Une tempête solaire pourrait perturber les réseaux électriques


Un alerte dû à un tempête solaire qui pourrait avoir des répercussions sur le réseau électrique, les satellites de télécommunications (Internet, téléphone portable, GPS, etc) pour une durée plus ou moins de 24 à 36 heures. Pour le moment, tout semble bien fonctionné
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Une tempête solaire pourrait perturber les réseaux électriques

 

WASHINGTON – Deux éruptions solaires survenues dimanche ont provoqué une forte tempête géomagnétique qui a frappé l’atmosphère terrestre mardi et pourrait perturber les réseaux électriques et les télécommunications, a indiqué l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) qui à ce stade n’a signalé aucun problème.

Cette tempête solaire «pourrait provoquer des problèmes étendus de contrôle de voltage et affecter des systèmes de protection sur le réseau électrique», a mis en garde la NOAA dans un bulletin d’alerte.

Les systèmes de transmission radio à haute fréquence pourraient aussi être perturbés et le fonctionnement des satellites de navigation risque également de connaître des pannes «pendant plusieurs heures», ajoute l’agence.

Cette tempête «sévère» a été observée à 9h58 et a atteint une force 4 pendant au moins une heure sur une échelle maximum de 5, a indiqué Thomas Berger, directeur du centre de prédiction de météorologie spatiale (Space Weather Prediction Center, SWPC) lors d’une conférence de presse.

En voici des images:

Ce phénomène pourrait durer de 24 à 36 heures, a-t-il dit, ajoutant qu’à ce stade aucun problème n’avait été signalé sur le réseau électrique et dans le fonctionnement des satellites de télécommunication.

Des aurores boréales ont été observées avant le lever du soleil dans le nord des États-Unis, a ajouté Thomas Berger et seront visibles ce soir en Europe.

Cette tempête solaire n’a pas provoqué de niveaux de radiations dangereux pour les astronautes à bord de la Station spatiale internationale (SSI), a par ailleurs indiqué la NASA.


«L’intensité de cette tempête devrait continuer à diminuer dans les prochaines heures mais nous ne pouvons pas dire exactement comment cela va se produire», a expliqué Bob Ruthlege, le responsable des prévisions au SWPC lors de la même conférence de presse téléphonique.

Lors du précédent cycle solaire qui s’est achevé en 2008, on a observé 45 tempêtes solaires de cette puissance, a-t-il dit. Il s’agit pour le cycle actuel, particulièrement inactif, de la deuxième de cette ampleur.

«C’est un peu inhabituel pour ce cycle marqué par une faible activité solaire», a jugé le scientifique.

Le Soleil connaît actuellement sa période la moins active depuis plus d’un siècle. Le nombre de taches décomptées depuis le début du cycle actuel amorcé en décembre 2008, est très faible par rapport à la moyenne quotidienne observée ces 250 dernières années, en fait moins de la moitié.

Les cycles solaires ont une durée moyenne de 22 ans, onze ans qui amènent au maximum et onze autres années ramenant au minimum après quoi un nouveau cycle commence.

Les éruptions solaires ou éjections de masse coronale projettent du plasma solaire à très grande vitesse dans l’espace qui vient frapper la haute atmosphère de la Terre et interagit avec son champ magnétique.

La Nasa a lancé le 13 mars quatre vaisseaux spatiaux identiques (MMS) destinés à étudier ces interactions, mal comprises, entre les vents solaires et le champ magnétique terrestre.

Le champ magnétique de la Terre protège normalement de ces particules mais quand il y a des éruptions solaires de forte puissance comme celle de mardi, il se produit un phénomène dit de reconnexion magnétique dans la magnétosphère terrestre. Ce phénomène est responsable des aurores boréales mais aussi des orages magnétiques pouvant perturber le fonctionnement des satellites de communications et le réseau électrique.

«La reconnexion magnétique est l’un des facteurs les plus importants dans les phénomènes météorologiques spatiaux», avait souligné Jeff Newmark, directeur par intérim de la division d’héliophysique de la Nasa avant le lancement de cette mission.

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Aurores boréales : Une intense éruption solaire affectera la Terre


Si le ciel est dégagé et que vous habitez à l’abri de la pollution lumineuse la nuit, au Canada, alors vous risqué de voir les rideaux du ciel s’ouvrir pour un magnifique spectacle des aurores boréales. !!
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Aurores boréales :  Une intense éruption solaire affectera la Terre

Photo Courtoisie

Des aurores boréales pourront être observées dès jeudi, au Canada.

