L’ouragan Dorian a peut-être fait disparaître une espèce


À date, il semble que l’ouragan Dorian ait fait au moins 20 morts en plus d’avoir tout dévaster sur son passage. Il y a d’autres victimes, les plantes et les animaux. On craint que la sittelle des Bahamas déjà en danger, n’aurait pas survécu à un tel ouragan, ainsi que l’hirondelle et de la paruline jaune tous deux du Bahamas.
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L’ouragan Dorian a peut-être fait disparaître une espèce

La sittelle des Bahamas pourrait ne pas avoir survécu à l’ouragan Dorian qui a décimé les forêts de pins. © Tom Benson, Flickr

La sittelle des Bahamas pourrait ne pas avoir survécu à l’ouragan Dorian qui a décimé les forêts de pins. © Tom Benson, Flickr


Céline Deluzarche
Journaliste

L’ouragan Dorian, qui a dévasté les Bahamas entre le 1er et le 3 septembre, a fait au moins 20 victimes et laissé derrière lui un paysage de désolation.

Mais outre son impact humain et économique, il a aussi entraîné des dégâts sur la biodiversité : les forêts de pins ont été en grande partie abattues par les vents dépassant les 300 km/h et englouties dans l’eau salée. Or, ces forêts accueillent plusieurs espèces endémiques en danger, comme la sittelle des Bahamas. Cet oiseau, dont il ne restait plus que 23 individus en 2007, n’est présent que sur l’île de Grand Bahama, l’une des plus affectées par Dorian. Selon Diana Bell, biologiste à l’université d’East Anglia (Royaume-Uni), ce dernier pourrait bien lui avoir porté un coup fatal.

Pas de panique prématurée toutefois. En 2016, on avait déjà cru la sittelle disparue après le passage de l’ouragan Matthew et les scientifiques avaient fini par retrouver deux spécimens en 2018. Mais ce nombre est en lui-même insuffisant pour assurer la survie de l’espèce, et il est probable que ce passereau très fragile n’ait cette fois-ci pas résisté, estime la chercheuse. D’autres espèces d’oiseaux endémiques pourraient elles aussi avoir fait les frais de l’ouragan, comme l’hirondelle des Bahamas ou la paruline jaune des Bahamas, elles aussi en danger d’extinction. La forêt de pins est également cruciale pour certains oiseaux migrateurs qui viennent y passer l’hiver, comme la paruline de Kirtlands.

« Il faudra mener des recherches pour savoir si ces oiseaux ont survécu aux pluies et aux vents violents », prône Diana Bell.

https://www.futura-sciences.com

En Australie, un chat sauvage décime à lui seul une colonie d’oiseaux rares


J’aime les chats et je suis bien contente que Ma Fripouille ne soit pas une tueuse en série. Cependant, je comprends le dilemme de l’Australie avec un animal intrusif au pays. Ils sont maintenant présents à 99.8 % sur le territoire australien ce qui entre 2 a plus de 6 millions de chats et qui sont responsable de 377 millions d’oiseaux et de 649 reptiles chaque année. Beaucoup d’espèces sont menacées. Les castrés ne les arrêtent pas à chasser. Alors qu’elle serait la meilleure solution ? Tous les tuer ? Brigitte Bardot qualifie cela comme un génocide, ce qui est vrai, mais les chats font tout autant. Je trouve cela triste qu’il en arrive jusque-là, mais entre la faune et les chats …
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En Australie, un chat sauvage décime à lui seul une colonie d’oiseaux rares

Les chats, de dangereux meurtriers, à l'origine de la mort de 377 millions d'oiseaux et 649 millions de reptiles chaque année. | Jonnelle Yankovitch via Unsplash

Les chats, de dangereux meurtriers, à l’origine de la mort de 377 millions d’oiseaux et 649 millions de reptiles chaque année. | Jonnelle Yankovitch via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Repéré sur The Atlantic

L’histoire d’un chat qui sème la terreur dans une réserve ornithologique

Il est tard. La nuit est tombée sur la ville de Mandurah en Australie. Dans la réserve des sternes néréis, une espèce en voie de disparition endémiqued’Australie, il n’y a que quelques cris d’oiseaux pour briser le silence.

Une forme se détache entre les arbres. C’est un chat blanc et élancé, ce bandit a déjà étripé plusieurs dizaines d’oisillons. On le chasse, mais il reviendra plusieurs fois cette nuit-là. Il fera fuir moins d’un mois plus tard les quelques 220 oiseaux qui s’étaient installés là, après avoir tué à lui seul huit adultes et quarante petits.

À Mandurah, tout le monde est sous le choc. C’est que les sternes néréis avaient disparu depuis longtemps de la région. Mais en septembre, une petite cinquantaine avait été observée et la ville avait décidé de clôturer la zone pour leur permettre d’y faire leur nid.

Sensibles à la présence humaine, on avait demandé à la population de se tenir éloignée des oiseaux et de veiller à ce que chiens et chats domestiques fassent de même. C’était sans compter les chats sauvages, ou plutôt l’unique chat sauvage qui a entrepris de décimer chaque nuit la colonie d’oiseaux. Les filatures nocturnes du voisinage et des équipes de biologistes n’y ont rien fait.

Face à la menace, les oiseaux ont cessé de s’intéresser à leurs petits. Ils ne les protégeaient même plus des rapaces

. «La colonie s’est complètement désintégrée», se désole Claire Greenwell, une biologiste qui a participé aux filatures du félin, interviewée par The Atlantic.

Les sternes néréis n’auront passé que quatre mois à Mandurah.

La menace féline

Cette histoire, c’est surtout celle d’une espèce endémique qui a évolué sans jamais avoir été confrontée au chat. Il faut dire que l’Océanie est le seul continent avec l’Antarctique, où la faune s’est développée sans ce félin. C’est pourquoi le massacre des sternes néréis a pris une telle ampleur alors qu’il n’y avait qu’un seul prédateur.

Les chats sauvages sont désormais présents sur 99,8% de l’île qui abrite 83% d’espèces endémiques, peu préparées à leurs attaques. D’après les estimations d’une étude parue en 2017, ils seraient entre 2,1 millions et 6,3 millions à rôder sur les terres australiennes et responsables de la mort de 377 millions d’oiseaux et 649 millions de reptiles chaque année.

Cet incident à Mandurah fait écho à la décision du gouvernement australien en 2015 d’abattre deux millions de chats sauvages. Une mesure que Brigitte Bardot avait qualifié de «génocide animalier inhumain et ridicule».

Comme alternative, on avait évoqué la méthode «Trap, Neuter, Return» soit «capturer, castrer, libérer» pour que la population de chats sauvages s’éteigne d’elle-même, sans avoir à l’exterminer froidement. Ce félin de Mandurah était pourtant castré. À court terme, la mesure est donc inefficace pour protéger la faune australienne.

L’Australie se retrouve alors face à un dilemme: les chats ou la faune. À coup de saucisses empoisonnées, il semblerait que le choix soit déjà fait.

http://www.slate.fr/