelques mois seulement, 2017 a étonné les anthropologues de la planète : l’analyse d’outils et d’ossements fossilisés a fait reculer à au moins trois reprises l’apparition de notre espèce sur Terre et en Amérique. Une année exceptionnelle pour la science puisqu’elle bouleverse les théories acquises à ce jour.

Un texte de Daniel Blanchette Pelletier

Des restes humains, des outils en pierre et des ossements d’animaux fossilisés, retrouvés sur le site archéologique de Djebel Irhoud, au Maroc, ont permis de situer l’être humain sur le continent africain il y a environ 315 000 ans, soit 100 000 ans plus tôt qu’on le croyait.

La conclusion de l’équipe de chercheurs à l’origine de cette découverte sans précédent se retrouve dans de nouvelles études publiées récemment dans la revue Nature.

La datation des sédiments a été obtenue par thermoluminescence, une méthode qui consiste à dater d’autres objets retrouvés sur le site, plutôt que les ossements, comme des morceaux de galets brûlés par le feu à l’époque.

« En les chauffant à nouveau, l’énergie emmagasinée dans le silex est libérée. Et on peut la comparer, en calculer l’irradiation, et déterminer l’âge de l’occupation du site archéologique », explique Daniel Richter, de l’Institut allemand Max-Planck d’anthropologie évolutionniste, qui a daté les fossiles retrouvés au Maroc.

« C’était la seule façon de procéder pour dater d’aussi vieux ossements », ajoute le chercheur, qui se dit surpris d’en être arrivé à un chiffre aussi reculé dans le temps.

Les dents ont pour leur part été datées grâce à la résonance de spin électronique (une autre méthode de datation) pour contre-vérifier les résultats obtenus.

Un bond de 100 000 ans

Reconstruction faciale réalisée à partir des fragments d'un crâne d’Homo sapiens trouvé à Jebel Irhoud, au Maroc.

Reconstruction faciale réalisée à partir des fragments d’un crâne d’Homo sapiens trouvé au Maroc   Photo : Hublin/Ben-Ncer/Bailey

Le plus vieil être humain moderne connu à ce jour remontait à environ 200 000 ans. Ses restes avaient été retrouvés en Éthiopie. L’Afrique de l’Est était depuis considérée comme le berceau de l’humanité.

Les travaux effectués au Maroc bouleversent donc deux fois plutôt qu’une : l’être humain est non seulement beaucoup plus âgé qu’on le croyait, mais il était aussi présent dans toute l’Afrique.

D’autres surprises en Amérique

Au début de l’année, des travaux menés à l’Université de Montréal ont permis de chiffrer la présence de l’humain en Amérique à plus de 20 000 ans, grâce à l’analyse au radiocarbone d’artéfacts provenant de grottes dans le nord du Yukon.

L’être humain aurait donc peuplé le continent 10 000 ans plus tôt qu’on le croyait au départ. Sauf que, peu après, des travaux, cette fois menés aux États-Unis, ont donné lieu à une autre théorie, selon laquelle les premiers hommes avaient plutôt foulé le sol de l’Amérique il y a 130 000 ans.

Les os du mastodonte découverts en 1993 près de San Diego

Les os du mastodonte découverts en 1993 près de San Diego Photo : La Presse canadienne

La professeure au département d’anthropologie de l’Université de Montréal Ariane Burke qualifie de formidables les avancées de la science depuis le début de l’année, bien qu’il ne soit pas si étonnant, selon elle, que des artéfacts et des sites archéologiques soient redatés.

Ce qui fait l’éclat et attire l’attention en 2017, c’est qu’on repousse encore plus loin les origines de l’homme. Ariane Burke, archéologue et anthropologue

« Au fil des années, on ajoute des précisions sur des dates imprécises avec l’objectif d’affiner notre chronologie », ajoute-t-elle.

Les fragments de Djebel Irhoud, au Maroc, ont été retrouvés en 2004. Il a ensuite fallu plus de 10 ans pour les dater et contrevérifier les résultats obtenus avant d’être présentés la semaine dernière.

Le site archéologique avait révélé ses premiers secrets dans les années 60, mais c’est justement parce que les chercheurs de l’Institut Max-Planck doutaient des chiffres obtenus à l’époque qu’ils ont repris les fouilles. Les sédiments qui y étaient restés ont donc fait l’objet de nouvelles analyses.