Les particules générées par une gigantesque éruption solaire, survenue mercredi, sont en train de se diriger tout droit vers la Terre, rapportent plusieurs experts, et pourraient produire des aurores boréales spectaculaires, visibles au Canada.

«Cela fait plusieurs années que la Terre n’a pas vécu de tempête de cette ampleur (…) Il y a eu une explosion magnétique géante sur le Soleil», a expliqué Tom Berger, directeur du Centre de prévision météorologique spatiale, situé à Boulder au Colorado.

Lorsqu’une importante éruption solaire a lieu, elle est souvent accompagnée d’éjections de la masse coronale ; le Soleil éjecte des quantités gigantesques de plasma brûlant vers l’espace à des millions de km/h. Par chance, la plus grosse partie des particules passera à côté de la Terre.

Néanmoins, les réseaux électriques, les satellites, la navigation par GPS et les transmissions radio pourraient être affectés par les perturbations magnétiques, bien que ces conséquences soient évidemment temporaires.

L’importante éruption solaire survenue mercredi est singulière pour deux raisons : sa localisation sur l’astre (face à nous) et sa force. Elle est survenue après une autre éruption d’une intensité plus modérée, qui a eu lieu mardi. Les deux éruptions ont pris naissance dans la même tache solaire, connue sous le nom de «Active Region 2158».

«Nous allons au moins recevoir une partie du nuage de plasma très énergétique et magnétisé qui peut perturber la sphère magnétique de la Terre et conduire à des problèmes temporaires de réseau électrique», a ensuite expliqué Berger.

Alerte aux aurores

Malgré ces possibles perturbations plus «techniques», les particules chargées provenant de l’éruption solaire offriront un joli spectacle.

Elles provoqueront sans doute de mémorables aurores boréales dès jeudi, possiblement dès le début de la soirée, et jusqu’à vendredi et samedi, d’après l’Agence spatiale canadienne et Astronomy North.

Vous pourrez observer en direct les aurores sur le site AuroraMAX, qui précise que les aurores pourront être observées depuis le Canada.

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L’éruption solaire qui nous aurait renvoyés au 18e siècle


Avec notre dépendance a tous le système électrique, comprenant internet, les communications et surtout l’électricité nous serions dans de bien mauvais draps. 1989, le Québec a ainsi été touché par une importante panne d’électricité plongeant les villes dans l’obscurité et en 1859, des aurores boréales furent observées jusqu’à Cuba et Hawaï. Mais, en 2012 si la Terre aurait été dans une bonne position, cela aurait été encore plus désastreux.
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L’éruption solaire qui nous aurait renvoyés au 18e siècle

 

L'éruption solaire qui nous aurait renvoyés au 18e siècle

Une éruption solaire aurait pu perturber tous les circuits électriques de la Terre en 2012. Photo NASA

WASHINGTON – En 2012, une puissante tempête solaire a manqué la Terre de peu et aurait pu perturber tous les circuits électriques et «renvoyer la civilisation contemporaine au 18e siècle», a révélé la NASA.

La tempête, qui s’est produite le 23 juillet 2012, la plus puissante depuis 150 ans, a manqué la planète de peu, selon un communiqué de l’agence spatiale américaine publiée sur son site internet mercredi.

«Si l’éruption avait eu lieu une semaine plus tôt, la Terre aurait été en première ligne», souligne Daniel Baker de l’université du Colorado.

Le satellite STEREO-A, qui surveille les tempêtes solaires, a, lui, pu observer de manière très précise le déroulement, permettant aux scientifiques de conclure que la tempête de 2012 n’a eu d’égale que celle de 1859.

L’Académie nationale des Sciences a estimé que l’impact d’une tempête de l’ampleur de celle de 1859, si elle frappait la Terre, coûterait à l’économie mondiale 2000 milliards de dollars et causerait des dégâts d’une ampleur inédite.

Car les tempêtes solaires peuvent aisément perturber les réseaux électriques et interrompre les télécommunications, internet, les transports aériens ou tout autre système reposant sur l’électricité.

