L’origine de l’homme moderne nous réserve-t-elle d’autres surprises?


Pour ceux qui s’intéressent comme moi à l’archéologie, dans le domaine de l’évolution humaine, ces quelques mois ont été vraiment fructueuse. Avec des nouvelles technologies, la collaboration internationale fait reculer l’apparition de l’homme de plusieurs milliers d’années
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L’origine de l’homme moderne nous réserve-t-elle d’autres surprises?

 

L'évolution humaine représentée par une illustration

Illustration de l’évolution humaine Photo : iStock

En quelques mois seulement, 2017 a étonné les anthropologues de la planète : l’analyse d’outils et d’ossements fossilisés a fait reculer à au moins trois reprises l’apparition de notre espèce sur Terre et en Amérique. Une année exceptionnelle pour la science puisqu’elle bouleverse les théories acquises à ce jour.

Un texte de Daniel Blanchette Pelletier

Des restes humains, des outils en pierre et des ossements d’animaux fossilisés, retrouvés sur le site archéologique de Djebel Irhoud, au Maroc, ont permis de situer l’être humain sur le continent africain il y a environ 315 000 ans, soit 100 000 ans plus tôt qu’on le croyait.

La conclusion de l’équipe de chercheurs à l’origine de cette découverte sans précédent se retrouve dans de nouvelles études publiées récemment dans la revue Nature.

La datation des sédiments a été obtenue par thermoluminescence, une méthode qui consiste à dater d’autres objets retrouvés sur le site, plutôt que les ossements, comme des morceaux de galets brûlés par le feu à l’époque.

« En les chauffant à nouveau, l’énergie emmagasinée dans le silex est libérée. Et on peut la comparer, en calculer l’irradiation, et déterminer l’âge de l’occupation du site archéologique », explique Daniel Richter, de l’Institut allemand Max-Planck d’anthropologie évolutionniste, qui a daté les fossiles retrouvés au Maroc.

« C’était la seule façon de procéder pour dater d’aussi vieux ossements », ajoute le chercheur, qui se dit surpris d’en être arrivé à un chiffre aussi reculé dans le temps.

Les dents ont pour leur part été datées grâce à la résonance de spin électronique (une autre méthode de datation) pour contre-vérifier les résultats obtenus.

Un bond de 100 000 ans

Reconstruction faciale réalisée à partir des fragments d'un crâne d’Homo sapiens trouvé à Jebel Irhoud, au Maroc.

Reconstruction faciale réalisée à partir des fragments d’un crâne d’Homo sapiens trouvé au Maroc   Photo : Hublin/Ben-Ncer/Bailey

Le plus vieil être humain moderne connu à ce jour remontait à environ 200 000 ans. Ses restes avaient été retrouvés en Éthiopie. L’Afrique de l’Est était depuis considérée comme le berceau de l’humanité.

Les travaux effectués au Maroc bouleversent donc deux fois plutôt qu’une : l’être humain est non seulement beaucoup plus âgé qu’on le croyait, mais il était aussi présent dans toute l’Afrique.

D’autres surprises en Amérique

Au début de l’année, des travaux menés à l’Université de Montréal ont permis de chiffrer la présence de l’humain en Amérique à plus de 20 000 ans, grâce à l’analyse au radiocarbone d’artéfacts provenant de grottes dans le nord du Yukon.

L’être humain aurait donc peuplé le continent 10 000 ans plus tôt qu’on le croyait au départ. Sauf que, peu après, des travaux, cette fois menés aux États-Unis, ont donné lieu à une autre théorie, selon laquelle les premiers hommes avaient plutôt foulé le sol de l’Amérique il y a 130 000 ans.

Les os du mastodonte découverts en 1993 près de San Diego

Les os du mastodonte découverts en 1993 près de San Diego Photo : La Presse canadienne

La professeure au département d’anthropologie de l’Université de Montréal Ariane Burke qualifie de formidables les avancées de la science depuis le début de l’année, bien qu’il ne soit pas si étonnant, selon elle, que des artéfacts et des sites archéologiques soient redatés.

Ce qui fait l’éclat et attire l’attention en 2017, c’est qu’on repousse encore plus loin les origines de l’homme. Ariane Burke, archéologue et anthropologue

« Au fil des années, on ajoute des précisions sur des dates imprécises avec l’objectif d’affiner notre chronologie », ajoute-t-elle.

Les fragments de Djebel Irhoud, au Maroc, ont été retrouvés en 2004. Il a ensuite fallu plus de 10 ans pour les dater et contrevérifier les résultats obtenus avant d’être présentés la semaine dernière.

Le site archéologique avait révélé ses premiers secrets dans les années 60, mais c’est justement parce que les chercheurs de l’Institut Max-Planck doutaient des chiffres obtenus à l’époque qu’ils ont repris les fouilles. Les sédiments qui y étaient restés ont donc fait l’objet de nouvelles analyses.

« Depuis une vingtaine d’années, on a vu beaucoup de progrès dans les méthodes de datation, explique Ariane Burke. Les sites fouillés plus récemment peuvent être repris, parce que des sédiments ont été laissés en place en prévoyant qu’il y aurait peut-être des avancés dans les techniques archéologiques qui nous permettraient de revenir sur les lieux et de poser de nouvelles questions ».

