Une patiente brûlée vive lors d’une opération chirurgicale en Roumanie


Une erreur médicale que le médecin a tenter de cacher et de mettre la faute sur le personnel présent à cause la mort d’une vieille dame dans d’atroces souffrances. L’alcool pour désinfecter et les appareils électriques ne font pas très bon ménage. Ce fût la combustion instantanée.
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Une patiente brûlée vive lors d’une opération chirurgicale en Roumanie


Jonathan Paiano

Une patiente atteinte d’un cancer du pancréas est décédée après avoir été incendiée lors d’une opération chirurgicale en Roumanie.

L’erreur fatale : les médecins ont utilisé un bistouri électrique après avoir appliqué un désinfectant à base d’alcool. Selon les témoignages du personnel, la patiente se serait “enflammée comme une torche”. Un cas effroyable qui met en lumière un système de santé défaillant.

Âgée de 66 ans, la patiente est décédée dimanche à l’hôpital de soins d’urgence Floreasca de Bucarest, après avoir subi des brûlures sur 40% du corps. Le contact avec le désinfectant inflammable a provoqué une combustion instantanée. Une infirmière a alors tenté, en vain, d’arrêter le feu en vidant un seau d’eau sur la patiente.

« Elle s’est enflammée comme une torche », a déclaré le député européen Emanuel Ungureanu sur sa page Facebook, qui affirme citer les témoignages du personnel médical présent au moment des faits.

« Malheureusement, en considérant l’accumulation d’erreurs depuis le moment où cette dame a été préparée pour l’opération jusqu’au moment où la tragédie s’est produite, il s’agit plutôt d’un meurtre par culpabilité, impliquant du moins une négligence grave » ajoute Ungureanu.

Mensonges et tentative de dissimulation

Il fait également part aux médias de graves incohérences dans le discours de défense du médecin responsable, Mircea Beuran. Ce dernier aurait « injustement accusé uniquement le personnel auxiliaire pour ce qui s’est produit dans la salle d’opération ».

Beuran aurait également émis un autre mensonge qui ne peut être contesté : selon lui, la patiente aurait été désinfectée avec une substance à base d’alcool car elle était allergique à l’iode. Or, aucune analyse n’a été réalisée pour prouver que la patiente était allergique ou non à la bétadine ou à une substance à base d’iode, et rien ne figurerait non plus sur les documents de suivi.

Le ministère de la Santé s’est engagé à enquêter sur le « malheureux incident ».

« Les chirurgiens auraient dû savoir qu’il est interdit d’utiliser un désinfectant à base d’alcool pendant les procédures chirurgicales effectuées avec un bistouri électrique », a déclaré le sous-ministre Horatiu Moldovan.

La famille de la victime a déclaré que le personnel médical fait uniquement état d’un « accident », en refusant de fournir des détails supplémentaires.

Suite au drame, le ministre de la Santé Victor Costache a immédiatement demandé le contrôle, car il y avait un risque que le personnel puisse tenter de dissimuler des preuves. Costache déclare avoir été surpris de l’attitude des chirurgiens, qui refusaient de coopérer avec l’équipe de contrôle.

« Nous espérons tirer des leçons de cet épisode troublant, car à l’avenir, aucun hôpital de Roumanie ne devrait subir une expérience aussi traumatisante. Je suis de tout coeur avec la famille et maintenant, l’équipe que je coordonne et moi-même feront tout notre possible pour découvrir la vérité », a ajouté Costache.

Un manque d’équipements et de personnel dans les hôpitaux roumains

Malgré certaines améliorations dues à une augmentation des financements, le système hospitalier roumain souffre toujours d’équipements vétustes et d’une pénurie de médecins, et se retrouve au cœur de scandales répétés.

Dans un cas d’incendie de boîte de nuit de 2015, qui a tué 64 personnes (26 sur place et 38 dans les hôpitaux), un ancien ministre de la Santé est accusé d’avoir retardé, voire bloqué, le transfert des brûlés à l’étranger. Ils étaient ensuite décédés dans des hôpitaux roumains mal équipés. Une enquête est toujours en cours.

https://trustmyscience.com/

Le Saviez-Vous ► 7 erreurs médicales des plus inusitées


Personnes n’est parfait, mais les erreurs médicales peuvent être un vrai cauchemar pour les patients. Il y a des erreurs qui sont vraiment épouvantable qui aurait pu sans doute être évité
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7 erreurs médicales des plus inusitées

 

EDWARDOLIVE VIA GETTY IMAGES

 

Par Mathieu Galarneau

On n’échangerait pas de place avec ces patients.