Les tempêtes solaires naissent à la surface du Soleil. Ces explosions ou éjections de masse coronale (EMC) projettent du plasma ionisé dans l’espace à de grandes vitesses.

Les vents solaires chargés de puissantes radiations résultant de ces éjections de masse coronale provoquent des orages géomagnétiques en interagissant avec le champ magnétique terrestre.

Il y a 12 % de risque qu’une tempête solaire puissante touche la Terre dans les 10 prochaines années, selon le physicien Pete Riley qui a publié un article sur le sujet dans la publication Space Weather au début de l’année.

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Images saisissantes d’une éruption solaire


Grâce au satellite SDO qui se promène tranquillement en orbite autour du soleil, nous avons droit a une chorégraphie de flammes qui s’élèvent dans l’espace.
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Images saisissantes d’une éruption solaire

 

Images saisissantes d'une éruption solaire

Crédit photo : Capture d’écran NASA

La NASA a dévoilé des images d’une éruption solaire qui s’est produite le 2 avril dernier.

La NASA a dévoilé hier des images impressionnantes d’une éruption solaire, captées par son satellite Solar Dynamics Observatory (SDO), le 2 avril dernier.

Une éruption solaire consiste en de puissantes explosions radioactives provoquées par l’accumulation d’énergie magnétique et est classée en différentes catégories: A, B, C, M, et X. Celle du 2 avril était de classe M6.5.

 

Si l’agence spatiale américaine a été en mesure de rapporter des images aussi précises de ce phénomène, c’est dû à la présence en orbite du satellite SDO qui gravite autour de l’astre brûlant depuis février 2011 afin de récolter images et informations.

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En 24 heures Trois grandes éruptions solaires en 24h, dont la plus puissante


Le soleil s’emporte, bouillonne et explose. Des éruptions solaires ont été détectés depuis 24 heures. Phénomène normale mais la technologie peut-être affecté comme cela a déjà arrivé .. Par contre, cette fois ces éruptions semblent avoir pris une autre direction que la terre
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En 24 heures

Trois grandes éruptions solaires en 24h, dont la plus puissante

 

En 24 heures - Trois grandes éruptions solaires en 24h, dont la plus puissante

Photo AFP / NASA

WASHINGTON – Trois grandes éruptions solaires se sont produites en 24 heures, dont la plus puissante à ce jour cette année, indique la Nasa, qui montre sur son site des images spectaculaires de ces phénomènes.

La précédente plus importante éruption solaire de 2013 a eu lieu en avril.

Les trois dernières éruptions observées lundi et mardi étaient de catégorie dite X, qui correspond à la plus grande intensité de ces phénomènes. Ce sont les premières de ce groupe cette année, précise l’agence spatiale américaine.

Ces explosions ou éjections de masse coronale (EMC) projettent du plasma ionisé dans l’espace à de grandes vitesses, dont la dernière observée mardi à 2250 km par seconde, ce qui est particulièrement rapide, souligne la Nasa.

Ces trois dernières éjections coronales vont former un nuage de matériaux solaire qui pourrait affecter le fonctionnement des deux satellites STEREO-B et Epoxi qui surveillent les tempêtes solaires et les comètes.


«Les membres du personnel responsable de ces satellites ont été avertis et si nécessaire ils prendront des mesures de sauvegarde des instruments», indique encore la Nasa.

L’accroissement du nombre et de l’intensité de ces éruptions solaires correspond au début du nouveau cycle d’activité du Soleil qui atteindra son maximum en 2013. Le Soleil connaît alternativement des cycles de onze ans d’activité et de calme.

Les vents solaires chargés de puissantes radiations résultant de ces éjections de masse coronale provoquent des orages géomagnétiques en interagissant avec le champ magnétique terrestre.

Ils produisent des aurores boréales et australes mais peuvent aussi perturber temporairement le réseau électrique, les communications satellite et radio.

Le plus souvent le champ magnétique terrestre permet de protéger la planète.

L’éruption solaire observée en avril, qui avait entraîné des perturbations des télécommunications, était bien plus faible que celles de ces deux derniers jours.

Mais celles-ci ne se sont pas produites en direction de la Terre.

La première éruption solaire de catégorie X de ce cycle d’activité maximale du Soleil s’était produite en février 2011 et la plus puissante en août 2011.

