Les vestiges d’une cité antique oubliée depuis 1300 ans refont surface en Ethiopie


Après 1000 enfouis dans le passé, une cité refait surface en Afrique, précisément en Ethiopie. On y découvre une ancienne basilique chrétienne avec des objets de cette religion mêlée a d’autres objets appartenant à croyances païennes reliquat de ses origines polythéismes. Cette cité témoignage d’activités domestiques, artisanales et commerciales, elle avait apparemment un rôle crucial pour le royaume
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Les vestiges d’une cité antique oubliée depuis 1300 ans refont surface en Ethiopie


Les vestiges d'une cité antique oubliée depuis 1300 ans refont surface en EthiopieLes vestiges de la cité antique de Beta Samati ont été découverts dans une colline au nord de l’Ethiopie.© Ioana Dumitru

Par Emeline Férard –

En Ethiopie, des archéologues ont mis au jour les vestiges d’une cité nommée Beta Samati qui aurait autrefois constitué un centre important du royaume d’Aksoum. Parmi les débris, ils ont identifié les restes d’une basilique qui apporte un nouvel éclairage sur l’arrivée du Christianisme en Afrique.

Dans les plateaux poussiéreux du nord de l’Ethiopie, une cité antique oubliée depuis plus de 1.000 ans vient de refaire surface. Et elle a révélé des vestiges d’une importance cruciale pour les archéologues. La cité est en effet le fruit d’une des civilisations antiques les plus influentes d’Afrique, celle de l’empire d’Aksoum. Influentes mais aussi énigmatiques.

On sait aujourd’hui que le royaume d’Aksoum a dominé l’est de l’Afrique et l’ouest de l’Arabie de 80 avant J.-C à 825 après J.-C et qu’il constituait l’une des principales puissances de l’époque. Grâce à sa position à proximité de la mer Rouge et de la route commerciale vers l’Inde, l’empire entretenait des relations commerciales étroites avec d’autres puissances y compris Rome.

Pourtant, cette civilisation demeure aujourd’hui très peu documentée.

« Les gens connaissent largement l’Egypte antique, la Grèce antique et la Rome antique… mais ils ne savent pas que la civilisation aksoumite a été l’une des civilisations les plus puissantes au monde et l’une des plus précoces », a expliqué à LiveScience, Michael Harrower, archéologue de la Johns Hopkins University de Baltimore.

Le problème est que les fouilles archéologiques sont restées relativement sporadiques depuis le XXe siècle, notamment en raison de l’instabilité politique du pays. Si de nombreux vestiges, dont un site d’obélisques, ont pu être mis au jour à proximité d’Aksoum, l’ancienne capitale du royaume, peu de recherches ont ainsi été menées dans le reste de la région.

De nombreux vestiges de l’empire aksoumite demeurent à proximité de son ancienne capitale, Aksoum. – Allamiro/Wikimédia Commons

Une cité cachée dans une colline

C’est pour combler ce manque que Michael Harrower et ses collègues ont lancé de nouvelles fouilles en 2009 dans la région de Yéha, à une cinquantaine de kilomètres d’Aksoum. Après s’être entretenus avec des locaux, ils ont plus précisément ciblé leurs efforts sur une colline à proximité d’un village. Elle s’est finalement révélée être ce que les archéologues appellent un tell, un monticule créé par des ruines.

En excavant le site, l’équipe est en effet tombé sur un réseau de murs en pierre et a constaté qu’elle ne faisait pas face à quelques bâtiments isolés mais à une véritable cité probablement étendue sur les 14 hectares de la colline. Les chercheurs ont choisi de la nommer Beta Samati, qui signifie « foyer d’audience » en tigrigna, la langue locale. Car cette cité revêtait visiblement une grande importance pour le royaume, selon l’étude publiée dans la revue Antiquity.

Les datations menées suggèrent que le site aurait été occupé durant pas moins de 1.400 ans, entre 750 avant J.-C et 650 après J.-C. Cela signifie que Beta Samati existait déjà durant la période dite pré-aksoumite et qu’elle serait restée occupée pendant l’essor du royaume jusqu’à son mystérieux déclin. Une découverte clé pour combler les zones d’ombre de l’histoire de l’empire d’Aksoum.

