Un mur entre les États-Unis et le Mexique menacerait la biodiversité


« Le mur serait un crime contre la biodiversité » Paul Ehrlich. Avec le mur entre les États-Unis et le Mexique feront beaucoup de tort aux animaux et seront menacés d’extinction à cause de cette limitation. Les frontières existent pour l’humain et non pour les animaux. Une chose que Donald Trump devrait penser !
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Un mur entre les États-Unis et le Mexique menacerait la biodiversité

 

Un ocelot dans la nuit.

L’ocelot pourrait disparaître des États-Unis si un mur frontalier continu était construit. Photo : iStock

 

La survie de plus de 1000 espèces animales serait sérieusement menacée si le mur voulu par le président Donald Trump était construit tout le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, ont averti des scientifiques.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le loup du Mexique, le mouflon d’Amérique et l’antilope de Sonora verraient par exemple leurs populations scindées par ce mur, ont expliqué plus de 2700 chercheurs dans une lettre publiée dans le journal BioScience.

Les jaguars et les ocelots, qui n’ont qu’une très faible population en territoire américain, seraient menacés d’extinction.

« La construction de clôtures et de murs au cours de la dernière décennie et les efforts déployés par l’administration Trump pour ériger un mur frontalier continu menacent certaines des régions les plus diverses, biologiquement, du continent », préviennent les scientifiques.

« Les sections du mur déjà construites réduisent la superficie, la qualité et la connectivité des habitats végétaux et animaux, et compromettent plus d’un siècle d’investissements binationaux dans la conservation », ajoutent-ils, déplorant que « l’attention politique et médiatique […] sous-estime ou dénature souvent le tort causé à la biodiversité ».

Quand les populations d’animaux sont fragmentées, il est plus difficile pour eux de trouver de la nourriture, de l’eau et des partenaires pour s’accoupler, et font donc face à des risques plus élevés d’extinction.

Une soixantaine d’espèces présentes dans cette région frontalière sont déjà « listées comme étant en danger critique d’extinction, en voie de disparition ou vulnérables par l’Union internationale pour la conservation de la nature », selon les scientifiques.

Le mur serait « un crime contre la biodiversité », assène par ailleurs dans un communiqué un coauteur de la lettre, Paul Ehrlich, professeur à l’Université de Stanford.

Les chercheurs appellent les autorités américaines à identifier les espèces vulnérables et à concevoir des barrières qui permettent aux animaux de passer autant que possible d’un côté et de l’autre.

Une loi adoptée en 2005 aux États-Unis donne au département de la Sécurité intérieure le droit de lever des protections telles que la Loi sur les espèces en danger (Endangered Species Acts) s’il juge qu’elles peuvent ralentir la construction du mur.

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Le Saviez-Vous ► Top 10 des dernières espèces découvertes


    Entre 18.000 candidats potentiels, l’IISE dois trouver les 10 meilleurs découvertes de la dernière années écoulées et ils le font à chaque année d’ailleurs. Ces choix ne doivent pas être très évidents
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    Top 10 des dernières espèces découvertes

    Céline Deluzarche

    Journaliste

    Chaque année, des milliers d’animaux et plantes jusqu’ici inconnus sont mis au jour par les scientifiques de l’International Institute for Species Exploration (IISE).

    Au menu du palmarès 2018 des découvertes les plus importantes : un énorme arbre d’Amazonie, un curieux invertébré aux couleurs chatoyantes, un poisson des profondeurs ou un orang-outan déjà en grand danger.

    La biodiversité demeure encore largement méconnue sur Terre. Rien qu’en Amazonie, une nouvelle espèce est découverte tous les deux jours. C’est pour mettre à l’honneur ces nouveaux arrivés que le College of Environmental Science and Forestry (ESF) et l’International Institute for Species Exploration (IISE) dévoilent chaque année leur liste des 10 spécimens les plus emblématiques, découverts dans l’année écoulée. Mais si le jury a dû choisir entre 18.000 candidats potentiels, l’IISE rappelle que dans le même temps, 20.000 espèces disparaissent chaque année, certaines avant même d’avoir eu la chance de se faire connaître.

    Un amphipode bossu

    Nommé Epimeria quasimodo en référence au personnage de Victor Hugo à cause de son dos bossu, cet invertébré est l’une des 26 espèces d’amphipodes nouvellement découvertes dans les eaux glaciales de l’océan Antarctique. Ses couleurs éclatantes et sa structure morphologique étrange ont naturellement attiré l’attention des scientifiques.

    Epimeria quasimodo, un curieux arthropode des eaux glacées de l’Antarctique. © Cédric d’Udekem d’Acoz, Royal Belgian Institute of Natural Sciences

    Epimeria quasimodo, un curieux arthropode des eaux glacées de l’Antarctique. © Cédric d’Udekem d’Acoz, Royal Belgian Institute of Natural Sciences

    Un orang-outan déjà menacé

    En 2001, on avait séparé les orangs-outans de Sumatra (Pongo abelii) et de Bornéo (Pongo pygmaeus) en deux espèces distinctes. Cette année, de nouvelles analyses morphologiques, comportementales et génétiques ont conduit les chercheurs à sous-découper encore la population de Sumatra en une nouvelle espèce baptisée Pongo tapanuliensis. À peine mis au jour, ce grand singe est déjà classé en grand danger de disparition : il reste à peine 800 individus éparpillés dans des espaces fragmentés par la déforestation.