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Une eruption solaire pourrait faire des ravages sur Terre


Les éruptions solaires ne datent pas d’hier, et a part la grande panne électrique que le Québec à connu, il y a quelques années,  il est évident qu’avec la civilisation moderne qui a axé tout son environnement vers la technologie que des problèmes plus grands pourraient survenir ..
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Une éruption solaire pourrait faire des ravages sur Terre

 

Une éruption solaire pourrait faire des ravages sur Terre

Crédit photo : archives AFP

Cette image de la NASA, capturée par le Solar Dynamics Observatory, montre une éruption solaire le 4 Juillet 2012.

Par Kris Sims | Agence QMI

De nombreuses personnes se préparent pour une attaque parimpulsion électromagnétique aux États-Unis, croyant que l’explosion en haute altitude d’un missile nucléaire ennemi pourrait court-circuiter tout ce qui contient de l’électronique; des réseaux électriques aux grilles pain, en passant par les voitures et les avions.

Selon John Kappenman, un ingénieur électricien qui se spécialise dans les tempêtes solaires et leur impact sur la Terre, l’impact d’une super-tempête solaire serait très similaire à une attaque par impulsion électromagnétique et il est préférable de se préparer de la même manière.

«C’est l’une des plus grandes menaces de catastrophes naturelles à l’endroit du monde développé, a affirmé l’ingénieur. Nous ne faisons rien pour comprendre la gravité réelle de ces tempêtes, a-t-il ajouté. En fait, nous ne faisons que construire de plus grosses antennes, qui nous associent encore plus étroitement à de graves événements météorologiques provenant de l’espace.»

Les experts préviennent qu’il viendra un moment où une éruption solaire sera si intense, qu’elle pourrait jeter dans le noir pendant longtemps notre civilisation moderne, en grillant tous les réseaux électriques interconnectés.

«Si vous perdez l’électricité, vous perdez la capacité de pomper et de produire de l’eau propre, de traiter et de pomper les eaux usées, de préserver les aliments périssables et tous les médicaments périssables et vous perdez la capacité de fabriquer de nouvelles choses, comme des pièces de rechange pour les choses qui ont été endommagées», a averti M. Kappenman.

Les systèmes de téléphonie et internet par exemple ne peuvent compter que sur quelques jours de production d’énergie de réserve, avec du carburant en quantité très limitée.

Les usines japonaises nucléaires à Fukushima ont cessé de fonctionner parce que les générateurs de secours ont été submergés par l’eau du tsunami, mais les experts avertissent que quelque chose de semblable pourrait se produire au Canada et aux États-Unis lors d’une défaillance massive du réseau.

«Nous avons un peu de carburant à portée de main pour le refroidissement des cœurs des réacteurs et les piscines contenant du combustible usé, mais il faut beaucoup plus de carburant en réserve que ce qu’ils ont sous la main. À l’heure actuelle, ils n’ont que sept jours de carburant, ce qui est loin d’être suffisant», a soutenu M. Kappenman.

Le Congrès américain a adopté un projet de loi en juin 2010 pour protéger le réseau électrique et les centrales nucléaires, qui pourraient cesser de fonctionner dans l’éventualité d’une panne de courant prolongée, mais il n’a jamais été adopté à temps par le Sénat, il n’est donc jamais entré en vigueur.

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Tempêtes solaires : un danger sous-estimé


La Nasa a pu présenter sur plusieurs vidéo des éruptions solaires, des flammes qui s’étendent dans l’espace .. Ce sont des phénomènes naturels mais par contre sur Terre, il peut arrive que nous en ressentons les effets surtout dans notre monde moderne ou tout ou presque fonctionnent avec l’électricité, par satellites Imaginez plus moyens de communiquer, pas de télévision, d’ordinateur, de transactions a la banque … nous serions bloqués .. et reviendrons quasi 100 ans en arrière pour un jour, un mois, une année
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Tempêtes solaires : un danger sous-estimé

 

Zone d'intense activité solaire en novembre 2011, vue par le satellite SDO de la Nasa.
Zone d’intense activité solaire en novembre 2011, vue par le satellite SDO de la Nasa.

Un orage géomagnétique géant pourrait provoquer des milliards de dollars de dégâts. Dans un article publié cette semaine dans Nature, l’astronome Mike Hapgood appelle le monde à s’y préparer.