  • Les erreures erreurs, on le sait, ça arrive à tout le monde. Certaines ont cependant plus d’impact que d’autres. Voici une compilation d’erreurs médicales surprenantes, survenues dans le monde et chez nous au Québec, dans la dernière année.

    Embaumée vivante

    La plus récente en lice concerne une femme de 27 ans qui est décédée dû à une bête erreur de produits administrés non vérifiés. Ekaterina Fedyaeva, une Russe de 28 ans, devait se faire retirer des kystes de l’ovaire. Suivant l’opération, les médecins lui ont administré une dose fatale de formaldéhyde au lieu d’une solution saline. L’erreur n’a pu être corrigée à temps pour lui permettre de survivre.

    Un gant et cinq compresses dans le ventre

    BRAUNS VIA GETTY IMAGES

    Une femme de Marseille, en France, a eu une ablation de l’utérus qui tient du cauchemar. À son réveil, la dame de 48 ans subit d’intenses douleurs. Son médecin croit qu’elle est «douillette». Trois jours plus tard, elle obtient son congé. Une fois chez elle, elle ressent de fortes douleurs, «comme un accouchement», raconte-t-elle. Et pour cause, elle avait deux gants de latex et cinq compresses dans le ventre. Son médecin ne lui offre aucune excuse.

    «Il me dit qu’il ne comprend pas, qu’il est surpris et qu’apparemment, il remettrait la faute sur le personnel médical», a-t-elle raconté à France 2.

    Il enlève deux seins, à tort

    Un médecin a procédé à l’ablation des deux seins d’une patiente atteinte de tumeurs cancéreuses âgée de 67 ans en 2014. Sauf que ce n’était pas la bonne patiente. Le médecin traîne maintenant en cour les journalistes qui ont ébruité l’histoire.

    Sept ans avec un tuyau dans le ventre

    Les crises d’appendicite sont plutôt fréquentes et se résorbent tout de même rapidement après l’ablation de l’appendice. Sauf quand l’équipe médicale oublie un tuyau dans le ventre du patient. Oups. C’est ce qui est arrivé à un adolescent français de 15 ans. Maintenant âgé de 22 ans, il a pu se faire retirer le tuyau qui l’a fait énormément souffrir pendant tout ce temps et qui a transpercé des organes.

    Des délais d’opération lui coûtent deux testicules

    Une douleur aux testicules amène un homme à se rendre aux urgences, en France, le 7 décembre 2009. Il est renvoyé sans être opéré. Toujours incommodé, il y retourne le 10 février 2010. On suspecte alors une inflammation et on lui fait passer une échographie abdominale avant de le retourner chez lui. Neuf jours plus tard, on lui annonce qu’il souffre de torsion à chaque testicule. Une des deux torsions était trop vieille alors les médecins ont dû procéder à son ablation et le deuxième apparaît «atrophié avec absence de fonction testiculaire». Après sept ans de démarches judiciaires, la cour donne raison au patient qui reçoit 192 920 euros (294 000 $CAN) en dédommagement.

    Un instrument de 33 cm oublié dans le corps d’une patiente

    Sylvie Dubé, atteinte d’un cancer à l’ovaire, a dû subir une hystérectomie au CHUM, le 14 mars 2017. Dans les mois après l’opération, elle subit d’intenses douleurs à différents endroits dans le corps. Elle consulte en physiothérapie pour une douleur à l’épaule, elle utilise de la cortisone, rien n’y fait. Au bout du rouleau, elle se rend à l’urgence où on lui fait passer un scanneur qui révèle la présence d’une plaque métallique de 33 cm dans son abdomen laissée lors de l’opération trois mois auparavant.