« Depuis une vingtaine d’années, on a vu beaucoup de progrès dans les méthodes de datation, explique Ariane Burke. Les sites fouillés plus récemment peuvent être repris, parce que des sédiments ont été laissés en place en prévoyant qu’il y aurait peut-être des avancés dans les techniques archéologiques qui nous permettraient de revenir sur les lieux et de poser de nouvelles questions ».

Faire le point

L’archéologie n’a pas fini de révéler tous ses secrets sur l’être humain. Daniel Richter concède lui-même qu’avec le perfectionnement des technologies, d’autres découvertes pourraient le surprendre à nouveau.

De très vieux fossiles se cacheraient d’ailleurs toujours en Afrique, ce qui s’explique, selon plusieurs archéologues, par le manque de fouilles sur le continent.

La professeure Burke cite d’ailleurs un quatrième cas, en 2017, qui a cependant moins retenu l’attention : celui de la découverte, en Afrique du Sud, de nouveaux restes de l’Homo naledi, un cousin de l’Homo sapiens. Si on estimait à l’origine qu’il avait vécu il y a environ un ou deux millions d’années, il a plutôt été daté récemment entre 236 000 et 335 000 ans et aurait donc cohabité avec l’homme moderne, bouleversant l’ordre établi dans la chaîne de l’évolution.

« Je pense qu’on peut s’attendre à d’autres nouveautés et découvertes. On a une espèce qui a une portée géographique très vaste », poursuit Ariane Burke, en rappelant que des collaborations internationales et le perfectionnement des technologies permettent justement d’écrire l’histoire de l’être humain avec plus de précision.

« C’est ça la science, résume-t-elle. On émet des hypothèses, on les teste, puis on les ajuste. C’est un domaine très enrichissant et en plein mouvement ».

Les découvertes de cette année en archéologie et en anthropologie montrent qu’une chose est certaine : l’histoire de l’humain réserve encore des surprises.

http://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► La grande histoire du café


Comment nos ancêtres ont pu affronter la journée sans un bon café ? Mais ce breuvage chaud, n’a pas toujours eu des lettres de noblesse. On l’a accusé de biens des maux avant d’être accepté partout
Nuage

 

La grande histoire du café

 

 

Une pause détente ou un petit coup de mou ? Direction la machine à café évidemment ! Pourtant, rien ne prédestinait les cerises de caféier, aux vertus stimulantes découvertes par hasard par un berger éthiopien, à un tel succès populaire…

Originaire d’une province d’Ethiopie, nombre de légendes circulent concernant la découverte des effets du fruit du caféier. Sa consommation se développe ensuite dans le Monde Arabe du XVIème siècle, alors qu’il reste encore inconnu en Europe. Avant de se retrouver dans les tasses des foyers occidentaux, le café s’est retrouvé au coeur de légendes mais aussi de conflits politiques, religieux et économiques. Aujourd’hui, 1 500 tasses sont consommées par minute en France 1, correspondant à 330 000 tonnes par an 2.

De la légende, à l’expansion dans le Monde du XVIIème siècle

Le caféier serait probablement originaire d’une province d’Ethiopie appelée Kaffa. De nombreuses légendes circulent sur la découverte des propriétés stimulantes des cerises de caféier. La plus célèbre conte l’histoire d’un jeune berger nommé Khaldi, intrigué par le comportement de ses chèvres qui avaient consommé les fruits de l’arbre. En rendant compte de cette anecdote au prieur voisin, celui-ci eut l’idée d’en faire une boisson.

Au XVème siècle, l’expansion se fait d’abord dans l’Arabie voisine, grâce aux pèlerins musulmans se rendant à la Mecque. On appelle alors cette boisson aux effets stimulants « K’hawah ». L’alcool étant interdit par l’islam, le café y rencontre un gros succès.

Les premiers cafés ouvrent : ces lieux culturels et d’échange sont particulièrement appréciés des intellectuels. Le café appartient alors au monopole arabe qui applique une politique de non exportation.

En 1615, des commerçants vénitiens parviennent néanmoins à en ramener en Europe. Le vieux continent connaît alors une véritable effervescence autour des boissons chaudes avec les arrivées récentes du chocolat (1528) et du thé (1610).

