Un million d’es­pèces sont en voie d’ex­tinc­tion à cause de l’hu­ma­nité


C’est un vrai désastre que nous sommes en grande partie responsables. Pensez-y ! 1 million d’animaux et de plantes vont disparaitre. Il parait qu’il n’est pas trop tard pour agir, à la condition que de bouger maintenant et de façon planétaire.
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Un million d’es­pèces sont en voie d’ex­tinc­tion à cause de l’hu­ma­nité

 

par  Mathilda Caron

Selon un rapport de 1800 pages publié ce 6 mai 2019 par la Plate­forme inter­gou­ver­ne­men­tale sur la biodi­ver­sité et les services écosys­té­miques (IPBES), un million d’es­pèces animales et végé­tales sont mena­cées d’ex­tinc­tion au cours des prochaines décen­nies.

Élaboré durant ces trois dernières années par 145 experts issus de 50 pays, il s’agit du premier rapport inter­gou­ver­ne­men­tal de cette enver­gure, rapporte BBC News.

Pour les auteurs du rapport, la réponse mondiale est insuf­fi­sante face à cette menace inédite.

« La nature décline globa­le­ment à un rythme sans précé­dent dans l’his­toire humaine – et le taux d’ex­tinc­tion des espèces s’ac­cé­lère, provoquant dès à présent des effets graves sur les popu­la­tions humaines du monde entier. »

Le rapport nous dit pour­tant qu’il n’est pas trop tard pour agir, « mais seule­ment si nous commençons à le faire main­te­nant à tous les niveaux, du local au mondial », explique Robert Watson, le président de l’IPBES.

Depuis 1970, la popu­la­tion a doublé et l’éco­no­mie mondiale a été multi­pliée par quatre. Entre 1980 et 2000, 100 millions d’hec­tares de forêts tropi­cales ont disparu et les villes se sont consi­dé­ra­ble­ment déve­lop­pées. Toutes ces acti­vi­tés humaines ont des consé­quences drama­tiques pour le vivant.

 

Source : BBC News

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Un trafic d’orchidées rares repéré sur les réseaux sociaux


Il existe un marché très fort sur Internet sur des orchidées rares. Malheureusement, beaucoup d’entre elles sont interdites, car cela occasionne un risque accru d’extinction pour ses fleurs
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Un trafic d’orchidées rares repéré sur les réseaux sociaux

 

Les orchidées du genre Paphiopodilum sont les plus recherchées. SUPERSTOCK/SIPA

Les orchidées du genre Paphiopodilum sont les plus recherchées. SUPERSTOCK/SIPA

Par Loïc Chauveau

Des groupes d’échange sur les réseaux sociaux servent à des trafics illégaux d’orchidées sauvages, affirme une équipe de chercheurs britanniques.

EXTINCTION. Internet, une aubaine pour les trafiquants ? C’est le cas pour ceux qui cherchent à revendre des espèces végétales ou animales interdites de commerce en raison de leur rareté ou de leur risque d’extinction, selon les critères de la Convention internationale sur le commerce des espèces en danger (CITES). Si une surveillance des sites de vente en ligne comme Ebay commence à s’ébaucher, aucune évaluation n’avait jusqu’à présent été faite sur les réseaux sociaux dont l’émergence, il est vrai, date de moins de dix ans. Amy Hinsley et David Roberts, chercheurs membres de l’institut Durrell pour la conservation et l’écologie de l’université du Kent (Grande Bretagne) ont tapé le mot « orchidées » dans dix langues différentes (dont le français) sur les moteurs de recherche d’un réseau social (dont ils taisent le nom) afin de savoir combien de groupes échangeaient sur ces plantes recherchées et surtout si des échanges commerciaux informels étaient établis. La réponse positive vient d’être publiée dans la revue Conservation biology.

Des plantes rares convoitées dans le monde entier

Les chercheurs ont débusqué 150 groupes spécialisés fédérant 43.509 individus. 26 de ces groupes interdisent formellement toute activité commerciale. 43 autorisent les échanges financiers et parfois même les encouragent. Les groupes restant se caractérisent par l’absence de règles ne permettant pas de savoir si le commerce est possible ou pas. Ces échanges ne portent évidemment pas sur les espèces commerciales les plus courantes mais bien sur les raretés sauvages dont le prix peut atteindre sur le marché noir plusieurs dizaines de milliers d’euros. Des prix qui incitent les riverains des forêts d’Asie du sud-est principalement à aller collecter ces orchidées sans se soucier d’une possible extinction dans le milieu naturel. Les chercheurs en concluent sans surprise qu’il serait nécessaire de surveiller ces sites qui relient de très petits trafiquants à une clientèle mondiale.

