Le terrible enfer de ceux qui ne peuvent ressentir la douleur


On pense peut-être qu’on peut croire que ceux qui souffrent d’une insensibilité congénitale à la douleur sont chanceux, mais la réalité est tout autre. Ils doivent être constamment aux aguets des accidents. Sans compter que ne pas ressentir la douleur peut aussi être un problème pour reconnaitre des signes avant-coureur d’une maladie
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Le terrible enfer de ceux qui ne peuvent ressentir la douleur

Neymar Jr lors du Mondial 2014. FABRIZIO BENSCH/AFP

Neymar Jr lors du Mondial 2014. FABRIZIO BENSCH/AFP

Repéré par Robin Panfili

Repéré sur BBC Magazine, Sciences et Avenir

Contrairement à ce que l’on peut s’imaginer, le quotidien des personnes atteintes d’insensibilité congénitale à la douleur n’a rien d’enviable.

Âgé de 21 ans, Stefan Betz, étudiant allemand, possède un «don». Une particularité que seules quelques centaines de personne sur Terre, comme lui, vivent au quotidien. Il ne craint pas la douleur. Ainsi, il peut plonger sa main dans une baignoire d’eau bouillante, il ne sentira rien. Il peut être opéré sans anesthésie, il ne sentira aucune gêne particulière. Pour autant, le reste de ses perceptions tactiles sont identiques à n’importe quel autre être humain: il transpire quand il fait chaud et grelotte quand il fait froid.

Stefan Betz, comme toutes les autres personnes atteintes d’insensibilité congénitale à la douleur (ICD), ne voit pour autant pas cette maladie comme une chance mais plutôt comme une malédiction. À la BBC, qui consacre une enquête à ce trouble et à ceux en souffrent, il confie:

«Les gens ont tendance à penser que ne ressentir aucune douleur est quelque chose d’incroyable, que cela fait quasiment de vous un superhumain. Or, pour les personnes atteintes d’ICD, c’est l’exact opposé. Nous rêvons de savoir ce qu’est la douleur et ce que cela signifie d’avoir mal. Sans cette sensation, la vie est une accumulation de challenges.»

Une espérance de vie très courte

S’il existe aussi peu de personnes atteintes d’ICD, selon les scientifiques interrogés par la BBC, c’est parce que, du point de vue l’évolution, peu d’enfants atteints de la maladie parviennent à atteindre l’âge adulte. Ingo Kurth, docteur à l’Institut de génétique humaine à Aachen en Allemagne, explique:

«On craint la douleur, mais en matière de développement, elle est incroyablement importante dans le processus d’apprentissage permettant de savoir comment moduler son activité physique sans mettre son corps à la peine et de déterminer quels risques on peut prendre ou non.»

Pour Geoff Woods, docteur auprès de l’Institut de recherche médicale de Cambridge, nombre de ses patients atteints d’ICD se sont tués autour de l’âge de 20 ans. Certains en accomplissant des gestes très dangereux, sans s’en rendre compte, libérés de la sensation de peur et de douleur. D’autres en mettant fin à leurs jours, après avoir enduré un accident affectant leur mobilité.

L’ICD, décrite par George Van Ness Dearborn en 1932 et largement récupérée par la pop culture, est, encore aujourd’hui, une maladie peu étudiée. Toutefois, la recherche avance.

En décembre 2015, une patiente norvégienne est parvenue à ressentir de la douleur pour la première fois de sa vie à la suite d’un traitement. À 39 ans, c’était alors la fin d’une vie parsemée de complications infectieuses osseuses, faute de pouvoir alerter à temps les médecins, explique Sciences et Avenir. Avant cela, cette patiente disait n’avoir jamais eu mal à la tête, ni de douleurs lors de ses deux accouchements

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Les femmes vivent plus longtemps que les hommes… depuis longtemps!


Il y a plusieurs facteurs qui font que les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Bien sûr, ces messieurs prennent plus de risques, mais d’autres causes comme la guerre, les métiers dangereux ou les hommes sont plus présents, etc
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Les femmes vivent plus longtemps que les hommes… depuis longtemps!