Pour Michael Harrower et ses collègues, ces conclusions impliquent en effet que les villages pré-aksoumites n’ont pas été abandonnés lorsque le royaume s’est développé et que ce dernier n’aurait donc pas entraîné une forte rupture politique contrairement à ce que les spécialistes avaient suggéré auparavant. A l’inverse, Beta Samati serait resté un centre important de l’empire, commercial, administratif et religieux.

Une basilique riche en informations

Parmi les décombres, les fouilles ont mis en évidence les vestiges de maisons ou d’ateliers ainsi que de nombreux artéfacts – poterie et pièces de monnaie notamment – témoignant à la fois d’activités domestiques, artisanales et commerciales. Dans une seconde zone, c’est un bâtiment rectangulaire bien plus vaste qui est sorti de terre.

Selon les archéologues, il s’agirait d’une basilique de style romain, qui pourrait avoir été construite pour servir d’église chrétienne. Une hypothèse qui offre un nouvel éclairage sur l’arrivée du christianisme en Afrique. Le royaume d’Aksoum reposait initialement sur une religion polythéiste, jusqu’à ce que le roi Ezana, ne convertisse la région à la religion chrétienne après avoir été converti lui-même par un missionnaire.

C’est du moins ce que la tradition éthiopienne relate mais les historiens ont émis de nombreux doutes quant à la période et à la façon dont le christianisme est apparu en Ethiopie.

« C’est ce qui rend la découverte de cette basilique si importante », a précisé Michael Harrower cité par le Smithsonian Mag. « C’est une preuve fiable de la présence chrétienne au nord-est d’Aksoum à une période très précoce ».

L’identification de cet édifice s’est révélée d’autant plus importante que contrairement à d’autres mis au jour auparavant, il n’était pas vide. Les archéologues y ont découvert de nombreux artéfacts qui, en plus de témoigner d’activités commerciales administratives et religieuses, ont laissé transparaître un mélange de culture païenne et chrétienne.

Sur l’inventaire, figurent notamment des figurines de bovins ainsi qu’une bague faite d’or et de cornaline arborant une image de tête de taureau. Des témoignages de croyances plutôt païennes, selon les archéologues. A l’inverse, un pendentif en pierre portant une croix et l’ancien mot éthiopien pour « vénérable » ainsi qu’une inscription sur l’un des murs faisant référence au Christ indiquent des croyances chrétiennes.

Cette bague en or et cornaline découverte à Beta Samati et arborant une tête de taureau témoigne d’un mélange d’influences romaine et aksoumite. – Ioana Dumitru

De la même façon, les objets de Beta Samati montrent un mélange d’influences locales et étrangères. Le design de la bague, par exemple, se rapproche des techniques romaines tandis que les symboles qui y figurent seraient plutôt d’influence aksoumite.

« Ils utilisaient certaines des idées venues de la Méditerranée mais les tournaient d’une façon différente, vers un style africain unique », a détaillé Michael Harrower.

Un aperçu précieux sur une société complexe

Autant de découvertes archéologiques qui semblent confirmer que Beta Samati jouait un rôle crucial dans le royaume d’Aksoum, apportant ainsi un aperçu précieux sur cette société complexe dont le déclin, à partir du IXe siècle, reste mystérieux.

« Les fouilles à Beta Samati ont fourni de nouvelles informations importantes sur les société pré-aksoumites et aksoumites », écrivent les auteurs dans leur rapport.

Cependant, « de plus amples recherches sont nécessaires pour révéler l’histoire et les interconnexions complexes du site », poursuivent les archéologues qui prévoient de retourner d’ici peu mener des fouilles à Beta Samati.

Ils espèrent également que leurs recherches aideront à faire connaitre la région et encourageront à venir découvrir ses paysages magnifiques et son histoire.

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Le Saviez-Vous ► Dallol, le seul endroit sur Terre où la vie n’existe pas


Nous savons pour que la vie puisse s’épanouir sur une planète, il faut des ingrédients soient présents. Sur la Terre, nous avons une multitude organismes vivants aussi grand que la girafe, aussi grosse que la baleine bleue, aussi petit que des micro-organismes invisibles à l’oeil nue, cela grouille de partout. Partout ? Non, il existe des endroits stériles même si l’eau est présente.
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Dallol, le seul endroit sur Terre où la vie n’existe pas


Nous ne nous attendrions pas à trouver de la vie dans des environnements similaires sur d’autres planètes. Alors, pourquoi penser en trouver sur Terre, dans la région aux conditions multi-extrêmes de Dallol, en Éthiopie ? Des chercheurs ont passé la zone au crible. Et ils n’y ont en effet trouvé aucune trace de vie.

