Le volcan Mayon force l’évacuation de 34 000 personnes aux Philippines


Je n’aimerais pas rester près d’un volcan. Le mont Mayon au Philippines semble se préparer a cracher sa larve en feu et cendre. Il risque d’exploser dans quelque temps, voir quelques jours
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Le volcan Mayon force l’évacuation de 34 000 personnes aux Philippines

 

Mayon est le volcan le plus actif des Philippines.

Mayon est le volcan le plus actif des Philippines. Photo : The Associated Press/Earl Recamunda

 

Plus de 34 000 personnes ont été évacuées de la région entourant le volcan le plus actif des Philippines. La police a aussi installé des postes de contrôle pour empêcher les curieux de trop s’approcher du mont Mayon.

ASSOCIATED PRESS

L’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (Phivolcs) indique que de la lave s’est maintenant écoulée à environ deux kilomètres du cratère. Des cendres sont aussi tombées sur plusieurs villages de la province d’Albay, dans le nord-est du pays.

Les responsables conseillent fortement à la population d’éviter une zone de six ou sept kilomètres autour du volcan, y compris aux résidents qui voudraient aller veiller sur leur maison, leurs récoltes ou leur bétail.

Au moins 34 038 personnes ont été déplacées depuis le début de l’éruption, y compris des milliers de villageois qui ont trouvé refuge dans 22 écoles. D’autres se sont installés chez des proches.

Les dirigeants de l’Albay ont déclaré un état de « calamité » dans cette province d’un million d’habitants, pour permettre le déboursement plus rapide de fonds d’urgence.

Le niveau d’alerte du volcan est actuellement à 3 sur une échelle de 5, ce qui indique le risque d’une éruption dangereuse « d’ici quelques semaines, voire quelques jours ». Un dirigeant a prévenu que les résidents seront contraints d’évacuer si le niveau d’alerte atteint 4, ce qui mettrait en garde contre une éruption violente d’ici quelques jours.

Le volcan Mayon est entré en éruption une cinquantaine de fois au cours des 500 dernières années. La province d’Albay se trouve à environ 340 kilomètres au sud-est de Manille.

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Les «super éruptions» volcaniques plus fréquentes qu’on ne le pensait


La terre cette belle planète offre plusieurs pièges que ce soit l’environnement qui par notre faute est souvent en colère, il y a l’espace qu’on ne sait pas quand elle nous tombera sur la tête, et il y a les volcans quand ils sont vraiment très explosifs, tout le climat terrestre subit des changements
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Les «super éruptions» volcaniques plus fréquentes qu’on ne le pensait

 

Le Mont Agung, à Bali, qui vient d'entrer... (PHOTO AFP)

Le Mont Agung, à Bali, qui vient d’entrer en éruption, est un volcan de type «explosif» mais il n’est pas considéré comme un super volcan.

PHOTO AFP

 

Agence France-Presse
Paris

Les «super éruptions» volcaniques susceptibles de menacer notre civilisation en rejetant des milliards de tonnes de cendres dans l’air, sont susceptibles de se produire plus fréquemment qu’on ne le pensait, affirme une étude basée sur des données statistiques et publiée mercredi.

Une équipe de l’université d’Oxford a calculé que le laps de temps estimé entre deux «super éruptions» serait en moyenne d’environ 17 000 ans.

«C’est substantiellement plus court que les estimations précédentes», souligne cette étude parue dans la revue Earth and Planetary Science Letters. Cela «indique que les volcans représentent pour notre civilisation humaine un risque plus grand qu’on ne le pensait», ajoute le texte.

Les précédentes estimations de fréquence de ces cataclysmes réalisées en 2004, considéraient que les super éruptions se produisaient en moyenne tous les 45 000 à 714 000 ans, indique Jonathan Rougier, professeur de sciences statistiques à l’Université d’Oxford et principal auteur de l’étude.

«Nous avons réévalué cet intervalle que nous situons désormais entre 5000 et 48 000 ans, la fréquence la plus probable étant de 17 000 ans», ajoute-t-il.

Les vulcanologues qualifient de «super éruptions» les gigantesques éruptions explosives, capables de rejeter au moins 1000 gigatonnes (mille milliards de tonnes) de matière volcanique dans l’atmosphère. Soit assez pour recouvrir de cendres un continent, assombrir le ciel durablement et refroidir le climat de la planète pour des décennies.

La dernière super éruption à avoir touché la planète est celle du Taupo en Nouvelle-Zélande, il y a environ 25 000 ans. Il y a eu également celle de Aira au Japon il y a quelque 27 000 ans. Chacune avait éjecté environ 1000 gigatonnes de débris et de cendres dans l’air.

Le Mont Agung, à Bali, qui vient d’entrer en éruption, est un volcan de type «explosif» mais il n’est pas considéré comme un super volcan. Il a connu deux grandes explosions en 1843 et en 1963, rejetant environ 1 gigatonne de matière (1 milliard de tonnes). Son éruption il y a 54 ans avait fait 1600 morts.

