Espèces menacées: nouvel instrument de spéculation financière pour l’élite chinoise


C’est une mentalité que je ne comprends pas du tout. Cela va au-delà de toute logique. Ces riches mettent de l’argent pour acquérir des espèces menacées pour faire plus d’argent quand ils auront totalement disparus .. De quoi à faire prendre beaucoup de risque pour les braconniers. Bref c’est choquant et le mot est faible
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Espèces menacées: nouvel instrument de spéculation financière pour l’élite chinoise

 

Patrice Juneau

Oubliez les REER, l’immobilier ou les terres agricoles pour assurer vos vieux jours. Selon l’élite chinoise, l’avenir est dans les espèces menacées.

Dans plusieurs entrepôts de Chine, des centaines de carcasses de tigres baignent en ce moment dans des cuves remplies d’herbes diverses et de vin de riz. Au cours des mois et des années à venir, ce vin d’os de tigre sera embouteillé (dans des bouteilles en forme de tigre) et par la suite vendu entre 80$ et 300$ la bouteille. Plus les carcasses baignent longtemps dans cette mixture, plus les bouteilles sont dispendieuses.

L’élite chinoise se procure un grand nombre de ces bouteilles de contrebande pour miser sur leur valeur future, comme d’autres investiraient dans l’art, les antiquités ou les métaux précieux. Comme le faisait récemment remarquer le journaliste John R. Platt (Scientific American), cette nouvelle forme de spéculation alimente grandement le trafic d’espèces en voie de disparition, l’élite chinoise pariant que la valeur de ces produits montera en flèche une fois les animaux complètement disparus.

On trouve dans cette nouvelle classe «d’actifs» non seulement les tigres (il n’en reste que 3200 sur la planète; 95% de moins qu’il y a cent ans), mais aussi les éléphants, les rhinocéros, les ours et même quelques espèces d’arbres. Or, plus le nombre de «collectionneurs» augmente, plus le trafic d’espèces menacées est rentable pour les braconniers.

À témoin, le prix de l’ivoire est passé de 564$ à 2100$ le kilogramme au cours de la dernière décennie. À l’heure actuelle, 93 éléphants sont massacrés chaque jour en Afrique (la moitié des individus décimés en cinq ans au Mozambique). La population de girafes, nouvelle cible des braconniers, est quant à elle passée de 140 000 à moins de 80 000 individus en 15 ans (certaines tribus croient que manger du cerveau de girafe protège du VIH). Le tout dernier rhinocéros blanc mâle sur la planète est pour sa part protégé jour et nuit par des soldats kényans (on comptait plus de 2000 individus dans les années 1960).

La médecine traditionnelle chinoise était jusqu’à tout récemment la principale cause du trafic d’espèces menacées, la croyance populaire prêtant des vertus curatives à certaines parties animales (os de tigre pour les rhumatismes, la malaria et les ulcères; cornes de rhinocéros pour les convulsions, la fièvre et le délire; sang de tortues pour le cancer, etc.). Tout cela a changé avec la crise financière de 2008. En moins de deux ans, diverses ONG ont remarqué de plus en plus de produits dérivés d’espèces menacées vendus à des fins spéculatives et non médicinales.

La découverte de cette nouvelle tendance a forcé le gouvernement chinois à interdire la vente d’os de tigres et de cornes de rhinocéros dans les nombreux encans du pays. Cette décision est à l’origine d’une perte à gagner de 322 millions $ pour les encans chinois en 2012. Mais ce commerce n’est pas disparu. Il a simplement migré sur le web et les médias sociaux.

Une petite bague en ivoire peut aller chercher jusqu’à 1000$ dans ce type de marché. Une corne de rhinocéros peut atteindre quant à elle plus de 100 000$. Les produits sont vendus sous des pseudonymes : «matériel africain» ou «plastique blanc» pour l’ivoire, «rouge» pour les becs de Bucerotidae, «t-shirts rayés» pour la peau de tigre et «noir» pour les cornes de rhinocéros. Il est possible de participer aux forums se prêtant à ce genre de commerce illicite sur invitation seulement.

