Un million d’es­pèces sont en voie d’ex­tinc­tion à cause de l’hu­ma­nité


C’est un vrai désastre que nous sommes en grande partie responsables. Pensez-y ! 1 million d’animaux et de plantes vont disparaitre. Il parait qu’il n’est pas trop tard pour agir, à la condition que de bouger maintenant et de façon planétaire.
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Un million d’es­pèces sont en voie d’ex­tinc­tion à cause de l’hu­ma­nité

 

par  Mathilda Caron

Selon un rapport de 1800 pages publié ce 6 mai 2019 par la Plate­forme inter­gou­ver­ne­men­tale sur la biodi­ver­sité et les services écosys­té­miques (IPBES), un million d’es­pèces animales et végé­tales sont mena­cées d’ex­tinc­tion au cours des prochaines décen­nies.

Élaboré durant ces trois dernières années par 145 experts issus de 50 pays, il s’agit du premier rapport inter­gou­ver­ne­men­tal de cette enver­gure, rapporte BBC News.

Pour les auteurs du rapport, la réponse mondiale est insuf­fi­sante face à cette menace inédite.

« La nature décline globa­le­ment à un rythme sans précé­dent dans l’his­toire humaine – et le taux d’ex­tinc­tion des espèces s’ac­cé­lère, provoquant dès à présent des effets graves sur les popu­la­tions humaines du monde entier. »

Le rapport nous dit pour­tant qu’il n’est pas trop tard pour agir, « mais seule­ment si nous commençons à le faire main­te­nant à tous les niveaux, du local au mondial », explique Robert Watson, le président de l’IPBES.

Depuis 1970, la popu­la­tion a doublé et l’éco­no­mie mondiale a été multi­pliée par quatre. Entre 1980 et 2000, 100 millions d’hec­tares de forêts tropi­cales ont disparu et les villes se sont consi­dé­ra­ble­ment déve­lop­pées. Toutes ces acti­vi­tés humaines ont des consé­quences drama­tiques pour le vivant.

 

Source : BBC News

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Quand la montagne se réchauffe, où vont les animaux?


A cause du changement de climat sur les montagnes, la végétation qui change, les oiseaux déménagent vers d’autres montagnes, s’ils ne réussissent pas à s’adapter, ils sont donc en danger
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Quand la montagne se réchauffe, où vont les animaux?

 

CHRISTIAN HUTTER VIA GETTY IMAGES

Une question qu’on risque malheureusement de se poser toujours plus fréquemment.

Alors que la planète se réchauffe, beaucoup d’espèces animales déménagent. Mais il en est qui se heurtent à un problème : les animaux dont l’habitat se trouve à flanc de montagne. À la recherche de températures plus fraîches, ils montent plus haut — mais arrivera un moment où il leur sera impossible de monter plus haut.

En marchant dans les pas d’une expédition similaire effectuée 32 ans plus tôt, une équipe de biologistes gravissant un pic de la cordillère des Andes, au Pérou, a constaté qu’au moins huit espèces d’oiseaux tropicaux recensées en 1985 — et observées à plusieurs reprises par la suite — ne s’y trouvaient plus. Il s’agit de huit des 16 espèces à l’origine associées à la végétation et au climat qui entourent le sommet — et comme la température est aujourd’hui plus chaude et que la végétation a commencé à changer, ces oiseaux sont, au mieux, partis vers d’autres montagnes. Au pire, ils n’ont pas réussi à s’adapter.

Il en était de même tout au long de l’ascension : en 30 ans, les oiseaux ont dû s’établir de 40 à 75 mètres plus haut pour jouir des mêmes températures qu’en 1985, selon l’analyse que publie l’écologiste Benjamin Freeman, de l’Université de Colombie-Britannique, dans la revue PNAS. Des déplacements similaires ont été recensés ces dernières années sur des montagnes européennes et nord-américaines — les experts appellent cela en anglais « escalator effect » — notamment avec des papillons et des petits mammifères.

https://quebec.huffingtonpost.ca

Pour les autres espèces, les humains sont cancérogènes avance une étude


C’est clair, l’être humain se comporte comme un virus face aux animaux et ils en sont malades que ce soit la pollution en général, la pollution lumineuse, la diversité génétique diminué, produit chimique, la nourriture qui n’est pas adapté aux animaux, les catastrophes nucléaires, produits chimiques.
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Pour les autres espèces, les humains sont cancérogènes avance une étude

 

Tortue

Tortue marine souffrant de plusieurs tumeurs sur la face.

© ERIC GAY/AP/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Une équipe internationale de chercheurs est persuadée que l’espèce humaine augmente, par différents processus, le nombre de cancers chez les autres espèces animales. Ils réclament plus d’études sur ce sujet.