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Des éruptions volcaniques associées à la fin des pharaons


Les chercheurs ont pu trouver des liens avec les écrits sur des données du niveau du Nil et comparer avec le Groenland et de l’Antarctique ainsi que les notes de l’état politique et social pour comprendre que l’éruption volcanique du Mont Etna a l’an 40 av. J.-C a mit fin à la dynastie des pharaons
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Des éruptions volcaniques associées à la fin des pharaons

 

L'éruption du volcan Etna

L’éruption du volcan Etna Photo : Reuters/Antonio Parrinello

Une série d’éruptions volcaniques aurait contribué à la chute de la dernière dynastie égyptienne, il y a 2000 ans, affirment des chercheurs américains, après avoir jumelé des mesures scientifiques à des informations contenues dans les documents historiques.

Cette activité volcanique aurait largement réduit l’importance des pluies et des inondations liées à la mousson, qui gorgent d’eau chaque été la région du Nil, permettant des récoltes abondantes.

C’est que les volcans en activité peuvent perturber le climat d’une région en diffusant du dioxyde de soufre dans la stratosphère. Certaines études ont montré l’effet du volcanisme sur les températures terrestres, mais peu se sont concentrées sur ses effets sur l’hydrologie.

Pourtant, si des variations dans la présence de l’eau d’une région sont difficiles à reconstituer à travers les siècles, elles peuvent aider à comprendre l’histoire et la vulnérabilité de sociétés aujourd’hui disparues.

L’Empire égyptien

Les éruptions volcaniques auraient causé de la sécheresse, des mauvaises récoltes, des famines et auraient mené à une instabilité politique grandissante. Des guerres perdues, des mouvements de grèves et de révoltes auraient ensuite mené à la fin de l’Égypte pharaonique.

Les auteurs des présents travaux publiés dans la revue Nature Communicationsen viennent à cette conclusion après avoir combiné plusieurs informations provenant :

  • des mesures de la variation du niveau d’eau du Nil;
  • des analyses de carottes de glace polaire contenant les cendres volcaniques;
  • de l’étude des modèles climatiques.

Établir des liens

Dans un premier temps, l’historien américain Joseph Manning, de l’Université Yale, et ses collègues ont analysé des données recueillies depuis 622 avant JC concernant les niveaux du Nil et les ont comparées aux informations recueillies dans la glace du Groenland et de l’Antarctique.

Comme les couches de glace contenant de la cendre correspondent aux années d’éruptions volcaniques, les chercheurs ont réussi à établir que ces années étaient associées à des niveaux d’eau du Nil beaucoup moins importants.

Les chercheurs ont ensuite examiné le contexte social et politique de l’Égypte ptolémaïque (305-30 av. J.-C.), l’une des civilisations anciennes les mieux documentées, à la lumière de la sécheresse induite par les éruptions volcaniques.

Ainsi, ces éruptions ont été associées à des mouvements d’agitation sociale et de révolte contre les classes dirigeantes, et à la fin de la guerre entre l’État ptolémaïque et son grand rival l’Empire séleucide.

Ces événements, particulièrement l’éruption du mont Etna en 40 av. J.-C, ont également mené à des troubles sociaux et économiques et à l’adoption de décrets renforçant l’autorité de l’élite.

Ces bouleversements ont finalement mené à la fin du règne de 300 ans de l’Égypte ptolémaïque, dont le suicide de Cléopâtre portera le coup final.

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Extinctions de masse des espèces: comment la vie rebondit


On parle beaucoup de la sixième grande extinction et probablement qu’il aura aussi beaucoup de victimes chez l’être humain qui a accélérer le mouvement. Cependant, la terre dans son histoire a toujours démontré que chaque extinction amenée un renouveau. Juste à penser aux dinosaures, ils ont disparu, enfin pas tous, ceux-là, ont évolué pour s’adapter aux changements, mais les dinosaures en moins, l’être humain a pu vivre dans un monde moins dangereux
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Extinctions de masse des espèces: comment la vie rebondit

 

Animaux | woodleywonderworks via Flickr CC License by

Animaux | woodleywonderworks via Flickr CC License by

 

David Bond

La valse des espèces, avec ses périodes d’extinctions, est partie intégrante de l’histoire de la vie.

Depuis la mort des dinosaures, la vie sur Terre n’avait jamais connu pareille pression mortelle. Nous sommes en effet rentrés dans ce que les scientifiques appellent la sixième grande extinction. Et les humains pourraient bien être parmi les victimes, selon une récente étude. Une telle extinction signifie la perte d’un très grand nombre d’espèces, ce qui creuserait un trou énorme dans les écosystèmes de la planète, mais laisserait la place à toutes sortes de formes de vie étranges et merveilleuses, susceptibles d’évoluer dans les niches écologiques laissées vacantes.

Pour savoir comment la vie rebondit après une extinction de masse, regardons vers le passé. Il y a eu cinq grandes extinctions de masse dans l’histoire de la Terre, la sixième étant celle que j’ai proposé avec des collègues. Notre hypothèse s’appuie notamment sur la comparaison des taux de variation dans l’histoire géologique des cinq extinctions. Et elle semble suggérer que, cette fois, les signes avant-coureurs sont réels.