Faire le point

L’archéologie n’a pas fini de révéler tous ses secrets sur l’être humain. Daniel Richter concède lui-même qu’avec le perfectionnement des technologies, d’autres découvertes pourraient le surprendre à nouveau.

De très vieux fossiles se cacheraient d’ailleurs toujours en Afrique, ce qui s’explique, selon plusieurs archéologues, par le manque de fouilles sur le continent.

La professeure Burke cite d’ailleurs un quatrième cas, en 2017, qui a cependant moins retenu l’attention : celui de la découverte, en Afrique du Sud, de nouveaux restes de l’Homo naledi, un cousin de l’Homo sapiens. Si on estimait à l’origine qu’il avait vécu il y a environ un ou deux millions d’années, il a plutôt été daté récemment entre 236 000 et 335 000 ans et aurait donc cohabité avec l’homme moderne, bouleversant l’ordre établi dans la chaîne de l’évolution.

« Je pense qu’on peut s’attendre à d’autres nouveautés et découvertes. On a une espèce qui a une portée géographique très vaste », poursuit Ariane Burke, en rappelant que des collaborations internationales et le perfectionnement des technologies permettent justement d’écrire l’histoire de l’être humain avec plus de précision.

« C’est ça la science, résume-t-elle. On émet des hypothèses, on les teste, puis on les ajuste. C’est un domaine très enrichissant et en plein mouvement ».

Les découvertes de cette année en archéologie et en anthropologie montrent qu’une chose est certaine : l’histoire de l’humain réserve encore des surprises.

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Le Saviez-Vous ► La grande histoire du café


Comment nos ancêtres ont pu affronter la journée sans un bon café ? Mais ce breuvage chaud, n’a pas toujours eu des lettres de noblesse. On l’a accusé de biens des maux avant d’être accepté partout
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La grande histoire du café

 

 

Une pause détente ou un petit coup de mou ? Direction la machine à café évidemment ! Pourtant, rien ne prédestinait les cerises de caféier, aux vertus stimulantes découvertes par hasard par un berger éthiopien, à un tel succès populaire…

Originaire d’une province d’Ethiopie, nombre de légendes circulent concernant la découverte des effets du fruit du caféier. Sa consommation se développe ensuite dans le Monde Arabe du XVIème siècle, alors qu’il reste encore inconnu en Europe. Avant de se retrouver dans les tasses des foyers occidentaux, le café s’est retrouvé au coeur de légendes mais aussi de conflits politiques, religieux et économiques. Aujourd’hui, 1 500 tasses sont consommées par minute en France 1, correspondant à 330 000 tonnes par an 2.

De la légende, à l’expansion dans le Monde du XVIIème siècle

Le caféier serait probablement originaire d’une province d’Ethiopie appelée Kaffa. De nombreuses légendes circulent sur la découverte des propriétés stimulantes des cerises de caféier. La plus célèbre conte l’histoire d’un jeune berger nommé Khaldi, intrigué par le comportement de ses chèvres qui avaient consommé les fruits de l’arbre. En rendant compte de cette anecdote au prieur voisin, celui-ci eut l’idée d’en faire une boisson.

Au XVème siècle, l’expansion se fait d’abord dans l’Arabie voisine, grâce aux pèlerins musulmans se rendant à la Mecque. On appelle alors cette boisson aux effets stimulants « K’hawah ». L’alcool étant interdit par l’islam, le café y rencontre un gros succès.

Les premiers cafés ouvrent : ces lieux culturels et d’échange sont particulièrement appréciés des intellectuels. Le café appartient alors au monopole arabe qui applique une politique de non exportation.

En 1615, des commerçants vénitiens parviennent néanmoins à en ramener en Europe. Le vieux continent connaît alors une véritable effervescence autour des boissons chaudes avec les arrivées récentes du chocolat (1528) et du thé (1610).

Les années suivantes, la France, les Pays-Bas et l’Angleterre implantent des caféiers dans leurs colonies, permettant de s’approvisionner librement. Parallèlement à cela, de nombreux cafés ouvrent dans les grandes villes d’Europe. En France, le café arrive par le port de Marseille. C’est là qu’on inaugure, vers 1640, le premier café français. Il faudra attendre près de 30 ans (1672) pour voir le premier café s’ouvrir dans la capitale, près du Pont-Neuf (contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, c’est le plus vieux pont parisien, achevé en 1606). Ces lieux sont alors particulièrement prisés des lettrés, philosophes et musiciens classiques.

En Amérique, l’arrivée du café se fait plus tardive, en 1668. Il est rendu très populaire par l’épisode de la « Boston Tea Party », marquant le début de la guerre d’indépendance. Agacé des lourdes taxes imposées par le Roi anglais Charles III sur le thé, les Bostonais décidèrent de boycotter les marchandises anglaises et de remplacer le thé par le café dans leurs habitudes alimentaires.

Une expansion controversée ?

Tout au long de son expansion, le café, de par ses propriétés stimulantes sur l’organisme, va être sujet à de nombreuses polémiques. La première date de 1511 : en signe de protestation contre la popularité du café, les autorités de La Mecque veulent brûler les sacs de graines. Selon elles, les cafés seraient des lieux de débauche et de contestation politique.

Après son arrivée en Europe, des prêtres italiens tentent de le faire interdire par le Pape Clément VIII, jugeant que le café serait la boisson des infidèles. Or, après en avoir dégusté une tasse, le Pape l’eut aimé et voulut même le baptiser !