 

Les hommes vivent moins longtemps que les femmes et ceci s'applique aussi à nos... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse

Les hommes vivent moins longtemps que les femmes et ceci s’applique aussi à nos cousins primates, selon une nouvelle étude.

Les chercheurs ont analysé les données de six populations humaines dans plusieurs pays, tant de l’époque moderne qu’historique.

Ils ont découvert que, « malgré les importants gains dans l’espérance de vie des individus, l’écart entre les hommes et les femmes n’a pas rétréci », rapporte la coauteure de l’étude et professeure en biologie à l’Université Duke, Susan Alberts, située aux États-Unis.

Les femmes vivent plus longtemps que les hommes et le nombre d’années d’écart varie selon les groupes de population analysés.

Les scientifiques ont aussi étudié des populations de primates, comme les sifakas, les brachytèles, les gorilles ou chimpanzés pour mener à bien leurs conclusions.

La vie des femmes est plus longue et varie aussi moins dans le temps que celle des hommes. Susan Alberts l’explique entre autres en émettant l’hypothèse que les hommes prennent plus de risques.

> À lire sur Mashable

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La durée de la vie humaine aurait atteint ses limites


Il y a plus de centenaires qu’avant, même des supercentenaires  Pourra-t-on battre le record de Jeanne Calment qui avait atteint 122 ans ? Il semble que le corps a des limites, une date de péremption finale
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La durée de la vie humaine aurait atteint ses limites

 

Bien que l'espérance de vie n'ait cessé d'augmenter au cours du 20e siècle, la... (Photo François Roy, archives La Presse)

 

Agence France-Presse

Bien que l’espérance de vie n’ait cessé d’augmenter au cours du 20e siècle, la durée maximale de la vie humaine pourrait déjà avoir été atteinte, selon une étude publiée mercredi dans la revue scientifique britannique Nature.

«Nos résultats suggèrent fortement que la durée maximale de vie des êtres humains est fixe et soumise à des contraintes naturelles», écrivent des chercheurs américains, dirigés par Jan Vijg, qui se sont penchés sur l’âge maximal atteint dans une quarantaine de pays.

Ce n’est pas la première fois que des chercheurs s’intéressent à cette question.

En 2014, une étude française avait déjà montré que l’espérance de vie plafonnait depuis quelques années chez les athlètes de très haut niveau comme chez les «supercentenaires» (personnes de plus de 110 ans).

Aucun supercentenaire n’a jusqu’à présent réussi à égaler ou à dépasser le record de longévité de la française Jeanne Calment, décédée en 1997 à l’âge de 122 ans.

En étudiant les «supercentenaires» dans quatre pays (France, Japon,  Royaume-Uni et États-Unis), les chercheurs américains ont découvert que l’âge maximum au décès avait augmenté rapidement entre 1970 et 1990 avant d’atteindre un plateau en 1995.

Après cette date l’âge maximum au décès a commencé à baisser légèrement, de l’ordre de 0,38 an chaque année entre 1995 et 2006.

Depuis le décès de Jeanne Calment, «les doyens de l’humanité sont morts aux environs de 115 ans et nous prédisons que cela ne devrait pas changer dans un avenir prévisible», a expliqué à l’AFP Brandon Milholland, l’un des auteurs de l’étude.

Il n’exclut pas que quelqu’un puisse vivre plus longtemps, mais les chances qu’un humain vive jusqu’à 125 ans sont quasi inexistantes, avec une «probabilité de moins de 1 sur 10 000», estime-t-il.

L’espérance de vie a fortement augmenté au cours du 20e siècle, parallèlement à une diminution rapide de la mortalité infantile ainsi qu’à de meilleures conditions sanitaires, rappellent les experts.

Mais si aujourd’hui un nombre croissant de personnes vivent au-delà de 70 ans dans une quarantaine de pays pour lesquels des données sont disponibles, l’augmentation de la survie chez les personnes âgées de plus de 100 ans a commencé à plafonner, puis à baisser à partir de 1980.

Les chercheurs reconnaissent que leurs résultats «suggèrent, mais ne prouvent pas, que la durée de vie humaine pourrait avoir une limite naturelle».

