Europe: la journée des records de chaleur


Alors qu’on prévoit une 4 ème canicule au Québec, il semble que nous n’ayons pas battu de record de chaleur. En Europe par contre, plusieurs records ont été fracassé, mais je ne sais pas, s’ils l’humidex est compté, car le calcul rarement probablement que ce n’est pas la même humidité qu’ici. Bref, les gens cherchent à se rafraichir et malheureusement, des noyades sont notés. Courage ! La température finira bien par baisser.
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Europe: la journée des records de chaleur

Europe: la journée des records de chaleurPhoto: Francisco Seco/APPlage de De Haan en Belgique le 25 juillet 2019.

La deuxième canicule de l’été qui accable des millions d’habitants en Europe occidentale pulvérise les records les uns après les autres avec la barre des 42°C franchie jeudi à Paris, au paroxysme de cet épisode avant un rafraîchissement prévu en fin de semaine.

Comme attendu, le record historique de chaleur qui datait de plus de 70 ans dans la capitale française, est tombé avec 42,4°C enregistrés à 15h30 (heure locale): depuis le début des mesures en 1873, Paris n’avait dépassé les 40°C qu’une seule fois, le 28 juillet 1947, avec 40,4°C.

Les services météo prévoient même 43°C en région parisienne pour la journée.

Dans la foulée, les records de chaleur sont également tombés aux Pays-Bas avec 40,4°C; en Belgique avec 40,6°C et en Allemagne avec 41,5°C!

«Et ce n’est pas fini!» a tweeté un prévisionniste de l’Institut royal météorologique (IRM) de Belgique, David Dehenauw.

De même en Allemagne, un porte-parole du service météorologique national (DWD) a précisé qu’il s’agissait d’un résultat provisoire: les températures devraient encore monter en cours d’après-midi.

Avec ces températures hors norme et malgré les mises en garde, un enfant de trois ans est mort de déshydratation dans le sud de l’Autriche mercredi. Il avait été découvert inconscient lundi dans une voiture en plein soleil, où il était monté et s’était endormi à l’insu de ses grands-parents.

Les températures avoisinaient alors une trentaine de degrés. Un pic à 38°C était attendu dans l’ouest. L’archidiocèse de Vienne a eu l’idée d’inviter les urbains à une pause «fraîcheur et silence» dans ses lieux de culte et a publié un relevé des températures dans les différentes églises de la capitale et de sa région.

Un voyageur du Thalys Amsterdam-Paris a appelé l’AFP pour signaler que le train à grande vitesse était immobilisé sur les voies depuis 15h (heure locale) en raison d’une panne d’électricité, sans climatisation et sans nouvelles.

«Le contrôleur a pris sur lui d’ouvrir les portes donnant sur les voies, avec consigne de pas descendre» a rapporté Arnaud Dowkiw, 42 ans, en déplacement professionnel, précisant que «de l’eau a été mise à disposition au bar».

Ces vagues de chaleur sont appelées à se multiplier et à s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.

Au cours des 2000 dernières années, les températures mondiales n’avaient jamais augmenté aussi rapidement que maintenant, selon des données publiées mercredi dans deux études distinctes dans les revues Nature et Nature Geoscience.

La nuit de mercredi à jeudi avait été «très probablement» la plus chaude jamais mesurée en France avec une température minimale moyenne de 21,4°C, devant les 21,3°C du 14 août 2003, selon Météo-France.

Le prévisionniste Olivier Proust a cependant précisé à l’AFP que le record ne pourrait être validé qu’après 18h GMT jeudi.

Le rafraîchissement est cependant promis à partir de vendredi.

Jeudi, des Parisiens aux traits tirés par des nuits courtes dans des logements surchauffés avançaient au ralenti dans le métro à l’atmosphère souvent étouffante.

«Il fait très chaud dans le métro, c’est insupportable!», témoignait à l’AFP Petra Ulm, 34 ans, chercheuse autrichienne vivant en France depuis dix ans et qui déplore l’absence d’air conditionné…».

Dans un centre de loisirs parisien au pied de la butte Montmartre, pas de sortie prévue pour les petits de 3 à 6 ans.

«On a demandé aux enfants de venir avec leur maillot de bain, on va faire des jeux d’eau dans la cour», a expliqué un animateur.

En Allemagne, l’ensemble du pays est en alerte canicule.

Au moins quatre personnes sont décédées dans des lacs ou rivières, mais il n’a pas encore été démontré qu’elles étaient mortes en raison de la forte chaleur.

