Notre Galaxie est pleine de “graisse”, révèlent des chercheurs


Grâce à l’étude de la poussière interstellaire en laboratoire, les chercheurs ont découvert quelque chose qui ressemble à de la graisse dans la Galaxie, et la quantité est phénoménal des milliards et des milliards de tonnes de cette mixture
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Notre Galaxie est pleine de “graisse”, révèlent des chercheurs

 

La galaxie Andromède / Crédits : Istock

par Brice Louvet

Une équipe d’astronomes révèle que l’espace interstellaire est imprégné d’une fine brume de molécules ressemblant à de la graisse. L’étude fournit aujourd’hui l’estimation la plus précise de la quantité de « graisse spatiale » dans la Voie lactée : 10 milliards de milliards de milliards de milliards de tonnes, soit assez pour contenir 40 trillions de milliards de milliards de mottes de beurre.

La matière organique contient du carbone, un élément considéré comme essentiel à la vie. Il y a aujourd’hui une réelle incertitude quant à son abondance dans l’espace, seulement la moitié du carbone attendu se trouve entre les étoiles dans sa forme pure. Le reste est chimiquement lié sous deux formes principales : aliphatique et aromatique. Une équipe d’astronomes a récemment créé des analogues de poussière interstellaire en laboratoire et utilisé leurs résultats pour estimer la quantité de molécules aliphatiques (semblables à de la graisse) trouvées dans notre Galaxie.

« La combinaison de nos résultats de laboratoire avec des constatations d’observatoires astronomiques nous permet aujourd’hui de mesurer la quantité de carbone aliphatique entre nous et les étoiles », explique le professeur Tim Schmidt, de l’Université de Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie) et co-auteur de l’étude.

Il y aurait alors environ 100 atomes de carbone graisseux pour chaque million d’atomes d’hydrogène, ce qui représente entre un quart et la moitié du carbone disponible.

« Dans la Voie lactée, cela représente environ 10 milliards de milliards de milliards de tonnes de matière grasse, soit assez pour 40 trillions de milliards de milliards de mottes de beurre ».

Le pare-brise d’un futur vaisseau spatial traversant l’espace interstellaire pourrait alors voir se former une sorte de revêtement collant.

« Entre autres choses, il y aura de la poussière interstellaire, partiellement grasse, de la suie et de la poussière siliceuse comme du sable », poursuit-il, ajoutant que la « graisse » est balayée dans notre propre système solaire par le vent solaire.

Ces découvertes rapprochent les scientifiques de la quantité totale de carbone – essentiel à la vie – dans l’espace interstellaire, qui alimente la formation des étoiles et des planètes. L’équipe prévoit maintenant de s’attaquer à la naphtaline, ce qui impliquera plus d’expériences en laboratoire.

Source

https://sciencepost.fr/

Voyager1 est rendu au «purgatoire interstellaire»


Voyager aura-il une destinée  comme le montré le premier long métrage de Star Strek ou Viger (Voyager) cherchait son créateur pour livré toutes l’information qu’il avait emmagasiné pendant des siècles ?
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Voyager1 est rendu au «purgatoire interstellaire»

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Voyager 1 est entré cette semaine dans la zone tampon située entre le système solaire et l’espace interstellaire. La sonde en est à sa dernière étape avant de se lancer dans l’immensité, et le vide, de la Voie Lactée.

Depuis son lancement en 1977, Voyager a parcouru environ 18 milliards de kilomètres. La sonde est rendue aujourd’hui à la limite de la zone d’influence du soleil. La NASA a surnommé cette région le «purgatoire interstellaire». Grâce à ses instruments qui fonctionnent toujours, Voyager 1 indique aux scientifiques que les vents solaires constituées de particules chargées diminuent, mais que le champs magnétique du Soleil, prisonnier de l’héliosphère, s’intensifie.

«Voyager nous montre que ce qui est à l’extérieur pousse vers l’intérieur, a expliqué Ed Stone, un scientifique du projet Voyager. Nous n’en avons pas pour très longtemps avant d’apprendre ce qu’est réellement l’espace entre les étoiles.»

La sonde s’échappera bientôt du système solaire. Les scientifiques de la NASA ne peuvent prédire ce moment avec précision, mais ils affirment que Voyager devrait plonger dans l’espace intersidéral d’ici quelques années.

La mission Voyager avait pour objectif premier l’exploration des planètes Jupiter et Saturne. Suite à plusieurs découvertes, dont la présence de volcans actifs sur une lune de Jupiter, la NASA a décidé de prolonger la mission. L’agence spatiale prévoit communiquer avec la sonde jusqu’en l’an 2020, date à laquelle ses instruments cesseront de fonctionner, faute d’énergie électrique.

Voyager 1 continuera alors de voguer silencieusement vers les étoiles. Elle devrait en croiser une première dans 40 000 ans.

Vous pouvez regarder cette vidéo, présentée par la NASA, racontant les aventures cosmiques de la sonde Voyager :

 

http://www.branchez-vous.com