    Pongo tapanuliensis, une sous-espèce d’orang-outan de Sumatra. © Andrew Walmsley

    Pongo tapanuliensis, une sous-espèce d’orang-outan de Sumatra. © Andrew Walmsley

    Un arbre aux fruits géants

    Avec ses 40 mètres de haut, ses 60 tonnes et ses énormes fruits de 50 centimètres de long, on se demande comment le Dinizia jueirana-facao a pu passer inaperçu. En réalité, on pensait jusqu’ici qu’il n’existait qu’une seule espèce de Dinizia, un arbre de la famille des légumineuses, avant de s’apercevoir que celle-ci était différente. Hélas, ce magnifique végétal est déjà en danger : on n’en connaît que 25 individus, dont la moitié dans la réserve du nord du Brésil où il a été découvert.

    Il ne resterait plus que 25 spécimens de Dinizia jueirana-facao dans le monde. © Gwilym P. Lewis

    Il ne resterait plus que 25 spécimens de Dinizia jueirana-facao dans le monde. © Gwilym P. Lewis

    Un coléoptère qui joue les passagers clandestins

    Découvert au Costa Rica, Nymphister kronaueri est un minuscule coléoptère d’à peine 1,5 millimètre. Il vit exclusivement au milieu des colonies de fourmis nomades, Eciton mexicanum, et reste deux à trois semaines à un endroit pour se nourrir. Lorsque la colonie se déplace, il profite de sa ressemblance avec l’abdomen des fourmis pour s’y accrocher et se faire transporter gratuitement. 

    Nymphister kronaueri vit en harmonie avec les fourmis nomades. © D. Kronauer

    Nymphister kronaueri vit en harmonie avec les fourmis nomades. © D. Kronauer

    Le poisson des profondeurs extrêmes

    Capturé dans la fosse des Mariannes (Pacifique), Pseudoliparis swirei semble être le poisson qui vit le plus profondément dans les abysses, entre 7.000 mètres et 8.000 mètres. Un autre poisson a bien été observé à 8.143 mètres, mais il n’a jamais pu être retrouvé. De la famille des poissons-limaces, qui comprend environ 400 espèces, il est capable de résister à des pressions jusqu’à 1.000 fois supérieures à celle de la surface. Il doit son nom à un officier de la mission HMS Challenger, la première grande campagne océanographique mondiale à l’origine de la découverte de la fosse des Mariannes en 1875.

    Pseudoliparis swirei vit à plus de 7.000 mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes. © Mackenzie Gerringer, university of Washington, Schmidt Ocean Institute

    Pseudoliparis swirei vit à plus de 7.000 mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes. © Mackenzie Gerringer, university of Washington, Schmidt Ocean Institute

    Des « cheveux de Venus » sur le cratère d’un volcan

    Lorsque le volcan sous-marin Tagoro, dans les îles Canaries, est entré en éruption en 2011, il a entraîné une brutale hausse des températures et rejeté de grosses quantités de sulfure d’hydrogène et de gaz carbonique, détruisant une grande partie de l’écosystème. Trois ans plus tard, des chercheurs ont découvert qu’une bactérie filamenteuse, surnommée « cheveux de Venus » (Thiolava veneris pour le nom scientifique), colonisait la nouvelle couche autour du cratère. À 130 mètres de profondeur, elle forme un épais matelas recouvrant environ 2.000 mètres carrés.

    Avec ses longs filaments blancs, Thiolava veneris forme un épais matelas de 2.000 m2. © Miquel Canals, university of Barcelona

    Avec ses longs filaments blancs, Thiolava veneris forme un épais matelas de 2.000 m2. © Miquel Canals, university of Barcelona

    Une fleur mauve sans photosynthèse

    Alors que la plupart des végétaux sont autotrophes, c’est-à-dire qu’ils fabriquent eux-mêmes leur matière organique par la photosynthèse, Sciaphila sugimotoi est hétérotrophe : elle puise ses nutriments dans des champignons avec lesquels elle vit en symbiose. Sa découverte sur l’île d’Ishigaki, au Japon, constitue une réelle surprise car la flore japonaise est déjà très précisément documentée. Cinquante spécimens seulement de cette fleur de 10 centimètres de haut ont été dénombrés dans une forêt

    Sciaphila sugimotoi puise ses nutriments dans le champignon avec lequel elle vit en symbiose. © Takaomi Sugimoto

    Sciaphila sugimotoi puise ses nutriments dans le champignon avec lequel elle vit en symbiose. © Takaomi Sugimoto

    Un lion marsupial aux dents longues

    Wakaleo schouteni vivait il y a plus de 23 millions d’années dans les forêts du Queensland, en Australie. La découverte du fossile de ce féroce lion marsupial a permis d’établir son portrait. Pesant autour de 25 kg, le poids d’un chien husky sibérien, il passait une partie de son temps… dans les arbres et avait sans doute adopté un régime omnivore. Il s’agirait de la deuxième espèce de lion marsupial de l’Oligocène après Wakaleo pitikantensis, découvert en 1961.

    Une illustration du lion marsupial Wakaleo schouteni, qui vivait il y a 23 millions d’années. © Peter Schouten

    Une illustration du lion marsupial Wakaleo schouteni, qui vivait il y a 23 millions d’années. © Peter Schouten

    Un coléoptère cavernicole

    Habitant des cavernes, Xuedytes bellus s’est adapté à vivre dans l’obscurité totale : ce coléoptère a perdu ses ailes, ses yeux et sa pigmentation. Il a aussi subi une élongation de sa tête et de son thorax, et mesure neuf millimètres environ. Il a été découvert dans une grotte du sud de la Chine, dans la province du Guangxi. Cette région karstique est particulièrement riche en grottes dans lesquelles on recense une grande variété de carabidés : pas moins de 130 espèces réparties en 50 genres y ont été identifiées.