    Une chirurgie bariatrique «montée à l’envers»

    Deux chirurgiens montréalais sont poursuivis pour 2,3 M$ après avoir réalisé une opération bariatrique inversée à un patient de l’hôpital du Sacré-Coeur. Celui-ci est libéré de l’hôpital malgré des vomissements qui ne cessent. Trois jours plus tard, il est admis à nouveau au Sacré-Coeur pour une nouvelle opération où on constate que son anse biliaire est trop longue. Toutefois, son état ne s’améliore pas. Il est admis à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) deux mois plus tard. Hospitalisé pendant deux semaines, il quitte désespéré préférant mourir chez lui. Sous les pressions de sa femme, il retourne à l’IUCPQ, qui tente de le gaver par un tube dans l’intestin grêle.

    Les médecins constatent alors que les aliments remontent vers l’estomac au lieu de descendre vers l’intestin. Le «by-pass» gastrique devra être refait au complet. Il aura été ainsi sauvé d’une mort certaine.

    Cependant, le patient a développé une dépendance à la morphine qui l’a ensuite amené à l’alcool. Il s’est enlevé la vie à l’été 2017.

    https://quebec.huffingtonpost.ca//


 

 

Un octogénaire vit 6 jours avec son dentier dans la gorge


Franchement, je me demande comment on peut avaler un dentier, mais il semble que c’est possible. Le problème ici, c’est la rapidité que les services ont réagi et qui malheureusement malgré l’opération d’urgence (après 6 jours ?) cette personne âgée est toujours dans un étant grave
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Un octogénaire vit 6 jours avec son dentier dans la gorge

 

Un patient de l’hôpital de Dunkerque, dans le Nord, a vécu six jours avec son dentier coincé dans la gorge. Une enquête interne a été lancée car cet homme de 85 ans est aujourd’hui dans un état grave.

Il y a encore dix jours, Roland Marissael, 85 ans, était un octogénaire en pleine santé. Mais au cours d’un repas en famille, il avale un radis de travers… et son dentier par la même occasion. Immédiatement conduit à l’hôpital par sa famille, le médecin conclut à une fausse route et le renvoie chez lui. Le vieil homme n’arrive plus à parler ?

« C’est un début d’Alzheimer » affirme l’interne.

Mais l’état de l’octogénaire se dégrade rapidement. Il ne peut plus parler, arrive à peine à respirer. Il est à nouveau emmené à l’hôpital de Dunkerque, cette fois par le Samu. Dès son arrivée, la famille signale que le dentier est vraisemblablement coincé dans la gorge et réclame une radio. Sans succès.

Pendant six jours, Roland va dépérir lentement.

« Il touchait toujours sa gorge, il souffrait à un tel point que dès que nous essayions de toucher sa gorge, il nous repoussait », raconte sa belle-fille à La Voix du Nord .

Jusqu’à ce que le médecin responsable du service rentre de vacances et ordonne enfin la radio de la gorge qui montre que le dentier est effectivement coincé dans les cordes vocales.

Opéré en urgence, Roland Marissael est aujourd’hui placé en réanimation, dans un état grave.

Une enquête interne doit être effectuée auprès des différents services du centre hospitalier de Dunkerque afin de savoir ce qui s’est réellement passé et déterminer les responsabilités de chacun.

http://www.topsante.com/

Les robots commettent aussi des erreurs médicales


La technologie dans le domaine de la chirurgie a beaucoup évolué, cependant, elle n’est pas infaillible. Les taux de décès en 13 ans n’est pas catastrophique et je crois n’est pas souvent imputable au robot, mais les blessures cela reste à voir
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Les robots commettent aussi des erreurs médicales

 

Selon une étude, on estime qu'entre 2007 et... (PHOTO CHRIS GARLINGTON, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES)

Selon une étude, on estime qu’entre 2007 et 2013, plus de 1,74 million d’interventions ont été pratiquées par des systèmes robotiques aux États-Unis.

PHOTO CHRIS GARLINGTON, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Les robots sont de plus en plus nombreux à pratiquer des interventions chirurgicales. Or, ils sont loin d’être infaillibles. Une étude américaine révèle qu’ils ont provoqué au moins 144 morts et près de 1400 blessures en 13 ans aux États-Unis.

Patients coupés, pièces qui tombent dans le corps des malades, arcs électriques qui provoquent des brûlures, pannes qui obligent à changer de plan de traitement ou à remettre l’opération: en entrevue avec La Presse, l’un des chercheurs de l’étude dénonce le fait que ces événements sont très mal documentés aux États-Unis.