Les chercheurs anglais n’ont pas ciblé les orchidées par hasard. Ce groupe pèse 70% des espèces végétales dont le commerce est interdit ou soumis à autorisation par la CITES. Ce plus grand groupe de plantes à fleurs avec 30.000 espèces sauvages répertoriées est intégralement protégé par la convention. Mais il fait l’objet d’un trafic grandissant selon le rapport remis en novembre dernier par l’ONG Trafic. La surveillance pendant deux ans de quatre grands marchés de plantes de Thaïlande a permis de dévoiler des échanges transfrontiers illégaux avec la Birmanie et le Laos. 348 espèces différentes d’orchidées ont été reconnues sur les étals et au moins 16% des plantes proposées étaient interdites à la vente selon les règles de la CITES. En utilisant les réseaux sociaux, les petits trafiquants évitent le risque d’être dénoncés sur les marchés.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Les plantes exotiques envahissent le monde et font des ravages (qui coûtent des millions)


Les espèces évasives que ce soit les animaux, insectes, bactéries ou plantes sont des ennemies pour les espèces locales. Elles sont introduites souvent par l’être humain consciemment ou non et les irradier du territoire coûte des fortunes et les réussites sont difficiles à atteindre
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Les plantes exotiques envahissent le monde et font des ravages (qui coûtent des millions)

 

La Pueraria montana, plus communément appelée Kudzu, est une espèce de plante d'Extrême Orient. Introduite aux États-Unis, elle se développe très rapidement et envahit des zones entières  | Katie Ashdown via Flickr CC License by

La Pueraria montana, plus communément appelée Kudzu, est une espèce de plante d’Extrême Orient. Introduite aux États-Unis, elle se développe très rapidement et envahit des zones entières | Katie Ashdown via Flickr CC License by

Repéré par Leïla Marchand

Les plantes envahisseuses sont là. Dans nos jardins, nos forêts, nos champs, de nombreuses plantes sont exotiques. Inoffensives dans leur région d’origine, elles font des ravages lorsqu’elles sont introduites par l’homme dans d’autres milieux, où elles perturbent l’écosystème végétal naturel.

En se basant sur une liste des espèces végétales exotiques naturalisées dans 481 territoires et 362 régions insulaires, une équipe internationale de scientifiques a évalué qu’il en existait 13.168 espèces, ce qui représente 3,9% de la flore vasculaire mondiale. Et c’est beaucoup: cela correspond à la taille de l’ensemble de la flore d’Europe.

C’est dans l’hémisphère nord que l’on trouve le plus d’espèces exotiques. L’Amérique du Nord arrive en tête, avec 6.000 espèces introduites.

«La plupart viennent d’Europe. Quand les colons ont découvert le Nouveau Monde, ils ont amené beaucoup de plantes avec eux», justifie Mark van Kleunen, un des auteurs de l’étude,interviewé par Reuters.

L’Amérique est suivie de près par l’Europe, avec plus de 4.000 espèces de plantes exotiques. L’envahissement risque de ne pas s’arrêter là:

«Avec la mondialisation et l’augmentation continue du trafic et du commerce international, il est très probable que d’autres espèces soient introduites.»

Éviction des plantes locales

Qui sont les envahisseurs? Petite revue des plantes les plus hors de contrôle.

Une des plantes naturalisées les plus communes, nous dit The Independent, est la Sonchus oleraceus. Cette sorte de petit pissenlit jaune vous dit sûrement quelque chose. Originaire d’Europe et d’Afrique du Nord, il s’est largement répandu en Amérique du Nord et en Asie.

Sonchus oleraceus | Alvesgaspar via Wikimedia Commons License by

La seconde espèce la plus répandue est le ricin commun. Cet arbrisseau d’origine africaine s’est très bien acclimaté à la région méditerranéenne et à presque toutes les régions tropicales et subtropicales du monde.

Ricin commun | Tubifex via Wikimedia Commons License by

Ne vous fiez pas à la beauté de la jacinthe d’eau: elle est responsable de nombreux problèmes environnementaux. Originaire d’Amazonie, elle s’est implantée dans près de cinquante pays, où elle évince les plantes locales, nous dit le Guardian. Elle peut pousser de deux à cinq mètres par jour et tapisse ainsi des cours d’eau entier, ce qui bloque la circulation de l’eau, provoque des inondations, entrave la navigation, obstrue les pompes…

Jacinthe d’eau | Bamyers99 via Wikimedia Commons (domaine public)

Cultivée en Asie pour ses propriétés médicinales, la renouée du Japon est elle aussi très vigoureuse. Avec ses racines qui grandissent très vite, elle a ébranlé des buildings en Amérique du Nord et en Europe.