Les années suivantes, la France, les Pays-Bas et l’Angleterre implantent des caféiers dans leurs colonies, permettant de s’approvisionner librement. Parallèlement à cela, de nombreux cafés ouvrent dans les grandes villes d’Europe. En France, le café arrive par le port de Marseille. C’est là qu’on inaugure, vers 1640, le premier café français. Il faudra attendre près de 30 ans (1672) pour voir le premier café s’ouvrir dans la capitale, près du Pont-Neuf (contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, c’est le plus vieux pont parisien, achevé en 1606). Ces lieux sont alors particulièrement prisés des lettrés, philosophes et musiciens classiques.

En Amérique, l’arrivée du café se fait plus tardive, en 1668. Il est rendu très populaire par l’épisode de la « Boston Tea Party », marquant le début de la guerre d’indépendance. Agacé des lourdes taxes imposées par le Roi anglais Charles III sur le thé, les Bostonais décidèrent de boycotter les marchandises anglaises et de remplacer le thé par le café dans leurs habitudes alimentaires.

Une expansion controversée ?

Tout au long de son expansion, le café, de par ses propriétés stimulantes sur l’organisme, va être sujet à de nombreuses polémiques. La première date de 1511 : en signe de protestation contre la popularité du café, les autorités de La Mecque veulent brûler les sacs de graines. Selon elles, les cafés seraient des lieux de débauche et de contestation politique.

Après son arrivée en Europe, des prêtres italiens tentent de le faire interdire par le Pape Clément VIII, jugeant que le café serait la boisson des infidèles. Or, après en avoir dégusté une tasse, le Pape l’eut aimé et voulut même le baptiser !

Deux tentatives d’interdictions ont également eu lieu en Angleterre. En 1674, des femmes signèrent une pétition, clamant que le café éloignait leurs maris, préférant passer du temps au café plutôt qu’au domicile familial. Charles II fût à l’origine de la deuxième tentative. Pensant que c’était dans ces lieux que la révolution se forgeait, il voulut interdire et fermer les cafés.

Plus original : en Allemagne, on pensait que le breuvage rendait stérile et donc, on tenta de le prohiber aux femmes. Enfin, à la fin du XVIIIème siècle, le café concurrençait sérieusement, voire nuisait au commerce de la bière produite en Prusse. Le roi Frédéric le Grand tenta donc de le prohiber…

Le café aujourd’hui…

 

Le café est actuellement la deuxième boisson (derrière le thé) la plus consommée au monde. Même si les plus gros buveurs se trouvent en Scandinavie, la France en est particulièrement adepte. A partir de 17 ans, plus de la moitié des Français en consomme 3, et chacun de nous en achète plus de 5 kg par an 2 !

D’un point de vue économique, on estime à plus de 100 millions le nombre de personnes vivant de la caféiculture. Le café est même la première denrée agricole commercialisée dans le monde, devant le blé ou le sucre. De plus, pour de nombreux pays en développement, le café représente 80 % des exportations totales, le plaçant régulièrement deuxième devise derrière le pétrole.

Cependant, la consommation de café évolue : depuis quelques années, les dosettes envahissent nos rayons de supermarchés. Certes moins écologique, les industriels ont développé ce système afin de répondre aux besoins de praticité recherchés par le consommateur. Excellent moyen de concilier écologie et solidarité, le commerce équitable tend également à bousculer nos habitudes d’achat. D’ailleurs, le café s’avère le produit le plus plébiscité des consommateurs français.

Le café a ainsi connu une histoire très mouvementée avant de devenir le partenaire indispensable de vos coups de fatigue et une denrée alimentaire au pouvoir économique indéniable !

http://www.doctissimo.fr/

Le Saviez-Vous ► Le top des lieux interdits


 

Il y a des lieux qu’on ne peut visiter, soit à cause de légendes ou de sécurité ou pourquoi garder un lieu tout simplement mystérieux
Nuage

 

Le top des lieux interdits

L’interdit et le mystère vous fascinent? Si vous avez envie de jouer à Indiana Jones, voici quelques lieux interdits à ajouter à votre liste de destinations à visiter un jour!