Le prix des cornes d’éléphants et de rhinocéros les plus élaborées a tellement monté que seuls les Chinois les plus riches peuvent les acquérir. Mais ils ne sont pas les seuls acheteurs. La nouvelle classe moyenne, qui aspire à la richesse, veut elle aussi sa part du gâteau. Elle acquiert donc de plus petits items moins dispendieux, dans l’espoir qu’ils prendront de la valeur une fois les espèces complètement disparues. Mais même si les items sont plus petits, l’impact de 500 millions de personnes issues de la classe moyenne se fait sentir. La population chinoise étant d’environ 1,4 milliards d’habitants, même un petit pourcentage peut avoir des conséquences gigantesques.

La spéculation n’est pas le seul motif pour acquérir tous ces objets illégaux. Leur grande valeur en fait aussi une commodité intéressante, les «cadeaux» (pots-de-vin) étant une tradition chinoise particulièrement bien vivante. Plusieurs commerçants indiquent en effet qu’un grand nombre de leurs clients achètent du vin d’os de tigre ou des cornes d’ivoire pour soudoyer des fonctionnaires ou s’attirer les faveurs de partenaires d’affaires potentiels. La médecine cède ainsi sa place à la corruption, au grand dam des espèces menacées.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le massacre des éléphants d’Afrique «hors de contrôle»


Les éléphants d’Afrique sont menacés et leur survie dépend d’un autre pays et bien entendu par la demande des riches, même si des trafiquants sont arrêté, la demande est toujours présente. Les riches vont-ils en prison pour leur goût de luxe qui extermine les espèces menacées ?
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Le massacre des éléphants d’Afrique «hors de contrôle»

 

Les autorités chinoises ont fait fermer 10 magasins... (PHOTO VINCENT YU, ARCHIVES AP)

Les autorités chinoises ont fait fermer 10 magasins et usines, «emprisonné des centaines de revendeurs et condamné à la prison à vie 37 trafiquants», jugulant les ventes aux enchères d’ivoire de près de 97 %, selon le rapport.

PHOTO VINCENT YU, ARCHIVES AP

Peter MARTELL
Agence France-Presse
NAIROBI

Le massacre des éléphants d’Afrique et le commerce de leur ivoire en Chine sont «hors de contrôle» et pourraient provoquer l’extinction des pachydermes vivant en liberté d’ici une génération, selon l’enquête de deux ONG de défense de l’environnement.

Plus de 100 000 éléphants d’Afrique ont été tués en 2010 et 2012, et des quantités de plus en plus importantes d’ivoire sont vendues dans un nombre croissant de boutiques en Chine, dénoncent dans un rapport conjoint les associations Save The Elephants et The Aspinall Foundation.

Elles appellent Pékin à réagir vigoureusement:

«La Chine détient la clé de l’avenir des éléphants», a expliqué Iain Douglas-Hamilton, fondateur de Save the Elephants. «Si la Chine n’est pas en pointe pour mettre fin à la demande d’ivoire, les éléphants d’Afrique pourraient disparaître de la nature d’ici une génération».

«L’envolée de la demande d’ivoire en Chine – où le prix de gros pour les défenses brutes d’éléphants a triplé en quatre ans depuis 2010 – a déclenché une expansion du commerce de l’ivoire de contrebande, entraînant le massacre des éléphants d’Afrique», expliquent les ONG dans leur rapport, rendu public mardi à Nairobi.

Le braconnage des éléphants, mais aussi des rhinocéros, a explosé ces dernières années en Afrique, alimenté par la forte demande d’ivoire et de corne en Asie, où ils sont recherchés respectivement pour leur aspect décoratif et leurs prétendues vertus médicinales. Les prix sont devenus astronomiques, faisant saliver gangs criminels internationaux et groupes armés.