« L’espèce humaine peut être définie comme une espèce oncogène modulant l’environnement de manière à causer des cancers chez les autres populations animales », assure une équipe internationale de chercheurs dans une étude parue le 21 mai 2018 dans la prestigieuse revue Nature Ecology & Evolution.

Selon eux, il est fort probable que les activités humaines peuvent augmenter le nombre de cancers dans les populations animales « à travers de nombreux processus ». Et dans leur étude, les scientifiques affirment également que l’impact des cancers dans les populations d’animaux sauvages est largement sous-estimé.

Pollution, lumière, nourrissage et diversité génétique

Première responsable évoquée dans l’étude : la pollution et pas seulement celle causée par les pesticides et les herbicides. Les différents contaminants trouvés aussi bien sur la terre ferme que dans l’eau sont capables de favoriser la formation de tumeurs de différentes façons : par mutations somatiques, à cause de portions ADN devenues impossibles à réparer mais aussi à cause d’effets sur le système immunitaire ou encore sur la sécrétion d’hormones. Les chercheurs n’oublient pas non plus les conséquences considérables qu’ont pu avoir les catastrophes nucléaires de Tchernobyl ou encore de Fukushima sur les espèces animales. D’ailleurs, une étude a démontré une hausse du nombre de tumeurs chez les oiseaux évoluant à proximité de la centrale nucléaire ukrainienne. Les biologistes notent également l’incidence des micro-plastiques ingérés par de nombreuses espèces animales. Si leur effet sur la santé reste méconnus (également chez l’humain), les chercheurs n’excluent pas une probable influence sur la formation de tumeurs.

Les chercheurs pointent du doigt une autre pollution : la pollution lumineuse.

« La mélatonine est une hormone possédant des propriétés anti-tumorales présente chez tous les vertébrés, expliquent-ils dans l’étude. Elle est sécrétée rythmiquement par l’épiphyse avec un pic durant la nuit pour ensuite être supprimée par la lumière et elle est impliquée dans la régulation du rythme circadien. Même une contamination lumineuse minimale est connue pour perturber la production circadienne de mélatonine et promouvoir la croissance de tumeurs chez des rats élevés en captivité ».

En outre, cet éclairage entraîne une perturbation du sommeil alors que celui-ci est lié au bon fonctionnement du système immunitaire.

L’homme agit aussi – volontairement ou non – sur le régime alimentaire des animaux en évitant de jeter ses ordures ou alors en appâtant volontairement les animaux avec de la nourriture bien souvent non adaptée.

« Des études menées sur des espèces sauvages indiquent que les effets anthropogéniques peuvent modifier le microbiote des animaux sauvages en changeant notamment la composition de leur flore intestinale par exemple en réponse à l’urbanisation chez les oiseaux », note l’étude.

Or, chez l’homme, un déséquilibre du microbiote intestinal peut favoriser l’apparition de cancers. Les chercheurs soupçonnent donc un processus identique chez les autres espèces animales.

© Simon MALFATTO, Sophie RAMIS / AFP

Dernier facteur abordé par l’étude : la diminution de la diversité génétique chez certaines espèces  notamment à cause de la fragmentation de l’habitat ou encore du braconnage. La réduction de la population et donc la baisse de la diversité génétique ne permet pas d’éliminer les gènes délétères. Ceux-ci perdurent donc, favorisant différentes pathologies dont le cancer.

« Par exemple, bien que les chiens et les chats montrent une diversité phénotypique exceptionnelle, ils ont une diversité génétique significativement plus faibles que leurs ancêtres sauvages et cela a été relié à la prévalence relativement élevée de cancer chez nos animaux de compagnie », expliquent les chercheurs.

Dans ce cas, l’homme se comporte comme un virus

Pour ces derniers, il est urgent de débuter des recherches concernant l’effet des activités humaines sur le nombre de cancers chez les autres espèces animales.

« Le cancer chez les animaux sauvages est un sujet totalement ignoré et nous voulons stimuler les recherches dessus, explique dans un communiqué Mathieu Giraudeau, auteur principal de l’étude. Nous avons récemment publié plusieurs articles théoriques à ce sujet mais maintenant, nous voulons mettre en lumière le fait que notre espèce influence grandement la prévalence de cancers chez plusieurs autres espèces animales ».

Pour Tuul Sepp, autre auteur de l’étude, l’humain est dans ce cas comparable à un virus, modifiant son environnement afin de le rendre plus adapté à lui-même favorisant parallèlement l’apparition de tumeurs.

« Concrètement, nous sommes en train de faire la même chose. Nous changeons l’environnement pour qu’il nous convienne même si ces modifications ont un effet négatif sur plusieurs espèces à différentes échelles, incluant la probabilité de développer un cancer », déplore le chercheur.

https://www.sciencesetavenir.fr/

La moitié des espèces canadiennes menacées


C’est beaucoup que la moitié des espèces canadiennes sont menacées causé par la perte d’habitat, les changements climatiques, espèces envahissantes, pourtant il y a eu des lois pour protéger des animaux et ils perdent quand même des membres. La solution serait beaucoup complexe si on veut un changement positif
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La moitié des espèces canadiennes menacées

 

Des épaulards nagent au large de Victoria.