Deux tentatives d’interdictions ont également eu lieu en Angleterre. En 1674, des femmes signèrent une pétition, clamant que le café éloignait leurs maris, préférant passer du temps au café plutôt qu’au domicile familial. Charles II fût à l’origine de la deuxième tentative. Pensant que c’était dans ces lieux que la révolution se forgeait, il voulut interdire et fermer les cafés.

Plus original : en Allemagne, on pensait que le breuvage rendait stérile et donc, on tenta de le prohiber aux femmes. Enfin, à la fin du XVIIIème siècle, le café concurrençait sérieusement, voire nuisait au commerce de la bière produite en Prusse. Le roi Frédéric le Grand tenta donc de le prohiber…

Le café aujourd’hui…

 

Le café est actuellement la deuxième boisson (derrière le thé) la plus consommée au monde. Même si les plus gros buveurs se trouvent en Scandinavie, la France en est particulièrement adepte. A partir de 17 ans, plus de la moitié des Français en consomme 3, et chacun de nous en achète plus de 5 kg par an 2 !

D’un point de vue économique, on estime à plus de 100 millions le nombre de personnes vivant de la caféiculture. Le café est même la première denrée agricole commercialisée dans le monde, devant le blé ou le sucre. De plus, pour de nombreux pays en développement, le café représente 80 % des exportations totales, le plaçant régulièrement deuxième devise derrière le pétrole.

Cependant, la consommation de café évolue : depuis quelques années, les dosettes envahissent nos rayons de supermarchés. Certes moins écologique, les industriels ont développé ce système afin de répondre aux besoins de praticité recherchés par le consommateur. Excellent moyen de concilier écologie et solidarité, le commerce équitable tend également à bousculer nos habitudes d’achat. D’ailleurs, le café s’avère le produit le plus plébiscité des consommateurs français.

Le café a ainsi connu une histoire très mouvementée avant de devenir le partenaire indispensable de vos coups de fatigue et une denrée alimentaire au pouvoir économique indéniable !

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Le Saviez-Vous ► Le top des lieux interdits


 

Il y a des lieux qu’on ne peut visiter, soit à cause de légendes ou de sécurité ou pourquoi garder un lieu tout simplement mystérieux
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Le top des lieux interdits

L’interdit et le mystère vous fascinent? Si vous avez envie de jouer à Indiana Jones, voici quelques lieux interdits à ajouter à votre liste de destinations à visiter un jour!

1. L’île hantée de Poveglia en Italie

Poveglia

Cette petite île est située entre Venise et Lido dans la lagune. Elle appartient à l’état et est fermée aux touristes depuis les années 70. Elle a la réputation d’être hantée. Son passé sombre y est sans doute pour quelque chose. Poveglia  a servi à au moins quatre reprises de lieu de quarantaine pendant les épidémies de peste qui ont frappé la région depuis l’époque romaine. Plusieurs milliers de personnes y seraient donc mortes.  La légende dit que le sol est composé à 40% de cendres humaines.  Puis, en 1922, un hôpital psychiatrique y fut construit. On rapporte que des patients croyaient voir les esprits des victimes de la peste errer sur l’île. Le psychiatre en chef aurait enquêté sur ce phénomène, puis se serait lancé du haut de la tour d’observation.

2. Les archives secrètes du Vatican

Archives secrètes du Vatican

Photo: ©Giovanni Ciarlo

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les archives du Vatican ne sont pas «secrètes», mais plus plutôt fermées au grand public. Les archives ont été instaurées il y a 400 ans, mais ne sont ouvertes aux chercheurs et aux universitaires que depuis 1881. Ceux-ci doivent faire une demande écrite pour accéder aux milliers de documents d’archive qu’elles contiennent.

3. L’église Sainte-Marie-de-Sion en Éthiopie

Chapelle de l'Arche

C’est dans la petite chapelle adjacente à l’église Sainte-Marie-de-Sion, à Aksoum, en Éthiopie, que reposerait l’Arche d’alliance contenant les tables de la Loi (les dix commandements).  La seule personne admise à l’intérieur de la chapelle est le moine responsable de garder l’Arche. Celui-ci est nommé à vie et nomme lui-même son successeur avant sa mort. On raconte que l’arche aurait été gardée dans le Temple de Salomon à Jérusalem jusqu’à la destruction du temple en 600 av. J.-C. par Nabuchodonosor. Ce serait le roi éthiopien Ménélik, le fils de Salomon, qui aurait rapporté l’Arche dans son pays.

4. La zone 51 (Area 51) au Nevada 

Area 51

En juillet 2013, la CIA a enfin confirmé l’existence d’une base militaire sur le lieu appelé Area 51 par les ufologues.  Si ces derniers croient qu’il s’agit d’une base militaire vouée à l’étude des extra-terrestres, les sources officielles la décrivent comme une base d’essai pour le matériel militaire. Longtemps absente des cartes et effacée des photos satellites, la base est hautement surveillée. Même l’espace aérien au dessus de la zone est réservé uniquement aux appareils de la base. Pour y accéder, vous devez posséder la cote de sécurité nécessaire et être invité par les plus hautes instances militaires ou des services de renseignement.