«De nouveaux progrès dans la lutte contre les maladies infectieuses et chroniques pourraient encore augmenter l’espérance de vie moyenne de la population, mais pas la durée maximale de la vie», relève le Dr Vijg.

Pour étendre la longévité humaine au-delà de la limite des 125 ans, il faudrait des «avancées thérapeutiques» capables de «maîtriser les nombreux variants génétiques qui semblent déterminer collectivement la durée de vie humaine» ajoute-t-il.

«En tant que scientifique, notre devoir est de dire la vérité, même si ce n’est pas tout à fait agréable» ajoute M. Milholland.

Selon lui, les personnes en quête d’immortalité «continueront à mettre leurs espoirs dans des technologies non encore découvertes» pour dépasser les limites actuelles.

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Le requin du Groenland est l’animal vertébré le plus vieux du monde


Faut croire que le froid conserve bien les requins de cette espèce, car il semble être l’animal parmi les vertébrées qui vivraient le plus longtemps
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Le requin du Groenland est l’animal vertébré le plus vieux du monde

 

ANIMAL LE PLUS VIEUX

L’animal le plus vieux du monde vertébré est un requin qui peut atteindre les 400 ans. | Julius Nielsen

Par Grégory Rozières

    SCIENCE – Quand on pense à l’animal le plus vieux sur Terre, on pense souvent à la tortue de mer et ses plus de 250 ans d’espérance de vie. Pour commencer, sachez que le plus vieil animal est un mollusque, le qhahog nordique, qui peut dépasser les 500 ans.

    Dix demi-siècles, mais ce n’est qu’un mollusque. Or, une équipe internationale de chercheurs a découvert l’espèce vertébrée la plus vieille du monde: le requin du Groenland, qui pourrait vivre plus de 400 ans. Dans leur étude publiée vendredi 12 août dans Science, les scientifiques expliquent avoir réussi à dater pour la première fois ces requins bien spécifiques, dont plusieurs spécimens sont toujours en vie, que l’on soupçonnait depuis des années d’être

    très, très vieux.

    animal le plus vieux
    Un requin du Groenland dans la baie de Disko, à l’ouest du Groenland

    En effet, ceux-ci peuvent dépasser les 5 mètres de long alors qu’ils grandissent de moins d’un centimètre par an. Mais les méthodes de datation utilisées habituellement ne fonctionnaient pas avec le requin du Groenland. Les chercheurs ont donc essayé une autre technique: ils ont daté des cellules prélevées sur le cristallin de l’oeil des requins grâce à la datation au carbone 14.

    Sur les 28 spécimens analysés, deux (les plus grandes femelles) étaient incroyablement âgées. L’une faisait 4,93 mètres et était âgée de 335 ans environ. L’autre, pour 5,02 mètres, atteignait l’honorable âge de 392 ans. Attention, il y a une marge d’erreur de 120 ans sur ce dernier chiffre. Cela veut dire que les chercheurs sont certains que ce requin avait au moins 272 ans, soit plus que tous les vertébrés connus à ce jour. Cela veut aussi dire que le requin pourrait être âgé de 512 ans!

    animal le plus vieux
    Un requin du Groenland capturé par un bateau de recherche dans le sud-ouest du Groenland.

    En conclusion de leur étude, les auteurs appellent à être plus vigilants concernant la conservation de cette espèce, qui est parfois pris dans les filets de pêche dans les régions arctique et subarctique.

    Or, s’ils vivent très longtemps, les requins du Groenland mettent également beaucoup de temps avant d’atteindre la maturité nécessaire pour se reproduire. Selon les travaux des chercheurs, les femelles ne peuvent pas se reproduire avant d’avoir atteint 156 ans environ.

    animal le plus vieux
    Un requin marqué et suivi par les scientifiques

    animal le plus vieux
    Un requin du Groenland qui vient d’être relâché par le navire de recherche Sanna au nord-est du Groenland


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Après seulement 2 semaines passées en ville, l’espérance de vie d’un oiseau commence à diminuer