Des enquêteurs des deux ONG ont visité plusieurs dizaines de magasins et d’usines en Chine, principal centre mondial de transformation et premier importateur illégal d’ivoire.

«Tous les chiffres concernant le commerce de l’ivoire ont explosé ces dernières années. Les prix de l’ivoire brut ou travaillé en Chine, le nombre d’usines autorisées de taille de l’ivoire, celui des boutiques de vente de détail, tant légales qu’illégales, celui des objets à la vente, tous se sont envolés», s’alarment-ils.

Selon eux, entre 2004 et 2013, le nombre de commerces d’ivoire patentés est passé de 31 à 145 et le nombre d’usines de transformation de 9 à 37. La vente illégale dans des commerces sans licence a progressé au même rythme.

«Parallèlement, les quantités d’ivoire saisies et le nombre d’éléphants tués en Afrique ont également augmenté», poursuivent Save The Elephants et The Aspinall Foundation.

Triplement des prix

Le prix de l’ivoire brut en Chine est passé de 750 $ le kilo en 2010 à 2100 $ en 2014.

Après l’interdiction en 1989 du commerce international d’ivoire, l’industrie chinoise de transformation était moribonde. La vente – avec l’imprimatur de la CITES, l’organisation internationale de protection des espèces menacées – de 62 tonnes d’ivoire d’Afrique australe à la Chine en 2008 et l’enrichissement de la population chinoise ont fait exploser la demande et ressuscité le secteur.

Les Chinois sont désormais les principaux acquéreurs de l’ivoire travaillé en Chine, pour la première fois depuis le XIXe siècle, selon les auteurs du rapport.

La vente de défenses anciennes de mammouth est légale et libre en Chine, tandis que le commerce de défenses d’éléphant est soumis à licence et l’ivoire interdit d’exportation.

Mais d’après le rapport, le commerce des défenses de mammouth est utilisé «comme couverture pour vendre de l’ivoire d’éléphant» et «le négoce légal d’ivoire sert à dissimuler des activités illégales».

«La Chine fait face à des défis énormes en matière de police pour contrôler le trafic d’ivoire, alors que le nombre de riches, intéressés par l’achat d’ivoire, continue de progresser» et qu’«un nombre croissant de travailleurs chinois en Afrique (…) achètent des quantités de plus en plus importantes d’ivoire pour les faire sortir en fraude», indique le document.

La Chine fait des efforts pour mettre fin au trafic, mais ses mesures sont insuffisantes, estiment les auteurs du rapport.

Les autorités chinoises ont fait fermer 10 magasins et usines, «emprisonné des centaines de revendeurs et condamné à la prison à vie 37 trafiquants», jugulant les ventes aux enchères d’ivoire de près de 97 %, selon le rapport.

Mais «malgré ces efforts, les inspections officielles se sont avérées à l’évidence incapables de suivre le rythme de l’inflation du marché illégal».

http://www.lapresse.ca/

Première fois depuis plus de 60 ans Un chevreuil aux dents de vampire observé en Afghanistan


Étrange animal qui a des dents qui rappellent l’image des vampires. Un animal en voie de disparition qui n’avait été vu depuis des décennies à cause des braconniers
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Première fois depuis plus de 60 ans

Un chevreuil aux dents de vampire observé en Afghanistan

 

Un chevreuil aux dents de vampire observé en Afghanistan

Crédit photo : Facebook

TVA Nouvelles

Pour la première fois depuis plus de 60 ans, un chevreuil doté de deux longues canines semblables à celles des vampires a été observé dans le nord de l’Afghanistan.

C’est une équipe de recherche de la «Wildlife conservation society» qui a révélé cette nouvelle dans un communiqué vendredi.

Cette race de chevreuil serait également présente en Inde et au Pakistan. Le dernier animal de cette espèce avait observé par une expédition danoise en 1948.

Ces chevreuils bien particuliers font parties des espèces en voie d’extinction depuis longtemps.