5. Mount Weather Emergency Operations Center en Virginie

Mount Weather Emergency Operations Center

En activité depuis la guerre froide, c’est le bunker dans lequel les membres du gouvernement seraient mis à l’abri en cas de conflit ou de catastrophe majeure. C’est là qu’ont été évacués certains dirigeants américains pendant les attaques du 11 septembre 2001. Pour des raisons évidentes de sécurité, on sait peu de choses des installations du complexe, mais l’endroit possède son propre service d’incendie, son corps policer et ses dirigeants. La plus grande partie du centre serait sous terre.

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11 photos de maquillage à travers le monde


L’être humain a toujours aimé changer d’apparence lors de cérémonies, de festivals, ou tout autres évènements spéciaux
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11 photos de maquillage à travers le monde

Un adolescent de la tribu Arboré dans la vallée de l’Omo en Éthiopie.

Un homme habillé pour le rituel du Theyyam à Thalassery, en Inde.

Une femme maquillée en squelette durant la cérémonie de Sing-Sing à Mont Hagen en Papouasie Nouvelle-Guinée.

Une fillette en maquillage Shiva au Kumbha Mela à Allahabad en Inde.

Deux jeunes hommes en maquillage et accessoires traditionnels durant le festival de Borobudur à l’île de Java, en Indonésie.

Un enfant portant une couronne de fleurs à Korcho en Éthiopie.

Une danseuse tribale des Îles Trobriand en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Un fan de football durant un match au stade de Kigali au Rwanda.

Un homme de la tribu Suri dans la vallée de l’Omo en Éthiopie

Une femme de la tribu des Kikuyus au Kenya.

Une homme avec une coiffe traditionnelle durant le festival Tapati à l’île de Pâques.

Crédits photos  :Eric Lafforgue/BarcroftMedia

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Les poulets comme rempart contre le paludisme ?


Se peut-il que la solution contre le paludisme, du moins une prévention viendrait simplement de l’odeur des poulets ? Semble-t-il que les moustiques ne piquent pas en présence de ces volailles .
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Les poulets comme rempart contre le paludisme ?

 

Et si les poulets nous aidaient à lutter contre la maladie la plus mortelle au monde ? L’idée a été soulevée par des chercheurs éthiopiens et suédois, qui ont découvert que les moustiques, vecteurs du paludisme, redoutaient particulièrement l’odeur du poulet.

Le moustique ne pique plus lorsqu’il sent un poulet à proximité

Malgré des moyens considérables dédiés à la recherche d’un vaccin contre le paludisme, les chercheurs peinent encore à déjouer les stratégies de cette maladie qui, jusqu’ici, a contourné tous les anticorps que la science a pu imaginer. Dans cette course contre la montre, le poulet pourrait devenir un allié de taille. C’est ce que suggèrent des chercheurs éthiopiens et suédois qui publient leurs conclusions dans le Malaria Journal.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs sont partis d’un constat : les moustiques se servent de leur odorat pour localiser leur proie. Ils ont alors testé plusieurs odeurs, et placé différentes espèces à leur contact. Lorsque ces insectes ont été placés à proximité d’une odeur de poulet, ces derniers sont devenus comme inaptes à piquer.

Créer un répulsif efficace grâce au poulet

Ces conclusions ont été confirmées sur le terrain, en Éthiopie, où les chercheurs ont analysé le sang bu par des moustiques. À l’extérieur, ces derniers se nourrissent du sang du bétail, et à l’intérieur principalement de celui des humains, mais fuient les zones où vivent des poulets. Les chercheurs ont également observé que placer des poulets près d’un piège limitait considérablement le nombre de moustiques piégés.

« Cette étude démontre que les volatiles non-hôtes ont le pouvoir d’offrir une protection aux personnes qui risquent de contracter une maladie transmise par les moustiques », expliquent ainsi les chercheurs, qui espèrent poursuivre leur étude afin d’isoler l’odeur du poulet pour créer un produit répulsif.

Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le paludisme touchait 214 millions de personnes en 2015. L’année dernière, 438 000 personnes sont mortes de cette maladie, qui se transmet principalement par les piqûres de moustiques infectés par le parasite Plasmodium. C’est en Afrique subsaharienne que le paludisme fait le plus de victimes, puisqu’on y recense 89 % des cas et 91 % des décès.

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Qui était vraiment Lucy l’australopithèque ?


Qui est vraiment Lucy l’australopithèque, qu’on croyait être une arrière-arrière… grand-mère. D’autres découvertes, on croit que maintenant qu’elle serait une cousine lointaine. Grâce à ses os, ils ont aussi appris plus de chose sur Lucy : sa manière de se déplacer, de se nourrir, de son alimentation.
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Qui était vraiment Lucy l’australopithèque ?

 

Le paléontologue français Yves Coppens pose dans le cadre de l'exposition "Lucy à Carnac", le 10 juillet 2004 près d'une reconstitution de Lucy, australopithèque dont les ossements originaux sont conservés au musée d'Addis Abeba. © FRED TANNEAU / AFP

Le paléontologue français Yves Coppens pose dans le cadre de l’exposition « Lucy à Carnac », le 10 juillet 2004 près d’une reconstitution de Lucy, australopithèque dont les ossements originaux sont conservés au musée d’Addis Abeba. © FRED TANNEAU / AFP

C’est LA star incontestable d’il y a -3,2 millions d’années. Elle ? Lucy, ce pré humain dont les ossements ont été découverts dans les années 70 par une équipe internationale de paléontologues dont le célèbre Yves Coppens.