Deux semaines, deux petites semaines en milieu urbain suffissent pour que les oisillons subissent les effets néfastes et irréversibles. Plusieurs facteurs sont en cause.
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Après seulement 2 semaines passées en ville, l’espérance de vie d’un oiseau commence à diminuer

 

Après seulement 2 semaines passées en ville, l'espérance de vie d'un oiseau commence à diminuer © Patrick Pleul/AP/SIPA

Après seulement 2 semaines passées en ville, l’espérance de vie d’un oiseau commence à diminuer © Patrick Pleul/AP/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs ont réussi à mesurer l’impact de l’urbanisation sur l’espérance de vie des oiseaux

URBANISATION. Les télomères sont de petites séquences répétitives d’ADN situées aux extrémités des chromosomes des cellules eucaryotes (qui possèdent un noyau). Ils sont considérés comme des « bio-marqueurs » de longévité car à chaque division cellulaire, leur taille se réduit. Ainsi, ils peuvent permettre d’estimer l’espérance de vie d’un individu par rapport à un autre. En s’aidant de ces portions d’ADN, des chercheurs suédois de l’Université de Lund ont tenté de mesurer l’effet de l’urbanisation sur la longévité des oiseaux. Dans cette expérience, exposée dans la revue scientifiqueBiology Letters, les chercheurs ont étudié deux groupes d’oisillons de mésanges charbonnières (Pajur major) âgés de deux jours. L’un des groupes étaient constitué d’oiseaux capturés en ville tandis que l’autre groupe était composé d’oisillons capturés dans des zones rurales. Ensuite, chaque petit a été déposé dans un nid situé dans la zone d’où il n’était pas issu, auprès de parents adoptifs. Au bout de deux semaines, les oisillons ont été pesés, mesurés et un échantillon de 100 microlitres de sang leur a été prélevé afin de mesurer la longueur de leurs télomères. D’après l’équipe de scientifiques, la différence de taille entre les deux groupes est de 10,7 % et cela indépendamment du lieu de naissance de l’animal. Cet écart en faveur des oisillons élevés en campagne traduirait l’effet nocif de l’urbanisation sur la survie des oiseaux.

Des effets irréversibles après deux semaines passées en ville

Si les chercheurs ignorent encore les mécanismes physiologiques sous-jacents à ce phénomène, certains effets de l’urbanisation sont déjà connus. Et ils ne sont pas tous négatifs. En effet, la ville peut fournir un abri qui permet à la mésange charbonnière de se reproduire en tout quiétude. La température y est souvent plus élevée qu’en campagne (à cause de la pollution) ce qui rend la vie plus confortable pour la plupart des espèces animales. Mais les villes regorgent également de défis pour les oiseaux. La pollution lumineuse influence leur orientation et bouleverse leur rythme de reproduction. Le bruit, du trafic routier notamment, engendre un stress chez de nombreuses espèces animales. La pollution de l’air mais aussi la pollution métallique ont de graves conséquences sur la survie des oiseaux. La ville permet, certes, d’avoir de la nourriture à disposition en abondance (sur le sol ou au terrasse des restaurants) mais malheureusement, ces aliments ne sont pas adaptés et souvent de piètre qualité. Ainsi, leur consommation peut engendrer plus de mal que de bien. Tous ces facteurs induisent une accumulation de stress pendant le développement de l’oisillon ce qui va raccourcir la taille de ses télomères et provoquer une accélération de son vieillissement. Les chercheurs estiment que lors du développement précoce de l’oiseau, seulement deux semaines passées dans un environnement urbain suffisent à engendrer des effets négatifs irréversibles sur son espérance de vie.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Avoir des amis, c’est plus fort que la morphine


Les liens d’amitié ont des effets positifs sur notre santé physique et mentale. Cependant, en vieillissant ce réseau a tendance a diminuer et laisse place à la solitude, la dépression et moins de tolérance à la maladie et aux douleurs
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Avoir des amis, c’est plus fort que la morphine

 

La tolérance à la douleur apparaît comme un indicateur fiable de la taille du réseau social.