En mai dernier, une équipe de chercheurs annonçaient avoir découvert des organismes nanoscopiques dans la zone volcanique de Dallol (Éthiopie), une région aux conditions multi-extrêmes, peu favorable au développement de la vie. Mais de nouveaux travaux menés par une équipe franco-espagnole viennent aujourd’hui semer le doute sur ces conclusions.

« Après avoir analysé beaucoup plus d’échantillons que lors des travaux précédents — à l’aide de nombreuses techniques complémentaires –, avec des contrôles adéquats pour ne pas les contaminer et une méthodologie bien calibrée, nous avons vérifié qu’il n’y avait pas de vie microbienne dans ces eaux salées, chaudes et hyperacides ou dans les lacs de saumure riches en magnésium voisins », assure Purificacion Lopez Garcia, chercheur en biologie évolutive au CNRS.

De nouvelles limites à la vie

« Et ceci malgré la grande diversité d’archées halophiles— un type de micro-organisme primitif adorant le sel — que l’on trouve dans le désert et les canyons environnants et l’intense dispersion microbienne dans cette zone, due d’une part au vent et d’autre part aux touristes », poursuit Purificacion Lopez Garcia.

Pour expliquer les précédents résultats discordants, les chercheurs signalent aussi que certains précipités minéraux de Dallol, riches en silice, ressemblent à s’y méprendre à des cellules microbiennes. Ils appellent ainsi à la prudence lors de l’interprétation à venir de candidats de biosignatures sur d’autres planètes. Et, compte tenu du fait qu’il existe bien des régions sur Terre complètement stériles, malgré la présence d’eau, ils estiment que ce critère devrait être considéré avec retenue lorsqu’il s’agit d’établir l’habitabilité d’une exoplanète.

https://www.futura-sciences.com/

Plus de 200 millions d’arbres plantés en une journée en Éthiopie


Planter plus de 224 arbres en une seule journée en Éthiopie est vraiment un bel exploit. Si en plus, ils veulent dépasser le record de l’Inde 66 millions d’arbres plantés, alors c’est le genre de défi qui mérite d’être relevé, car en plus, cela lutte contre la déforestation et un coup de pouce pour contrer les changements climatiques. Un exemple à suivre.
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Plus de 200 millions d’arbres plantés en une journée en Éthiopie

Le premier ministre éthiopien, accroupi, plante un arbre.

Abiy Ahmed

PHOTO : TWITTER DU BUREAU DU PREMIER MINISTRE ÉTHIOPIEN

Dans une opération de grande envergure, le gouvernement éthiopien a coordonné lundi la plantation de plus de 200 millions d’arbres en une journée. Un record, selon les autorités.

L’initiative du premier ministre Abiy Ahmed a pour objectif de remédier à la déforestation ainsi qu’à lutter contre les changements climatiques.

La Fana Broadcasting Corporate, filiale de l’État, a annoncé que plus de 224 millions d’arbres ont été plantés lundi, dépassant l’objectif de départ qui était de 200 millions en une journée.

« Aujourd’hui, l’Éthiopie a pour objectif de battre le record du monde pour un héritage vert », avait tweeté le bureau du premier ministre le lundi matin.

Pour sa part, le premier ministre a participé à l’opération en plantant des arbres dans le sud du pays.

À long terme, l’Éthiopie a pour but de planter quatre milliards d’arbres entre mai et octobre.

Selon les responsables de l’Agriculture, plus de 2,6 milliards d’arbres ont déjà été plantés dans presque toutes les régions de ce pays de l’Est du continent africain.

Moins de 4 % des terres du pays sont désormais boisées, recense Farm Africa, une organisation engagée dans la gestion forestière du pays. Cette situation représente un recul d’environ 30 % par rapport à la fin du 19e siècle.

La déforestation chronique du pays est liée, entre autres, à une population croissante et aux changements climatiques, selon les spécialistes.

En plus des citoyens éthiopiens, différents organismes internationaux ont participé à l’opération qui vise à dépasser les 66 millions d’arbres plantés en Inde en 2017.