Des os à l’australopithèque Lucy

En 1974, Yves Coppens, Donald Johanson et Maurice Taieb, en fouillant le site d’Hadar, au nord-est de l’Ethiopie, découvrent des ossements de pré-humain. Ce qui aurait pu n’être qu’une relativement banale découverte se révélera un trésor lorsque les paléontologues réaliseront que tous ces os (52 exactement) ont la même couleur, les mêmes proportions et ne peuvent donc qu’appartenir à un seul être. Avec 40% des os que nous possédons tous, ce squelette de 3,2 millions d’années est le plus complet jamais découvert. Cette créature venue du fond des âges, nommée Lucy en écho à la chanson des Beatles « Lucy in the sky with diamonds » que les archéologues écoutaient au moment de la trouvaille, sera, en 1978, rattachée à l’espèce des Australopithecus afarensis.

Lucy aimait grimper dans les arbres et savait couper sa viande

Un peu comme une carte d’identité profonde, les os permettent d’en savoir beaucoup sur leur propriétaire : sa taille bien sûr, son poids approximatif, son régime alimentaire (en étudiant ses dents) et même ses gestes via l’étude des articulations… Alors, ceux de Lucy, que nous disent-ils ? Qu’elle mesurait entre 1,10 m et 1,20 m pour 25 kg, possédait un visage prognathe et un petit cerveau d’environ 400 cm3. D’autres crânes d’Australopithèques afarensis découverts ensuite, plus volumineux, suggèrent qu’il existait un fort dimorphisme sexuel dans cette espèce : aussi, du fait de son petit gabarit, Lucy serait donc une femelle. S’il est peu probable que Lucy ait été une chasseuse, son faible volume cérébral ne l’empêchait pas de découper la viande avec des outils, comme le laissent penser des ossements retrouvés bardés de traces de pierre. D’abord imaginée végétarienne, Lucy serait donc plus vraisemblablement, une charognarde. Parmi les os de Lucy, fémur et bassin en disent long sur sa façon de se déplacer : Lucy était bipède lorsqu’elle marchait -de manière chaloupée-, mais elle préférait sans doute grimper dans les arbres, comme en témoignent ses membres supérieurs un peu plus longs que ses membres inférieurs. Ces caractéristiques la classent donc, entre nos ancêtres purement grimpeurs et nos ancêtres essentiellement bipèdes.

Lucy, notre arrière arrière arrière (…) grand-mère ? Pas tout à fait…

Du fait de sa bipédie, Coppens et ses collègues ont cru qu’A. Afarensis était un de nos ancêtres direct. Mais de nouvelles découvertes sont venues ébrécher cette idée notamment lorsque l’on a trouvé Toumaï, un squelette de pré humain âgé de 7 millions d’années, déjà bipède. On pense donc aujourd’hui qu’il y a 8 à 10 millions d’années, lorsque les lignées des grands singes et celles des humains ont pris des chemins séparés, une sorte d’embranchement évolutif a permis l’émergence de nombreuses lignées de pré humains « dont Lucy est une fleur », pour citer le paléontologue. Aujourd’hui, il est admis que les Australopithèques afarensis se situent sur une branche déjà séparée de celle du genre Homo. Lucy serait donc, non pas une grand-mère mais une très ancienne cousine éloignée.

Pourquoi Lucy est elle si célèbre ?

Depuis Lucy, d’autres A. afarensis ont été découverts. Divers ossements, attribués à des individus aux noms tels que AL 200-1 ou AL 444-2 ont été mis à jours en Ethiopie et au Kenya. On a même trouvé les ossements d’une famille de 13 individus en 1975. Puis a été exhumée une jeune australopithèque, Selam, en décembre 2000, à quatre kilomètres du lieu où Lucy a été découverte. Mais tous ces ancêtres n’ont pas été si « incarnés » que Lucy, sur qui on pouvait projeter une silhouette et presque un visage, pour la première fois.

Selon Coppens, « le fait que ce soit une femme a beaucoup joué. On l’a présentée – à tort – comme la mère de l’humanité. Elle est devenue le symbole de la naissance de l’homme. »

Par Marina Lena

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L’homme moderne serait sorti d’Egypte


D’ou venons-nous ? Il est reconnu que l’Afrique est le berceau de l’humanité, mais quand a-t-elle eu lieu la grande migration et d’ou sont-ils partis pour conquérir le vaste monde ?
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L’homme moderne serait sorti d’Egypte

 

« C’est via l’Egypte et le Sinaï que H. sapiens est sorti d’Afrique, entre -100 000 ans et -50 000 ans, tranche aujourd’hui le généticien Luca Pagani. © Betty Lafon, Sciences et Avenir« C’est via l’Egypte et le Sinaï que H. sapiens est sorti d’Afrique, entre -100 000 ans et -50 000 ans, tranche aujourd’hui le généticien Luca Pagani. © Betty Lafon, Sciences et Avenir

Par Rachel Mulot

Nos ancêtres Homo sapiens ont quitté le continent africain via l’Egypte puis le Sinaï il y a 100 000 ans, selon une étude américaine.

PRÉHISTOIRE. Nos ancêtres, on ne cesse de le répéter, sont sortis d’Afrique… C’est en effet en Éthiopie que l’on trouve la trace du plus vieux membre de l’espèce Homo, daté d’il y a 2,8 millions d’années. Et c’est vers ce continent que pointent également les études de génétique qui travaillent à retracer les grandes épopées migratoires de l’humanité.