Photo : JEROME MARS/JDD/SIPA

DOULEUR – Etre entouré d’amis c’est bon pour le moral. Mais pas seulement. Des chercheurs ont prouvé que ceux qui vivent avec un fort lien social ont davantage de résistance à la douleur.

Explications.

Vos amis sont vos confidents, vos compagnons de soirées et ceux qui vous connaissent le mieux. Ils pourraient être bien plus et agir sur votre santé. Une étude menée par l’Université d’Oxford (Angleterre) révèle que les personnes qui vivent entourées d’amis ont une meilleure tolérance à la douleur que ceux qui vivent seuls.

L’expérience a été faite avec 1100 participants, elle confirme le fait que l’endorphine possède un effet analgésique puissant, plus fort même que celui de la morphine. Dans cette étude, la tolérance à la douleur apparaît comme un indicateur fiable de la taille du réseau social.

L’impact des endorphines

Les endorphines sont des hormones naturelles sécrétées par le cerveau lors des moments d’’efforts, de plaisir ou encore de douleur. Des études précédentes avaient déjà montré que les endorphines favorisaient le lien social chez les humains et chez les animaux.

« Ces résultats sont intéressants car des recherches récentes suggèrent que le système de l’endorphine peut être perturbé dans le cas de certains troubles psychologiques comme la dépression. C’est une raison pour laquelle les personnes déprimées souffrent souvent d’un manque de plaisir et se replient sur le plan social », a souligné Katerina Johnson, auteure principale de l’étude.

Autre apprentissage de cette étude, ceux qui ont des niveaux plus élevés de stress et une meilleure forme ont tendance à avoir les réseaux sociaux les plus petits.

« Des études suggèrent que la quantité et la qualité de nos relations sociales influent sur notre santé physique et mentale et peut même être un facteur déterminant notre espérance de vie », détaille Katerina Johnson dans un article publié par l’Université d’Oxford.

Attention à la solitude

En janvier 2016, une étude américaine montrait que plus on avait de relations sociales et plus on était en bonne santé. C’est à l’adolescence et chez les seniors que l’impact s’avère être le plus important.

L’Inpes confirme cette importance du lien social. Un baromètre santé réalisé en 2010 sur les 55-85 ans a précisé que le fait de vivre seul multiplie la probabilité de survenue d’un épisode dépressif par quatre chez les hommes et par deux chez les femmes. Des précédentes études ont démontré que la solitude pouvait augmenter la tension artérielle et provoquer une déficience du système immunitaire.

http://www.metronews.fr/

À qui profitera la vie?


Beaucoup d’entre nous espère vieillir vieux et en santé. Il n’y a pas si longtemps avoir 50 ans était considéré très vieux, mais aujourd’hui, on voit de plus en plus des gens de 80 – 90, et même plus de 100 ans. Sommes-nous prêt au vieillissement de la population ? Travailler plus longtemps pour avoir une meilleure retraite ? Les jeunes comment pourront-ils trouver leur place dans le milieu du travail, la politique, l’économie ?
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À qui profitera la vie?

 

Happy | Blondinrikard Fröberg via Flickr CC License by

Happy | Blondinrikard Fröberg via Flickr CC License by

Jacques Attali

L’allongement constant de l’espérance de vie bouleverse nos sociétés en profondeur. Mais y sommes-nous réellement préparés?

L’allongement de l’espérance de vie, constante de l’histoire humaine depuis deux siècles, est évidemment une bonne nouvelle. Même très inégalitaire, il témoigne d’une réduction de la mortalité des nouveau-nés et des mères et permet à ceux dont la société a financé les soins et l’éducation de vivre assez longtemps pour produire les richesses nécessaires au financement des retraites des générations précédentes et de l’éducation des générations suivantes.

Cet allongement, qui va vraisemblablement se poursuivre, aura sur nos sociétés des impacts structurants dont on perçoit encore mal les contours.

Cela entraînera d’abord un bouleversement du rapport à l’âge: alors qu’au XIXe siècle, une femme de 30 ans était considérée comme vieille et devait renoncer à toute relation sentimentale, il n’existe plus aujourd’hui de limite temporelle à l’amour; et il deviendra bientôt possible de vivre longtemps avec ses petits-enfants et même ses arrière-petits-enfants.