Renouée du Japon | MdE (de) via Wikimedia Commons License by

Plante aquatique, la jussie à grandes fleurs a été introduite comme une plante d’ornement. Elle est aujourd’hui considérée comme invasive en France, en Espagne, en Italie, en Belgique et aux Pays-Bas.

Jussie à grandes fleurs | Bouba via Wikimedia Commons License by

L’ambroisie, nectar des dieux de l’Olympe est une calamité en Europe. Comme le décrit Arte dans un documentaire sur le sujet, son pollen déclenche des allergies extrêmement handicapantes et elle représente potentiellement des dépenses de santé de plusieurs millions d’euros.

Ambroisie | Père Igor via Wikimedia Commons License by

Introduite comme plante ornementale dans les jardins britanniques, la berce du Caucase s’est répandue à l’état sauvage dans une grande partie de l’Europe. Elle peut atteindre cinq mètres de hauteur et produit une toxine qui provoque des inflammations et des brûlures de la peau.

Berce du Caucase | Jean-Pol GRANDMONT via Wikimedia Commons License by

Le Séneçon du Cap vient d’Afrique du Sud. Mais grâce à sa capacité de dissémination exceptionnelle (il est doté de milliers de petites graines légères qui peuvent voler au vent ou flotter sur l’eau), il a réussi à arriver en France en s’accrochant à la laine de moutons importés. Il produit une substance toxique pour ses voisines végétales ainsi que pour les herbivores.

Séneçon du Cap | Pieter Pelser via Wikimedia Commons License by

1,4 billion de dollars de dégâts

Les espèces invasives, plantes, microbes et animaux compris, sont une menace pour les espèces locales, mais peuvent aussi causer d’énormes dégâts. Chaque année, les scientifiques estiment qu’elles causent plus de 1,4 billion de dollars de dégâts (un billion = un million de millions). À elle seule, la jacinthe d’eau a coûté à la Chine environ 1,1 milliard de dollars en 2012, d’après un rapport cité par le Guardian.

En Europe, le préjudice est estimé à douze milliards d’euros selon la Commission européenne. Pour lutter contre ce phénomène, elle compte se doter d’ici à 2016 d’un cadre juridique et d’une «liste noire» des espèces exotiques invasives.

http://www.slate.fr/

Vers un Québec au climat transformé


Si nous avons un tantinet sens d’observation tout au long des saisons, on voit bien les changements climatiques aux fils des ans. En observant l’environnement, on voit des espèces qui certains sont moins visibles alors que d’autres sont des nouveaux venus que ce soit de faune ou la flore. Nous assistons donc a ce changement qui se déroulent sous nos yeux, lentement certes, mais sûrement
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Vers un Québec au climat transformé

 

Le grand porte-queue, le plus grand papillon d'Amérique... (PHOTO FOURNIE PAR CHRISTER JOHANSSON)

Le grand porte-queue, le plus grand papillon d’Amérique du Nord, fait partie des espèces arrivées au Québec depuis peu.

PHOTO FOURNIE PAR CHRISTER JOHANSSON

CHARLES CÔTÉ
La Presse

La nature québécoise va se transformer pratiquement sous nos yeux au cours des prochaines décennies. Au gré des changements climatiques, de nouvelles espèces vont trouver ici des conditions favorables à leur épanouissement. En revanche, d’autres qui nous sont familières vont reculer devant le nouveau climat.

C’est ce qui ressort d’une recherche d’une ampleur sans précédent réalisée au cours des huit dernières années par une équipe dirigée par le professeur Dominique Berteaux, de l’Université du Québec à Rimouski.

«On a obtenu des résultats spectaculaires, affirme en entrevue M. Berteaux. Les remontées vers le nord sont d’une ampleur supérieure à ce qu’on avait prévu. On s’aperçoit qu’on va avoir beaucoup d’espèces qui vont arriver du sud.» 

«Et il y a des espèces très importantes qui vont disparaître du sud du Québec, ajoute-t-il. Par exemple, dans la région de Montréal, le climat ne devrait plus être favorable à l’érable à sucre à la fin du siècle.»

Identifier les niches bioclimatiques

Avant d’arriver à ces conclusions, l’équipe de M. Berteaux a dû cerner les « niches bioclimatiques » de près de 800 espèces de plantes, d’oiseaux et d’amphibiens.

En gros, il s’agit de déterminer quel régime de températures et de précipitations est favorable à une espèce donnée. Les régions où ces conditions sont présentes sont identifiées sur une carte. La carte est confirmée par les observations sur la présence de l’espèce sur le terrain.