L’Égypte aurait été comme le dernier “arrêt” de nos ancêtres  avant qu’ils ne se déploient  partout dans le monde

Mais par où exactement ces hommes préhistoriques sont-ils passés ? Et plus précisément, quelle route a emprunté  notre ancêtre direct, l‘Homo Sapiens qui s’est lancé, avec un succès que l’on pourrait qualifier de meurtrier, dans la conquête de toute la planète ?

« C’est via l’Egypte et le Sinaï  que  H. sapiens est sorti d’Afrique, entre -100 000 ans et -50 000 ans, tranche aujourd’hui le généticien Luca Pagani, de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) dans l’American Journal of Human Genetics.

Son équipe a analysé des génomes de 100 Égyptiens et 125 Éthiopiens d’aujourd’hui…

« Résultat :  il y a une plus grande proximité génétique des génomes égyptiens avec ceux des Européens et des Asiatiques, souligne le chercheur.  Cela conforte l’idée que l’Égypte aurait été comme le dernier “arrêt” de nos ancêtres  avant qu’ils ne se déploient  partout dans le monde »

Il semble donc que « le passage nord »  (voir notre carte) ait été la voie majeure empruntée par les ancêtres pour se déployer hors de leur berceau africain.

L’autre hypothèse, soutenue jusqu’à présent par des archéologues, était que les migrants préhistoriques avaient suivi la « route sud », partant d’Éthiopie, empruntant les eaux peu profondes du détroit de Bab el Manded puis la péninsule Arabique pour gagner l’Asie notamment.

© Betty Lafon, pour Sciences et Avenir

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Little Foot aurait 3,67 millions d’années


Dans quel coin du monde que tout a commencé pour l’homme, la découverte d’ossements donnent des indices, mais ce n’est qu’avec le perfectionnement des techniques de datation que les chercheurs peuvent mettre des suppositions. Reste à savoir si un jour, la certitude sera sans équivoque
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Little Foot aurait 3,67 millions d’années

 

Depuis la découverte de Little Foot («Petit pied»)... (Photo LAURENT BRUXELLES, archives AFP)

Depuis la découverte de Little Foot («Petit pied») en 1997 dans une grotte du site de Sterkfontein, au nord-ouest de Johannesburg, la bataille fait rage entre les experts pour déterminer l’âge de ce fossile d’australopithèque le plus complet jamais trouvé.

PHOTO LAURENT BRUXELLES, ARCHIVES AFP

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
PARIS

L’australopithèque Little Foot, découvert il y a près de vingt ans en Afrique du Sud, serait âgé de 3,67 millions d’années, révèle une équipe de chercheurs qui a réalisé une nouvelle datation de ce célèbre fossile.

Cet âge fait du petit «homme singe» sud-africain un contemporain de la fameuse Lucy, australopithèque trouvée en Éthiopie en 1974 et dont l’âge présumé serait de plus de 3 millions d’années.

«Cela remet l’Afrique du Sud dans la course de l’évolution humaine», alors que depuis plusieurs décennies, l’Afrique de l’Est tenait la corde, a déclaré à l’AFP Laurent Bruxelles, chercheur à l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) en France.

«Avec un âge de 3,67 millions d’années, Little Foot arrive largement avant Homo Habilis, notre ancêtre direct, apparu il y a environ 2,5 millions d’années», souligne Laurent Bruxelles. «Dans ce cas, rien ne s’oppose à ce que cet australopithèque sud-africain soit à l’origine de l’humanité». «Tout reste possible», a souligné M. Bruxelles qui a participé à l’étude.

La marge d’erreur de la nouvelle datation est de plus ou moins 160 000 ans, précisent les scientifiques qui ont utilisé la datation par isotopes cosmogéniques (générés par les rayonnements cosmiques qui bombardent la Terre) dans une version améliorée et publient leur étude mercredi dans la revue britannique Nature.

Depuis la découverte de Little Foot («Petit pied») en 1997 dans une grotte du site de Sterkfontein, au nord-ouest de Johannesburg, la bataille fait rage entre les experts pour déterminer l’âge de ce fossile d’australopithèque le plus complet jamais trouvé.

Quatre millions d’années? 3,3 millions? Ou seulement 2,2 millions? L’enjeu est de taille.

La nouvelle datation a été établie par une équipe internationale, qui comprend notamment le découvreur de Little Foot, Ronald Clarke.

«Datation solide»

En 1994, il trouve dans une boîte d’ossements divers provenant de déblais miniers de la grotte de Silberberg, quatre petits os provenant du pied d’un hominidé très ancien qu’il baptise «Little Foot». Trois ans plus tard, le paléoanthropologue de l’Université sud-africaine de Witwatersrand trouve dans une autre boîte des os de pied provenant du même pré homme et un morceau de tibia.

Avec ces indices, son équipe retrouve dans la grotte le squelette quasi entier de Little Foot enserré dans une gangue calcaire. Il gît à 25 mètres de profondeur. Selon les chercheurs, il a sans doute fait une chute mortelle dans le gouffre.

Treize années ont été nécessaires pour dégager Little Foot. Ce fossile serait un représentant de l’espèce Australopithecus prometheus.

Rapidement, Ronald Clarke attribue un âge de 3,3 millions d’années à Little Foot en se basant sur la morphologie de l’hominidé et sur une première datation des coulées stalagmitiques de la grotte.