Alors, faisons preuve de pessimisme et supposons que l’apocalypse va nous emporter. À quoi ressemblera la Terre après cet Armageddon?

Il y a 251 millions d’années, lors du passage entre la période géologique du Permien et celle du Trias, le vivant connut la plus grande crise de son histoire: 90% des espèces disparurent alors. Même les insectes subirent des pertes énormes, cas unique dans leur longue histoire.

La cause de cette méga-extinction est attribuée en grande partie aux effets de ce que les spécialistes appellent les «traps de Sibérie», éruptions volcaniques en série accompagnées d’énormes épanchements de lave et d’émissions de gaz à effet de serre dans ce qui est aujourd’hui le nord de la Russie. Cela a conduit à un réchauffement climatique, à l’acidification des océans, à la tombée de pluies acides sans oublier l’appauvrissement en oxygène des océans et la contamination par des métaux toxiques tels que le mercure. Imaginez les plus sombres prévisions climatiques qui sont produites aujourd’hui, et saupoudrez de quelques catastrophes supplémentaires.

La poignée d’espèces qui a survécu à la crise Permien-Trias a donné la vie à toutes les autres créatures ultérieures. Depuis, il n’y a pas eu de telle restructuration profonde des écosystèmes. Peut-être parce que la règle darwinienne de la «survie du plus adapté» a rendu les descendants plus robustes aux changements.

Les trilobites ont prospéré pendant 270 millions d’années, mais n’ont pas survécu au Trias. Heinrich Harder

À quoi notre planète ressemblait-elle à l’époque du Trias inférieur? Sur une Terre qui ne comportait qu’un super continent, la Pangée, il faisait chaud –chaud comme l’enfer!– et apparemment sans aucune vie sur de vastes étendues. Aux tropiques, la température de l’eau atteignait 45 degrés Celsius. Dans le vaste désert de la Pangée, il faisait probablement encore plus chaud.

À cause de cette chaleur, il n’y a pas de traces d’animaux terrestres, de reptiles marins et de poissons dans les registres fossiles, sauf pour les hautes latitudes, sans doute un peu plus fraîches. De ce fait, il existe plusieurs «lacunes» de plusieurs millions d’années chacune pour cette période géologique, sortes de trous dans la chronologie.

La majeure partie du charbon que renferme aujourd’hui la Terre provient de la transformation de grandes quantités de fougères de l’espèce Glossopteris, victime de la grande extinction. Une disparition qui a créé un trou de 12 millions d’années dans les archives des fossiles. Une série de «traces fongiques» sur des roches où l’on distingue un grand nombre de spores, serait également un signe de la catastrophe : d’énormes quantités de végétaux morts et de matières animales auraient été source de nourriture abondante pour les champignons. Globalement, la chaleur et la destruction des sols causées par les pluies acides (ces terrains ravinés auraient dégagé une odeur de vanille) auront rendu la planète inhabitable durant cette période.

Sans plantes, il n’y a pas d’herbivores. Sans herbivores, pas de carnivores. L’un des rares survivants «de taille» sur cette Terre désolée était un lézard, Lystrosaurus, reptile végétarien bizarroïde qui, en l’absence de prédateurs et de compétiteurs, s’est diversifié avec un certain succès pendant le Trias.

Ce reptile herbivore a dominé le sud de la Pangée avant l’avènement des dinosaures. Nobu Tamura, CC BY

Le carnage a été pire encore dans les océans, où jusqu’à 96% des espèces se sont éteintes. La perte de toutes les espèces de coraux constructeurs de récifs a conduit à un trou de 10 millions d’années dans les registres des fossiles du Trias inférieur. Imaginez : un monde sans récifs coralliens, sans toute la diversité des êtres vivants qu’ils abritent.

Mais la Terre n’était pas tout à fait morte. De même que Lystrosaurus sur Terre, il y a eu des réussites dans le milieu marin au milieu de toute cette désolation. Claraia par exemple, une espèce de bivalve similaire à la coquille Saint-Jacques a survécu à la fin du Permien, puis s’est rapidement diversifiée pour occuper les niches laissées vacantes par l’annihilation presque totale des brachiopodes, habitants du plancher océanique au Permien. Claraia était robuste et pouvait résister à des niveaux d’oxygène très bas – un trait bien pratique quand la plupart de la vie présente dans les fonds marins était privée d’oxygène.

Claraia, espèce survivante des fonds marins. Musée Gröden/Wolfgang Moroder, CC BY-SA

Le destin funeste des dinosaures

Peut-être l’extinction la plus célèbre et spectaculaire est celle qui vu la mort des dinosaures (non-aviaires) il y a environ 66 millions d’années à la limite des périodes Crétacé et Tertiaire. De même importance que la fin du très populaire T. rex, le remplacement, à l’autre bout de la chaîne alimentaire, du micro plancton a mis un terme à la formation des célèbres falaises de craie du Crétacé qui sont si répandues à travers l’Europe (le nom de cette période géologique vient du mot allemand «Kreide», ce qui signifie la craie).