Puis, à l’aide de modèles climatiques, on peut prédire où se trouvera à l’avenir la «niche» de chaque espèce.

Le résultat est en effet spectaculaire.

Les conditions naturelles du Québec se transforment complètement à une vitesse proprement stupéfiante.

En moyenne, les niches bioclimatiques vont se déplacer de 44 km par décennie. Ce qui est très rapide.

«À la fin de la dernière glaciation, les arbres ont remonté vers le nord au rythme d’environ 50 km, voire 100 km par siècle, soit 5 à 10 fois moins vite que la vitesse actuelle de déplacement de leurs niches climatiques», précise M. Berteaux.

Selon Jay Malcom, de la faculté de foresterie de l’Université de Toronto, la recherche de M. Berteaux confirme celle qu’il a réalisée à une moindre échelle sur les arbres en Ontario.

«C’est extraordinairement rapide, dit-il. Nous avions modélisé 35 km par décennie, alors c’est du même ordre.»

Mais il affirme qu’il ne faut pas s’attendre à ce que les écosystèmes entiers se déplacent à cette vitesse.

«Du côté des plantes, seules les pires mauvaises herbes vont être capables de suivre le rythme de déplacement, dit-il. Les arbres ne bougeront pas, à moins qu’on ne les aide!»

Des limites aux déplacements

Des changements aussi rapides font en effet craindre le pire pour les espèces qui n’ont pas la capacité de se déplacer rapidement.

De plus, d’autres facteurs que la température et les précipitations peuvent limiter le déplacement des espèces, explique M. Berteaux.

«Il y a la nature des sols, il y a des espèces qui ont besoin de tel ou tel type de proie. Ou encore, des parasites vont empêcher leur implantation.»

«Il y a aussi des espèces qui vont venir qu’on préférerait ne pas voir ici, note-t-il. Des parasites. Des vecteurs de maladies.»

Le phénomène est déjà observable. Il y a des nouveaux venus sur le territoire québécois.

«On sait que certaines espèces sont bien capables de suivre. On a vu l’exemple récent du grand porte-queue, le plus grand papillon d’Amérique du Nord, qui est arrivé au Québec.»

Les conclusions de la recherche ont des implications profondes pour les politiques de conservation, notamment la création d’aires protégées.

«On ne peut plus raisonner comme si la nature sera stable au cours des prochaines décennies ou des prochains siècles», dit M. Berteaux.

Une portée transfrontalière

L’enjeu a aussi une portée transfrontalière: «Les zones protégées du Québec vont devenir un refuge pour la biodiversité de l’est de l’Amérique du Nord», dit M. Berteaux.

Dans ce contexte, des éléments du paysage naturel vont devenir cruciaux. Par exemple, les montagnes vont jouer un rôle important dans l’adaptation des espèces, car on y retrouve une variété de climats sur une petite superficie.

Cet élément pourrait influencer les dossiers comme celui du mont Kaaikop, une montagne des Laurentides visée par des coupes forestières. La municipalité de Sainte-Lucie veut en faire une aire protégée.

Il faudra aussi s’assurer que des corridors naturels permettront la migration vers le nord. Ces corridors aideront les espèces à traverser les zones urbanisées ou d’agriculture intensive. Voilà un élément dont il faudra tenir compte dans la conservation autour de Montréal, la région la plus importante au Québec pour la biodiversité.

Mais même dans ce cas, il pourrait y avoir des conséquences négatives. Les corridors peuvent aussi bien servir à des espèces indésirables qu’à celles qu’on cherche à aider, explique M. Berteaux.

«Le changement climatique va bousculer nos habitudes, nos façons de réfléchir, conclut le chercheur. On n’a pas toutes les réponses, mais la réflexion est déjà en marche.»

Niches d’espèces

 

128 en immigration

229 en expansion

383 en déplacement

25 subissant une contraction ou une extirpation

Espèces étudiées

 

38 amphibiens

71 oiseaux

84 arbres

472 plantes

Les espèces en déplacement

 

Mésange bicolore (Baeolophus bicolor)

Actuellement aux portes du Québec, elle pourrait coloniser plusieurs régions, jusqu’au Témiscamingue et la Haute-Mauricie.

Troglodyte de Caroline (Carolina Wren, Thryothorus ludovicianus)

Actuellement, on n’en trouve pas au Canada, sauf dans la région de Windsor. Il pourrait s’installer dans tout le sud du Québec, du Témiscamingue à Québec.