L’épaulard du Pacifique Nord-Ouest fait partie des espèces en voie de disparition au Canada.   Photo : Eagle Wing Tours and Shorelines Photography/Valerie Shore

La population de la moitié de 903 espèces canadiennes d’oiseaux, de poissons, de mammifères, de reptiles et d’amphibiens s’est effondrée au cours des 40 dernières années, prévient une nouvelle étude.

La Presse canadienne

Ces espèces ont perdu 83 % de leurs individus entre 1970 et 2014, selon le rapport dévoilé jeudi par le Fonds mondial pour la nature (WWF). Le déclin des espèces protégées par une loi fédérale a été comparable à celui des espèces non protégées.

Le président du WWF, David Miller, a dit que, règle générale, la Loi canadienne sur les espèces en péril ne semble avoir eu aucun effet, et qu’il est maintenant « incroyablement urgent » de renverser le déclin.

L’Indice Planète Vivante (IPV) calculé par le WWF pourrait être le reflet le plus fidèle de la santé de la faune canadienne.

L’organisation environnementale a étudié 3689 populations différentes de 386 espèces d’oiseaux, 365 espèces de poissons, 106 espèces de mammifères et 46 espèces de reptiles et amphibiens. Elle a utilisé une méthode développée par la Société zoologique de Londres pour regrouper plus de 400 ensembles de données compilées par le gouvernement fédéral.

Au total, les 903 espèces étudiées ont vu leur population fondre de 8 % pendant les 44 années étudiées. Quarante-cinq espèces étaient stables et 407 se sont améliorées, notamment en raison de mesures de protection.

Les populations de gibiers d’eau, dont les marais sont protégés, ont augmenté de 54 %. Les oiseaux de proie, comme les faucons, ne sont plus menacés par le DDT, et leur population a explosé de 88 %. Sont également en hausse les populations d’animaux qui cohabitent bien avec les humains, comme les cerfs et les oies.

Gros plan sur le visage d'une grenouille léopard.

La grenouille léopard est une espèce menacée en Alberta, mais sa réintroduction dans la région des Lacs-Waterton semble prometteuse. Photo : CBC/Aquarium de Vancouver

L’étude explique que les déclins de population sont causés par des facteurs qui commencent à être bien connus : la perte d’habitat, les changements climatiques, les espèces envahissantes et la pollution.

M. Miller s’est dit surpris de constater que des lois comme la Loi canadienne sur les espèces en péril, qui a été adoptée en 2014, n’ont en rien ralenti le déclin.

La science nous démontre que cela n’a fait aucune différence concrète pour les espèces.

David Miller, président du Fonds mondial pour la nature (WWF)

Les populations des espèces mentionnées par la loi ont dégringolé de 63 % pendant la durée de l’étude. Le rapport laisse même entendre que le déclin s’est potentiellement accéléré depuis son adoption. Ce constat découle possiblement du temps qu’il faut pour agir. M. Miller rappelle par exemple qu’on savait que le béluga du Saint-Laurent était menacé bien avant l’adoption de la loi, mais que les premières protections n’ont été mises en place qu’en 2015.

« Il y a eu des délais incroyables pour adopter les mesures prescrites par la loi », a-t-il dit.

Les cerfs de Virginie ne se formalisent pas de la présence humaine sur Anticosti.

Les cerfs de Virginie ne se formalisent pas de la présence humaine sur Anticosti. Photo : Radio-Canada/Marc-Antoine Mageau

Nouvelle approche nécessaire

La loi n’est peut-être plus le meilleur outil pour protéger la faune, poursuit M. Miller, puisque les espèces en déclin sont trop nombreuses pour qu’on puisse les protéger individuellement.

« Nous avons probablement besoin d’une nouvelle approche, a-t-il lancé. Les problèmes sont très complexes, et il y a de multiples causes. On ne peut pas se fier uniquement à un plan pour les espèces. Il faut examiner tout l’écosystème. »

Par exemple, dit-il, on ne pourra pas faire grand-chose pour freiner la disparition des épaulards du Pacifique tant que les scientifiques ne comprendront pas pourquoi les populations de saumon chinook – leur principale source de nourriture – sont en déclin.

M. Miller croit que nous aurons besoin de nouveaux réseaux de zones protégées pour renverser la tendance. Il souligne que l’étude a constaté qu’une approche collective, comme celle adoptée pour protéger les gibiers d’eau, peut être efficace.

Mais l’ampleur et la rapidité du déclin exigent une intervention rapide.