Que ce soit à cause d’une météorite, ou de massives éruptions volcaniques, ou un peu des deux, l’extinction qui a tué les dinosaures a été plus modeste que celle du Permien-Trias : seulement 75% de perte globale pour le vivant et une récupération plus rapide. Soit la Terre elle-même s’est remise plus rapidement, ou bien, après le «grand massacre» 185 millions d’années plus tôt, la vie était devenue plus apte à s’adapter à, et à évoluer en situation de stress.

Bien entendu, nous savons que les dinosaures n’ont pas exactement disparu. Les oiseaux sont leurs représentants super-évolués, descendants des quelques dinosauriens survivants des événements du Crétacé-Tertiaire. Personne ne peut nier leur succès évolutif depuis 66 millions d’années, date de la disparition du T-Rex aux allures de poulet.

Après que les dinosaures ont disparu, la vie est repartie de l’avant. Jay Matternes

Les crocodiles et les alligators, plus proches parents vivants des oiseaux, sont également d’éminents survivants. Alors qu’il est évident que la capacité des oiseaux à s’envoler vers des oasis de calme et d’abondance leur a permis de se développer au milieu des bouleversements d’alors, on comprend moins pourquoi les crocodiles ont survécu. Certaines théories suggèrent qu’ils ont pu se maintenir et prospérer grâce à leurs organismes à sang froid (contre le supposé sang chaud des dinosaures), leurs habitats d’eau douce ou saumâtre, et même leur QI élevé!

Au-delà des morts et destructions des extinctions, voici de bonnes nouvelles : la vie sur Terre a toujours pris le dessus même quand elle a été très sévèrement atteinte. Sans extinction, il n’y a pas d’évolution, les deux sont intrinsèquement liés.

Les premiers dinosaures ont évolué 20 millions d’années après les pertes du Permien-Trias. Leur évolution a été presque certainement entraînée par un rafraîchissement du climat au cours de ce que l’on a appelé l’épisode pluvial du Carnien (une période où il pleuvait beaucoup), une végétation luxuriante et des pans entiers d’écosystèmes à coloniser.

Les dinosaures ont vécu pendant 165 millions d’années avant de mourir, mais sans leur disparition, les humains ne seraient probablement pas ici aujourd’hui pour faire des dégâts.

Si les êtres humains sont condamnés, alors nous ne serons plus là pour voir ce qui évoluera pour nous remplacer. Soyez assurés que nous, géologues, n’attachons pas trop d’importance à notre disparition. Car nous savons que la Terre est plus grande que nous, et qu’elle va rebondir.

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Le Saviez-Vous ► La méconnue éruption du Tambora a pourtant eu des conséquences sur la planète


Il y a plus de 200 ans, une monstrueuse éruption volcanique en Indonésie a eu des conséquences sur toute la planète, il y a eu plusieurs morts pendant l’éruption, mais un nuage de cendre et le dioxyde de soufre a fait chuter la température de 3 C, sans compter que l’agriculture en a souffert.
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La méconnue éruption du Tambora a pourtant eu des conséquences sur la planète

 

Nathaniel Herzberg

L’éruption volcanique la plus puissante, la plus meurtrière et la plus lourde en conséquences climatiques et économiques du dernier demi-millénaire a eu lieu il y a deux siècles en Indonésie

Tambora, autopsie d’une éruption monstre

Catastrophes Survenue il y a deux siècles, l’éruption du volcan Tambora, en Indonésie, est la plus puissante et la plus meurtrière du dernier demi-millénaire

Les scientifiques commémorent l’événement et s’interrogent sur les conséquences qu’aurait un tel cataclysme aujourd’hui

Nevado del Ruiz (Colombie), 1985: 25 000 morts et la ville d’Armero rayée de la carte. Pinatubo (Philippines), 1991: 1000 morts et un impact de 3% sur le PIB national. Eyjafjöll (Islande), 2010: aucune victime, mais un trafic aérien bloqué pendant cinq jours en Europe… Ces trois éruptions volcaniques ont marqué les trente dernières années. Pourtant, elles restent de simples feux d’artifice comparées à celle qui survint il y a tout juste deux siècles, en Indonésie, au Tambora.

La plus puissante, la plus meurtrière, la plus lourde en conséquences climatiques et économiques du dernier demi-millénaire: l’éruption que les scientifiques s’apprêtent à commémorer a marqué l’histoire. … La revue Nature Geoscience , elle consacre à l’éruption quatre articles et son éditorial, afin d’appeler la communauté scientifique à bien mesurer les risques que pareil cataclysme ferait aujourd’hui courir à notre planète.

Car c’est bien un déluge qui s’est abattu sur le monde cette année-là. Les 10 et 11 avril 1815, pendant vingt heures, le feu se déchaîne. Le volcan, haut de 4300 mètres, crache plus de 35 kilomètres cubes de magma dense.