Une jeunesse sacrifiée?

Mais d’autres dimensions, plus incertaines, seront bientôt à prendre en compte: d’abord, il faudra travailler beaucoup plus longtemps pour financer une retraite devenue beaucoup plus longue. Ensuite, celui qui vivra ainsi plus longtemps consommera, pendant les années supplémentaires qui lui seront accordées, ce qu’il aurait, en d’autres temps, légué a ses jeunes héritiers: l’allongement de l’espérance de vie fonctionnera donc, et fonctionne déjà, comme un impôt sur l’héritage, rendant plus difficile aux jeunes l’achat d’un appartement ou d’un fonds de commerce.

Plus largement, pour la société dans son ensemble, l’allongement de l’espérance de vie obligera à penser tout autrement le système de valeurs et l’organisation sociale.

Politiquement, cela donnera un pouvoir quasi absolu aux plus âgés, qui seront les plus nombreux. Comme les vieux n’auront pas intérêt à l’inflation, la capacité d’emprunter sera réduite pour les jeunes. De même, comme les aînés ne souhaiteront pas abandonner leurs postes et privilèges, le nombre de places disponibles pour les plus jeunes sera réduit, ce qui les poussera soit vers la création d’entreprises, soit vers l’exil, soit vers le désespoir. Économiquement, cela poussera les seniors à faire en sorte que les produits et services nouveaux satisfassent en priorité leurs besoins: santé, réorganisation des logements, des transports, des distractions…

Il faudra admettre que l’adolescence va jusqu’à 30 ans et la jeunesse jusqu’à 40

Gare aux blocages

Militairement, cela réduira la capacité offensive des nations riches, où les habitants vivront le plus longtemps, car la propension à se sacrifier décroît avec la durée de vie restante; ce qui conduira, conduit déjà, ces nations à ne faire la guerre qu’à distance, contre des combattants dont la vie terrestre a, à leurs propres yeux, moins de valeur.

Pour tirer le meilleur parti de cette évolution, il faudra radicalement bouleverser nos valeurs. Et d’abord admettre que l’adolescence va jusqu’à 30 ans et la jeunesse jusqu’à 40; qu’il est normal de travailler et d’avoir des enfants jusqu’à 70 ans et de vivre une retraite active jusqu’au moins 90 ans.

On est loin d’être préparé pour cela. Si on ne le fait pas, se déclenchera un conflit entre ceux qui se seront ainsi confortablement installés au pouvoir pour un nouveau demi-siècle, et les autres, qui n’auront accès à rien; ceux-là viendront de nos beaux quartiers, de nos banlieues et du Sahel, renverser ce monde de vieux, pathétiquement autoproclamés jeunes à vie.

Cet article a été initialement publié par L’Express le 7 mars 2016

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Les gens vivent plus vieux, mais aussi plus malades


On vit plus longtemps, mais aussi nous vivons plus longtemps malade et invalide. On gagne d’un côté, mais de l’autre, on risque de souffrir plus …
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Les gens vivent plus vieux, mais aussi plus malades

 

Un aîné reçoit des soins dans un centre hospitalier.

Un aîné reçoit des soins dans un centre hospitalier. Photo :  IS/iStockPhoto

L’espérance de vie globale a augmenté de plus de six ans depuis 1990, mais la croissance de l’espérance de vie en santé a été freinée par des problèmes comme la maladie cardiaque ischémique, les infections respiratoires et les accidents vasculaires cérébraux.

Cela signifie que les humains vivent plus longtemps que jamais, même dans les pays les plus pauvres, mais qu’un cocktail complexe de maladies mortelles ou non se traduit par une perte d’années vécues en bonne santé, démontre une nouvelle analyse des principales maladies et blessures dans 188 pays.

Les progrès réalisés depuis 10 ans face à des maladies comme le sida/VIH et le paludisme — et ceux notés dans des domaines comme la santé maternelle ou la nutrition — ont grandement contribué à améliorer la santé dans le monde.