Le Royaume-Uni va, lui aussi, «probablement battre le record de chaleur de juillet, qui est de 36,7°C, et il existe même une possibilité de battre le record absolu de 38,5°C», prévoyait la météo britannique (Met Office).

A Londres, la police recherche trois personnes portées disparues après s’être baignées dans la Tamise et qui se seraient retrouvées en difficulté en nageant.

L’Italie est également touchée et les autorités ont élevé mercredi l’alerte au niveau 3 («bulletin rouge») dans cinq villes (Bolzano, Brescia, Florence, Pérouse et Turin).

Le Luxembourg et une partie de la Suisse sont aussi touchés par cet épisode de canicule.

Fait notable, en Espagne, les températures ont commencé à descendre à des valeurs normales pour la saison estivale dans ce pays, avec seulement 6 des 50 provinces du pays toujours en alerte orange, selon le service météorologique national.

Les températures les plus élevées sont attendues dans le nord-est où elles pourraient atteindre les 41°C à Saragosse. Cette zone est également placée en alerte aux orages violents.

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Des taches après le soleil? C’est peut-être à cause du «champignon de l’été»


L’été, la plage, le soleil tout pour rendre les journées agréables. Cependant, un champion peut infecter la peau : il est connu sous le pityriasis versicolor ou plus simplement : champignon d’été. Heureusement, cette infection n’est pas contagieuse et n’est pas dangereuse, par contre les traitements dépendant de l’infection.

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Des taches après le soleil? C’est peut-être à cause du «champignon de l’été»


Sur une peau bronzée le champignon crée des taches blanches et sur peau claires des taches

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Marion Durand

Sur une peau bronzée le champignon crée des taches blanches et sur peau claires des taches rosées. Pityriasis versicolor ou champignon de l’été. Une infection dont on ne parle pas souvent.

SANTÉ – Si chaque été vous remarquez des petites taches apparaître sur le haut de votre corps (bras–torse–coup–dos), c’est peut-être le signe que vous avez le Pityriasis versicolor, aussi appelé le “champignon de l’été”. Même si le nom peut en effrayer plus d’un, cette mycose bénigne est due à une levure (un champignon unicellulaire) que l’on retrouve dans les couches superficielles de la peau.

Le “champignon de l’été” n’est pas une maladie contagieuse mais une infection,

“On la contracte très facilement, sur toutes les plages du monde”, explique Catherine Oliveres-Ghouti, dermatologue interrogée par Le HuffPost, “que ce soit à la Baule ou à Bangkok”, s’en amuse t-elle.

Ce champignon, beaucoup plus actif l’été que l’hiver prolifère grâce à la transpiration et au PH acide de notre corps, “les champignons et la levure raffolent des milieux acides”, révèle le docteure Oliveres-Ghouti, aussi membre du conseil syndical des dermatologues.

Exemple de Pityriasis versicolor sur peau

DOCTEUR CATHERINE OLIVERES-GHOUTIExemple de Pityriasis versicolor sur peau claire

Pour lutter contre, il faut avoir recours aux antifongiques locaux (médicaments capables de traiter les mycoses…). Souvent présentés sous formes de gel moussant, ces médicaments devront être appliqués sur tout le corps.

Le sulfure de sélénium, à la fois antifongique et antiséborrhéique, peut également être utilisé.

“Je préconise à mes patients d’acheter en pharmacie le Ketoderm” (un antifongique), conseille la dermatologue.

Pour les personnes avec la peau blanche, les taches disparaissent très rapidement, pour celles avec la peau plus foncée, il faudra attendre de bronzer à nouveau par-dessus. 

Le Pityriasis versicolor récidivant

En général les récidives chez le même patient sont fréquentes, jusqu’à 90 % dans les 2 ans après la première infection. Environ 10 %, récidivent sur le long terme,

“Certaines personnes font ça depuis 10-15 ans et dès que les beaux jours arrivent les tâches réapparaissent”, précise la dermatologue

“Dans ces cas là, un traitement plus long est à prévoir”.

Certains médecins prescrivent un traitement d’entretien avec une ou deux applications par semaine pendant plusieurs mois, d’autres préfèrent un traitement préventif qui consiste à reprendre le traitement local avant ou au début de la saison estivale.