Ils sont en effet très recherchés par les braconniers pour leurs glandes odorantes qui valent plus cher que l’or sur le marché noir.

http://tvanouvelles.ca

Des chiens au secours des espèces menacées


Quelle belle initiative de prendre des chiens des refuges pour en faire des chiens qui viennent en aide aux espèces menacées. Avec la collaboration de ces chiens et leur super odorat, c’est une complicité entre le maitre et l’animal pour un travail bien fait
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Des chiens au secours des espèces menacées

 

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : Facebook – Conservation Canines

Renifler des produits explosifs, flairer de la drogue, retrouver des personnes disparues, détecter des cancers… Nous ne pourrons certainement jamais assez remercier nos meilleurs amis à 4 pattes pour tout ce qu’ils font pour nous, avec ce dévouement et cette loyauté qui les caractérisent.

Et les chiens ne viennent pas seulement en aide aux humains. Leur flair est aussi utilisé pour secourir d’autres animaux, des espèces en danger telles que les orques par exemple.

Une méthode non invasive pour récolter de précieuses données

C’est ce que font les formidables chiens du programme Conservation Canines basé à Washington aux Etats-Unis. Ils mettent leur talent au service d’animaux menacés de disparition, en localisant leurs excréments. Ceux-ci sont de véritables mines d’informations pour les scientifiques. Ils contiennent une grande variété d’indicateurs génétiques, physiologiques, toxicologiques et nutritionnels et permettent de déterminer l’importance des populations d’espèces en danger, leur distribution, leur état de santé.

Les chiens mobilisés pour ce programme sont capables de localiser des échantillons d’excréments de plusieurs espèces en même temps, sur de très vastes zones. Depuis sa création à la fin des années 1990, le programme a permis de surveiller de façon non invasive un large éventail d’espèces animales à travers le monde, parmi lesquelles les tigres, les orques, les loups, les ours, les caribous, les fourmiliers géants, les pumas ou encore les jaguars.

Tucker le Labrador croisé fait partie des 17 chiens formés pour flairer les selles des animaux menacés. Partir à la recherche des précieux excréments est un jeu pour lui et ses collègues à 4 pattes. Car il sait que dès qu’il aura trouvé quelque chose, une récompense bien méritée lui sera offerte.

Sauvés pour secourir d’autres espèces

« Nos chiens ont un tas de comportements différents quand ils ont senti quelque chose » explique au site The Dodo Elizabeth Seely, qui travaille en duo avec Tucker.

Certains se mettent à faire des zigzags, d’autres dressent les oreilles ou courbent la queue. Et si l’odeur est vraiment forte, ils commencent à remuer la queue

« C’est parce qu’ils savent qu’ils auront bientôt leur jouet préféré ».

Lorsque Tucker cherche des fèces d’orques, le bateau sur lequel il monte avec Elizabeth devient ses pattes. Parce qu’il ne peut pas simplement courir après une odeur, une complicité sans faille entre le chien et sa maîtresse est indispensable. Tous deux sont tellement en harmonie que Seely sait de quel côté diriger le bateau rien qu’en observant les contractions du nez de Tucker.

Le programme Conservation Canines vient en aide aux espèces menacées mais il ne s’agit pas là de sa seule mission. Tous les chiens qui y participent ont été adoptés dans des refuges. Ils faisaient partis de ces animaux ayant peu ou aucune chance de trouver une famille.