L’espérance de vie globale à la naissance pour les deux sexes a bondi de 6,2 ans, mais de seulement 5,4 ans en ce qui concerne l’espérance de vie en bonne santé. L’espérance de vie en bonne santé témoigne des années vécues sans invalidité et des années perdues à la mortalité prématurée, ce qui signifie que les humains subissent maintenant davantage d’années de maladie et d’invalidité.

Les principales causes de perte de santé étaient, en 2013, la maladie cardiaque ischémique, les infections des voies respiratoires inférieures, les accidents vasculaires cérébraux, les maux de dos et les accidents de la route. Les effets d’autres problèmes, comme les maladies diarrhéiques et les complications prénatales, ont été grandement amoindris.

Le Canada arrive en 10e place au chapitre de l’espérance de vie globale, derrière la Corée du Sud. Le Japon, Singapour et Andorre occupent les trois premières places. C’est au Lesotho que les gens vivent le moins longtemps.

Les conclusions de cette analyse sont publiées par le journal médical The Lancet.

http://ici.radio-canada.ca/

Kaspersky: voici de quoi le monde sera fait en 2045


La technologie avance à pas-de-géant pour le meilleur ou pour le pire ? Si tout est informatisé que deviendrons-nous en cas de panne générale ? Que feront ceux qui travaillent dans certains domaines qui sont remplacés par des robots ? Même si la vie des hommes et des femmes est plus longue, il y auraient plus de pauvres ?
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Kaspersky: voici de quoi le monde sera fait en 2045

 

Kaspersky: voici de quoi le monde sera fait en 2045

Photo Fotolia

L’éditeur de solutions antivirus Kaspersky s’est livré à une projection 30 ans dans le futur, dans un monde rempli de robots et à l’espérance de vie prolongée pour les hommes.

Les experts de Kaspersky Lab prévoient qu’une multitude de robots se chargera de la quasi-totalité des tâches lourdes et répétitives, les êtres humains travaillant à perfectionner leurs logiciels.

Sans surprise, la production de certains objets ne sera plus nécessaire, des imprimantes 3D s’en chargeant au moindre besoin, qu’il s’agisse de vaisselle, de linge ou encore de briques pour une future maison.

De leur côté, les habitations deviendront intelligentes, la plupart de leurs éléments de confort étant entièrement automatisés grâce à leurs logiciels domotiques, qu’il s’agisse de gérer la consommation et le ravitaillement en énergie, en eau, en nourriture et autres fournitures.

LE PC DISPARAÎTRA

Au final, le plus surprenant dans ces prévisions est la disparition annoncée de l’ordinateur, du moins dans sa forme actuelle. Il devrait en effet être supplanté par une gamme complète d’appareils intelligents, remplissant chacun l’une des fonctions des PC classiques. Kaspersky prend l’exemple de l’analyse financière, réalisée par un serveur piloté à distance par l’entreprise concernée.

Dans le domaine médical, des nano-robots pourraient être ingérés directement dans le corps afin de diffuser des médicaments vers les cellules malades ou même effectuer des actes de microchirurgie. De plus, les organes artificiels et les prothèses à commande électronique devraient se démocratiser, leur implantation chirurgicale devenant monnaie courante.

Enfin, des capteurs surveilleront en permanence la santé des personnes et transmettront leurs mesures à un espace de stockage dématérialisé, accessible aux personnels de santé. Avec toutes ces projections, Kaspersky s’attend à un allongement sensible de l’espérance de vie.

L’envers du décor verra aussi apparaitre toute une population d’opposants aux évolutions technologiques et au développement des maisons intelligentes et autres automatismes programmés. Les plus extrêmes refuseront même toute idée d’identité numérique.

http://fr.canoe.ca/

Le Saviez-Vous ► Quel est le plus vieil animal terrestre ?


Pour l’homme, être centenaire est de plus en plus commun, mais pour les animaux, c’est autre chose, certains peuvent vivre plus de 200 ans, 400 ans voir même immortelle, enfin en principe. Mais, nous polluons l’environnement, ces animaux pourraient voir leur espérance de vie réduite
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Quel est le plus vieil animal terrestre ?