Même pour nous, ces résultats sont stupéfiants. Il s’agit de déclins exceptionnellement sérieux. Il faut intervenir de toute urgence.

David Miller, président du Fonds mondial pour la nature (WWF)

En bref :

  • Les populations de mammifères ont reculé de 43 %
  • Les populations de poisson ont fondu de 20 %
  • Les populations de reptiles et amphibiens ont reculé de 16 %
  • Les populations d’oiseaux ont grimpé de 7 %, surtout grâce à l’amélioration touchant les gibiers d’eau et les oiseaux de proie. En revanche, les populations d’oiseaux des prairies se sont effondrées de 69 %, celles des insectivores de 51 % et celles des oiseaux de rivage de 43 %.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ►Les neuf espèces du président Obama


 

Le nom d’Obama a été choisi pour désigner 9 nouvelles espèces animales découvertes surtout aux États-Unis. C’est en hommage pour ses actions à la protection de l’environnement, l’énergie verte ou simplement comme homme qui a marqué l’histoire du pays. Il fut le Président qui a été le plus inspiré les scientifiques pour donner son nom
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Les neuf espèces du président Obama

 

Espèces nommées en l'honneur de Barack Obama

Espèces nommées en l’honneur de Barack Obama   Photo : Collage

Au moment où Barack Obama s’apprête à quitter la Maison-Blanche, voici la liste des animaux découverts pendant ses deux mandats qui ont été nommés en son honneur.

Un texte d’Alain Labelle

La « taxonomie présidentielle » est une façon pour les scientifiques de rendre hommage à un homme politique admiré. Pas moins de neuf animaux ont reçu des noms inspirés du président sortant, c’est plus que n’importe lequel de ses 43 prédécesseurs. Par comparaison, Theodore Roosevelt, qui a été président de 1901 à 1909, arrive en deuxième position avec sept.

Plusieurs scientifiques affirment que la Terre est entrée dans la sixième grande extinction des espèces, mais cela ne les empêche pas d’en découvrir des milliers de nouvelles tous les ans. Depuis 1895, les nouveaux noms d’espèces doivent être enregistrés à la Commission internationale de nomenclature zoologique, l’organisme responsable d’établir les règles de désignation des espèces animales.

La première partie du nom est associée au genre de l’animal et la deuxième à son espèce spécifique. La plupart d’entre eux sont en latin, mais ils ne le sont pas obligatoirement.

Voici les 9 espèces nommées en l’honneur de Barack Obama :

Etheostoma obama

Le petit poisson très coloré a été découvert dans une rivière du Tennessee en 2012 par les biologistes Steve Layman et Richard Mayden de l’Université Saint Louis. Les deux hommes ont décidé d’honorer le président pour ses positions claires concernant les énergies propres et la protection environnementale.

Etheostoma obama

Etheostoma obama   Photo : Blake Markwell

Aptostichus barackobamai

L’araignée découverte en 2012 par le biologiste Jason Bond de l’Université Auburn en Alabama vit dans le nord de la Californie.

« Je l’ai nommée pour montrer mon appréciation d’Obama. Il a été un vrai homme d’État devant une opposition ridicule », a déclaré M. Bond.

Aptostichus barackobamai

Aptostichus barackobamai   Photo : Jason Bond

Tosanoides obama

Un poisson trouvé en 2016 dans les récifs de corail situés au large d’Hawaï. Ce poisson est le seul à vivre exclusivement dans le monument national marin de Papahānaumokuākea, une réserve marine que le président a élargie pour en faire la plus grande zone protégée du monde. Le découvreur du poisson, Richard Pyle, a ainsi voulu rendre hommage au président.

Tosanoides obama

Tosanoides obama   Photo : Richard Pyle

Obamadon gracilis

Ce lézard mangeur d’insectes, découvert au Montana en décembre 2012, vivait dans l’actuelle Amérique du Nord il y a 5 millions d’années. Les paléontologistes ont été impressionnés par ses dents impeccables qui leur rappelaient le sourire présidentiel.

Obamadon gracilis

Obamadon gracilis   Photo : Université Yale/Carl Buell

Caloplaca obamae

L’espèce de lichen orangé, découverte en 2007, vit sur l’île de Santa Rosa, au large de la Californie. C’est la première espèce dont le nom est inspiré du président Obama.

Caloplaca obamae

Caloplaca obamae   Photo : J. C. Lendemer

Teleogramma obamaorum

Ce poisson mangeur d’escargots a été découvert en 2011 au Congo par l’ichtyologiste Melanie Stiassny, du Muséum américain d’histoire naturelle. Le nom officiel est au pluriel en référence au couple présidentiel et à son engagement pour la protection de l’environnement et la conservation en Afrique.