« Nous leur offrons une seconde chance – celle de parcourir le monde pour aider les espèces en voie de disparition. Et les chiens sont heureux de le faire »  affirme Elizabeth Seely.

http://wamiz.com

Espèces protégées : les saisies les plus impressionnantes de la douane


Des exemples en France des saisies fait par les douanes d’animaux protégés par des conventions que ce soit vivant ou mort (pour l’ivoire, écailles…) et aussi des animaux comme les chats qu’on veut récupérer leur fourrure. Alors imaginer la quantité d’animaux en danger pour le commerce dans le monde entier.
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Espèces protégées : les saisies les plus impressionnantes de la douane

 

En janvier 2014, de la maroquinerie en crocodile avait été trouvée dans les locaux d'un célèbre hôtel de ventes aux enchères parisien. En janvier 2014, de la maroquinerie en crocodile avait été trouvée dans les locaux d’un célèbre hôtel de ventes aux enchères parisien. © Douane française

 

Par Marc Leplongeon

Parapluies en ivoire, tortues du Maghreb, écailles de pangolins…, les contrôles s’accentuent pour empêcher le trafic d’animaux en voie de disparition.

 

Il y a des tabourets, des chapelets, des porte-cigarettes en ivoire. On trouve aussi des parapluies en pied d’éléphant, des sacs en peau de serpent, des fourrures de lynx et de jaguar. Voilà pour la mort.

Pour la vie, il y a aussi des batraciens particulièrement rares cachés dans des doublures de manteaux, des tortues planquées dans l’emplacement moteur d’un fourgon, des colibris camouflés aux abords du caleçon d’un voyageur…. Chaque année, la douane française saisit plusieurs milliers d’articles régis par la convention de Washington de 1973, qui protège les espèces menacées d’extinction ou dont le commerce doit être réglementé pour éviter leur surexploitation. Ce sont ainsi plus de 3 000 animaux et 40 000 espèces végétales qui sont protégés par le traité international.

Les personnes qui arrivent sur le territoire français avec des spécimens protégés doivent « être en mesure de justifier à tout moment de la régularité de cette détention », explique la douane française sur son site internet.

Sans permis ou certificat, ces personnes prennent le risque que leur marchandise soit saisie. « 76 % des saisies au titre de la convention de Washington se font à l’aéroport de Roissy, explique Frédérique Durand, douanière.

Rien d’étonnant à cela : Roissy est le premier aéroport français et le premier aéroport européen en fret. » Depuis plusieurs années, un contrôle très exigent est mené par les douaniers, qui ont fait des espèces protégées une de leurs cinq priorités, aux côtés des stupéfiants, des contrefaçons ou encore du tabac et de l’alcool.

Des saisies parfois spectaculaires

Le commerce international légal de ces espèces est estimé par le ministère de l’Écologie et du Développement durable à plus de 15 milliards d’euros annuel dans le monde. L’Union européenne représente à elle seule un tiers de ce commerce, d’où la nécessité – en plus de notre responsabilité morale – de réguler les trafics. Ceux qui contreviendraient à ces règles sont passibles de peines de prison pouvant aller jusqu’à trois ans, selon le Code des douanes. Tour d’horizon des principales – ou des plus farfelues – saisies de la douane ces derniers mois.

Des colibris dans le caleçon

 © Douane française

Il en fallait du courage à ce voyageur pour transporter une dizaine de colibris, cachés dans une doublure entre son pantalon et son caleçon. L’homme, qui croyait tromper les autorités par cet ingénieux stratagème, fut finalement interpellé par la douane de Guyane.

Des hippocampes séchés

 © Douane française

Les hippocampes séchés font partie des espèces protégées les plus saisies par la douane. En mars 2014, les douaniers d’Orly en ont trouvé 54 dans les bagages d’une passagère en provenance de Dakar. Pour sa défense, la femme a alors affirmé que ces animaux étaient destinés à « agrémenter ses préparations culinaires à base de riz ». Bon appétit !

Des rossignols dans le coffre

 © Douane française

Cent rossignols du Japon ont été trouvés vivants en mars dernier par les douaniers de Montpellier, dans le coffre d’une voiture. À l’occasion d’un contrôle sur l’autoroute A9, les agents ont ainsi découvert 5 boîtes en bois fermées par un filet qui permettaient aux oiseaux de respirer. Estimation du prix de vente : 165 à 200 euros par rossignol.