«Il est difficile de savoir quelle proportion des événements a été captée dans notre étude. Je dirais que c’est peut-être moins de 20%», indique Jai Raman, professeur de chirurgie cardiaque au Rush University Medical Center de Chicago.

Aux États-Unis, un manufacturier d’équipement médical doit obligatoirement rapporter toute défaillance qu’il observe sur ses systèmes, mais ce n’est pas le cas du personnel médical, qui n’a aucune obligation à cet égard.

«C’est très ironique, commente M. Raman. Dans l’industrie de l’aviation, tous les incidents font obligatoirement l’objet d’une enquête. L’industrie médicale devrait appliquer les mêmes normes afin de bien protéger les patients.»

Étude conjointe

Difficile de bien interpréter les chiffres dévoilés par l’étude, réalisée conjointement par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), le Rush University Medical Center et l’Université de l’Illinois. Les auteurs estiment qu’entre 2007 et 2013 seulement, plus de 1,74 million d’interventions ont été pratiquées par des systèmes robotiques aux États-Unis. Le chiffre de 144 morts entre 2000 et 2013, une période deux fois plus longue, ne semble donc pas si élevé.

«Malgré un nombre relativement élevé de rapports [d’incident], la vaste majorité des interventions ont été couronnées de succès et n’ont conduit à aucun problème», écrivent d’ailleurs les auteurs.

Mais le fait qu’une grande proportion d’événements n’est pas rapportée inquiète M. Raman.

«Ce que nous avons montré, c’est que les systèmes robotiques connaissent un nombre non négligeable de défaillances et de complications et que les procédures visant à documenter des événements sont insuffisantes», résume-t-il.

Selon lui, les données ne permettent pas de dire si l’utilisation d’un robot pour une intervention chirurgicale donnée augmente ou diminue le risque de complications pour les patients.

Les robots sont surtout utilisés pour des opérations peu invasives, en grande majorité en gynécologie et en urologie. Lorsqu’ils sont utilisés dans des interventions plus complexes comme les opérations cardiothoraciques ou au cou, les robots entraînent un taux plus élevé d’incidents que dans le cas des interventions chirurgicales moins délicates.

Au Québec

Paul Brunet, président du conseil d’administration du Conseil de la protection des malades, refuse a priori de s’alarmer.

«En général, quand des accidents surviennent, les erreurs humaines sont la cause la plus fréquente. On a de nombreux cas où la technologie a conduit à des améliorations», dit-il.

Il précise aussi que le cas du Québec est différent, puisque chaque incident et accident thérapeutique doit faire l’objet d’une déclaration obligatoire.

«Nous savons que ces incidents et accidents ne sont pas toujours rapportés. Mais au moins, il y a une loi à cet égard», dit-il.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux n’a pas pu préciser, hier, combien d’interventions chirurgicales étaient pratiquées par des robots dans la province. Mais comme aux États-Unis, on précise qu’ils sont surtout utilisés en urologie et en gynécologie.

Problèmes avec les systèmes de vidéo ou d’imagerie (7,4% des cas)

> Pièces brisées ou brûlées qui tombent dans le corps des patients (14,7% des cas)

> Arcs électriques ou étincelles (10,5% des cas)

> Mouvements incontrôlés, allumage ou fermeture non intentionnelle des systèmes (10,1% des cas)

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Les 10 pires erreurs médicales


Il arrive malheureusement, des erreurs médicales, qui ont causé de grands torts aux patients dont certains en sont morts. La plupart sont des négligences faites par les médecins. Reste à espérer de ne jamais être victimes d’erreurs médicales
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Les 10 pires erreurs médicales

 

malgré la compétence des chirurgiens, des erreurs graves peuvent avoir lieu.

Malgré la compétence des chirurgiens, des erreurs graves peuvent avoir lieu. © gpointstudio – Fotolia

Amputations par erreur, instruments oubliés dans le ventre d’un patient, transplantation de mauvais organes… Voici la liste des pires ratés de la médecine ces dernières années. Dix expériences qui peuvent a priori prêter à sourire, mais sont en fait de véritables tragédies.

Mauvais organes transplantés

les procédures de vérifications sont désormais plus strictes.