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Météo de l’extrême


J’ai toujours pensé que le Québec était un endroit privilégié sur le plan de l’environnement. Bien sûr une petite tornade de temps à autre quelque part dans la province, des pluies torrentielles, etc… mais sans plus, enfin, les choses ont accéléré comme partout ailleurs dans le monde. En 2018, jusqu’à maintenant, c’est un avant-goût de ce que nous devrons faire face. Tornade, incendie de forêt, smog, inondation sécheresse, froid intense, canicule, beaucoup plus de neige feront partie de ce que nous devrons affronter et s’adapter.

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Météo de l’extrême


SARA CHAMPAGNE
La Presse

Une tornade qui a semé la terreur dans Lanaudière jeudi soir, des alertes au smog au cours des derniers jours dans le Grand Montréal, une semaine chaude et humide qui s’annonce : l’été est encore jeune, mais semble vouloir s’inscrire dans une tendance aux extrêmes déjà bien amorcée, selon les spécialistes. Il vaut mieux s’y habituer.

La canicule

De la chaleur incessante, suffocante. Des records fracassés. Deux vagues de chaleur extrême se sont abattues sur le Québec l’été dernier, la première à la fin juin, l’autre au début août. La grande région de Montréal a connu son mois de juillet le plus chaud jamais enregistré avec une canicule meurtrière. Au total, 86 personnes ont perdu la vie, la région de Laval ayant été particulièrement frappée, selon les données de l’Institut national de la santé publique du Québec.

« La question n’est plus de savoir si on vivra un jour une méga-canicule dépassant l’imagination, comme en Europe [en 2003, et à la fin du mois de juin dernier avec plus de six jours de records de chaleur], mais plutôt de savoir quand elle aura lieu », estime Alain Bourque, directeur général d’Ouranos, un consortium d’experts en science du climat. Il vaut mieux s’adapter, résume-t-il.

La sécheresse

Après les canicules, la sécheresse. Les orages n’ont pas été suffisants pour les agriculteurs à l’automne 2018. Les récoltes de brocolis, de choux et de laitues ont été touchées. Mais plus inquiétant : la pénurie de foin, nourriture principale des bestiaux.

« Au moment où l’on se parle, les producteurs ont déjà dû sortir les fauches », déplore Gilbert Marquis, président de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent.

Face à cette pénurie, les agriculteurs ont le choix de se départir d’une partie de leur cheptel ou d’acheter des balles de foin. En renfort, la Financière agricole du Québec a dû verser près de 60 millions à 4550 producteurs dans le cadre du programme d’assurance récolte (foin et pâturages), indique l’UPA. C’est six fois plus d’indemnités que la moyenne des 10 dernières années.

Tornades

Les météorologues ont peine à en faire le compte exact, mais 49 tornades au pays ont été dénombrées par la Société canadienne de météorologie et d’océanographie (SCMO) en 2018. C’est moins que la normale des dernières années, mais les tornades ont revêtu un caractère exceptionnel au Québec. Le 21 septembre dernier, une tornade a traversé la rivière des Outaouais, balayant le Pontiac, pour ensuite soulever le quartier Mont-Bleu de Gatineau. D’autres tornades ont suivi. À la SCMO, on indique que la tornade a été classée EF3, avec des vents atteignant une pointe de 265 km/h. Il s’agit de la tornade la plus forte depuis 1903. À Environnement Canada, on a dénombré sept tornades au Québec. Même si les tornades demeurent un « phénomène marginal », on peut penser que le climat devient plus propice à leur formation avec des orages violents plus fréquents. En juin dernier, une tornade a encore frôlé un secteur résidentiel de Gatineau et causé des dommages à Ottawa.

Novembre glacial

Le mois de novembre n’avait jamais été aussi froid en 29 ans au Québec. Au petit matin, le 22 novembre 2018, des températures sous la barre des – 18 °C ont été enregistrées dans certaines régions du Québec. Seul novembre 1995 avait été plus froid à Montréal depuis 1936. À Environnement Canada, Simon Legault, météorologue de sensibilisation aux alertes, souligne que le froid a eu ceci de particulier qu’il s’est installé pour rester durant huit mois sous les normales saisonnières.

« À Montréal, même le mois de mai a été le plus froid enregistré depuis 20 ans », ajoute-t-il.