Teleogramma obamaorum

Teleogramma obamaorum   Photo : Melanie Stiassny

Nystalus obamai

Lorsqu’il se trouvait en Amazonie en 2008, le biologiste Bret Whitney, de l’Université d’État de la Louisiane, a entendu un chant d’oiseau qu’il n’avait jamais entendu jusque-là. L’analyse de son ADN a confirmé qu’il s’agissait d’une nouvelle espèce de bucconidés vivant en solitaire à la cime des arbres de la jungle. L’oiseau a été nommé pour souligner l’impact des politiques d’Obama sur le développement d’énergies vertes, particulièrement de l’énergie solaire, qui peuvent préserver des écosystèmes comme celui du Nystalus obamai.

Nystalus obamai

Nystalus obamai   Photo : Hilary Burn

Paragordius obamai

Ce parasite découvert au Kenya en 2012 peut atteindre 30 cm dans le corps de ses hôtes. Heureusement pour l’humain, il ne vit que dans les criquets. Le chercheur Ben Hanelt, de l’Université du Nouveau-Mexique à Albuquerque, a nommé l’insecte en l’honneur du président, dont le père vivait à une vingtaine de kilomètres du lieu de sa découverte.

Paragordius obamai

Paragordius obamai   Photo : Ben Hanelt, Matthew Bolek, Andreas Schmidt-Rhaesa

Baracktrema obamai

En 2016, un deuxième parasite a été nommé en l’honneur d’Obama. Celui-ci vit dans les vaisseaux sanguins pulmonaires de tortues d’eau douce malaisiennes. Encore une fois, cela se voulait un compliment et non une insulte, en raison de la résilience du président.

Le parasite « est long, maigre et cool comme le président », selon son découvreur Thomas Platt.

Baracktrema obamai

Baracktrema obamai   Photo : J. R. Roberts

À ce jour, le président désigné Donald Trump n’a qu’un animal nommé en son honneur, non pas comme chef d’État, mais comme célébrité de la télévision. L’animal, appelé Tetragramma donaldtrumpi, est un oursin éteint.

Tetragramma donaldtrumpi

Tetragramma donaldtrumpi Photo : iStock/William Thompson

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Le Saviez-Vous ► Quelles espèces domineraient la Terre si les humains disparaissaient?


Si l’homme disparaissait de la surface de la terre sans pour autant amener avec lui les autres espèces vivantes qui seraient l’espèce dominante ? Personnellement, pourquoi il aurait une espèce dominante si l’homme n’existe plus ? Les animaux, les bactéries, les plantes suivront le cycle de la vie et c’est tout. Certains disparaitraient naturellement d’autres continueraient a propager l’espèce
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Quelles espèces domineraient la Terre si les humains disparaissaient?

 

 

Trace fossile, Sud algérien. Banco de Imágenes Geológicas/Flickr, CC BY-NC-SA

Trace fossile, Sud algérien. Banco de Imágenes Geológicas/Flickr, CC BY-NC-SA

Par Luc Bussiere

Chercheur à l’université de Stirling

Ce ne serait sans doute pas une espèce qui nous ressemble.

Dans un futur post-Apocalypse où les humains auraient disparu, quelle forme de vie subsisterait encore? L’homme, après tout, est vraisemblablement voué à être effacé pour de bon bien avant que le Soleil ne se transforme en une géante rouge, exterminant sur Terre tout ce qui est vivant.

En supposant que nous ne supprimions pas nous-mêmes toute autre espèce lors de notre disparition (un fait d’armes peu probable malgré notre remarquable tendance à l’extermination), l’histoire nous apprend ce qui se passerait: des changements plutôt fondamentaux interviendront quand, sur la planète, les humains ne seront plus l’espèce animale dominante.

Donc, si nous avions la possibilité de nous projeter dans l’avenir de notre Terre quelque cinquante millions d’années après notre disparition, que trouverions-nous? Quel animal ou groupe d’animaux aurait pris le pouvoir en tant qu’espèce dominante? Connaîtrions-nous une Planète des singes, comme la fiction populaire l’a imaginé? Ou la domination des dauphins, ou des rats, ou des ours, ou des cafards, ou des porcs, ou des fourmis?

La question a soulevé nombre de spéculations et beaucoup d’écrivains ont dressé leur propre liste de candidats. Avant de proposer notre hypothèse, nous devons toutefois expliquer soigneusement ce que nous voulons dire par espèce dominante.

Restons-en au règne animal

On pourrait argumenter que notre époque est celle des angiospermes (plantes à fleurs). Mais la plupart des gens n’imaginent pas l’Audrey Two de La petite boutique des horreurslorsqu’ils envisagent la vie dans le futur (même les dragons imaginaires ont des caractéristiques animales, comme un comportement de prédateur ou la capacité à se mouvoir).