    Vivant dans l’obscurité totale, Xuedytes bellus a adapté sa morphologie à son environnement. © Sunbin Huang and Mingyi Tian

    Vivant dans l’obscurité totale, Xuedytes bellus a adapté sa morphologie à son environnement. © Sunbin Huang and Mingyi Tian

    Un eucaryote harponneur

    Découvert par hasard dans un aquarium de San Diego (Californie), cet eucaryote unicellulaire nommé Ancoracysta twista possède un génome particulièrement riche et une activité mitochondriale. Son flagelle en forme de fouet lui sert de harpon pour immobiliser ses proies et pour se propulser dans l’eau. Il doit son nom au mouvement qu’il fait en se déplaçant (twirlsignifiant tournoyer en anglais).

    Ancoracysta twista possède un énorme génome. © Denis V. Tiknonenkov

    Ancoracysta twista possède un énorme génome. © Denis V. Tiknonenkov

    https://www.futura-sciences.com/

Quel est ce "poisson fossile" pêché dans le Mississippi ?


Ce poisson a l’allure d’un alligator péché aux États-Unis, a traverser 100 millions d’années pour devenir à notre époque, une espèce menacée. Sa disparition serait une grande perte pour l’écosystème, c’est un prédateur contre une espèce invasive, les carpes asiatiques
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Quel est ce « poisson fossile » pêché dans le Mississippi ?

 

Garpique alligator

Un garpique alligator peut mesurer plusieurs mètres.

© BONY/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Le garpique alligator est un immense poisson d’eau douce, dont la population est en déclin.

Deux pêcheurs ont sorti un véritable monstre marin des profondeurs : un garpique alligator (Atractosteus spatula) de plus de 80 kilos et mesurant 2 mètres, rapporte le New York Post. C’est au Mississippi, Etat situé au sud des Etats-Unis, que les deux hommes ont fait une telle prise.

Voir l'image sur Twitter

 

Selon The Nature Conservancy, une organisation de protection de l’environnement, cette espèce fait partie des plus grands poissons d’eau douce du monde entier. Souvent appelée « poisson fossile » ou encore « poisson primitif », elle serait apparue il y a 100 millions d’années. Si les dimensions du spécimen pêché sont impressionnantes, elles ne représentent pas les dimensions maximales que peuvent atteindre l’espèce. En effet, selon l’ONG, ce poisson de la famille des Lepisosteidae peut atteindre plus de 3 mètres de long et peser plus de 130 kilos ! Malgré leur nom, leur dimension impressionnante et surtout leurs dents acérées, les garpiques alligators ne constituent pas une menace pour l’espèce humaine.

La population du garpique alligator est en déclin

« Depuis le milieu du 20e siècle, les garpiques alligators font face à un déclin important de leur population pour plusieurs raisons », explique The Nature Conservancy.

Ces animaux souffrent de la détérioration de leur habitat. Notamment de la construction de barrages mais aussi de la surpêche. Or, leur disparition a une répercussion sur tout l’écosystème : en effet, les garpiques alligators seraient particulièrement friands des carpes asiatiques, des espèces invasives qui pullulent dans le bassin du Mississippi. Malgré la menace qui pèse sur cette espèce selon l’ONG, aucune mention d’elle n’est faite dans la base de données des espèces menacées de l’US Fish & Wildlife Service ni dans la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

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Un oiseau rare nourri à la marionnette pour sauver son espèce


Pour une fois, qu’il y a du positif dans des zoos, comme le zoo de Prague. La Pirolle à queue courte, est une espèce en danger. Les causes ? Comme d’habitude la perte de son habitat causé par la déforestation, l’agriculture et le braconnage pour les vendre et mettre en cage pour souligner le statut social des personnes égoïsmes, sauf que pour l’oiseau, les change de survie en cage est mince. Certains zoos comme Prague essaie de sauver l’espèce, par contre le zoo de Prague à opté pour nourrir l’oisillon une marionnette de substitution pour éviter l’imprégnation. Pourquoi pas les parents ? Il arrive que les parents se sentent menacés et qu’ils deviennent des cannibales. Donc, le zoo met toutes les chances de survie pour l’oisillon
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Un oiseau rare nourri à la marionnette pour sauver son espèce

 

Nourissage de jeune pirolle au zoo de Prague

Au zoo de Prague, la jeune Pirolle à queue courte de Java est nourrie avec l’aide d’une marionnette qui affecte les traits distinctifs de son espèce. Cette méthode permet d’éviter l’imprégnation.

AFP – MICHAL CIZEK

Par Guillet Emmanuel

La Pirolle à queue courte de Java est un oiseau extrêmement rare, quasiment disparu à l’état sauvage. La survie de son espèce ne dépend plus que de la réussite de son programme d’élevage. Le zoo de Prague innove pour permettre une meilleure réussite de celui qui se déroule en son sein.