Viréo aux yeux blancs (White-eyed Vireo, vireo griseus)

Actuellement, on ne le trouve pas au nord du New Jersey. Il pourrait s’installer dans les vallées du Saint-Laurent et l’Outaouais.

Mésange à tête noire (Poecile atricapillus)

On pourrait la voir sur les rives de la Baie-James, à 400 km au nord de sa limite actuelle.

Chouette rayée (Strix varia)

Actuellement confinée au sud du Québec, elle atteint la baie James et le Labrador

Oxalide de montagne (Oxalis montana)

Cette petite fleur très répandue dans la vallée du Saint-Laurent devra trouver le moyen de coloniser le Grand Nord. Elle sera pratiquement extirpée du sud du Québec et du nord-est des États-Unis.

If du Canada (Taxus canadensis)

Cet arbuste actuellement très répandu dans nos forêts pourrait être extirpé de la vallée du Saint-Laurent et du nord-est des États-Unis, mais les conditions favorables à se croissance atteindraient la Baie-James.

Chêne blanc (Quercus alba)

Confiné à la région de Montréal et dans le parc de la Gatineau, il s’étendrait en Estrie, au Témiscamingue et en Mauricie.

Grenouille verte (Lithobates clamitans)

Présente actuellement de Floride jusqu’au Témiscamingue, cet amphibien pourrait atteindre la baie James.

Bouleau glanduleux (betula gladulosa)

Cet arbre nordique disparaît de la zone d’étude. On présume qu’il s’installera encore plus au nord.

Un livre et un site web

 

Fait inusité: la recherche de M. Berteaux et son équipe, réalisée conjointement avec le consortium Ouranos, est publiée sous la forme d’un livre (Changements climatiques et biodiversité du Québec. Vers un nouveau patrimoine naturel, PUQ) et d’un site web.

Les différents éléments qui composent ce vaste travail seront ensuite publiés dans les revues scientifiques. Néanmoins, chaque chapitre du livre a été révisé par des experts externes. Le projet a démarré en 2006 et a été doté d’un budget de 500 000 $, sans compter les salaires des chercheurs et les bourses des étudiants. Des dizaines de milliers de simulations climatiques ont été réalisées et compilées.

«Après trois ou quatre ans, on avait pas mal tous nos résultats, dit M. Berteaux. Et on a commencé à travailler sur des articles scientifiques. Mais on avait dès le départ la volonté que ce projet donne lieu à rapport pratique, et on s’est dit: allons encore plus loin et publions un livre.»

http://www.lapresse.ca/

Une forêt fossilisée vieille de 298 millions d’années


C’est une très belle découverte, le milieu des paléobotanistes ont de quoi a s’occuper pour quelques temps .. Vous imaginez ce qu’était la forêt il y a des millions d’années .. Elle aurait été sûrement bien différente de ce que nous connaissons actuellement …
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Une forêt fossilisée vieille de 298 millions d’années

Impression artistique de la forêt découverte Impression artistique de l’apparence de la forêt © Université de la Pennsylvanie

Ce qui ressemble à un Pompéi végétal a été mis au jour dans le nord de la Chine.

Une forêt tropicale préservée sous les cendres depuis 298 millions d’années a été découverte par des paléobotanistes américains l’Université de Pennsylvanie.

Le fossile de branches et de feuilles Le fossile de branches et de feuilles © Université de la Pennsylvanie/Hermann Pfefferkorn

Le butin fossilisé du chercheur Hermann Pfefferkorn et de ses collègues est très bien conservé, ce qui permettra de mieux comprendre l’écologie et le climat de l’époque.

Les restes de la forêt se trouvent dans une zone de 1000 mètres carrés située près de la ville de Wuda. À ce jour, les scientifiques ont identifié six espèces végétales distinctes qui prenaient racine dans un sol spongieux issu de la décomposition de végétaux. La plupart des plantes sont des fougères et des conifères qui n’existent plus aujourd’hui.

« C’est tellement bien préservé! Nous avons d’abord trouvé une branche avec des feuilles complètes rattachées, et une autre, et une autre. Puis, nous avons découvert la souche. C’était vraiment excitant! » — Hermann Pfefferkorn

Ce moment de l’évolution terrestre correspond à la période géologique appelée le Permien. À ce moment, les plaques continentales de la Terre étaient toujours en train de former la Pangée, le supercontinent. Les analyses montrent que le climat de la planète était comparable à celui d’aujourd’hui.

Le détail de cette découverte est l’objet d’un article publié dans les PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences).

Une partie de la forêt fossilisée Une partie de la forêt fossilisée © Université de la Pennsylvanie/Hermann Pfefferkorn

http://www.radio-canada.ca