Alors, centrons la discussion sur les animaux. Pour des raisons pratiques plutôt que philosophiques: selon certains critères, le monde est toujours –et l’a toujours été– dominé par les bactéries, malgré la fin symbolique de l’«âge des microbes» il y a environ 1,2 milliard d’années. Non pas parce que les bactéries auraient cessé d’exister, ni parce que leur prédominance aurait diminué, mais plutôt parce que, dans notre myopie, nous sommes poussés à accorder davantage d’importance aux grands organismes multi-cellulaires survenus ultérieurement.

Selon certaines recensions, 4 animaux sur 5 sont des nématodes (vers ronds). À partir de ces exemples, il est donc évident que ni la fréquence, ni l’abondance, ni la diversité ne sont des éléments requis en priorité pour être une forme «dominante» de vie. Au lieu de cela, nos imaginations sont séduites par des organismes importants et charismatiques.

Nous savons que nous ne saurons pas

Dans la façon de désigner quelle serait l’espèce dominante, il existe chez l’homme un indéniable degré de narcissisme, ainsi qu’une forte propension à accorder le titre à des proches parents. La Planète des singes imagine que nos parents primates les plus proches seront en mesure de parler et d’adopter notre technologie si, pour cela, nous leur accordons le temps et l’espace.

Mais des sociétés de primates non humains ont peu de chances d’hériter de notre domination sur la Terre, car les singes vont vraisemblablement disparaître avant nous. Nous sommes déjà les seuls hominidés vivants dont le statut d’espèce n’est pas menacé, voir menacé de façon critique. Et le genre de crise globale qui éteindrait notre espèce n’épargnerait vraisemblablement pas ce qui resterait des populations fragiles, comme celle des autres grands singes. En fait, toute extinction frappant les humains sera certainement encore plus dangereuse pour les organismes qui partagent nos conditions physiologiques de base.

Même si les humains succombent à une pandémie qui affecterait relativement peu d’autres mammifères, ce sont les grands singes qui forment justement les espèces le plus à même de contracter n’importe laquelle des nouvelles maladies qui nous auront fait disparaître de la surface terrestre.

Un autre parent plus lointain (primate, mammifère ou autre) va-t-il développer son intelligence et une société similaire à celle des humains? Cela paraît également peu vraisemblable. De toutes les espèces animales ayant détenu la domination à une étape de l’histoire de la Terre, les humains possèdent le monopole d’une intelligence remarquable et d’une grande habilité manuelle. De telles caractéristiques ne constituent donc pas des conditions pour devenir dominant parmi les animaux, ni des traits susceptibles d’évoluer. L’évolution ne favorise pas l’intelligence pour l’intelligence, sauf si elle conduit à une plus importante capacité de survie et de reproduction. Par conséquent, c’est une grave erreur d’imaginer que nos successeurs seraient des créatures spécialement intelligentes ou socialement douées. Ni qu’elles maîtriseront leur langage et seront expertes en technologie humaine.

Alors, quelle hypothèse pouvons-nous avancer avec certitude sur qui constituera l’espèce dominante dans 50 millions d’années après l’humanité? La réponse est à la fois insatisfaisante et enthousiasmante. Nous pouvons être à peu près sûrs qu’il ne s’agira pas d’un chimpanzé doué de la parole; hormis cela, nous n’avons aucune idée de ce à quoi cette espèce pourra ressembler.

Le monde a vu défiler nombre d’extinctions de masse. La diversification de la vie suivant chacun de ces événements a été relativement rapide. Et la «radiation adaptative» de chaque nouvelle espèce a engendré des formes inédites dont beaucoup d’entre elles, différant des lignées ancestrales, se sont multipliées après avoir survécu à une précédente extinction. Les petites créatures à l’allure de musaraigne qui se faufilaient sous les pattes de dinosaures, vers la fin du Crétacé, différaient beaucoup des ours des cavernes, des mastodontes et des baleines, tous constituant leur descendance à l’âge des mammifères. Le même phénomène concerne les reptiles ayant survécu, il y a quelque 250 millions d’années, à l’extinction survenue à la fin du Permien et qui avait anéanti 90% de la faune maritime et 70% des espèces terrestres: eux non plus ne laissaient prévoir en rien leurs descendants, c’est-à-dire les ptérosaures, les dinosaures, les mammifères et les oiseaux.

Dans La vie est belle: les surprises de l’évolution, Stephen J. Gould, disparu depuis, avait fait valoir que le hasard, ou la contingence comme il l’appelait, a joué un grand rôle pendant les transitions majeures de la vie animale. On

peut discuter de l’importance relative du fortuit dans l’histoire de la vie, et cela reste toujours un sujet controversé. Cependant, quand Gould affirme que nous sommes peu capables de prédire le succès évolutif des lignées actuelles au-delà d’une extinction à venir, il nous donne une leçon d’humilité face à la complexité des transitions dans l’évolution.