Les procédures de vérifications sont désormais plus strictes. © Sweet Lana – Fotolia

Jesica Santillan était une jeune mexicaine âgée de 17 ans. Atteinte de cardiomyopathie et de dommages aux poumons, elle avait franchi la frontière américaine pour être soignée dans un hôpital de Caroline du Nord. En février 2003, les chirurgiens lui greffent un cœur et des poumons. A la fin de l’opération, les médecins effectuent des contrôles de routine. Ils s’aperçoivent que le groupe sanguin de Jesica (O+) ne correspond pas à celui du donneur d’organes (A). Moins de quinze jours plus tard, elle décédait, après une seconde greffe.

Il avait oublié les ciseaux dans son ventre

le chirurgien esthétique lyonnais a reconnu sa responsabilité.

Le chirurgien esthétique lyonnais a reconnu sa responsabilité. © HENRY ADAMS – Fotolia

Elle voulait se faire retendre le ventre après deux grossesses. Une patiente lyonnaise est sortie de l’hôpital fin 2010 après une intervention sans histoire. Mais très vite, elle ressent de violentes douleurs à l’abdomen. Son médecin parle d’œdème et la rassure. Sauf que six mois plus tard, la patiente est prise d’une quinte de toux. La douleur est insupportable et une pièce de métal de quelques centimètres sort de son ventre. Le chirurgien avait tout simplement oublié une pince de Halstead – un instrument proche des ciseaux, utilisé lors des opérations – dans son ventre…

« Le seul responsable c’est moi, j’assume la responsabilité » assura le chirurgien esthétique lyonnais.

Elle perd ses jambes après une grossesse extra-utérine

la patiente marche désormais avec des prothèses.

La patiente marche désormais avec des prothèses. © nuriagdb – Fotolia

Elle devait subir une intervention de routine, mais tout ne s’est pas passé comme prévu.

Stacey Galette, 30 ans, avait développé une grossesse extra-utérine. Soignée dans un hôpital près de New York, elle devait subir une cœlioscopie. Pendant l’opération, le chirurgien perfora son intestin. L’hémorragie fut réparée, mais son sang infecté provoqua une gangrène. Trois semaines plus tard, la jeune femme se réveilla aux soins intensifs avec les deux jambes coupées au niveau du genou. En 2014, elle a obtenu 64 millions de dollars de dommages et intérêts.

On lui retire le mauvais testicule

le patient a attaqué l'hôpital responsable en justice.

Le patient a attaqué l’hôpital responsable en justice. © VILevi – Fotolia

On avait dit à Benjamin Houghton qu’il pourrait poursuivre une vie normale. A 47 ans, il devait subir une intervention destinée à lui retirer son testicule gauche, qui était potentiellement cancéreux.

A son réveil, les médecins lui annoncent une mauvaise nouvelle. Ils se sont trompés et ont retiré le testicule droit. La procédure était d’ailleurs mal embarquée depuis le départ, puisque l’hôpital avait fait signer au patient un formulaire autorisant l’opération du testicule droit (sain) et que les médecins n’avaient pas marqué au feutre l’emplacement de l’intervention.

Le chirurgien part déjeuner

le chirurgien est accusé de négligence par la famille de la victime.

Le chirurgien est accusé de négligence par la famille de la victime. © beerkoff – Fotolia

En 2012, un homme de 72 ans, Silvino Perez, était opéré en raison de troubles cardio-vasculaires dans un hôpital de Fresno, en Californie. Des complications se manifestent à l’issue de l’intervention et le patient est plongé dans un état végétatif.

Quelques mois plus tard, le gendre du malade reçoit un coup de fil anonyme. La « voix » indique que le chirurgien avait quitté la salle d’opération alors que le cœur du patient était encore ouvert. Il aurait laissé à un assistant le soin de finir le travail pour se rendre à un déjeuner. Une plainte a été déposée.

L’affaire du sang contaminé

l'origine du sang utilisé lors des transfusion est désormais mieux contrôlée

L’origine du sang utilisé lors des transfusion est désormais mieux contrôlée © FedeCandoniPhoto – Fotolia

C’est une affaire qui avait fait grand bruit. L’hémophilie est une maladie génétique rare, touchant principalement des hommes. La coagulation du sang des patients est perturbée : des transfusions sanguines peuvent être nécessaires.

