Des guêpes d’Asie pour freiner l’agrile


Et nous y voilà, pour se débarrasser d’espèces étrangères envahissantes, on fait venir d’autres insectes qui sont les ennemis de l’agrile du frêne. Je comprend que les biologistes sont inquiet surtout quand on voit ce que cela peut faire dans l’environnement
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Des guêpes d’Asie pour freiner l’agrile

 

L'Agence canadienne d'inspection des aliments a autorisé l'introduction... (Photothèque Le Soleil)

L’Agence canadienne d’inspection des aliments a autorisé l’introduction de deux espèces de guêpes asiatiques pour l’aider dans sa lutte contre l’agrile du frêne (photo).

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JEAN-FRANÇOIS CLICHE
Le Soleil

(Québec) L’Agence canadienne d’inspection des aliments a autorisé l’introduction de deux espèces de guêpes asiatiques pour l’aider dans sa lutte contre l’agrile du frêne, une espèce envahissante arrivée en Amérique dans les années 90 et qui a tué des dizaines de millions de frênes depuis.

La nouvelle a été ébruitée par le Ottawa Citizen et la CBC cette semaine.

Les deux guêpes, dont la taille est minuscule (de l’ordre de 1 mm de long), sont des ennemies naturelles de l’agrile. Elles pondent leurs oeufs dans les agriles, que leurs larves dévorent ensuite avant d’essaimer, tuant l’hôte au passage.

Ces parasitoïdes, notons-le, ont déjà été introduits dans la nature ces dernières années par les autorités américaines. D’ailleurs, une étude publiée dans le dernier numéro du Journal of Economic Entomology a trouvé que ces guêpes semblent bien s’adapter à leur nouvel environnement. Dans la lutte contre un insecte étranger qui a peu de prédateurs sur ce continent, c’est une bonne nouvelle, bien que la perspective d’utiliser de nouvelles espèces étrangères pour lutter contre une espèce envahissante ne plaise pas à tous les biologistes.

L’agrile du frêne a été observé pour la première fois au Québec en 2008, à Carignan. Son arrivée dans la région de la capitale est considérée comme inévitable, mais Québec et Lévis mènent un programme de surveillance pour en être averties aussitôt que possible, afin de pouvoir prendre des mesures pour freiner sa progression.

Par ailleurs, la Ville de Québec a indiqué vendredi que de nombreux frênes sur son territoire perdaient anormalement leurs feuilles, mais que ce n’est pas un signe de l’arrivée de l’agrile. Il s’agit plutôt d’un symptôme d’une maladie, l’anthracnose, causée par un champignon microscopique.

«Aucun produit, conventionnel ou biologique, n’est efficace pour lutter contre l’anthracnose. Les citoyens peuvent aider à diminuer les risques d’infestation en ratissant, puis en détruisant les feuilles mortes sur leur terrain», a fait savoir la municipalité dans un communiqué.

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Colombie-Britannique Un poisson «monstre» envahit le Canada


Ce n’est pas une chasse a l’homme mais une chasse au poisson .. un poisson qui viens d’ailleurs et qui semble bien s’acclimater a notre environnement .. sauf qu’il menace aussi les espèces indigènes de cette région ..
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Colombie-Britannique

Un poisson «monstre» envahit le Canada

 

Crédit photo : Agence QMI

Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique a confirmé vendredi avoir attrapé le fuyant poisson-serpent du Nord, une espèce envahissante venue d’Asie, qui a investi les eaux de l’étang de Central Park à Burnaby, en banlieue de Vancouver.

Selon Pêche et Océans Canada, ce prédateur vorace croît rapidement et un adulte peut atteindre 1,5 mètre ou plus. Le risque d’invasion est réel, car cette espèce envahissante est très résistante.

« Elle peut même vivre hors de l’eau pendant un certain temps – pour chasser ses proies ou trouver un nouvel habitat, dans le cas où l’ancien s’assèche. Elle peut survivre en hiver sous la glace des lacs du Nord; certaines espèces [de poisson-serpent] ont même survécu au gel! » peut-on lire sur le site du ministère canadien.

La traque pour capturer le poisson-serpent du Nord, qui gobe tout ce qu’il trouve – des poissons indigènes aux petits mammifères -, a captivé les médias locaux pendant des semaines.

L’équipe composée de membres du personnel du ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique et de la Ville de Burnaby a enfin capturé le prédateur vendredi. Il sera supprimé.

Une vidéo rendue disponible sur YouTube le 14 mai avait confirmé la présence du poisson, mais les tentatives précédentes pour le capturer avaient échoué.

(photo: Agence QMI)

Les experts craignent que le poisson s’échappe de l’étang, se propage et se reproduise rapidement, menaçant les stocks de poissons et l’écosystème en général.

Afin de mettre le grappin sur l’intrus, les experts ont partiellement drainé l’étang mercredi et jeudi, afin d’abaisser le niveau de l’eau et confiner les espèces aquatiques dans un plus petit habitat.

Puis, vendredi, ils ont utilisé des filets pour retirer toutes les espèces non locales et ont identifié celles qui sont invasives. Certains spécimens feront l’objet d’études, d’autres seront détruits.

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