C’est un petit pas vers l’espoir pour la Pirolle à queue courte (Cissa Thalassina). Cette cousine du corbeau, de la corneille ou de la pie est l’un des oiseaux les plus menacés du monde. L’oiseau, endémique des forêts montagnardes de l’île de Java, est en effet classé depuis 2012 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sur la liste des animaux en danger critique d’extinction. Selon les estimations les plus pessimistes, il n’en resterait guère plus d’une centaine, libre ou en captivité. La Pirolle à queue courte est victime de la perte de son habitat liée à la déforestation et à l’expansion agricole et du braconnage. Posséder cet oiseau est, à Java, un symbole de réussite sociale et sa rareté augmente sa valeur financière. Malheureusement les oiseaux sauvages ne survivent guère une fois mis en cage.

C’est pourquoi la Pirolle à queue courte est l’objet de programmes de reproduction et d’élevage en captivité menés par l’Asian Songbird Alliance de l’EAZA dans des centres d’élevage à Java comme le Cikananga wildlife center, près de la ville de Sukabumi. En Europe, les zoos de Chester et de Prague entre autres y participent. Et celui de Prague vient d’enregistrer une petite victoire puisqu’il vient de voir un oisillon naître en mars 2018. Il s’agissait par ailleurs de la cinquième naissance de Pirolle à queue courte dans ce zoo.

Une difficulté à surmonter pour élever les oisillons

Le problème était, après la naissance, d’élever l’oisillon pour qu’il devienne adulte et puisse se reproduire. Pour cela, l’écueil à éviter était l’imprégnation de l’oisillon par un humain. L’imprégnation est un phénomène mis en évidence pour la première fois par l’éthologue Konrad Lorenz avec ses oies cendrées. Il a ainsi montré comment dès leur arrivée au monde, les oisillons sont marqués par le premier sujet en mouvement. S’il s’agit de leur mère, ils la suivront normalement. Mais s’il s’agit d’un autre oiseau, animal ou humain – voire d’un objet pour peu qu’il bouge – ils seront marqués de la même manière. Cet autre individu sera considéré comme leur « mère ». 

Mais cette empreinte à la naissance joue aussi un rôle dans le choix des préférences sexuelles de l’oiseau. Pour sa parade nuptiale, l’oiseau privilégiera toujours l’espèce qui l’a imprégnée. Un corbeau ou un dindon imprégné par un humain fera sa parade nuptiale préférentiellement à destination des humains. Ce qui serait gênant pour une espèce aussi menacée que la Pirolle à queue courte.

Le petit de la Pirolle à queue courte de Prague est nourri manuellement, à la pince à épiler, grâce à une marionnette qui permet d’éviter l’imprégnation. © AFP – MICHAL CIZEK

L’oisillon du zoo de Prague avait été retiré à ses parents – s’ils se sentent menacés, les pirolles n’hésitent pas à cannibaliser leur nid, ce qui n’aide pas à la conservation de l’espèce. il fallait donc le nourrir et le soigner sans permettre d’empreinte. L’astuce utilisée par les soigneurs du zoo est brillante de simplicité. Le petit oisillon est nourri par les soigneurs à travers une sorte de manchon affectant grossièrement la forme et les couleurs de adultes de son espèce. Cette mère de substitution lui inculque en même temps le goût de sa propre espèce. La marionnette n’a même pas à être une copie fidèle d’une pirolle adulte ! Elle doit avoir les marques de signalisation typique de l’espèce : un bec rouge distinct et un masque noir sur fond vert clair.

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Une tortue australienne punk classée parmi les reptiles menacés


Une tortue très particulière, la tortue de la Mary River ou connu aussi comme tortue punk en Australie. Elle respire, urine ou ponds ses oeufs par son derrière. Cela lui permet de rester plus longtemps dans l’eau. Son allure punk est du a des algues qui lui donne cette coupe unique. Son allure l’a rendu célèbre que des personnes insoucieuses, on fait de cette espèce, un animal de compagnie et pour les autres leurs habitats qui disparait de plus en plus
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Une tortue australienne punk classée parmi les reptiles menacés

 

Reconnue comme une espèce à part seulement en... (PHOTO AFP/ZSL)

Reconnue comme une espèce à part seulement en 1994, cette tortue a souffert de sa popularité comme animal de compagnie dans les années 1970 et 80.

PHOTO AFP/ZSL

 

Agence France-Presse
PARIS

La tortue de la Mary River, en Australie, parfois affublée d’une crête d’algues qui lui donne des allures de punk, a rejoint la liste des reptiles menacés de la Zoological Society of London (ZSL), qui comprend aussi de nombreux lézards et serpents.

Cette tortue, dont le nom scientifique est Elusor macrurus, vit dans l’État australien du Queensland et en particulier dans les eaux du fleuve Mary.

Elle est «très particulière», souligne dans un communiqué la ZSL, qui ajouté cette semaine 100 nouvelles espèces de reptiles à sa liste EDGE, créée en 2007.

La tortue de la Mary River dispose d’organes, les cloaques, qui lui servent non seulement à uriner ou à pondre ses oeufs, mais aussi à respirer sous l’eau à travers la peau.

«Cette tortue est capable de rester très longtemps sous l’eau – jusqu’à trois jours – sans revenir à la surface, grâce à cette étrange capacité à respirer à travers son arrière-train», a expliqué à l’AFP Rikki Gumbs de l’Imperial College London, qui a participé à la liste EDGE.

Autre particularité de l’espèce : certains individus se retrouvent affublés d’une crête verte fluorescente, en fait des algues.