Soixante-dix tortues dans le compartiment moteur d’un fourgon

 © douane française

Soixante-dix tortues mauresques du Maghreb ont été saisies en mai dernier sur le port de Sète. Les douaniers, alors qu’ils fouillaient un véhicule à la sortie du ferry, ont découvert deux sacs de sport dans le compartiment moteur du fourgon. Le conducteur venait du Maroc et devait se rendre en Belgique. En 2013, 336 tortues ont ainsi été saisies par la douane française.

Jeu d’échecs, perles et bijoux en ivoire

 © Douane française

Belle performance des brigadiers de Saint-Denis de La Réunion qui, le 23 mai 2014, ont mis la main sur 1 746 perles et 208 objets en ivoire d’éléphants. Jeu d’échecs, bracelets, colliers, broches… La marchandise a été saisie dans une boutique. La gérante, qui avait mis certains articles à la vente, n’a pas pu justifier leur provenance. Plus récemment, le 12 août, 6 défenses d’éléphants, peintes et dissimulées dans des pieds de tabourets en bois, ont été trouvées dans un avion de fret. C’est en passant le tabouret aux rayons X que les douaniers se sont aperçus que la densité n’était pas la même partout. En 2013, la douane a saisi 435 pièces d’ivoire brut ou travaillé, et 376,4 kg d’ivoire.

250 kg d’écailles de pangolins

 © Douane française

En juillet 2014 a eu lieu à Roissy la plus grande saisie de tous les temps d’écailles de pangolins. Il s’agit d’un petit mammifère insectivore protégé, vivant essentiellement en Afrique et en Asie du Sud-Est et qui, d’apparence, est à mi-chemin entre la taupe et le reptile.

« Il faut trois à quatre animaux pour obtenir un kilo d’écailles », précise la douane.

La marchandise, estimée à 187 500 euros, était en provenance du Nigeria et à destination du Laos.

Les écailles en kératine de ces petits animaux sont « très prisées dans certaines parties du monde pour leurs effets supposés aphrodisiaques, antiallergiques, et également pour protéger du mauvais sort », confient les services des douanes.

Depuis 2009, douze saisies d’écailles de pangolins ont eu lieu à l’aéroport de Roissy, pour un total de 558 kg. Pour l’anecdote : les douaniers en avaient trouvé une centaine de kilos il y a quelques années dissimulées dans des sacs de croquettes pour chiens.

4 034 vestes de fourrure de chiens et de chats chinois

 ©  Douane française

Les chiens et chats ne sont pas des espèces protégées. Mais l’Union européenne a fait signer à ses États membres une convention pour protéger le commerce des fourrures, en sus de la convention de Washington.

Et en 2008, stupeur ! Les douaniers de Villepinte, en Seine-Saint-Denis, mettent la main sur plus de 4 000 vestes, blousons et manteaux aux cols de fourrure de chiens et de chats. L’entière marchandise a été saisie dans un entrepôt de vêtements importés de Chine. Une expertise a aussitôt été confiée au Muséum d’histoire naturelle, qui a confirmé la provenance des fourrures, issues du chien viverrin. Pour l’histoire, les forces de l’ordre avaient été alertées par la forte odeur animale qui se dégageait des vêtements, alors même qu’ils étaient censés être fabriqués en synthétique…

http://www.lepoint.fr

Nicaragua: reptiles, amphibiens et araignées exportés comme animaux domestiques


Qu’un des moyens pour éviter l’extinction d’un animal, soit des fermes d’élevage pour qu’adultes ces reptiles et amphibiens soient remit en liberté est une chose, mais ou je bloque, c’est l’exportation pour des animaux de compagnie exotiques. Combien de personnes ont voulu avoir un serpent, une araignée dangereuse et autres bestioles et ont décidé de s’en débarrasser ou se sont sauvé de leur maitre ? C’est la biodiversité du pays d’accueil qui risque d’en souffrir .. Tout cela pour un petit caprice de faire différent des autres. Je sais que certains sont plus consciencieux que d’autres, cependant le risque est grand …
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Nicaragua: reptiles, amphibiens et araignées exportés comme animaux domestiques

 

Au Nicaragua, pays d'Amérique centrale parmi les plus... (Photo Inti OCON, AFP)

Au Nicaragua, pays d’Amérique centrale parmi les plus pauvres du sous-continent, on compte une dizaine de ces élevages de reptiles, amphibiens ou araignées, placés sous la supervision du ministère de l’Environnement et des ressources naturelles (Marena).