Le bureau du premier ministre a indiqué à l’Associated Press que des logiciels ont été développés spécialement pour aider à compter le nombre d’arbres plantés.

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Des microorganismes découverts dans l’endroit le plus chaud sur Terre


Dans une région d’Éthiopie, un environnement extrême, une eau frôlant les 100 C et est très acide en plus d’être riche en sel et en métaux, on peut croire qu’il est impossible que la vie puisse exister. Pourtant, des minuscules bactéries ont été trouvées sous des couches de sels. Si dans un tel environnement la vie régner, alors sûrement qu’elle existe ailleurs dans l’espace
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Des microorganismes découverts dans l’endroit le plus chaud sur Terre


Nathalie Mayer

Journaliste


La région de Dallol (Éthiopie) est une région tout à fait inhospitalière. Pourtant, des chercheurs y ont découvert de minuscules organismes vivant dans des conditions qualifiées de multiextrêmes. Un aperçu, peut-être, de ce qui pourrait se jouer sur d’autres planètes.

S’il existe sur Terre des environnements peu accueillants, la zone volcanique de Dallol (Éthiopie) en est un. Elle est notamment considérée comme l’endroit le plus chaud de la Planète. Et on y trouve des sources chaudes aux caractéristiques uniques. Ici, la température de l’eau avoisine les 100 °C. Son pH est très acide, proche de 0. Enfin, cette eau est riche en sel et en métaux tels que le fer ou le cuivre. Des conditions multiextrêmes a priori peu propices à la vie.

Pourtant une équipe internationale de chercheurs annonce aujourd’hui y avoir découvert des organismes de taille nanométrique. Ces petites bactéries étaient cachées, ensevelies dans des couches de sel déposées sur les cheminées de Dallol. Les chercheurs ont même d’abord cru à des précipités minéraux.

Dans les échantillons rapportés par les chercheurs, des colonies d’organismes vingt fois plus petits que les bactéries moyennes, ici vues au microscope électronique à balayage. © Centro de Astrobiologia

Dans les échantillons rapportés par les chercheurs, des colonies d’organismes vingt fois plus petits que les bactéries moyennes, ici vues au microscope électronique à balayage. © Centro de Astrobiologia

Revoir nos critères d’habitabilité

Pour l’heure, les chercheurs ont classé ces organismes parmi les Nanohaloarchaea, comme on en a déjà observé dans des eaux hypersalines de par le monde. Mais il pourrait aussi bien s’agir d’organismes appartenant à une classe encore inconnue et non décrite à ce jour.

Cette découverte éclaire en tout cas d’un jour nouveau notre compréhension des limites environnementales de la vie. Elle pourrait permettre de mieux définir les limites d’habitabilité, tant sur Terre qu’ailleurs dans notre Système solaire… ou même au-delà. De quoi mieux sélectionner les sites sur lesquels de futures missions iront chercher une vie extraterrestre.

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143 millions de réfugiés climatiques d’ici à 2050 ?


On prévoit dans un avenir pas très loin que des populations vont être des réfugiés climatiques. Les recherches prévoient quelque 143 millions seront obligé d’aller dans des endroits moins touchés pour survivre, en espérant qu’il n’y aura pas de mur ou de séparation de famille… Enfin, il serait possible de diminuer le nombre de réfugiés climatiques si on réussissait à diminuer l’impact des changements climatiques. Est-ce possible ?
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143 millions de réfugiés climatiques d’ici à 2050 ?

 

143 millions de migrants climatique d'ici à 2050 ?

La sécheresse des sols est l’une des causes de migration des populations.

Par Aurélia Payelle

Selon une étude publiée le 19 mars 2018 par la Banque mondiale, le changement climatique poussera, d’ici 2050, 143 millions de personnes à migrer.

La Banque mondiale a réalisé la première étude sur les effets du changement climatique sur le flux migratoires. Cette étude met en avant trois régions du monde en développement, des zones vulnérables au changement climatique. L’étude prévoit 86 millions de « réfugiés climatiques » potentiels en Afrique subsaharienne, 40 millions en Asie du Sud et 17 millions en Amérique latine.

 « Ces trois régions du monde représentent 55 % de la population des pays en développement. Et les millions de personnes concernées représentent 2,8 % de la population de ces régions », précise la Banque mondiale.