Puis en 2003, le géologue Darryl Granger suggère une datation des sédiments entourant le fossile d’environ 4 millions d’années, en utilisant la datation par isotopes cosmogéniques. Elle décrypte le vieillissement d’isotopes de l’aluminium et du béryllium. «Mais la marge d’erreur était de plus ou moins un million d’années», explique M. Bruxelles.

Trois ans plus tard, une étude britannique sème le trouble: Little Foot n’aurait que 2,2 millions d’années, selon l’analyse de sédiments entourant le squelette.

Ronald Clarke ne parvient pas à y croire et il demande en 2006 à Laurent Bruxelles, spécialiste des cavités en milieu calcaire, de démêler la succession de strates qui entourent le fossile. La grotte a subi des inondations, des effondrements et des dynamitages par les mineurs.

Le géomorphologue de l’Inrap remet de l’ordre dans tout cela. Il établit que les dépôts calcaires datés de 2,2 millions d’années sont postérieurs à Little Foot. Les études repartent sur de nouvelles bases.

Darryl Granger, de l’Université Purdue de l’Indiana, refait des analyses, en se basant sur la même méthode de datation cosmogénique, mais améliorée. Une autre innovation, utilisant un aimant, permet d’affiner encore la datation.

«Les résultats sont étonnants», souligne l’Université de Witwatersrand de Johannesburg.

 Sur les onze échantillons récoltés au cours de la dernière décennie, neuf se trouvent sur une unique courbe, apportant ainsi «une datation solide au dépôt», pointe l’université.

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La mâchoire qui refait notre histoire


Ce n’est pas à tous les jours qu’on peut trouver une mâchoire de 2,8 millions d’années. Ce mandibule découverte en Afrique va probablement occuper les scientifiques sur les changements de l’être humain à travers l’histoire.
Nuage

 

La mâchoire qui refait notre histoire

 

Une mandibule vieille de 2,8 millions d'années 

Photo :  Brian Villmoare

Ce n’est qu’un morceau de mâchoire avec cinq dents, mais il en dit long sur l’histoire de l’humanité. C’est que cette mandibule mise au jour en Éthiopie date de 2,8 millions d’années. Elle devient ainsi le plus ancien fossile du genre Homo jamais découvert et repousse par le fait même l’origine des humains de 400 000 ans.

Cette découverte bouleverse nos connaissances sur l’émergence du genre Homo, estiment les paléontologues dont les travaux sont publiés dans les revues Science et Nature.

Cette mâchoire inférieure contribue à réduire le fossé dans l’évolution entre l’Australopithèque (Lucy datant de 3,2 millions d’années) et les premières espèces du genre Homo comme l’Homo erectusbou l’Homo habilis.

« Ce fossile est un excellent exemple d’une transition des espèces dans une période clé de l’évolution humaine. » Auteurs

L’os de 8 centimètres de long a été trouvé en 2013 dans une zone de fouille appelée Ledi-Geraru dans la région Afar en Éthiopie par une équipe internationale menée notamment par Kaye Reed, de l’Université d’Arizona, et Brian Villmoare, de l’Université du Nevada.

Les scientifiques cherchent depuis des années des fossiles en Afrique afin de trouver des indices des origines de la lignée Homo, mais sans grand succès puisqu’ils ont découvert très peu de fossiles de la période jugée critique allant de moins 3 millions d’années à moins 2,5 millions d’années.

Actuellement, les experts ne sont pas d’accord sur la période de l’origine de la lignée Homo qui a abouti à l’émergence des humains modernes, l’Homo Sapiens, il y a environ 200 000 ans.

Le nouveau fossile apporte des indices importants sur les changements intervenus dans la mâchoire et les dents chez le genre Homo seulement 200 000 ans après la dernière trace connue de l’Australopithecus, à savoir Lucy. Son fossile a été découvert en Éthiopie en 1974 pas très loin de Ledi-Geraru.

« Des fossiles de la lignée Homo de plus de 2 millions d’années sont très rares et le fait d’avoir un éclairage sur les toutes premières phases de l’évolution de notre lignée est particulièrement emballant. » — Brian Villmoare

Ces chercheurs notent qu’ils ne sont pas en mesure de dire avec cette seule mâchoire s’il s’agit ou non d’une nouvelle espèce du genre Homo qui aurait abouti en évoluant à l’Homo sapiens.

Changement climatique

Des travaux complémentaires publiés dans Science portant sur la géologie et le climat dans la même région d’Éthiopie, où a été trouvé le fossile de Ledi-Gerbera, montrent qu’un changement climatique a rendu l’environnement plus aride il y a 2,8 millions d’années.

Les scientifiques ont découvert des fossiles de mammifères contemporains montrant qu’il y avait dans cet environnement surtout des espèces vivant dans des habitats dominés par de petits arbustes et la savane où les arbres étaient rares, alors qu’à l’époque de Lucy, qui était encore un grand singe, la végétation était plus verdoyante avec des forêts.

« Nous pouvons voir des indications de sécheresse dans la faune dominante dans l’environnement de Ledi-Geraru. » — Pr Kaye Reed, Université d’Arizona

Il est cependant encore trop tôt pour dire si le changement climatique est à l’origine de l’émergence du genre Homo. Il faudra examiner un plus grand nombre de fossiles d’hominidés pour en arriver à cette conclusion.