Photo Inti OCON, AFP

Blanca MOREL
Agence France-Presse
MANAGUA

Tous les jours, Yader sort ses boas constrictors imperators de leur cage pour vérifier qu’ils n’aient pas de tiques, les douche, leur faire prendre le soleil et s’assure qu’ils ont mué avant de leur servir un savoureux déjeuner constitué de souris blanches vitaminées.

Tous les jours, Yader sort ses boas constrictors... (Photo Inti OCON, AFP) - image 1.0

Photo Inti OCON, AFP

À 29 ans, Yader Andino est soigneur chez Exotic Fauna, un élevage situé à quelques kilomètres de la capitale du Nicaragua, Managua, dédié à l’exportation d’espèces exotiques.

Il s’assure, entre autres, du bien-être de ces séduisants reptiles de grande taille de couleur vert foncé tachetés de noir vendus comme animaux domestiques au Canada, aux États-Unis, en Europe ou en Asie.

«Quand le boa défèque et change de peau, tous les 15 ou 22 jours, cela signifie qu’il faut le nourrir», explique doctement le jeune homme tout en immobilisant un mâle adulte de 1,5 mètre.

Ils se vendent comme «animaux de compagnie parce qu’ils attirent l’attention, c’est comme avoir un chien ou un chat, la différence est que leur entretien est plus délicat», indique à l’AFP Eduardo Lacayo, propriétaire de l’élevage.

Selon lui, les boas nicaraguayens «plaisent beaucoup» à l’étranger et font concurrence à ceux de Colombie, autre pays latino-américain qui profite de sa riche biodiversité à des fins commerciales.

Au Nicaragua, pays d’Amérique centrale parmi les plus pauvres du sous-continent, on compte une dizaine de ces élevages de reptiles, amphibiens ou araignées, placés sous la supervision du ministère de l’Environnement et des ressources naturelles (Marena).

On estime que le pays exporte chaque année quelque 40 000 animaux de ce type, pour un total de 250 000 dollars, selon le gouvernement.

Tous les jours, Yader sort ses boas constrictors... (Photo Inti OCON, AFP) - image 2.0

Photo Inti OCON, AFP

Préservation d’espèces menacées

M. Lacayo raconte avoir lancé son affaire il y a sept ans «par passion» avec son épouse, Yesenia Talavera, ingénieure agronome, et confie que ce commerce n’est pas très lucratif, mais «dégage des bénéfices».

Pour nourrir leurs serpents, les deux entrepreneurs ont également développé un élevage de souris, préalablement traitées contre les parasites avant d’être «servies» aux boas, vendus actuellement huit dollars pièce.

Les serpents, qui peuvent donner naissance à une cinquantaine de jeunes par an, ont commencé par avoir beaucoup de succès aux États-Unis ainsi qu’à Dubaï.

Toutefois, la demande des États-Unis a chuté en raison d’une surpopulation de pythons dans les mangroves locales et de «croisements avec d’autres espèces de reptiles» sans aucun contrôle, explique M. Talavera.

Comme alternative, il espère que le gouvernement lui accorde rapidement une licence pour produire «des araignées tigres», aux longues pattes fines et au corps rayé de jaune et noir, ainsi que des tarentules, qui «s’alimentent de grillons, de vers et de jeunes souris».

Ces animaux «plaisent partout dans le monde», assure l’éleveur, qui avec les bénéfices dégagés par les ventes de serpents s’est diversifié dans la reproduction de grenouilles à yeux rouges, de lézards – très prisés des Chinois – et de tortues de terre.