«La tortue de la Mary River passe tellement de temps immergée sous l’eau que certaines se retrouvent couvertes d’algues et peuvent finir avec des coupes assez impressionnantes!, s’enflamme Rikki Gumbs.

Reconnue comme une espèce à part seulement en 1994, cette tortue a souffert de sa popularité comme animal de compagnie dans les années 1970 et 80. Elle a vu aussi son habitat naturel détruit à cause de la construction de barrages. Ses oeufs sont prélevés pour le commerce d’animaux, alors que sa maturité sexuelle est tardive, parfois pas avant 25 ans.

«Les reptiles sont souvent la dernière roue du carrosse en termes de préservation», déplore Rikki Gumbs. «Comme les tigres, les rhinocéros et les éléphants, il est vital de faire tout notre possible pour sauver ces animaux uniques et trop souvent négligés», selon lui.

La liste EDGE comprend aussi le caméléon Brookesia minima de Madagascar, qui mesure tout juste trois centimètres, ou encore le crocodile Gavial du Gange.

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Il n’existe plus de chevaux sauvages sur Terre


Longtemps, les chercheurs ont cru que les chevaux Przewalski étaient une race sauvages, mais en décortiquant le génome de la plus vieille race de chevaux domestiqués, les chevaux de Botai, ils ont découvert que les chevaux Przewalski étaient leurs descendants. Alors, il n’y a plus de chevaux sauvages en ce monde. Par contre la race Przewalski doit être protégé, car ils ont retrouvé leur liberté
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Il n’existe plus de chevaux sauvages sur Terre

 

Cette découverte inattendue qui signifie que les chevaux... (PHOTO  GENYA SAVILOV, ARCHIVES AFP)

 

Cette découverte inattendue qui signifie que les chevaux de Przewalski (photo) n’étaient pas sauvages à l’origine.

PHOTO GENYA SAVILOV, ARCHIVES AFP

 

KERRY SHERIDAN
Agence France-Presse
MIAMI

Il n’existe plus de chevaux sauvages sur Terre ont annoncé jeudi des chercheurs, une découverte basée sur une nouvelle analyse ADN qui redessine l’arbre généalogique de la famille de ces équidés.

Il s’est avéré que ceux que l’on croyait être les derniers chevaux à l’état sauvage de notre planète – les chevaux de Przewalski – étaient en réalité des animaux domestiqués ayant échappé à leurs propriétaires, selon cette étude publiée dans la revue Science.

«C’était une énorme surprise», a confié Sandra Olsen, coauteure de l’étude et conservatrice à l’institut de la biodiversité et du musée d’histoire naturelle de l’Université du Kansas.

«Cela signifie qu’il n’y a plus de chevaux sauvages sur Terre — et c’est ça qui est triste», s’est-elle désolée.

L’étude se base sur des recherches archéologiques menées sur deux sites au nord du Kazakhstan, Botai and Krasnyi Yar, où les scientifiques ont découvert des preuves d’une domestication du cheval datant d’il y a plus de 5000 ans.

Les chercheurs internationaux ont séquencé les génomes de 20 chevaux de Botai, en utilisant notamment des dents et des os exhumés sur les sites.

En les comparant à des génomes déjà connus de chevaux modernes et anciens, les scientifiques ont découvert que les équidés de Przewalski descendaient en réalité des chevaux de Botai, les équidés domestiqués connus les plus anciens.

Une découverte inattendue qui signifie que les chevaux de Przewalski n’étaient pas sauvages à l’origine.

Ces révélations sont «super intéressantes» confie à l’AFP Beth Shapiro, professeure d’écologie et de biologie évolutive à l’université de Californie de Santa Cruz.

Et Mme Shapiro, qui n’a pas participé à l’étude, d’ajouter: «Remplacer le mot «sauvage» par «naturel» est un changement sémantique qui pourrait mieux refléter leur évolution historique, mais ne devrait pas changer leur statut. Nous devrions continuer à protéger les chevaux de Przewalski comme une population de chevaux sauvages».

L’équidé de Przewalski est une espèce menacée selon l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Découverte au XIXe siècle en Mongolie par l’explorateur russe Nikolaï Przewalski, l’espèce a subitement connu une forte popularité en Europe, au point que les chevaux ont été abondamment capturés pour alimenter les zoos du Vieux Continent.

Plusieurs programmes de réintroduction ont été mis en place depuis que l’espèce a été éteinte dans la nature dans les années 1960.

Cette découverte mène à un nouveau défi, résumé dans le communiqué du CNRS français: «L’origine des chevaux domestiques modernes doit être recherchée ailleurs».

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Indignation après la découverte d’un koala vissé à un poteau


Un koala, une espèce menacée, a été vissés après un poteau avec des vis industrielles. On ne sait pas si l’animal à été vivant ou mort, lors de l’acte macabre, une chose de sûr, c’est un acte gratuit et insensé
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Indignation après la découverte d’un koala vissé à un poteau

 

Les koalas, marsupiaux emblématiques du vaste pays-continent, sont... (PHOTO AFP)

Les koalas, marsupiaux emblématiques du vaste pays-continent, sont de plus en plus menacés en Australie.

PHOTO AFP

 

Agence France-Presse
Sydney

Un koala mort a été retrouvé vissé à un poteau en Australie, un acte «révoltant» qui a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux.

Koala Rescue Queensland (KRQ), association de défense du marsupial, avait été alertée mercredi du fait qu’un de ces animaux avait grimpé sur un abri à pique-nique dans un parc près de Gympie, dans l’est de l’Australie.