Des toits effondrés

Une bonne tempête laissant de 30 à 40 cm de neige a donné le ton à l’hiver autour de la Saint-Valentin. Un hiver très enneigé. À Gaspé, par exemple, 559 cm de neige ont été reçus. C’est deux mètres de plus que la normale. À la fin de l’hiver, on comptait par dizaines les toitures effondrées à divers endroits : Terrebonne, Joliette, Saint-Jérôme, Montréal-Nord aussi. Les différents observateurs du climat expliquent qu’une croûte de glace s’est formée avec l’alternance de froid et de redoux. Selon Alain Bourque, expert chez Ouranos, il s’agit d’un exemple clair du besoin de s’adapter au climat. Il y a lieu de réviser les codes du bâtiment, estime-t-il.

Verglas

Entre le 8 et le 10 avril, une partie du Québec a été balayée par une tempête de pluie verglaçante. Ce système a eu ceci de particulier qu’il a touché un grand nombre de gens dans différentes régions, dont Laval et Lanaudière. Des gens ont été privés d’électricité durant plusieurs jours. À Hydro-Québec, Cendrix Bouchard, conseiller en communication, indique que 756 pannes de plus de 24 heures ont été répertoriées, pour un total de 174 491 clients.

« À un moment, jusqu’à 315 000 clients étaient privés d’électricité simultanément dans les Basses-Laurentides. Il a fallu des équipes en renfort du Vermont et d’Hydro-Sherbrooke. »

Crue des eaux

« Avec l’érosion des côtes, les inondations sont l’un de nos dossiers les plus importants, explique l’expert du consortium Ouranos Alain Bourque. Je ne sais pas combien de temps on va continuer à s’entêter avec le développement le long du littoral. Il y a eu de mauvaises décisions territoriales. »

Selon le dernier bilan de la sécurité publique du Québec, plus de 10 000 personnes ont été évacuées au plus fort de la crue printanière. Une dizaine de plans d’eau ont dépassé les seuils un peu partout au Québec. Que ce soit à Environnement Canada, à Ouranos ou à l’Union des producteurs agricoles, on s’entend pour dire qu’il faut s’adapter aux changements climatiques.

Juin, on gèle

Il est difficile de prévoir la météo, mais ce qui est clair, c’est que le début du mois de juin a été plutôt froid. Les agriculteurs ont semé en retard, il n’y a pas eu assez de temps chaud, particulièrement dans le Bas-Saint-Laurent. Selon Environnement Canada, la région métropolitaine ne devrait pas être frappée par des canicules comme en 2018.

« Sauf que c’est un peu comme des pools de hockey, la marge d’erreur est grande », dit l’expert Simon Legault.

Du côté des agriculteurs, on souhaite aussi des précipitations.

« Nous, ce qu’on a, les producteurs, c’est de la patience. On a l’agriculture tatouée sur le coeur. En ce moment, ce n’est pas trop mal parti, on souhaite de la chaleur et de la pluie », résume Gilbert Marquis, de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles.

Le temps semble avoir entendu les agriculteurs. Depuis le 21 juin, on a enregistré des journées plus chaudes et plusieurs averses.

Incendies de forêt

Les gigantesques incendies de forêt sont devenus la norme dans l’ouest du pays, au cours des dernières années. À la fin du mois de mai, des pompiers du Québec ont été appelés en renfort dans le nord de High Level, en Alberta, où un ordre d’évacuation a frappé la communauté de 5000 citoyens. L’incendie s’étendait sur 107 000 hectares, à seulement 2 ou 3 km de la civilisation.

« Avec les changements climatiques, le facteur de risque d’incendies de forêt est de quatre à six fois plus probable. Il y a plus de sécheresse dans l’Ouest, mais le Québec pourrait aussi être frappé par d’autres grands incendies », note Simon Legault, d’Environnement Canada.

Smog

Cette semaine, une alerte au smog a retenu l’attention dans la grande région métropolitaine, avec un indice de la qualité de l’air tout juste « acceptable ». Mardi, en fin de journée, Environnement Canada a lancé un avis pour l’île de Montréal, Laval, Longueuil-Varennes et Châteauguay-La Prairie. L’augmentation des particules fines dans l’air serait due aux incendies de forêt dans le nord-est de l’Ontario, précise André Cantin, météorologue à Environnement Canada.

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Été décalé, tendance lourde ?


À la fin de l’hiver au Québec, on ne voyait pas la fin, puis le printemps fut vraiment décevant, l’été approche, la vraie chaleur n’a pas vraiment montré son bout du nez. Est-ce un avant goût des années suivante ? Cela pourrait être un cycle à long terme ou une pause. Il y a tellement de facteurs qui rentre en ligne de compte, qu’il est probablement difficile d’être précis et déjà que la météorologie n’est pas une science exacte, comme on dit qui vivra verra.
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Été décalé, tendance lourde ?