 

Le regretté Coluche aurait pu dire ceci : ‘nous sommes tous mortels mais certains le sont plus que d’autres’.

Le constat est sans appel : les êtres humains ne sont pas les doyens du monde animal. Au contraire, le poisson koï, le tuatara, le quahog ou l’oursin vivent bien plus longtemps que nous.

Certaines espèces peuvent aisément rester en vie plusieurs siècles. D’autres flirtent même avec l’immortalité.

Un geoduck de 168 ans

Le long des côtes américaines, dans l’Océan Pacifique, vous aurez peut-être l’occasion de croiser un geoduck.

Ce coquillage, qui n’est pas des plus esthétiques, peut atteindre, en moyenne, l’âge de 146 ans. Le spécimen le plus âgé jamais découvert avait 168 ans. Sa forme étrange lui a valu bien des moqueries, un fou rire lors d’une émission de cuisine a rendu tristement célèbre celui que d’aucuns appellent parfois le ‘pénis de la mer’.

Plus de 200 ans pour la baleine

Lorsqu’elles ne s’échouent pas sur les plages, les baleines vivent en moyenne 130 ans.

Cependant, on aurait trouver dans l’estomac de baleines groenlandaises des résidus d’aliment, vieux de 200 ans. Ce qui indiquerait que ces mammifères marins pourraient vivre plus de deux siècles.

En revanche, on reste sans nouvelle de Pinocchio et Geppetto.

Le koï Hanako est mort à l’âge de 226 ans

Le koï est une carpe de rivière sur qui le temps n’a pas d’emprise.

Et lorsque l’on connait la difficulté que l’on a à garder un poisson rouge en vie pendant les vacances, on a peine à croire que ces carpes vivent jusqu’à 200 ans.

Hanako était le plus vieux koï du monde. Il est décédé le 7 juillet 1977 à l’âge respectable de 226 ans

200 ans à 100 mètres de profondeur pour l’oursin rouge

Cet animal en a marre des idées reçues. Non, l’oursin de la Mer Rouge ne vit pas dans la mer Rouge.

Cet invertébré, qui reste en moyenne en vie 200 ans, se trouve au large des Etats-Unis dans l’Océan Pacifique. C’est à 100 mètres de profondeur qui celui-ci passe les 200 années de son existence.

Le tuatara vit depuis 200 millions d’années

Si un tuatara peut vivre 200 ans, son espèce est sur Terre depuis 200 millions d’années.

A l’époque des dinosaures, ces reptiles étaient présents aux quatre coins du monde. Aujourd’hui, on ne les voit plus que sur quelques îles de Nouvelle-Zélande.

Le lamellibrachia attend 250 ans pour mourir

Le lamellibrachia lutmesi est un ver tubicolore qui vit en moyenne 250 ans.

Ces vers, qui peuvent atteindre les trois mètres de long, vivent au Nord du Golfe du Mexique, à 500 mètres de profondeur.

Le plus vieil animal du monde est un quahob

Un quahob retrouvé en 2006 au Pays de Galle a été le doyen des animaux.

Il aurait vécu plus de 400 ans.

‘L’étude de ce mollusque pourra nous informer sur les changements qui ont affecté son environnement et la façon dont il s’y est adapté. Ce qui nous intrigue, c’est comment il a surmonté la sénescence‘, a expliqué à la BBC le professeur Chris Richardson.

L’éponge de mer peut vivre plus de 1500 ans

Les éponges de mer restent au même emplacement toute leur existence dans les profondeurs de l’océan.

Ce serait l’extrême bassesse des températures profondes qui ralentirait la croissance de l’éponge et qui lui permettrait de vivre 1550 ans.

Immortalité : une méduse ne meurt jamais…

Carpe Japonaise Koi (© Getty Images)

La méduse n’a pas besoin de crème de jouvence. Elle est immortelle, biologiquement, tout du moins. Grâce à un processus de transdifférenciation cellulaire, la méduse peut retrouver une phase d’immaturité sexuelle (autrement dit, elle redevient jeune).

Dans l’absolu, elles meurent assez rapidement, victime des prédateurs et des maladies.

http://news.fr.msn.com