Le Nicaragua compte 300 espèces d’amphibiens et de reptiles, dont certaines en voie d’extinction en raison de la chasse et du commerce illégal, situation à laquelle les autorités tentent de remédier grâce à l’élevage en captivité.

Le gouvernement «promeut la reproduction d’espèces menacées d’extinction à des fins commerciales comme moyen d’éviter leur prélèvement dans le milieu naturel», indique ainsi le ministère de l’Environnement.

À ce titre, l’Université autonome du Nicaragua (UNAN, publique), administre une ferme produisant 3000 iguanes verts par an, un animal menacé par la chasse. Une fois adultes, ils sont relâchés dans des réserves naturelles ou vendus à d’autres élevages destinés à l’exportation, explique à l’AFP José Quiroz, de l’UNAN.

http://www.lapresse.ca

Le blobfish élu «animal le plus laid du monde»


C’est quoi la beauté, c’est quoi la laideur ? On juge d’après des critères personnelles mais l’animal jugé ne sait pas qu’il est laid !!! Normalement, je déteste ces genres de concours, cependant, ce cas précis et une bonne idée car la  »laideur » même chez les animaux peuvent mettre leur espèce en péril
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Le blobfish élu «animal le plus laid du monde»

 

Le physique du blobfish, aux allures de lotte... (Photo Wikimedia Commons)

Le physique du blobfish, aux allures de lotte bouffie et inoffensive affublée d’un gros nez mou, a remporté haut la main la compétition organisée sur internet.

PHOTO WIKIMEDIA COMMONS

Agence France-Presse
Londres

Le blobfish, un poisson du Pacifique qui a le visage d’un vieillard aux traits déformés, a été élu l’animal le plus laid du monde, ont annoncé jeudi les organisateurs de ce concours loufoque destiné à sensibiliser le public aux espèces menacées.

Le blobfish (littéralement «poisson-tache» ou «poisson-goutte», Psychrolutes marcidus de son nom savant) vit entre 600 m et 1200 m de profondeur au large des côtes australiennes et risque de disparaître en raison du chalutage intensif.

Son physique aux allures de lotte bouffie et inoffensive affublée d’un gros nez mou a remporté haut la main la compétition organisée sur internet, recueillant 795 voix sur plus de 3000 suffrages exprimés.

kakapo

Le kakapo, un perroquet nocturne néo-zélandais aussi appelé «perroquet-hibou», incapable de voler, est arrivé en deuxième position, suivi de l’axolotl, un amphibien urodèle du Mexique qui a la capacité de passer toute sa vie à l’état larvaire, sans jamais se transformer pour devenir adulte, a précisé Coralie Young, de la British Science Association, qui parrainait l’événement organisé à Newcastle (Grande-Bretagne).

 

axolotl

 

Etaient aussi en lice le singe nasique, reconnaissable à ses testicules rouges, son nez patatoïde et sa bedaine proéminente, ou la grenouille du lac Titicaca, dont la peau abondamment plissée lui permet de respirer mais lui vaut aussi le triste surnom de «grenouille scrotum».

Au total, le site internet accueillant la compétition a attiré 88 000 visiteurs, signe d’un réel intérêt pour le sujet, estiment les organisateurs.

singe nasique,

«C’est une manière légère de sensibiliser les gens à la protection de la nature», a expliqué Coralie Young.

Le titre décerné au blobfish lui permettra de devenir la mascotte officielle de la Société de Préservation des Animaux Laids (http://uglyanimalsoc.com/), qui regroupe des humoristes défendant la cause d’espèces animales menacées d’extinction mais pénalisées par leur physique ingrat.

Cette association «est destinée à mettre en valeur certains des enfants les plus esthétiquement contrariés de Mère Nature», explique son site internet, qui juge que «le panda fait l’objet de bien trop d’attention».

http://www.lapresse.ca/