Alors que la possibilité existe, comme beaucoup en ont émis l’hypothèse, que les fourmis nous arrachent le contrôle de la Terre, nous ne pouvons qu’imaginer de quoi les descendants de ces fourmis dominantes auront l’air.

http://www.slate.fr/

Vers un Québec au climat transformé


Si nous avons un tantinet sens d’observation tout au long des saisons, on voit bien les changements climatiques aux fils des ans. En observant l’environnement, on voit des espèces qui certains sont moins visibles alors que d’autres sont des nouveaux venus que ce soit de faune ou la flore. Nous assistons donc a ce changement qui se déroulent sous nos yeux, lentement certes, mais sûrement
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Vers un Québec au climat transformé

 

Le grand porte-queue, le plus grand papillon d'Amérique... (PHOTO FOURNIE PAR CHRISTER JOHANSSON)

Le grand porte-queue, le plus grand papillon d’Amérique du Nord, fait partie des espèces arrivées au Québec depuis peu.

PHOTO FOURNIE PAR CHRISTER JOHANSSON

CHARLES CÔTÉ
La Presse

La nature québécoise va se transformer pratiquement sous nos yeux au cours des prochaines décennies. Au gré des changements climatiques, de nouvelles espèces vont trouver ici des conditions favorables à leur épanouissement. En revanche, d’autres qui nous sont familières vont reculer devant le nouveau climat.

C’est ce qui ressort d’une recherche d’une ampleur sans précédent réalisée au cours des huit dernières années par une équipe dirigée par le professeur Dominique Berteaux, de l’Université du Québec à Rimouski.

«On a obtenu des résultats spectaculaires, affirme en entrevue M. Berteaux. Les remontées vers le nord sont d’une ampleur supérieure à ce qu’on avait prévu. On s’aperçoit qu’on va avoir beaucoup d’espèces qui vont arriver du sud.» 

«Et il y a des espèces très importantes qui vont disparaître du sud du Québec, ajoute-t-il. Par exemple, dans la région de Montréal, le climat ne devrait plus être favorable à l’érable à sucre à la fin du siècle.»

Identifier les niches bioclimatiques

Avant d’arriver à ces conclusions, l’équipe de M. Berteaux a dû cerner les « niches bioclimatiques » de près de 800 espèces de plantes, d’oiseaux et d’amphibiens.

En gros, il s’agit de déterminer quel régime de températures et de précipitations est favorable à une espèce donnée. Les régions où ces conditions sont présentes sont identifiées sur une carte. La carte est confirmée par les observations sur la présence de l’espèce sur le terrain.

Puis, à l’aide de modèles climatiques, on peut prédire où se trouvera à l’avenir la «niche» de chaque espèce.

Le résultat est en effet spectaculaire.

Les conditions naturelles du Québec se transforment complètement à une vitesse proprement stupéfiante.

En moyenne, les niches bioclimatiques vont se déplacer de 44 km par décennie. Ce qui est très rapide.

«À la fin de la dernière glaciation, les arbres ont remonté vers le nord au rythme d’environ 50 km, voire 100 km par siècle, soit 5 à 10 fois moins vite que la vitesse actuelle de déplacement de leurs niches climatiques», précise M. Berteaux.

Selon Jay Malcom, de la faculté de foresterie de l’Université de Toronto, la recherche de M. Berteaux confirme celle qu’il a réalisée à une moindre échelle sur les arbres en Ontario.

«C’est extraordinairement rapide, dit-il. Nous avions modélisé 35 km par décennie, alors c’est du même ordre.»

Mais il affirme qu’il ne faut pas s’attendre à ce que les écosystèmes entiers se déplacent à cette vitesse.

«Du côté des plantes, seules les pires mauvaises herbes vont être capables de suivre le rythme de déplacement, dit-il. Les arbres ne bougeront pas, à moins qu’on ne les aide!»

Des limites aux déplacements

Des changements aussi rapides font en effet craindre le pire pour les espèces qui n’ont pas la capacité de se déplacer rapidement.

De plus, d’autres facteurs que la température et les précipitations peuvent limiter le déplacement des espèces, explique M. Berteaux.

«Il y a la nature des sols, il y a des espèces qui ont besoin de tel ou tel type de proie. Ou encore, des parasites vont empêcher leur implantation.»

«Il y a aussi des espèces qui vont venir qu’on préférerait ne pas voir ici, note-t-il. Des parasites. Des vecteurs de maladies.»

Le phénomène est déjà observable. Il y a des nouveaux venus sur le territoire québécois.

«On sait que certaines espèces sont bien capables de suivre. On a vu l’exemple récent du grand porte-queue, le plus grand papillon d’Amérique du Nord, qui est arrivé au Québec.»