FANNY ROHRBACHER
La Presse

Après un mois de mai décevant, juin commence dans le froid. Depuis quelques années, l’été est en retard, confirme Environnement Canada.

Est-ce une tendance lourde ?

« Si l’on regarde les quatre ou cinq dernières années, l’été est décalé », répond André Cantin, météorologue d’Environnement Canada. « Par contre, il n’existe pas d’étude qui démontre le déplacement de la saison estivale. »

« Un mois de mai froid n’implique pas un mois de juin froid, relativise André Cantin. D’un mois à l’autre, ce n’est pas nécessairement relié. »

Le météorologue explique que, « très souvent, c’est le mois de juin qui, depuis quelques années, est frais. Mais ça peut rentrer dans une variabilité normale du climat, nuance-t-il. Dans le climat, il existe des cycles annuels, mais aussi des cycles qui peuvent s’étendre sur 10, 15 ans ».

Ces cycles qui s’étirent sur plus d’une décennie sont dus aux courants marins, à la température des océans et aux évènements climatiques.

« L’activité solaire, les éruptions volcaniques, [les courants marins de grande envergure] El Niño et La Niña… sont des facteurs qui jouent sur le climat mondial. Ils ont des cycles différents qui peuvent s’additionner ou s’opposer », explique André Cantin.

« Depuis le début des années 2000, on constate une majorité de mois de mai frais. Le même phénomène s’est produit dans les années 20 et à la fin des années 40, début 50. » – André Cantin, météorologue

L’hiver répond à la même logique. Le météorologue observe des cycles en ce qui concerne la quantité de neige que reçoit Montréal. Dans les années 70, la ville a reçu beaucoup de neige. Les années suivantes, la quantité de neige est revenue près ou sous les normales.

« Si on remonte au début du siècle, c’est la même chose. Il existe des périodes de 10 à 15 ans avec des hivers très neigeux, suivies de 10 ou 15 années où la neige est beaucoup moins abondante. »

Dans leur jargon, les météorologues appellent ce genre de tendances des « blocages » atmosphériques à grande échelle, qui peuvent s’étendre à l’Amérique du Nord, voire à tout l’hémisphère Nord.

« Ces systèmes persistent de quelques jours à quelques semaines. Ils donneront du temps froid ou, à l’inverse, du temps chaud, comme ce fut le cas dans les prairies canadiennes alors que nous grelottions dans l’est du pays. »

Jeudi dernier, MétéoMédia a annoncé que le Québec avait connu « huit mois consécutifs sous les températures normales ».

L’avis de Paul Houde

L’animateur de radio Paul Houde constate aussi un décalage de l’été ces dernières années. Ce mordu de météo en parlait à l’émission Drainville PM, la semaine dernière. Paul Houde a dit qu’août et septembre semblent être les nouveaux mois d’été.

L’animateur, qui a une formation de géographe, note la météo depuis 47 ans grâce à sa station personnelle. Tous les jours, il consigne température, pression atmosphérique et force du vent.

Malgré ces tonnes de données accumulées au fil des décennies, il reste prudent.

« Je ne suis pas météorologue ou climatologue », a-t-il dit à Drainville PM.

Ce qui ne l’empêche pas de suggérer aux Québécois de partir en vacances le 1er août, comme les Français.

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Beaucoup de feux de forêt à prévoir cet été au Canada


Il n’est pas évident de penser que 2019 pourrait être une grosse année pour les feux de forêt alors que nous avons un printemps vraiment médiocre avec des inondations et une décrue très lente. Mais le Canada est grand et les risques au Québec, pourrait être sérieux tout dépend de la météo. Par contre, les scientifiques de Ressources naturelles Canada considèrent que la Colombie-Britannique et Territoires du Nord-Ouest sont des zones plus à risques.
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Beaucoup de feux de forêt à prévoir cet été au Canada


Deux pompiers avec des hâches tentent de stopper un feu dans une forêt.

Les scientifiques disent que la multiplication du nombre de grands feux se fera principalement en Colombie-Britannique et dans les Territoires du Nord-Ouest. Photo: Gouvernement du Yukon

Denis-Michel Thibeault

L’été 2019 pourrait être l’un des plus occupés pour les pompiers qui combattent les feux de forêt au pays, selon les scientifiques de Ressources naturelles Canada. S’il est difficile de prédire exactement le nombre et la superficie des feux, les experts s’entendent sur le fait que le réchauffement climatique complique la situation.