«Il est classé au niveau 7 sur une échelle de 8 degrés, c’est considérable», insiste Patrick Allard, de l’Institut de physique du globe de Paris, premier vulcanologue à être descendu dans le cratère, en 1979.

Le sommet est pulvérisé, la montagne ramenée à 2850 m.

Les explosions sont entendues jusqu’à Sumatra, à 2000 km. Dans le ciel, trois colonnes de flamme s’élèvent, qui bientôt fusionnent puis s’effondrent, sous le poids de la matière. Après la pluie de roches, des nuées ardentes s’abattent sur l’île de Sumbawa, dans l’est de l’archipel indonésien. La ville de Sanggar est ravagée, laissant 15 000 personnes sans vie. Des vagues de 10 mètres frappent les villages de pêcheurs. Sur toute l’île et plus loin dans le pays, tsunamis, famines et épidémies font entre 50 000 et 70 000 victimes, suivant les bilans.

Les informations sont lacunaires. Les Britanniques assurent un intérim entre deux règnes néerlandais sur l’archipel et leur administration est défaillante. Alors qu’en 1883, lors de l’éruption du Krakatoa (Indonésie, 36 000 morts), le télégraphe permettra une circulation rapide des données, Morse n’a pas encore mis au point son invention en cette année 1815. Aussi l’événement reste-t-il cantonné aux frontières.

Mais pas ses conséquences. Un nuage de cendre se répand à travers le continent, qui retombe vite. En revanche, le dioxyde de soufre contenu dans la colonne de 40 km de haut est pris dans les courants stratosphériques. Les particules de sulfate deviennent autant de petits écrans solaires. L’impact climatique est considérable. En Europe occidentale, la température moyenne chute de 3 degrés en 1816. C’est l’«année sans été».

En Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, des records de froid et de précipitations sont battus entre juin et août. De la pluie, de la neige parfois qui ruinent les cultures. Les raisins restent verts, les pommes de terre pourrissent, les fruits sont faméliques.

«Le prix des céréales a doublé entre 1815 et 1817 des deux côtés de l’Atlantique», souligne Clive Oppenheimer, géographe à l’Université de Cambridge, qui s’est attaché à peser les conséquences politiques et sociales de la formidable éruption.

La famine fait 100 000 victimes en Europe. La natalité chute, tandis que la mortalité augmente de 4% en France, de 6% en Prusse, de 20% en Suisse et en Toscane. Partout, des émeutes de la faim éclatent, violemment réprimées.

«A Cambridge, une loi spéciale a été promulguée, le Riot Act, des condamnations à mort ont été prononcées. Je pense qu’on peut y voir une conséquence de l’éruption de Tambora», poursuit Clive Oppenheimer.

Petite consolation: la perturbation climatique offre aux générations futures les ciels rouges peints par Turner et Constable.

Faut-il attribuer au volcan, à la crise alimentaire et à la mort de nombreux chevaux qui s’ensuivit l’invention de la bicyclette en 1817? Accuser le Tambora, par inondations et froid interposés, d’avoir provoqué le remplacement des cultures du riz par celles de l’opium dans la province du Yunnan (Chine), premier acte d’un marché international des stupéfiants?

«Il faut être prudent, ne pas faire de l’histoire avec des conjectures ou des coïncidences, estime Clive Oppenheimer. D’autres éléments ont pesé à l’époque, comme la chute de l’empire napoléonien. Mais il est certain qu’un tel cataclysme bouleverse la planète.»

Les sociétés sont aujourd’hui «mieux armées pour agir, comme le montre le bilan de l’explosion du Merapi, en 2010 à Java [400 morts]», souligne Stephen Self, de l’Université de Berkeley.

L’évacuation massive a permis d’éviter l’hécatombe. Mais le vulcanologue américain le sait: la population mondiale est six fois plus importante qu’à l’époque, les sociétés plus interdépendantes, les conséquences en chaîne difficilement prévisibles.

Aussi, tranche-t-il: «Un Tambora serait aussi critique qu’auparavant.»

Et son collègue Clive Oppenheimer de renchérir: «Nous sommes très vulnérables sur la sécurité alimentaire. Et souvent peu conscients des enjeux. Le tsunami de 2004 est là pour en témoigner. Personne n’a voulu s’y préparer. Mais comment voulez-vous responsabiliser une société pour des phénomènes qui surviennent une ou deux fois par millénaire? Quand nous autres scientifiques lançons des mises en garde, on nous demande si une telle éruption arrivera dans les cinq ans. Sans doute pas. Mais est-ce que ça va arriver dans le futur? C’est certain.»

https://www.letemps.ch

Des chercheurs pensent avoir trouvé la huitième merveille du monde


En 1886 un cartographe allemand avait décrit l’emplacement du lac Rotomahana en Nouvelle-Zélande qui est disparu lors d’une éruption volcanique. Des chercheurs croient avoir trouvé la 8e merveille du monde disparue depuis 131 ans … Reste a trouver les fonds pour faire rejaillir ce lac avec ses terrasses naturelles
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Des chercheurs pensent avoir trouvé la huitième merveille du monde

Elle était portée disparue depuis 1886, lors de l’éruption du mont Tarawera, en Nouvelle-Zélande. Pourtant, la huitième merveille du monde pourrait bien avoir été retrouvée. En effet, deux chercheurs néo-zélandais pensent avoir localisé les terrasses du lac Rotomahana.