Les conclusions de la recherche ont des implications profondes pour les politiques de conservation, notamment la création d’aires protégées.

«On ne peut plus raisonner comme si la nature sera stable au cours des prochaines décennies ou des prochains siècles», dit M. Berteaux.

Une portée transfrontalière

L’enjeu a aussi une portée transfrontalière: «Les zones protégées du Québec vont devenir un refuge pour la biodiversité de l’est de l’Amérique du Nord», dit M. Berteaux.

Dans ce contexte, des éléments du paysage naturel vont devenir cruciaux. Par exemple, les montagnes vont jouer un rôle important dans l’adaptation des espèces, car on y retrouve une variété de climats sur une petite superficie.

Cet élément pourrait influencer les dossiers comme celui du mont Kaaikop, une montagne des Laurentides visée par des coupes forestières. La municipalité de Sainte-Lucie veut en faire une aire protégée.

Il faudra aussi s’assurer que des corridors naturels permettront la migration vers le nord. Ces corridors aideront les espèces à traverser les zones urbanisées ou d’agriculture intensive. Voilà un élément dont il faudra tenir compte dans la conservation autour de Montréal, la région la plus importante au Québec pour la biodiversité.

Mais même dans ce cas, il pourrait y avoir des conséquences négatives. Les corridors peuvent aussi bien servir à des espèces indésirables qu’à celles qu’on cherche à aider, explique M. Berteaux.

«Le changement climatique va bousculer nos habitudes, nos façons de réfléchir, conclut le chercheur. On n’a pas toutes les réponses, mais la réflexion est déjà en marche.»

Niches d’espèces

 

128 en immigration

229 en expansion

383 en déplacement

25 subissant une contraction ou une extirpation

Espèces étudiées

 

38 amphibiens

71 oiseaux

84 arbres

472 plantes

Les espèces en déplacement

 

Mésange bicolore (Baeolophus bicolor)

Actuellement aux portes du Québec, elle pourrait coloniser plusieurs régions, jusqu’au Témiscamingue et la Haute-Mauricie.

Troglodyte de Caroline (Carolina Wren, Thryothorus ludovicianus)

Actuellement, on n’en trouve pas au Canada, sauf dans la région de Windsor. Il pourrait s’installer dans tout le sud du Québec, du Témiscamingue à Québec.

Viréo aux yeux blancs (White-eyed Vireo, vireo griseus)

Actuellement, on ne le trouve pas au nord du New Jersey. Il pourrait s’installer dans les vallées du Saint-Laurent et l’Outaouais.

Mésange à tête noire (Poecile atricapillus)

On pourrait la voir sur les rives de la Baie-James, à 400 km au nord de sa limite actuelle.

Chouette rayée (Strix varia)

Actuellement confinée au sud du Québec, elle atteint la baie James et le Labrador

Oxalide de montagne (Oxalis montana)

Cette petite fleur très répandue dans la vallée du Saint-Laurent devra trouver le moyen de coloniser le Grand Nord. Elle sera pratiquement extirpée du sud du Québec et du nord-est des États-Unis.

If du Canada (Taxus canadensis)

Cet arbuste actuellement très répandu dans nos forêts pourrait être extirpé de la vallée du Saint-Laurent et du nord-est des États-Unis, mais les conditions favorables à se croissance atteindraient la Baie-James.

Chêne blanc (Quercus alba)

Confiné à la région de Montréal et dans le parc de la Gatineau, il s’étendrait en Estrie, au Témiscamingue et en Mauricie.

Grenouille verte (Lithobates clamitans)

Présente actuellement de Floride jusqu’au Témiscamingue, cet amphibien pourrait atteindre la baie James.

Bouleau glanduleux (betula gladulosa)

Cet arbre nordique disparaît de la zone d’étude. On présume qu’il s’installera encore plus au nord.

Un livre et un site web

 

Fait inusité: la recherche de M. Berteaux et son équipe, réalisée conjointement avec le consortium Ouranos, est publiée sous la forme d’un livre (Changements climatiques et biodiversité du Québec. Vers un nouveau patrimoine naturel, PUQ) et d’un site web.

Les différents éléments qui composent ce vaste travail seront ensuite publiés dans les revues scientifiques. Néanmoins, chaque chapitre du livre a été révisé par des experts externes. Le projet a démarré en 2006 et a été doté d’un budget de 500 000 $, sans compter les salaires des chercheurs et les bourses des étudiants. Des dizaines de milliers de simulations climatiques ont été réalisées et compilées.

«Après trois ou quatre ans, on avait pas mal tous nos résultats, dit M. Berteaux. Et on a commencé à travailler sur des articles scientifiques. Mais on avait dès le départ la volonté que ce projet donne lieu à rapport pratique, et on s’est dit: allons encore plus loin et publions un livre.»

http://www.lapresse.ca/