La saison des feux dure, en moyenne, deux semaines de plus de nos jours qu’il y a une cinquantaine d’années.

« La saison de feu va commencer plus tôt au printemps et se terminer plus tard à l’automne », affirme le chercheur en écologie forestière à Ressources naturelles Canada, Yan Boulanger.

Il dit s’attendre à ce que les aires brûlées annuellement au Canada augmentent de deux à quatre fois dans les prochaines années, comparativement à la situation actuelle.

« Suite aux augmentations de température, on s’attend à ce que les conditions deviennent plus sèches durant la saison de feu, devenant plus propices à ce que des feux et de très grands feux se déclarent », affirme-t-il.

Selon lui, depuis les années 70, les aires brûlées augmentent de 300 000 hectares chaque décennie au Canada. C’est six fois la superficie de l’île de Montréal.

Les scientifiques disent que la multiplication du nombre de grands feux se fera surtout en Colombie-Britannique et dans les Territoires du Nord-Ouest.

Cependant, il demeure très difficile de prédire où et quand se propageront les feux, explique le chercheur scientifique au Centre de foresterie du Nord de Ressources naturelles Canada, Marc-André Parisien.

Accédez à la carte interactive de Ressources naturelles Canada(Nouvelle fenêtre) pour voir les zones à risque au pays.

« Plus tu as de jours où c’est chaud et sec […] plus la probabilité de feux augmente », soutient-il.

Les feux se propagent principalement dans les forêts nordiques, mais « là où il y a de la végétation, il peut y avoir des feux ».

Prédire les feux comme la météo

Son équipe, établie à Edmonton, tente d’évaluer les probabilités de départs de feux afin de déterminer les secteurs où de grands feux pourraient survenir.

« Tous les ans, il y a une région où il y a de grands feux au Canada. Il reste à voir où ce sera, affirme M. Parisien. Cette année, si le printemps est garant de l’avenir, on s’attend à un [grand nombre de feux] à l’ouest des Rocheuses et dans le nord. »

Carte des feux de plus de 10 000 hectares depuis 1980. Carte des feux de plus de 10 000 hectares depuis 1980 Photo : Radio-Canada / Carto

Cependant, cela ne veut pas dire que les habitants de l’est sont à l’abri de grands feux.

« Même s’il y a eu des inondations dans l’est au printemps, il peut quand même y avoir de grands feux en juillet. Il suffit d’une semaine de grande chaleur pour qu’un grand feu se déclare et se propage », affirme le chercheur.

Il explique être en mesure de prévoir les feux de la même manière que les météorologues font leurs prévisions météo. « C’est-à-dire assez mal en général. »

On peut faire des prévisions pour l’année à venir et l’été à venir, mais plus tu vas loin dans le temps, moins les prévisions sont précises. Marc-André Parisien, chercheur scientifique au groupe de recherche sur les feux de Ressources naturelles Canada

Marc-André Parisien explique que trois ingrédients sont nécessaires pour qu’un grand feu se propage :

« Ça prend un allumage, ça prend de la biomasse inflammable et ça prend de la météo propice à la combustion. Sans les trois, il n’y a pas de grands feux. »

Certaines conditions peuvent également aider à prévoir les départs de feux.

« La foudre, c’est difficile à prévoir, mais l’humain est très prévisible. Tu sais que la fin de semaine de la fête de la Reine, ou de la fête du Canada, il va y avoir plusieurs feux qui vont se déclarer parce qu’il y a beaucoup de campeurs qui ne font pas attention », soutient-il.

Mieux vaut prévenir que guérir

Ressources naturelles Canada insiste sur le fait qu’il est possible de faire de la prévention afin d’éviter des incendies qui pourraient être spectaculaires comme celui de Fort McMurray en 2016.

Yan Boulanger ajoute qu’une période de feu plus longue entraîne également une augmentation des « coûts liés à la suppression des feux ».

Depuis 50 ans, il en coûte 120 millions de dollars de plus par décennie.

Pour Marc-André Parisien, il est important de faire du travail en amont afin de prévenir les dommages liés aux feux. Le chercheur du groupe de recherche sur les feux de Ressources naturelles Canada dit que quelques techniques peuvent être utilisées afin de créer des zones tampons qui permettent de changer le comportement d’un feu.

« Ça donne des options en matière de lutte », ajoute-t-il.

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Le Saviez-Vous ► Quelle quantité d’eau devrait-on boire l’été?