En tout, ce sont 143 millions de personnes qui seraient obligées de migrer à l’intérieur de leur propre pays, d’ici à 2050, pour essayer de fuir les conséquences du réchauffement climatique.

Trois pays, trois scénarios

La Banque mondiale a choisi de mettre en lumière la situation de trois pays des trois régions sélectionnées pour l’étude : le Bangladesh, le Mexique et l’Éthiopie.

« Ces pays ont des profils très différents sur le plan du climat, de la démographie, des flux migratoires, des moyens de subsistance et du développement « , affirme la Banque mondiale.

Dans le pire des scénarios envisagés par l’étude, l’Asie du Sud comptera 40 millions de réfugiés climatiques internes en 2050, dont un tiers seulement au Bangladesh

« Dans ce pays, près de la moitié des habitants sont tributaires de l’agriculture les problèmes de pénurie d’eau et de baisse de la production agricole liés aux dérèglements climatiques risquent de conduire à d’importants mouvements de populations », indique la Banque mondiale.

En Afrique Subsaharienne, l’agriculture pluviale à une grande importance.

 L’étude indique que « les projections tablent sur une croissance de la population éthiopienne de l’ordre de 60 à 85 % à l’horizon 2050, ce qui viendra accentuer encore davantage les pressions exercées sur les ressources naturelles du pays et sur ses institutions. »

Enfin, au Mexique, ce sont les régions agricoles non irriguées, principalement en raison de la baisse du rendement des cultures, qui devraient connaître le flux d’émigration le plus importants.

 « Le pays va connaître une hausse des températures moyennes et extrêmes, en particulier dans les zones de faible altitude (et par conséquent plus chaudes) ; cela concerne notamment les zones côtières, et particulièrement le Yucatan », indique la Banque mondiale.

Tout sauf une fatalité

Les habitants de ces trois pays seraient forcés de se déplacer pour cause de pénurie d’eau, de mauvaises récoltes à cause de la sécheresse, d’élévation du niveau de la mer et d’aggravation des tempêtes. Ces phénomènes déjà connus pousseront les populations côtières à se réfugier dans les terres.

Mais la Banque mondiale l’assure : « le nombre de ces réfugiés pourrait être réduit de 80 % (soit plus de 100 millions de personnes) si la communauté internationale intensifie ses efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre et que les pays se dotent de plans de développement solides ».

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Éthiopie : un mystérieux chant engendrerait des comportements violents


On dit que la musique adoucit les moeurs, mais ce n’est pas toujours vrai. Sur les plateau au nord de l’Éthiopie, les gens qui ne veulent pas de gestes violents, s’empêche de chanter bien que le chant n’a rien de magique, on empêche d’autres a tendance colérique de d’entonner ce chant qui comporte violence et exhortation
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Éthiopie : un mystérieux chant engendrerait des comportements violents

 

Crédits : Pixabay / PeterW1950

par Yohan Demeure

Nous savons depuis longtemps que la musique adoucit les mœurs, et nous avons même appris il y a quelques mois qu’un agriculteur du sud de la France avait réussi à sauver ses cultures d’un virus grâce à la musique !

Cependant, il est question dans cet article d’une musique ou plutôt d’un chant qui déclencherait des actes violents, comme l’explique l’étude de l’ethnomusicologue Katell Morand de l’Université Paris-Nanterre.

Ces recherches, publiées dans la revue Terrain en octobre 2017 font état de témoignages de villageois vivant dans les hauts plateaux du nord de l’Éthiopie. Ces derniers prêtent un dangereux pouvoir à une sorte de poésie nommée « qärärto ». Ce chant provoquerait selon eux la colère, alimenterait le désir de vengeance et serait la cause d’une perte de l’esprit poussant les personnes impactées au meurtre.

Certains villageois prennent d’ailleurs des précautions, c’est-à-dire que certains hommes ayant renoncé à la violence s’interdisent tout bonnement de chanter. D’autres, plus enclins à se laisser facilement emporter, sont défendus d’entonner le fameux chant.

Katell Morand estime qu’il faut replacer cette histoire de chant meurtrier dans son contexte. En effet, les familles honorent une tradition liée à des cycles meurtriers trouvant leur raison dans des querelles de voisinage, des questions d’héritages, des conflits territoriaux ou encore des vols de bétail. Il y a là une obligation de vengeance, et le chant est visiblement le support utilisé pour passer à l’acte.