Mais en arrivant sur les lieux, la KRQ a découvert que le koala était mort et avait été vissé à un poteau.

«Ce pauvre koala a été vissé à un poteau avec des vis industrielles», a dit l’association sur Facebook. «Il est décédé mais on ne sait pas s’il l’était au moment où il a été fixé à la structure».

Le président de KRQ Murray Chambers s’est dit révolté.

«On a eu quelques fois des koalas atteints par balles. Ils ont été délibérément renversés en voiture mais c’est la première fois qu’un cinglé visse un koala à un bâtiment», a-t-il dit au groupe de médias ABC.

«Qu’est-ce qui ne va pas dans notre société? Ca fait tout simplement profondément mal au coeur».

Les internautes dénonçaient sur la page Facebook de l’association un «acte révoltant».

«Absolument épouvantable», déclarait Elly Bunting. «J’espère que ces moins que rien seront arrêtés et punis, et pas avec une tape sur la main».

Les koalas, marsupiaux emblématiques du vaste pays-continent, sont de plus en plus menacés en Australie. Ils sont victimes du changement climatique, de la perte de leur habitat, des attaques de chiens, des accidents de voiture, des incendies de forêt et des infections à chlamydiae.

À l’arrivée des premiers colons britanniques en 1788, les koalas étaient plus de 10 millions. Comme ils vivent haut perchés dans les arbres, leur nombre est difficile à évaluer mais ils étaient estimés à 330 000 en 2012.

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Trophées d’éléphants: face au tollé, Trump recule


Alors que l’administration avait autorisé l’entrée aux États-Unis des trophées de la chasse de loisir des éléphants provenant du Zimbabwe et de la Zambie, ce fut un raz-de-marée de protestation envers une espèce menacée de disparition. Cela a suffit pour faire marche arrière sur cette décision et c’est une victoire de l’opinion public pour les éléphants Dommage par contre qu’on ne peut pas faire la même chose pour les injustices flagrantes envers les êtres humains
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Trophées d’éléphants: face au tollé, Trump recule

 

Les associations de défense des animaux et de... (AFP)

Les associations de défense des animaux et de l’environnement aux États-Unis et à travers le monde étaient vent debout depuis jeudi contre la décision, qui revenait sur une interdiction imposée par la précédente administration de Barack Obama.

Agence France-Presse

Donald Trump a gelé vendredi soir l’autorisation d’importer des trophées d’éléphants tués au Zimbabwe et en Zambie, vingt-quatre heures seulement après l’annonce très controversée par son administration de réinstaurer ces permis.

Les associations de défense des animaux et de l’environnement aux États-Unis et à travers le monde étaient vent debout depuis jeudi contre la décision, qui revenait sur une interdiction imposée par la précédente administration de Barack Obama.

Le président Donald Trump a annoncé sur Twitter le «gel de la décision sur les trophées le temps qu'(il) vérifie les faits sur la conservation», promettant de donner «rapidement» des nouvelles sur la question en compagnie de son ministre des Ressources naturelles, Ryan Zinke.

Le milliardaire républicain semble avoir tenu compte du tollé quasi-unanime de la décision, qui rouvrait la possibilité pour les chasseurs américains de revenir aux États-Unis par exemple avec des pieds, des têtes, ou encore de très recherchées défenses d’ivoire d’éléphants.

L’U.S. Fish & Wildlife Service (USFWS), l’agence fédérale américaine chargée des questions de chasse et de pêche, a en effet annoncé jeudi qu’elle allait «émettre des permis autorisant l’importation des trophées d’éléphants chassés par loisir au Zimbabwe à partir du 21 janvier 2016 et jusqu’au 31 décembre 2018».

Cela était également valable pour la Zambie, selon son site internet.

L’administration du président républicain exploitait pour ce faire un aspect de la loi américaine sur les espèces en danger, qui stipule que l’importation de tels trophées peut être légale si preuve est apportée que la chasse bénéficie à la conservation plus large des espèces.

Brigitte Bardot contre Donald Trump

«La chasse pour le loisir, légale, bien encadrée, dans le cadre d’un programme, peut bénéficier à la conservation de certaines espèces en incitant les populations locales à conserver les espèces et en injectant l’argent dans la conservation», expliquait ainsi l’USFWS jeudi.

Dans une lettre adressée vendredi avant l’annonce du gel par le président républicain, dont les deux fils aînés Eric et Donald Jr sont connus pour être des amateurs de chasse en Afrique, Brigitte Bardot a dénoncé la décision.

«Aucun despote au monde ne peut prendre la responsabilité de faire disparaitre une espèce millénaire faisant partie du patrimoine mondial de l’humanité», a écrit l’ancienne actrice française qui a créé la Fondation Brigitte Bardot pour la protection des animaux.

«L’éléphant est un animal sacré, magique, unique, respecté, et protégé. En agissant de manière aussi indigne vous confirmez les rumeurs qui doutent de vos capacités présidentielles», a écrit la star de 83 ans, dénonçant «la décadente autorité mortifère à laquelle vous soumettez le règne animal et végétal dans son ensemble».

Selon l’organisation Great Elephant Census, le nombre de pachydermes a chuté de 30% entre 2007 et 2014 en Afrique, avec une baisse de 6% pour le Zimbabwe.

De nombreuses associations américaines avaient, à l’instar de The Elephant Project, déploré un «comportement répréhensible de l’administration Trump». «100 éléphants sont déjà tués chaque jour. Cela mènera à davantage de braconnage», avait souligné l’organisation.