Englouties depuis 131 ans. Les terrasses rose et blanche du lac Rotomahana, dans le nord de la Nouvelle-Zélande, considérées comme la huitième merveille du monde, vont peut-être être retrouvées. Deux chercheurs néo-zélandais affirment avoir localisé ces magnifiques escaliers de minéraux, enfouis à cause de l’éruption du mont Tarawera. D’après leurs recherches, les terrasses n’ont pas été détruites et seraient conservées entre 10 et 15 mètres sous la surface de l’eau.

Une découverte extraordinaire grâce au journal d’un cartographe allemand

Les coordonnées de cette huitième merveille du monde n’ont jamais été retranscrites. Pourtant, ce sont les travaux de Ferdinand von Hochstetter, un cartographe allemand, qui ont permis aux deux chercheurs de localiser les terrasses. Ce dernier a rédigé dans son journal, une description détaillée de l’emplacement des terrasses avant l’éruption de 1886.

Mais maintenant, il faut creuser. Et pour le moment, les deux chercheurs espèrent obtenir des financements, afin de constituer une équipe de bénévoles et d’archéologues pour explorer le site. Peut-être que le monde verra la huitième merveille du monde renaître de ses cendres.

http://www.ladepeche.fr

L’histoire volcanique des manchots révélée par leurs fientes


Les fientes d’animaux peuvent dévoiler beaucoup de choses. Chez les manchots, ils ont trouver des fientes et ils ont pu remonter à 7 000 ans à la péninsule antarctique. La colonie aurait pourtant pu disparaitre au moins 3 fois à cause de l’éruption d’un volcan. Les changements climatiques pourraient ne pas être fatals pour eux
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L’histoire volcanique des manchots révélée par leurs fientes

 

L’analyse de fientes de manchots papous vieilles de 7.000 ans a permis à des chercheurs de déterminer que des éruptions volcaniques avaient quasi éradiqué trois fois une colonie d’Antarctique.

Beaucoup d’études ont lié la fluctuation des populations de manchots ces dernières décennies aux variations de température, au réchauffement climatique et à l’importance de la calotte glacière.

Une équipe internationale de scientifiques emmenée par British Antarctic Survey (BAS), le programme britannique en Antarctique, a voulu étudier l’évolution à plus long terme de la population de manchots papous d’Ardley Island, près de la péninsule antarctique, qui compte actuellement environ 5.000 couples, selon un communiqué publié mardi.

Ces chercheurs ont effectué pour ce faire des analyses chimiques de dépôts de guano et de cendres volcaniques au fond d’un lac de l’île, qui leur a permis de remonter 7.000 ans en arrière.

Les conditions climatiques dans la zone ayant été globalement favorables depuis 7.000 ans, les scientifiques, dont les conclusions sont publiées cette semaine dans Nature, ne s’attendaient pas à des changements radicaux dans la population de manchots.

D’où leur surprise quand ils ont découvert que la colonie avait été quasiment éradiquée à au moins trois reprises en raison des retombées de cendres liées à l’éruption d’un volcan sur l’île de Deception Island située à une centaine de kilomètres.

« Il a fallu, en moyenne, entre 400 et 800 ans pour que la colonie se reconstitue », a indiqué dans le communiqué Steve Roberts, du BAS.

« Cette étude révèle l’impact grave des éruptions volcaniques », observe Claire Wadula, une autre scientifique.

« Une éruption peut enterrer les petits. Si les adultes peuvent fuir à la nage, les petits ne survivent pas dans les eaux gelées. Les lieux de nidification peuvent se trouver enterrés et rester inhabitables pendant des centaines d’années », a-t-elle ajouté.

« Les variations des populations de manchots sur la péninsule antarctique avaient été liées aux variations du climat et de la banquise, mais l’impact potentiellement dévastateur sur le long terme de l’activité volcanique n’avait pas été auparavant envisagé », a-t-elle poursuivi.

http://www.lepoint.fr/

L’histoire de Naples révélée par la pollution au plomb


 

La pollution de l’eau au plomb dans des aqueducs de la Rome ancienne donne des renseignements sur des évènements de la cité, comme les éruptions volcaniques de Vésuve, de la prospérité de la cité, les invasions barbares des Wisigoths. Une technique qui pourrait permettre d’étudier d’autres sites archéologiques
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L’histoire de Naples révélée par la pollution au plomb

 

Piscina mirabilis

La Piscina mirabilis, à Misène, est un exemple de citerne dans laquelle l’eau approvisionnée par l’Aqua Augusta était stockée.