Il peut arriver que le ciel nous tombe sur la tête. Cela s’est déjà produit en mars 1989, en mai 1921 ou encore en 1859 et cela peut recommencer… demain. Sans crier gare.

Inconnus du grand public, ces cataclysmes naturels qui, contrairement aux séismes, aux éruptions volcaniques ou aux inondations, n’engendrent aucune perte en vies humaines, peuvent provoquer un véritable désastre en mettant hors service les réseaux de distributions électriques sur de larges portions du territoire pendant un temps indéterminé. Privée d’ordinateurs, d’Internet, de GPS (indispensable pour dater les transactions bancaires), de satellites de télécommunications, notre économie, de plus en plus dépendante de ces nouvelles technologies, serait quasiment à l’arrêt.

Brutales sautes d’humeur

Les responsables de ces scénarios d’apocalypse sont bien connus des astronomes. Il s’agit d’orages géomagnétiques provoqués par des éruptions solaires d’une violence inhabituelle. Lors de ces brutales sautes d’humeur, le Soleil relargue d’énormes quantités de particules ionisées à haute énergie capables de traverser la magnétosphère terrestre, le bouclier qui protège notre planète de ces rayons cosmiques particulièrement délétères. Lesquels sont également à l’origine du magnifique spectacle des aurores boréales visibles près des pôles.

Les 13 et 14 mars 1989, au Québec, le plus violent orage magnétique, ou tempête solaire, survenu depuis des décennies a privé d’électricité 5 millions de personnes pendant neuf heures et provoqué des dégâts évalués à 2 milliards de dollars. Aux États-Unis, un important transformateur électrique fut entièrement détruit. Même chose au Royaume-Uni, où deux grosses installations de ce type furent endommagées.

Des régions entières privées d’électricité

 

Pourtant, «nous devrions être préparés à bien pire, écrit Mike Hapgood, chercheur au Rutherford Appleton Laboratory (Angleterre), dans un commentaire publié ce jeudi 19 avril dans la revue scientifique Nature. Des orages géomagnétiques beaucoup plus violents ont été enregistrés par le passé, à une époque où la société était moins dépendante des systèmes électriques et donc moins vulnérable.»

Membre d’un groupe d’experts auprès du gouvernement britannique sur ces questions de «météorologie spatiale», l’auteur avance que des tempêtes solaires d’une intensité équivalente à celles de 1859 et 1921 «pourraient priver des régions entières d’électricité pendant plusieurs mois». Et de citer des études américaines prédisant un black-out géant dont les effets pourraient se faire sentir pendant des années et coûter, au final, plusieurs milliers de milliards de dollars, au titre des réparations et du manque à gagner. Sans parler du risque d’irradiation des pilotes d’avion et de leurs passagers ou encore des astronautes en mission à bord d’un vaisseau spatial.

Des modèles de prévision embryonnaires

 

Pour l’heure, les satellites sont capables de prévoir l’arrivée des orages magnétiques avec six heures d’avance. C’est notamment le cas des deux satellites Stereo de la Nasa, lancés en 2006. Mais cette marge est insuffisante, comme l’a prouvé la récente éjection de masse coronale survenue le mois dernier qui, par chance, est passée à côté de la Terre.

«La météorologie spatiale en est au stade où se trouvait la météo classique il y a quarante à cinquante ans avec des points d’observation limités et des modèles de prévision embryonnaires», explique au Figaro Jean-Yves Prado, responsable des relations Soleil-Terre, au Centre national d’études spatiales (Cnes).

Lancé il y a deux ans, le satellite américain SDO, successeur de l’européen Soho, toujours en activité, devrait permettre d’améliorer sensiblement le dispositif.

Big One cosmique

 

Une autre question soulevée par Mike Hapgood est de déterminer l’intensité de l’événement maximum auquel l’humanité doit se préparer.

«Beaucoup de systèmes électriques à risques sont conçus pour résister à des événements comparables à ceux des quarante dernières années», écrit-il.

Mais le tremblement de terre et le tsunami survenus l’an passé au Japon, d’une magnitude très supérieure à ce qui avait été anticipé, montre les dangers d’une vision trop restrictive.

«Nous devrions plutôt nous préparer à des orages magnétiques susceptibles de ne se produire qu’une fois tous les 1000 ans.»

Autrement dit le Big One cosmique. «Ce changement d’approche est en cours mais pas assez vite», déplore l’auteur.

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