Il est bien de profiter de l’été, même si nous avons des chaleurs écrasantes. Cependant, il faut tenir compte que nous transpirons, On le sait pourtant, mais on ne boit pas assez.  Il très important de boire de l’eau et de profiter de la belle saison qui offre aussi des fruits et légumes riches en eau.
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Quelle quantité d’eau devrait-on boire l’été?

 

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  • Kristen AdawayCollaboration spéciale pour HuffPost Québec

  • La saison estivale est le meilleur moment pour profiter de la piscine, aller à la plage et faire des sports extérieurs. Mais il faut tout de même s’hydrater afin de profiter de ces activités.

    Quelle quantité d’eau devrions-nous boire? Y a-t-il plusieurs façons de rester hydraté? Nous avons consulté des experts afin de savoir comment rester hydraté durant les journées chaudes.

    Quelle quantité boire?

    Vos besoins en eau varient en fonction de votre poids et de votre type de corps, explique Lauren Minchen, diététiste et nutritionniste chez Lauren Minchen Nutrition à New York.

    «Les quantités exactes [d’eau] varient d’une personne à l’autre, mais il est recommandé de boire de 2 à 4 litres pour les adultes actifs afin de rester hydraté toute la journée.»

    Cependant, votre consommation d’eau devra probablement être plus élevée si vous faites de l’exercice physique régulièrement parce que vos muscles ont besoin de plus d’eau pour fonctionner adéquatement, ajoute-t-elle.

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    «Il est important de remplacer l’eau que nous perdons quand nous transpirons pour éviter la déshydratation», a déclaré la fondatrice de Real Nutrition NYC Amy Shapiro. «L’une des meilleures façons d’y parvenir est de boire de l’eau tout au long de la journée, avant de ressentir la soif.»

    Shapiro a recommandé de boire l’équivalent de la moitié de votre poids corporel en onces d’eau. Par exemple, si vous pesez 180 livres, vous devez boire 90 onces d’eau, soit environ 3 litres d’eau par jour.

    Selon la Mayo Clinic, il est recommandé de boire 2,7 litres d’eau par jour pour les femmes et 3,7 litres pour les hommes.

    Les signes avant-coureurs de la déshydratation
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    La couleur de votre urine peut être un signe que vous devriez boire plus d’eau. La couleur de votre urine devrait ressembler à celle de la limonade, ont expliqué les deux experts.

    La fatigue, la peau sèche, les crampes musculaires, la constipation et les étourdissements sont aussi des signes de déshydratation.

    Boire l’eau, mais aussi la manger

    Manger des aliments qui ont une teneur élevée en eau peut également aider à rester hydraté.

    «Manger des fruits et des légumes peut contribuer grandement à une bonne hydratation», explique Shapiro. «En été, le melon d’eau est une excellente source d’hydratation, car il contient beaucoup d’eau.»

    Manger des concombres, des céleris, des brocolis et des épinards est aussi une excellente idée.

    ANNA1311 VIA GETTY IMAGES

    Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l’anglais.

Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?


On a fini l’année et commencé la nouvelle année par des froids extrême d’une part, et des chaleur extrême à d’autres endroits dans le monde. Neige au Sahara, froid aux États-Unis, tempête en Europe, chaleur extrême en Australie avec des incendies incontrôlables. Au Québec, nous avons connu des froids polaires et un redoux avec des averses de pluies et on prévoit un froid extrême par la suite. Si ce n’est pas les changements climatiques qui cause ces désordres météorologiques, alors ce serait quoi ?
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Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?

 

 

 

Xavier Demeersman
Journaliste

2018 vient à peine de commencer et l’année est déjà marquée par plusieurs épisodes météorologiques extrêmes dans divers endroits du monde.

Que ce soit dans l’hémisphère nord, où l’hiver qui vient de commencer sévit durement en Amérique du Nord ; ou dans l’hémisphère sud, particulièrement en Australie où l’été commence sous une chaleur écrasante (47,3 °C près de Sydney). Caprices de la météo ou conséquences du dérèglement climatique ?

La France a essuyé une redoutable tempête les premiers jours de 2018. Eleanor a fait au moins sept victimes et laissé dans son sillage des inondations et d’importants dégâts matériels causés par des rafales de vent à plus de 100 km/h. Plusieurs de nos voisins européens ont aussi été frappés.

Ces derniers jours, il est tombé dans les Alpes jusqu’à 1,90 mètre de neige fraîche en quelques heures près de la frontière italienne. En Savoie, la neige arrivait jusqu’aux épaules, avec une couche atteignant 1,60 mètre. Les photos et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes.

