Indonésie: 101 pangolins vivants saisis sur un bateau


Encore du trafic animal qui risque de faire un grand tord pour des animaux qui sont pourtant protégés. Au moins cette saisie a sauvé 101 pangolin. Ils sont recherchés pour une cuisine raffinée, pour la médecine traditionnelle chinoise et vietnamienne
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Indonésie: 101 pangolins vivants saisis sur un bateau

 

Le pangolin est protégé depuis septembre 2016 par... (AFP)

Le pangolin est protégé depuis septembre 2016 par la Convention internationale sur le commerce d’espèces sauvages menacées (CITES). Il a gagné le titre peu envié de mammifère le plus victime de trafic au monde, avec environ un million de pangolins capturés ces dix dernières années dans les forêts d’Asie et d’Afrique.

Agence France-Presse
PEKANBARU

Une centaine de pangolins vivants ont été saisis sur un bateau de pêche en Indonésie, a annoncé mercredi un responsable local, alors que le trafic de ces animaux protégés s’accentue en Asie du Sud-Est.

Les 101 pangolins, dont la valeur marchande est estimée à environ 1,3 million d’euros, ont été découverts mardi lors d’une opération de police sur un bateau de pêche au large de l’île de Sumatra, a précisé la marine indonésienne dans un communiqué.

«Nous avons reçu 101 pangolins vivants saisis par la marine hier (mardi) mais quatre d’entre eux sont morts par la suite», a déclaré le chef d’une agence locale de protection de la nature, Mahfudz, qui n’a qu’un patronyme comme nombre d’Indonésiens, à Pekanbaru, dans la province de Riau.

Les autorités avaient obtenu un renseignement d’un habitant qui avait indiqué à la police que des hommes essayaient de transporter ces mammifères illégalement en Malaisie, pays voisin où des centaines de kilos d’écailles de pangolins ont été saisies ces derniers mois.

Deux hommes âgés de 22 et 25 ans ont été interpellés après avoir reconnu avoir été payés pour acheminer les mammifères en Malaisie. Ils risquent jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 100 millions de roupies (6300 euros).

Les pangolins saisis vont être relâchés dans le parc national le plus proche, a ajouté Mahfudz.

Le pangolin est protégé depuis septembre 2016 par la Convention internationale sur le commerce d’espèces sauvages menacées (CITES). Il a gagné le titre peu envié de mammifère le plus victime de trafic au monde, avec environ un million de pangolins capturés ces dix dernières années dans les forêts d’Asie et d’Afrique.

La viande de pangolin est considérée comme un mets raffiné en Chine. Les os et organes de l’unique mammifère au monde recouvert d’écailles sont très prisés des guérisseurs chinois et vietnamiens. Les écailles sont parées de nombreuses vertus curatives par la médecine traditionnelle, bien qu’elles ne soient guère plus que de la simple kératine, à l’instar des ongles humains.

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Des produits toxiques dans la pharmacopée chinoise


Certains croient a la médecine traditionnelle chinoise, sauf qu’il y a eu des morts a cause de mauvais conseils et d’autres maladies ont évolué a cause de certains ingrédients dans les médicaments. Avec l’ADN, on peut voir ce qu’ils contiennent. A la lumière de cette étude, il serait judicieux a mon avis de laissé tomber cette médecine qui ne respecte pas certaines normes
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Des produits toxiques dans la pharmacopée chinoise

 

Cyrille Vanlerberghe

L’analyse de remèdes de médecine traditionnelle chinoise ont montré la présence de produits potentiellement très toxiques ainsi que des extraits issus d’animaux inscrits sur les listes d’espèces protégées.

Que contiennent exactement les flacons et poudres de la médecine traditionnelle chinoise? Le Dr Mike Bunce de l’Université de Murdoch à Perth en Australie avait des doutes sérieux sur l’étiquetage d’une quinzaine de produits saisis par les douanes australiennes, et il a décidé d’utiliser les dernières techniques d’analyse d’ADN de son laboratoire pour tenter d’y voir plus clair.

Malgré la forme et la nature très diverses des échantillons – des poudres, des gélules, des comprimés, des extraits séchés de vésicules biliaires et des préparations pour infusion – les analyses génétiques ont permis d’identifier pas moins de 68 variétés de plantes et de nombreuses espèces animales. Certains contenaient des plantes appartenant aux genres Asarum et Ephedra, très toxiques quand elles sont mal dosées.

«Notre démarche était plus de tester une nouvelle technique pour vérifier la composition de ces produits et nous ne voulions pas affirmer que tel ou tel médicament chinois est toxique, mais quatre des produits avaient quand même des composés que je n’aurais vraiment pas envie d’ingérer, avec des effets de mutation de l’ADN dont on sait qu’ils provoquent des cancers», explique au Figaro le Dr Mike Bunce, l’un des auteurs de l’étude publiée cette semaine dans la revue Plos Genetics .

Commerce illégal d’animaux en danger

Les asarets sont des petites plantes vivaces de la famille des aristoloches, dont la forte consommation notamment à Taïwan a entraîné une augmentation des cancers du rein.

Les petits buissons d’Ephedra sinica sont riches en éphédrine, un composés notamment utilisé comme antiasthmatique dans la médecine chinoise, malgré des effets secondaires qui peuvent être très graves, comme l’augmentation des risques d’hypertension et d‘infarctus du myocarde.

Les produits testés contiennent aussi des extraits d’espèces animales protégées ou vulnérables dont la commercialisation est interdite, comme l’ours noir asiatique et l’antilope saïga. Les extraits de bile et de vésicule biliaires d’ours sont très prisés en Asie, où ils sont utilisés pour soigner de très nombreux maux allant du mal de gorge aux hémorroïdes. L’extraction de la bile se fait sur des ours gardés vivants dans des cages, dans des «fermes» illégales réparties dans de nombreux pays d’Asie, comme le Laos, la Birmanie et le Vietnam.

«L’un des problèmes, c’est que l’étiquetage des produits n’est ni précis ni fiable, résume Mike Bunce. Dans certains produits qui ne devaient contenir que des extraits de corne d’antilope saïga, en voie d’extinction, nous avons aussi retrouvé des grandes quantités de chèvre et de mouton!»

Une analyse génétique facilitée

La méthode de criblage génétique à haut débit mise en œuvre dans le laboratoire australien a l’immense avantage de pouvoir élargir et accélérer les recherches.

«Auparavant, les précédentes analyses d’ADN sur la médecine traditionnelle chinoise étaient très ciblées, on recherchait par exemple si un médicament contenait ou non de l’ADN de tigre, explique Mike Bunce. On a désormais une base de données très vaste qui contient en quelque sorte les codes barres de très nombreuses espèces végétales et animales, et on regarde si on retrouve ces signatures dans les échantillons. Pour prendre une image, au lieu de ne rechercher qu’un seul arbre, on regarde maintenant toute la forêt.»

Un progrès rendu possible par l’accélération des techniques d’analyse génétique.

«Pour séquencer le premier génome humain, l’ensemble de l’ADN d’une personne, il a fallu 10 ans pour un coût de 4 milliards de dollars. Aujourd’hui, on peut faire la même chose pour n’importe qui en une journée pour 5000 dollars,» résume le généticien australien.

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