L’hypothèse du changement climatique ayant conduit à l’extinction des espèces antérieures à celles du genre Homo et à l’émergence de ce dernier est souvent avancée par les scientifiques.

Avec la disparition des arbres, les singes ont dû s’adapter à un nouvel environnement. Leur cerveau est devenu plus gros, ce qui leur a permis de fabriquer des outils pour survivre et de moins dépendre de mâchoires puissantes et de grosses dents, estiment les scientifiques.

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Voici la dernière génération de scarifications en Afrique


Autre temps, autres moeurs. Aujourd’hui faire ce genre tatouage en scarifiant la peau a un enfant serait mal vue, mais autrefois, dans certains pays, c’était un signe d’appartenance, d’identification. Les derniers vestiges de cette tradition semblent s’éteindre. Les derniers à être marquées ont des avis partagés, certains aimeraient les voir disparaitre alors que d’autres en sont fier
Nuage

 

Voici la dernière génération de scarifications en Afrique

 

La série de photos de Joana Choumali, «Hââbré, The Last Generation», raconte les derniers souffles d’une tradition mourante. En Kô, ce mot signifie « «écrire», mais désigne aussi la pratique de la scarification encore bien présente en Afrique de l’ouest. Elle consiste à pratiquer des incisions superficielles sur la peau à l’aide de pierres, de verre ou de couteaux.

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Mme K. Djeneba, gérante de boutique, du Burkina Faso.

«Les gens trouvent ça beau, moi je trouve ça laid. Nous ne sommes pas comme les autres. Auparavant j’aimais mes cicatrices et je m’en vantais. Mais aujourd’hui, en ville, c’est passé de mode.»

De la Papouasie Nouvelle-Guinée à l’Éthiopie, les cicatrices sont autant de manières d’exprimer une identité, que ce soit l’appartenance à une communauté, le passage à l’âge adulte ou une connexion avec un groupe spirituel.

Joana Choumali, qui vit à Abidjan, en Côte d’Ivoire, a découvert la scarification dans les années 80.

«Je me souviens de M. Ekra, le chauffeur qui me conduisait à l’école. Il a avait de grandes cicatrices qui lui couvraient le visage des tempes au menton», se souvient-elle.

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M. Mien Guemi, peintre, de Ouro Bono, Burkina Faso.

 «J’étais un enfant, mais je me souviens encore des blessures. Si vous n’en aviez pas, vos amis se moquaient de vous et vous ignoraient. En période de guerre, les tribus Mossis et Ko se reconnaissaient, et ainsi évitaient de s’entre-tuer. Pas besoin de carte d’identité, je porte déjà mon identité sur mon visage. Mais aujourd’hui c’est terminé. On ne peut plus être reconnus.»

La pratique de la scarification a peu à peu disparu. Les porteurs de cicatrices étaient de plus en plus moqués dans les zones urbaines en expansion. Les pressions exercées par les autorités religieuses et gouvernementales dans le sens d’une «modernisation», couplées avec l’arrivée des étoffes dans les tribus, ont amené une disparition progressive de la scarification.

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Boudo B., 45 ans, chauffeur de taxi, tribu Ko du Burkina Faso.

«Aujourd’hui, si je pouvais les effacer, je le ferais… Ce n’est pas facile d’aller voir les filles avec ça. »

«Hââbré, c’est la dernière génération qui vit avec des cicatrices sur le visage», explique Joana Choumali. «J’ai fait cette série pour ne pas oublier.»

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Mme Sinou, commerçante, de la tribu Ko au Burkina Faso.

«Je suis née au Ghana. Ma tante m’a emmenée au village, ils m’ont fait les cicatrices sans le consentement de mon père. Je refuse de le faire à mes enfants.»

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M. Konabé, tailleur, tribu Ko du Burkina Faso.

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M. Sinou, tailleur, tribu Ko du Burkina Faso.

«Si l’on pouvait les enlever, on le ferait. On a honte d’être si différents des autres.»

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M. Lawal E., coiffeur, tribu Yoruba du Nigéria.

«Je suis fier de mes marques. Le Roi a les mêmes. Je fais partie de la famille royale dans mon village. Ici, en ville, je ne suis personne.»

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Salbre S., jardinier, tribu Bissa du Burkina Faso.

«Je suis à la retraite maintenant. Nous sommes la dernière génération. Aucune personne âgée de moins de 40 ans n’a de scarifications.»

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Pousnouaga S., 45 ans, jardinier, tribu Bissa du Burkina Faso.

«L’une de mes tantes me l’a fait. Nous avons payé avec du beurre de karité et des pintades. Çe na me plaît pas, et ça appartient au passé.»

joana

Mme Martina Kaboré, 39 ans, femme au foyer, de Ouemkanga, Burkina Faso.

«À 10 ans, j’ai demandé qu’on m’en fasse. je voulais être comme mes frères et sœurs, et montrer mon courage. Les temps ont changé, mais c’est normal. quand les gens me pointent du doigt, je reste droite et fière.»

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Mme Kouya Benin, femme au foyer, tribu Ko du Burkina Faso.

«Les gens se rendaient en groupes faire leurs scarifications, et j’y suis allée avec mes amis… Aujourd’hui, ces pratiques sont interdites par la loi au Burkina Faso.»

http://quebec.huffingtonpost.ca