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige du Sahara

De la neige, il en est tombé dans un endroit où l’on n’a pas l’habitude d’en voir…, un environnement connu pour son aridité : le Sahara. Bien sûr, il n’a pas neigé partout dans le plus grand désert de sable du monde, ce weekend, mais en particulier dans le Sahara algérien. C’est toujours avec étonnement et un certain émerveillement que l’on découvre ces images de dunes de sable rouge orangé qui ondulent à perte de vue, et recouvertes, une fois n’est pas coutume, d’un léger manteau blanc.

Quoique ce ne serait pas si exceptionnel dans cette région située au pied de l’Atlas. La neige n’y aurait tenu qu’une journée. La dernière fois que les habitants de la région ont vu de la neige, c’était il y a un peu plus d’un an, en décembre 2016. Faut-il s’attendre à davantage de précipitations et de neige dans le Sahara avec le changement climatique ? Ce ne serait pas impossible selon une étude de 2016. Le désert pourrait reverdir.

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

Un froid extrême dans l’est de l’Amérique du Nord

Ce début d’hiver 2017-2018 se montre féroce et même meurtrier dans la moitié est de l’Amérique du Nord où une vague de grand froid sévit depuis le 28 décembre dernier. Le Canada a plusieurs fois lancé des alertes au froid extrême. Aux États-Unis, le Minnesota a enregistré des -45 °C ! Le 2 janvier, à Sioux City dans l’Iowa, la température est descendue jusqu’à -33 °C. New York a battu des records : -15 °C ; Chicago aussi pour le Nouvel An : -17 °C. Heureusement, un redoux est annoncé dans les prochains jours.

Le froid a touché aussi la Floride où il a neigé pour la première fois depuis 30 ans. Des iguanes sont tombés des arbres, gelés. D’autres animaux ont souffert, comme des requins retrouvés sur des plages de Cape Cod, dans le Massachusetts, saisis par le froid. Des scientifiques ont pu sauver des tortues marines, également surprises par les basses températures dans cette région. Une vidéo devenue virale montre comment des alligators survivent dans les eaux gelées d’un étang en Caroline du Nord. Ils ne sont pas morts mais dans un état de « brumation ».

Les équipes du Shallotte River Swamp Park craignaient que les alligators soient morts. Mais non, ils respirent à travers la glace et se sont mis en mode hibernation. © Swamp Park, Youtube

Une énorme tempête hivernale surnommée bomb cyclone par les Américains s’est abattue sur l’est des États-Unis le 4 janvier. Sur le littoral, des vagues géantes ont provoqué des inondations historiques dans la région de Boston où le froid n’a rien arrangé à la situation. Le froid fut ressenti jusque dans les Caraïbes. Certes pas avec la même intensité qu’au Québec.

Pendant ce temps, l’Arizona, au contraire, connaissait son plus doux début d’année. La Californie, qui a fait face en décembre 2017 au plus terrible incendie de son histoire, vient d’être frappée par des coulées de boue dévastatrices qui ont fait 17 morts et détruit des centaines de maisons.

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

    Une chaleur extrême en Australie

    Dans l’hémisphère sud, c’est plutôt l’été qui fait parler de lui et fait des victimes. En particulier en Australie où le 7 janvier, des records historiques ont été enregistrés près de Sidney : 47,3 °C. Une vague de chaleur brutale qui a déjà provoqué la mort par hyperthermie de centaines de chauves-souris. 

    « Leur cerveau frit et elles deviennent incohérentes » a déclaré Cate Ryan, présente sur place dans le parc de Saint Helens et interrogée par la presse locale.

    De nombreux volontaires ont avec elle essayé d’en sauver en les hydratant. 90 % des victimes recensées étaient de jeunes sujets.

    Une catastrophe écologique à laquelle s’ajoutent des incendies. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’une canicule frappe l’Australie. Le 10 janvier, on apprenait que 2017 fut sa troisième année la plus chaude jamais recensée. Et ce n’est pas près de s’arrêter car les températures continuent d’augmenter. Les animaux et aussi les plantes sont en première ligne du dérèglement climatique en cours.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Plusieurs évènements météorologiques extrêmes se sont produits entre décembre 2017 et début janvier 2018.

  • Ils concernent les deux hémisphères, avec des niveaux exceptionnels de chaleur, de froid et de précipitations.

 

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