Par ailleurs, si les hommes « chanteurs » sont fortement susceptibles de passer à l’acte, les femmes, – qui ne doivent pas faire de même – chantent elles aussi afin d’encourager la vengeance qu’elles espèrent. Les mots sont d’ailleurs bien choisis, entre insultes bravades et autres exhortations. Il faut également savoir que le chant s’accompagne de postures spécifiques, ce qui donnerait ce pouvoir à ce même chant, tout comme son contour mélodique (un débit rapide, intonations, sauts d’intervalles).

Évidemment, il est peu probable que ce chant ait des pouvoirs magiques, surtout qu’à chaque fois, il existe des raisons suscitant l’intention de vengeance, et donc de violence. Quoi qu’il en soit, chacun se fera son opinion en lisant l’étude de Katell Morand intitulée Le désir de tuer, Musique et violence en Éthiopie du Nord.

Sources : The ConversationMashable

http://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Six volcans menaçants à surveiller en 2018


Il y a des volcans qui donnent des signes précurseurs et d’autres peuvent se réveiller soudainement. Cette année les vulcanologues 6 volcans, certains donnent des signes et d’autres dorment. A noter que le mont Mayon aux Philippines qui a commencé a montrer des signes d’éruption n’est pas dans la liste
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Six volcans menaçants à surveiller en 2018

 

Xavier Demeersman
Journaliste

Sur Terre, des volcans se réveillent toutes les semaines. Le plus souvent, ils le font calmement, produisant de petites éruptions, mais, parfois, des géants entrent en activité…

Quels sont les volcans les plus à surveiller en 2018 ?

Fin 2017, le mont Agung a beaucoup fait parler de lui. Situé à Bali, ce volcan a en effet montré des signes d’activité laissant craindre une éruption imminente. Il a ainsi provoqué l’évacuation des populations les plus menacées qui vivent à ses pieds. Alors, y a-t-il d’autres volcans comme lui dont il faut s’inquiéter ? La réponse est oui, bien sûr. Notre planète compte des centaines de volcans, dont un certain nombre reste encore à découvrir au fond des océans…

Ne serait-ce qu’en Indonésie, 18 des 139 volcans actifs en 2017 « ont déclenché des alertes pour cause d’activité sismique plus intense que la normale, de déformation du sol ou d’émissions de gaz », écrivent trois spécialistes dans un article sur les volcans à surveiller en 2018.

Ils ajoutent qu’entre 14 et 27 volcans sont entrés en éruption dans le monde chaque semaine l’année dernière. Heureusement, pour beaucoup d’entre eux, ce sont de gentilles effusions ou de petites explosions (ou des modérées). Rien à voir avec l’éruption du mont Tambora en 1815, toujours en Indonésie, considérée comme la plus puissante de l’histoire récente.

Et, même si celle-ci fit plus de 92.000 morts et eut un impact sur le climat, elle « ne fait pas le poids comparée aux superéruptions intervenues dans le passé géologique » rappellent les chercheurs.

 La plus redoutable de ces 25 derniers millions d’années fut celle du Toba, un supervolcan de Sumatra entré en éruption il y a 74.000 ans. Mais Ralf Gertisser (université de Keele), Katie Preece (université de Glasgow) et Sylvain Charbonnier (université de Floride du Sud) se veulent rassurants :

« Il y a peu de chance qu’une catastrophe similaire se reproduise de sitôt ».

 

En Islande, le glacier qui recouvre l’Öræfajökull s’est affaissé en novembre 2017. © Antti Lipponen, Sentinel–2B, CC by-sa

En Islande, le glacier qui recouvre l’Öræfajökull s’est affaissé en novembre 2017. © Antti Lipponen, Sentinel–2B, CC by-sa

Se méfier des éruptions petites à modérées

Toutefois, soulignent-ils, « ce sont les éruptions petites à modérées qui représentent le plus souvent une menace volcanique constante »

Surtout qu’en ce début de XXIe siècle, ce sont quelque 800 millions d’êtres humains qui habitent à proximité de volcans en activité, à moins de 100 kilomètres. Et, parmi eux, 29 millions vivent à moins de 10 kilomètres.

Alors, si vous redoutez les volcans, mieux vaut éviter d’aller en Indonésie, dans les Philippines, au Japon, au Mexique et en Éthiopie.