Si l’histoire de l’urbanisation de Rome est bien documentée tout au long de l’Antiquité, tant via les écrits de l’époque que via l’archéologie, ce n’est pas le cas de nombre d’autres cités romaines, dont Naples. Mais une équipe internationale de géoarchéologues et de géochimistes vient de lever le voile sur un volet important de l’histoire de cette cité : l’impact de l’éruption volcanique du Vésuve, en 79, sur l’aqueduc de la baie napolitaine, l’Aqua Augusta.

Construit entre 27 et 10 avant notre ère et long d’environ 140 kilomètres, cet aqueduc approvisionnait en eau environ une dizaine de cités et plusieurs villas de la baie de Naples. L’éruption volcanique du Vésuve en 79 de notre ère a été très destructrice pour une région bien plus vaste que la seule ville de Pompéi, mais son impact sur l’aqueduc restait mal connu.

C’est à l’occasion de la construction d’une nouvelle ligne de métro à Naples que des fouilles archéologiques ont été menées. Hugo Delile, du laboratoire Archéorient (UMR 5133) de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée (MOM) à Lyon, et ses collègues ont étudié des couches de sédiments du bassin portuaire de la ville antique, comblé au fil des siècles. Ils y ont découvert d’importantes quantités de plomb. Ces traces proviennent de l’eau de l’aqueduc, polluée par ses canalisations en plomb. La datation de ces couches et l’analyse de la composition du plomb présent dans les sédiments permettent donc de comprendre le sort de l’aqueduc.

L’analyse a d’abord permis de distinguer le plomb naturellement présent dans la structure des minéraux du plomb d’origine anthropique, issu de la pollution de l’eau par l’aqueduc et « collé » sur les sédiments. Pour cela, les chercheurs ont « lessivé » les échantillons, une technique qui consiste à les baigner dans une solution liquide pour isoler le plomb accroché aux sédiments. Avec un spectromètre de masse de l’École normale supérieure de Lyon, ils ont ensuite mesuré les ratios des différents isotopes du plomb dans la soixantaine d’échantillons prélevés sur les coupes stratigraphiques du site.

Ces mesures ont révélé que la composition isotopique du plomb anthropique change radicalement une quinzaine d’années après l’éruption du Vésuve (repérée dans les coupes stratigraphiques du port par un dépôt de pierres ponces typique de cette catastrophe). Cela signifie que les tuyaux de l’aqueduc ont été remplacés à la suite de l’éruption et que le plomb alors utilisé était issu d’autres mines que celles ayant servi pour la construction du système d’adduction d’eau initial de la baie de Naples.

Au-delà de cette révélation, c’est le développement urbain de Naples jusqu’au VIe siècle qui est mis en lumière grâce à cette étude. L’évolution de la composition des isotopes du plomb dans les sédiments échantillonnés montre que le réseau de distribution d’eau s’est progressivement étendu jusqu’au début du Ve siècle. Puis, dans les couches sédimentaires supérieures – donc plus récentes – , la proportion du plomb anthropique baisse par rapport à celle du plomb naturel. Ce phénomène coïncide avec des événements clés de l’histoire de la baie de Naples : les invasions barbares des Wisigoths de 410 à 412 et celles des Vandales entre 455 et 463, ainsi que les éruptions volcaniques de la fin du Ve siècle. Tous ces événements ont probablement endommagé l’Aqua Augusta et le système de distribution d’eau de Naples.

L’équipe d’archéologues projette d’utiliser cette technique dans d’autres bassins portuaires antiques et plus largement sur d’autres types d’archives naturelles pour documenter certains pans méconnus de l’Antiquité.

 « L’étude de la pollution au plomb permet de mieux comprendre l’impact des activités humaines sur l’environnement », explique Hugo Delile, « Mais elle n’a pas la même signification au cours du temps : elle peut témoigner de la prospérité d’une société comme de son déclin et c’est ce caractère cyclique qui m’intéresse et qui, sur le long terme, a beaucoup à nous apprendre. »

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Le Saviez-Vous ► L’éruption volcanique la plus meurtrière de l’histoire a engendré Frankenstein


L’année 1816 fut parait-il une année sans été. Un volcan en colère explose. L’éruption équivaut 10.000 fois les bombes d’Hiroshima et Nagasaki. Cette catastrophe parait même sur les toiles de grands maîtres, et l’imagination de personnages funestes apparaît dans ce décor funeste
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L’éruption volcanique la plus meurtrière de l’histoire a engendré Frankenstein

 

Huile sur toile de Frederic Church, 1861 | via Wikimedia Commons (domaine public)

Huile sur toile de Frederic Church, 1861 | via Wikimedia Commons (domaine public)

En 1815, il y tout juste 200 ans, le volcan Tambora est entré en éruption. Un événement spectaculaire qui s’est répercuté dans le monde entier et a inspiré la peinture et la littérature.

En avril 1815, le volcan Tambora, en Indonésie, est entré en éruption. L’éruption la plus puissante du dernier demi-millénaire, équivalente à l’explosion de 10.000 fois les bombes d’Hiroshima et Nagasaki réunies. Elle a provoqué une catastrophe si vaste que les scientifiques peinent encore à en mesurer les conséquences à travers le monde.