1. L’île hantée de Poveglia en Italie

Poveglia

Cette petite île est située entre Venise et Lido dans la lagune. Elle appartient à l’état et est fermée aux touristes depuis les années 70. Elle a la réputation d’être hantée. Son passé sombre y est sans doute pour quelque chose. Poveglia  a servi à au moins quatre reprises de lieu de quarantaine pendant les épidémies de peste qui ont frappé la région depuis l’époque romaine. Plusieurs milliers de personnes y seraient donc mortes.  La légende dit que le sol est composé à 40% de cendres humaines.  Puis, en 1922, un hôpital psychiatrique y fut construit. On rapporte que des patients croyaient voir les esprits des victimes de la peste errer sur l’île. Le psychiatre en chef aurait enquêté sur ce phénomène, puis se serait lancé du haut de la tour d’observation.

2. Les archives secrètes du Vatican

Archives secrètes du Vatican

Photo: ©Giovanni Ciarlo

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les archives du Vatican ne sont pas «secrètes», mais plus plutôt fermées au grand public. Les archives ont été instaurées il y a 400 ans, mais ne sont ouvertes aux chercheurs et aux universitaires que depuis 1881. Ceux-ci doivent faire une demande écrite pour accéder aux milliers de documents d’archive qu’elles contiennent.

3. L’église Sainte-Marie-de-Sion en Éthiopie

Chapelle de l'Arche

C’est dans la petite chapelle adjacente à l’église Sainte-Marie-de-Sion, à Aksoum, en Éthiopie, que reposerait l’Arche d’alliance contenant les tables de la Loi (les dix commandements).  La seule personne admise à l’intérieur de la chapelle est le moine responsable de garder l’Arche. Celui-ci est nommé à vie et nomme lui-même son successeur avant sa mort. On raconte que l’arche aurait été gardée dans le Temple de Salomon à Jérusalem jusqu’à la destruction du temple en 600 av. J.-C. par Nabuchodonosor. Ce serait le roi éthiopien Ménélik, le fils de Salomon, qui aurait rapporté l’Arche dans son pays.

4. La zone 51 (Area 51) au Nevada 

Area 51

En juillet 2013, la CIA a enfin confirmé l’existence d’une base militaire sur le lieu appelé Area 51 par les ufologues.  Si ces derniers croient qu’il s’agit d’une base militaire vouée à l’étude des extra-terrestres, les sources officielles la décrivent comme une base d’essai pour le matériel militaire. Longtemps absente des cartes et effacée des photos satellites, la base est hautement surveillée. Même l’espace aérien au dessus de la zone est réservé uniquement aux appareils de la base. Pour y accéder, vous devez posséder la cote de sécurité nécessaire et être invité par les plus hautes instances militaires ou des services de renseignement.

5. Mount Weather Emergency Operations Center en Virginie

Mount Weather Emergency Operations Center

En activité depuis la guerre froide, c’est le bunker dans lequel les membres du gouvernement seraient mis à l’abri en cas de conflit ou de catastrophe majeure. C’est là qu’ont été évacués certains dirigeants américains pendant les attaques du 11 septembre 2001. Pour des raisons évidentes de sécurité, on sait peu de choses des installations du complexe, mais l’endroit possède son propre service d’incendie, son corps policer et ses dirigeants. La plus grande partie du centre serait sous terre.

http://www.canald.com/

11 photos de maquillage à travers le monde


L’être humain a toujours aimé changer d’apparence lors de cérémonies, de festivals, ou tout autres évènements spéciaux
Nuage

 

11 photos de maquillage à travers le monde

Un adolescent de la tribu Arboré dans la vallée de l’Omo en Éthiopie.

Un homme habillé pour le rituel du Theyyam à Thalassery, en Inde.

Une femme maquillée en squelette durant la cérémonie de Sing-Sing à Mont Hagen en Papouasie Nouvelle-Guinée.

Une fillette en maquillage Shiva au Kumbha Mela à Allahabad en Inde.

Deux jeunes hommes en maquillage et accessoires traditionnels durant le festival de Borobudur à l’île de Java, en Indonésie.

Un enfant portant une couronne de fleurs à Korcho en Éthiopie.

Une danseuse tribale des Îles Trobriand en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Un fan de football durant un match au stade de Kigali au Rwanda.

Un homme de la tribu Suri dans la vallée de l’Omo en Éthiopie

Une femme de la tribu des Kikuyus au Kenya.

Une homme avec une coiffe traditionnelle durant le festival Tapati à l’île de Pâques.

Crédits photos  :Eric Lafforgue/BarcroftMedia

http://quebec.huffingtonpost.ca/