Ces régions « concentrent à elles seules 90 % du total des menaces volcaniques ».

De tous les volcans actifs qui menacent dans le monde, les chercheurs surveillent de très près le mont Shinmoe, au Japon, le Merapi, en Indonésie, l’Öræfajökull, en Islande, le Popocatepetl, au Mexique, le Villarrica, au Chili, et le Kilauea, à Hawaï (États-Unis).

1. Le mont Shinmoe, au Japon

Les monts Kirishima, au Japon, comptent plusieurs volcans. Mais le plus redouté d’entre eux est le mont Shinmoe qui, il n’y a pas si longtemps, en 2011, fut à l’origine de l’une des plus grosses éruptions sur Terre depuis cinquante ans. Entré de nouveau en éruption en octobre dernier, le niveau d’alerte en ce début 2018 demeure élevé (vous pouvez le voir en direct ici).

2. Le Merapi, en Indonésie

Le Merapi, en Indonésie, est beaucoup plus connu, sans doute pour ses éruptions plus fréquentes. Il est considéré comme l’un des plus dangereux du monde et, à ce jour, le plus meurtrier du XXIesiècle (400 morts en 2010).

Il est plutôt somnolent en ce moment, « il n’y a aucun signe précurseur pouvant indiquer qu’une nouvelle activité volcanique est à venir ».

Néanmoins, les scientifiques ne le quittent pas des yeux, se méfiant de ce géant qui dort…

3. L’Öræfajökull, en Islande

Tout le monde a entendu parler de l’Eyjafjöll, en Islande, tapi sous le glacier Eyjafjallajökull, lorsqu’il s’est réveillé en 2010. Mais à quelques centaines de kilomètres de là, vers l’est, l’Öræfajökull donne des signes d’activité depuis environ six mois. Des secousses sismiques ont été enregistrées et le glacier qui recouvre le cratère principal s’est affaissé.

Pour les volcanologues, c’est un indice de plus que la température monte à l’intérieur. Son nom islandais signifiant « glacier des terres désolées (ou abandonnées) » rappelle l’éruption catastrophique de 1362 ; celle-ci fut suivie d’inondations qui poussèrent les habitants à quitter la région.

Coulées de lave du Kilauea dans l’océan, à Hawaï. Le volcan s’épanche quasiment en continu depuis 1983. © inigocia, Fotolia

Coulées de lave du Kilauea dans l’océan, à Hawaï. Le volcan s’épanche quasiment en continu depuis 1983. © inigocia, Fotolia

4. Le Popocatepetl, au Mexique

Situé à 70 kilomètres au sud de la capitale du Mexique, Mexico, le Popocatépetl (« la montagne qui fume » en nahuatl) est un monstre culminant à 5.426 mètres en activité depuis 2005. Son éruption la plus puissante au cours des temps modernes s’est produite en 1996.

Comme on peut le voir à travers les webcams qui l’observent, le volcan connaît des éruptions par intermittence « qui s’accompagnent d’un grossissement du dôme de lave, d’explosions, de panaches de cendres s’élevant à quelques kilomètres de hauteur et de retombées de cendres plus mineures dans les environs ».

5. Le Villarrica, au Chili

Restons sur le continent américain, mais cette fois en Amérique du Sud, au Chili, où le Villarrica, l’un des trois plus grands stratovolcans de la cordillère des Andes, montre un regain d’activité. Depuis novembre 2017, des fontaines de lave éructent jusqu’à 150 mètres de hauteur, indiquent les chercheurs.

6. Le Kilauea, à Hawaï 

Au milieu de l’océan Pacifique, sur la Big Island de l’archipel d’Hawaï, le Kilauea n’a de cesse de vomir de la lave depuis trente-cinq ans et « il n’y a aucune raison pour que cela s’arrête prochainement », commentent les auteurs.

Celle-ci s’écoule de son grand cratère de cinq kilomètres de long et, surtout, de la bouche éruptive de Puʻu ʻŌʻō.

Enfin, pour conclure, les trois volcanologues rappellent que des volcans peuvent aussi se réveiller soudainement, sans prévenir, comme ce fut le cas dans l’histoire récente de l’Hekla, en Islande. Dangereux, destructeurs, les volcans nous sont aussi utiles et ils ont vraisemblablement contribué à l’habitabilité de notre planète.

https://www.futura-sciences.com/