Aux alentours, environ 10.000 personnes ont péri, brûlées vives, tuées par des chutes de rochers ou mortes de faim, les cultures étant étouffées par les cendres. Mais le pire était à venir. Un nuage géant de minuscules particules s’est répandu dans le monde entier, a bloqué les rayons du soleil et provoqué trois ans de refroidissement planétaire.

L’année 1816 qui a suivi fut officiellement déclarée «l’année sans été». Chutes de neige rouge ou marron, tempêtes, gel des récoltes, famine, pandémie… Ni l’Amérique, ni l’Europe, ni l’Asie n’ont été épargnées.

Quelques belles choses sont tout de même nées de ce chaos planétaire: des créations artistiques. Dans son livre Tambora: the Eruption that Changed the World (c’est-à-dire Tambora: l’éruption qui a changé le monde), Gillen D’Arcy Wood détaille cet héritage culturel, comme le raconte le New York Times.

Spectaculaires couchers de soleil

Son livre reproduit par exemple une peinture à l’huile de 1816, Weymouth Bay (peinte dans la baie anglaise de Weymouth Bay, donc), par l’artiste romantique John Constable:

Weymouth Bay, peinture de John Constable | via Wikimedia Commons (domaine public)

«Il y avait des vents volcaniques très forts à l’époque et de violents orages», explique Gillen D’Arcy Wood.

Les particules présentes dans l’atmosphère ont aussi produit de spectaculaires couchers de soleil, capturés par le peintre britannique William Turner. Par exemple dans sa toile Le Canal de Chichester:

Winchester Canal, peinture de William Turner | Wikimedia Commons (domaine public)

Ou dans Ovide banni de Rome:

Ovide banni de Rome, de William Turner | via Wikimedia Commons (domaine public)

Ou encore Flint Castle:

Peinture de William Turner, Flint Castle | via WikiArt (domaine public)

La littérature du XIXe siècle, marquée par le romantisme, s’est aussi nourrie de l’événement. Et a donné naissance au monstre de Frankenstein et aux vampires.

En juin 1816, l’écrivain Mary Shelley, alors âgée de 18 ans, passe l’été en Suisse, sur les bords du lac Léman. Par ce temps froid et sombre, elle est à l’abri dans une villa aux côtés d’autres personnalités de la littérature anglaise, dont Percy Shelley (son futur mari) et Lord Byron. Le vin et l’opium coulent à flot, les flammes des bougies tremblent… C’est dans cette atmosphère étrange que Mary écrit l’histoire de Frankenstein, qu’elle publiera deux ans plus tard.

Illustration par Theodore Von Holst de l’édition de 1831 de Frankenstein | via Wikimedia Commons (domaine public)

Lord Byron, lui, écrit Le Vampire, nouvelle qui popularisa la légende de ce démon dans la littérature, et le poème Darkness (obscurité).

Cela étant, espérons que les artistes n’auront pas à peindre ou à écrire sur une catastrophe similaire avant longtemps. D’après les travaux menés par des scientifiques, une éruption d’une telle ampleur aujourd’hui serait encore plus meutrière, au vu de la densité démographique, et pourrait mener à l’extinction de l’humanité. 

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15 photos stupéfiantes de l’éruption volcanique qui a provoqué l’évacuation de 4000 Chiliens.


Un volcan en éruption près des populations amène une situation d’urgence d’évacuation. Cependant, malgré la terreur que cela peut provoquer, c’est une beauté de voir cette éruption
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15 photos stupéfiantes de l’éruption volcanique qui a provoqué l’évacuation de 4000 Chiliens.

 

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Quelques jours auparavant, le Calbuco, un volcan chilien s’élevant à plus de 2 kilomètres d’altitude, est entré à deux reprises en éruption, mobilisant aussitôt tous les services d’urgence… mais aussi les photographes. Cette éruption a provoqué l’évacuation d’environ 4000 habitants des villes et villages voisins ; par ailleurs, en Argentine, les autorités ont elles aussi mis en garde la population contre d’éventuelles cendres volcaniques.

Le volcan surplombe les villes de Puerto Montt et de Puerto Varas, qui totalisent à elles deux près de 250000 habitants. Sa dernière éruption remontant à 1972, les autorités locales ont été grandement surprises par ce réveil inattendu. Le Calbuco est un stratovolcan (ou volcan composite), classe de volcans bien connus pour leurs éruptions explosives (les fameux Krakatoa, Vésuve et Mont Saint Hélène sont ainsi tous des stratovolcans). Espérons donc que le Calbuco ne finisse pas lui aussi par exploser.

Les autorités s’occupant de la sécurité des populations locales, nous pouvons désormais nous intéresser aux photographes qui, sur place, s’en donnent à coeur joie avec cette éruption. On peut ainsi admirer les photos stupéfiantes des colonnes de fumée illuminées par la lave, ou encore des énormes nuages de cendre parcourus d’éclairs et émis par le volcan. Découvrez certaines des photos et des vidéos de l’éruption ci-dessous ! (source: boredpanda)

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