Pour sa part, le centre américain pour la biodiversité avait déploré qu’en autorisant à faire entrer «des têtes, des pieds et des queues d’éléphants morts aux États-Unis», Donald Trump «légalise le fait de tuer des éléphants menacés».

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AUSTRALIE. Une ville en "état d’urgence" suite à une invasion de chauve-souris


L’Australie a encore des problèmes avec ses animaux, cette fois-ci, ce sont des chauves-souris qui ont élu domicile près des habitations. Même, s’ils ne sont pas dangereux pour l’homme (mais peut transmettre des virus), ils doivent chercher des solutions sans pour autant nuire a cette espèce qui est protégée
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AUSTRALIE. Une ville en « état d’urgence » suite à une invasion de chauve-souris

 

Un essaim de milliers de Renards volants, Pteropus poliocephalus, en 2014 à Townsville, dans le nord-est de l'Australie. © Scott Radford-Chisholm//REX/SIPA

Un essaim de milliers de Renards volants, Pteropus poliocephalus, en 2014 à Townsville, dans le nord-est de l’Australie. © Scott Radford-Chisholm//REX/SIPA

Par Félix Gouty

Fin avril 2016, 100.000 chauves-souris – des « Renards volants » – se sont soudainement installés sur les arbres et hauteurs de Bateman’s Bay. Une invasion presque cauchemardesque, difficile à gérer.

INVASION. Imaginez Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock, mais avec des chauve-souris Australiennes d’un mètre d’envergure : ça fait peur, n’est-ce pas ? C’est une réalité à laquelle fait face aujourd’hui une ville de la côte est de l’Australie, Bateman’s Bay (du nom de Nathaniel Bateman, l’un des fondateurs de la ville, et non de Batman, l’homme chauve-souris des comic books!). Depuis quelques jours, près de 100.000 de ces animaux ailés y ont pris résidence. Identifiés comme appartenant à l’espèce Pteropus poliocephalus, ils sont caractérisés par un long museau et un pelage noir et orangé – d’où leur nom, communément utilisé, de « Renards volants« . Plutôt inoffensives pour l’homme, ces chauves-souris produisent néanmoins un brouhaha monstre, et des déjections très malodorantes d’après les habitants, obligés de rester cloîtrés chez eux, les fenêtres fermées. Paralysée par cette invasion, Bateman’s Bay a été placée en « état d’urgence » par le gouvernement régional de la Nouvelle-Galles du Sud, qui compte débloquer 1,8 millions de dollars Australiens (soit 2,2 millions d’euros) pour régler la situation. Il est cependant difficile d’écarter aussi facilement Petropus poliocephalus, qui est une espèce menacée. La seule solution abordable pour la déloger est une technique comme l’enfumage, pratiqué en apiculture pour calmer les abeilles. En outre, plus radicale encore, des habitants excédés auraient déjà commencé à couper les arbres où les chauve-souris nichent.

Pourquoi une telle invasion ?

Deux hypothèses pourraient être faites sur les raisons de ce déménagement soudain d’autant de Renards volants à Bateman’s Bay. Entre les mois de mars et mai, ces animaux sont généralement en pleine période de reproduction, et ainsi ont tendance à s’installer dans des endroits adéquats pour ce genre de comportements naturels (à l’instar de la chauve-souris Molosse du Brésil, Tadarida brasiliensis). Autre possibilité : en manque de nourriture (fruits, nectars et pollens essentiellement) dans la forêt humide d’Eucalyptus où elles nichaient, ces chauves-souris ont pu chercher à migrer vers un lieu plus riche – Bateman’s Bay, par exemple. Les habitants de cette ville Australienne doivent donc simplement s’armer de patience, puisque tôt ou tard cette population (20% estimé du nombre d’individus de cette espèce sur le continent) devrait déménager une fois les ressources épuisées ou la période de reproduction achevée. Cependant, en attendant, les autorités tiennent à rester très vigilantes, interdisant toutes sortes de contact avec ces chauves-souris. En effet, Petropus poliocephalus peut être porteur de l’henipavirus, possiblement transmissible à l’homme …

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Les bestioles des dessins animés ne sont pas des animaux de compagnie!


Les animaux dans les films et dessins animés sont souvent victimes de leur popularité. Quand ces films deviennent un succès, ces animaux souvent sauvages deviennent malgré eux des animaux de compagnie et pourtant, ils ne sont pas adaptés dans ce genre d’environnement. Des problèmes d’adaptations font que leur maître finissent par s’en débarrasser dans des refuges ou pire encore … c’est la mort pour eux. Bref, agir sans réfléchir aux conséquences c’est être irresponsable, surtout que ces animaux pourraient faire partie des espèces menacés, s’ils ne le sont pas déjà
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Les bestioles des dessins animés ne sont pas des animaux de compagnie!

Finnick, le fennec de «Zootopie» (The Walt Disney Company France), et les poissons-clowns du «Monde de Nemo» (Walt Disney), personnages qui ont conquis le public, qui a voulu avoir d’aussi mignons animaux à la maison

Finnick, le fennec de «Zootopie» (The Walt Disney Company France), et les poissons-clowns du «Monde de Nemo» (Walt Disney), personnages qui ont conquis le public, qui a voulu avoir d’aussi mignons animaux à la maison

Claire Molloy

Nombreux sont les films grand public qui ont lancé des envies de transformer des animaux sauvages en animaux de compagnie. Des phénomènes de mode inquiétants.