Au milieu des années 1980, en France, le Centre national de la transfusion sanguine a distribué des produits sanguins (plasma, sang…) qui pouvaient être porteurs du virus du sida et de l’hépatite C. Si le VIH était encore mal connu, certains tests permettaient déjà d’écarter des produits sanguins.

Trois cents personnes auraient trouvé la mort en raison de ces transfusions.

Ce n’était pas le bon sperme

la fécondation in-vitro a donné naissance a des milliers de 'bébés éprouvette'

La fécondation in-vitro a donné naissance a des milliers de « bébés éprouvette » © ktsdesign – Fotolia.com

Thomas et Nancy Andrews voulaient avoir un deuxième enfant. Après des mois d’efforts, ils s’adressent à une clinique new-yorkaise.

 Le médecin procède à une fécondation in-vitro. Le couple est ravi lorsque Nancy est enceinte. A la naissance de la petite Jessica, le père est surpris : l’enfant a la peau très foncée, tandis que lui et sa femme sont de types blancs et latino.

Un test ADN démontre que Thomas n’est pas le père de l’enfant. Le couple a porté plainte contre la clinique, qui aurait mélangé les échantillons de sperme.

Un tube de gavage dans les bronches

le tube de gavage atteint normalement l'estomac.

Le tube de gavage atteint normalement l’estomac. © sudok1 – Fotolia.com

Brûlé au 3e degré, Martin Girard fut transporté à l’hôpital de Clermont, au Québec. Les choses tournent mal lorsque l’un des personnels soignants lui pose un tube de gavage, destiné à assurer l’alimentation du patient via l’estomac.

Malheureusement, l’outil est mal disposé et pénètre dans la bronche gauche de l’homme à la place du tube digestif. Les voies respiratoires sont obstruées et le patient succombe à un arrêt cardiaque. Il décède trois jours plus tard, des suites neurologiques. 

Elle se réveille pendant qu’on lui retire un œil

le médecin ne s'est pas adressé à la patiente pour la calmer

Le médecin ne s’est pas adressé à la patiente pour la calmer © Stephan Morrosch – Fotolia (illustration)

Carol Weiher devait déjà subir une intervention peu agréable. Après des années de troubles oculaires, un chirurgien devait lui retirer un œil, dans un hôpital de Washington. Elle est endormie par un anesthésiste. Mais elle se réveille au moment où l’opération démarre.

Au loin, une musique, puis la voix du chirurgien qui procède à l’opération.

Elle est consciente mais incapable de bouger en raison des substances paralysantes utilisées pour l’anesthésie. Elle parvient à alerter les médecins en bougeant un doigt. Le chirurgien s’en aperçoit. L’anesthésiste renforce la dose. Elle sent les médecins tirer sur son oeil. Carol se réveillera quelques heures plus tard pour devenir l’une des militantes les plus ferventes des droits des patients.

Il opère le mauvais côté du cerveau

les deux hémisphère du cerveau ont des fonctions différentes

Les deux hémisphère du cerveau ont des fonctions différentes © Mikhail Basov – Fotolia

Le chirurgien était sûr de lui. Lorsque l’infirmière d’un hôpital du Rhode-Island (Etats-Unis) lui demanda s’il était certain d’opérer le bon côté du cerveau d’un homme de 86 ans, le spécialiste lui assura que oui.

Pourtant, les formulaires nécessaires n’étaient pas remplis et les images de scanner montraient un saignement de l’autre côté de la tête (l’homme était soigné en raison d’un caillot sanguin). Le patient n’a pas survécu. Deux autres personnes furent victimes de graves négligences similaires dans le même hôpital en moins d’un an. Des procédures plus sévères de vérification furent appliquées.

Erreurs médicales

Difficile de connaître le nombre d’accidents médicaux de ce type qui se déroulent en France chaque année. En 2009, Philippe Juvin, alors chef des urgences à l’hôpital Beaujon (Clichy, Hauts-de-Seine) estimait à « 10000 morts par an » le bilan de ces erreurs. Selon lui, 300 000 à 500 000 évènements indésirables graves avaient lieu chaque année dans les hôpitaux hexagonaux. Des procédures de vérification après chaque décès suspect pourraient améliorer la situation.

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