Nombre de films et de programmes télé ont pour personnages principaux des animaux au comportement amical et joyeux, souvent dotés de traits de caractère humains. C’est évidemment bien mieux que d’en faire des monstres mais, en agissant de la sorte, ces divertissements suscitent chez les spectateurs l’envie de les transformer en animaux de compagnie.

Le dernier film d’animation de Disney en est un exemple flagrant. Intitulé Zootopie,Zootropolis ou encore Zoomania en fonction de là où vous habitez, on y découvre un malicieux fennec; ce petit renard de la taille d’un chat arbore de remarquables oreilles, très grandes, qui lui permettent de se maintenir au frais dans son Sahara natal.

Répondant au nom de Finnick, le fennec de Disney n’apparaît que dans quelques scènes; c’est un personnage secondaire, le premier rôle revenant à un renard roux appelé Nick Wilde. Mais ces quelques moments furent suffisants pour conquérir les spectateurs. Après la sortie du film dans les salles chinoises, on a ainsi noté une explosion des demandes de fennecs pour en faire des animaux de compagnie, ce pour quoi ils sont totalement inadaptés.

Si la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature n’indique pas que cette espèce soit menacée, ce film pourrait malheureusement changer la donne. Et la capture des fennecs –pour être vendus aux touristes ou exhibés– constitue déjà la principale menace qui pèse sur ces animaux d’Afrique du Nord. La fièvre chinoise pour ces petits mammifères pourrait considérablement accroître ce phénomène.

Cette hypothèse pourrait bien se voir confirmée: le passé fourmille d’exemples de films à gros budget ou de séries TV grand public ayant lancé des modes d’animaux de compagnie, en jouant la carte de l’anthropomorphisme ou de l’exotisme.

Recrudescence d’abandons

Prenons les chiens. Plusieurs races de gros animaux, plutôt rares et difficiles à garder chez soi, ont connu une célébrité soudaine en apparaissant dans des films: on pense au saint-bernard de Beethoven, au dogue de Bordeaux de Turner et Hooch, ou encore au mâtin de Naples de la saga des Harry Potter.

Scènes tirées des films Beethoven, Turner et Hooch et de la saga Harry Potter

Dans le désormais culte Les 101 Dalmatiens, si les chiens à taches sont présentés comme de gentils toutous, câlins et drôles, la réalité est bien différente et les spécialistes ne manquent pas de souligner que ces chiens possèdent un fort caractère, qu’ils ont besoin de se défouler et que leur comportement peut parfois se révéler destructeur. En 1997, des organisations de secours rapportèrent que le nombre de dalmatiens abandonnés aux États-Unis avait plus que doublé.

Il en a été de même récemment avec les malamutes de l’Alaska, les huskies de Sibérie et d’autres races de chiens tirant sur le loup après l’apparition de ces derniers et de races canines inuites du Nord dans Game of Thrones et la saga Twilight. Entre 2010 et 2014, le nombre de ces chiens abandonnés avait triplé au Royaume-Uni. Beaucoup de propriétaires n’avaient en effet pas su gérer le quotidien avec des animaux imposants aux besoins bien réels en matière d’exercice, de vie sociale et/ou de stimulation mentale.

Les chiens ne sont pas les seuls concernés : la vente de tortues a aussi connu un véritable boom après la sortie des Tortues Ninja. L’organisme de bienfaisance American Tortoise Rescue a indiqué que ces animaux avaient pour la plupart fini dans les toilettes, quand ils n’avaient pas été tués ou abandonnés.

Dans le désormais culte Les 101 Dalmatiens, si les chiens à taches sont présentés comme de gentils toutous, câlins et drôles, la réalité est bien différente

Les animaleries ont de même croulé sous les demandes de poissons-clowns à l’occasion de la sortie en salles du Monde de Nemo en 2003 et ce malgré le coût élevé et la difficulté que représente l’entretien de poissons originaires des récifs coralliens. Et avec Hedwig, le hibou de la saga Harry Potter, on assista à une recrudescence d’abandon de ces rapaces dans les refuges.

Fausse image

Les chimpanzés sont également victimes, et ce depuis des décennies, de l’image fausse que véhiculent les médias à leur propos. Cette espèce est aujourd’hui menacée, son commerce illégal constituant l’un des principaux dangers qui pèsent sur ces animaux. Car, pour les capturer, on tue habituellement la femelle afin de s’emparer de son petit.

Si quantité de films et de programmes télé présentent les chimpanzés comme de gentils animaux, aimant faire les clowns, ils ne sont aucunement adaptés à la domesticité. Quand ils atteignent la maturité, vers 5 ans, ils peuvent représenter un risque pour les humains, en mordant ou en agressant. Beaucoup finissent alors dans les laboratoires de recherche, quelques chanceux trouvant asile dans des refuges spécialisés.

Ces phénomènes de mode sont à la fois désolants et inquiétants; l’industrie du divertissement devrait prendre ses responsabilités en la matière, même s’il existe quelques initiatives positives qui se proposent de fournir aux spectateurs des informations sur les espèces présentées à l’écran.

Mais la responsabilité nous incombe tout autant et la façon dont nous envisageons les rapports entre hommes et animaux mérite réflexion. Cette dernière pourrait commencer par la reconnaissance que les animaux sont des êtres «sentients», dotés de besoins propres.

Cet article est paru sur le site The Conversation le 6 mai 2016

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