8 îles du Pacifique déjà englouties à cause du réchauffement climatique


Un chercheur a recensé 8 îles et peut-être plus qui serait disparus entre 2007 et 2014. Avec les changements climatiques, cela ne s’arrêtera pas là et c’est dans le Pacifique que les risques sont plus grands
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8 îles du Pacifique déjà englouties à cause du réchauffement climatique

 

Xavier Demeersman

Journaliste

 

Dans l’ouest du Pacifique, où la montée des eaux est plus rapide qu’ailleurs, huit petites îles ont été englouties ces dernières années. Elles s’ajoutent aux cinq autres identifiées comme déjà disparues. Cela donne un aperçu de ce qui va advenir aux territoires situés aux plus basses altitudes dans le monde au cours du XXIe siècle.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • La montée des eaux atteint 12 mm par an dans l’ouest du Pacifique.
  • Au moins huit petites îles ont été englouties.
  • Les îles du Pacifique vont être les plus frappées par les effets du changement climatique.

En 2016, des recherches avaient révélé que cinq des îles Salomon avaient disparu dans le Pacifique au cours de la deuxième moitié du XXe siècle. Patrick Nunn, de l’université de la Sunshine Coast, en Australie, s’est rendu en Micronésie, sur l’île de Pohnpei, pour mener à son tour une enquête. Il y a rassemblé des témoignages des habitants et consulté minutieusement les images satellite, à la recherche d’îles submergées.

Il en a recensé huit (mais, selon lui, il y en a probablement d’autres). Il s’agit de Kepidau en Pehleng et Nahlapenlohd, ainsi que de six autres, d’environ 100 m2 chacune, dans les archipels de Laiap, Nahtik et Ros. Elles ont vraisemblablement été englouties entre 2007 et 2014.

Plusieurs îles de Micronésie ont disparu sous les eaux du Pacifique. © Peter Hermes Furian, Fotolia

Plusieurs îles de Micronésie ont disparu sous les eaux du Pacifique. © Peter Hermes Furian, Fotolia

Certaines îles du Pacifique résistent mieux grâce aux mangroves

À l’origine de leur disparition, il y a, bien sûr, la montée des eaux provoquée par le changement climatique en cours. Dans le monde, celle-ci est actuellement de 3 mm par an en moyenne — les prévisions les plus optimistes du Giec tablent sur 40 cm d’ici 2100 et 126 cm pour les plus pessimistes, si rien n’est fait — mais, dans le Pacifique ouest, principalement en raison d’un cycle naturel des alizés accumulant plus l’eau dans cette région, l’élévation y est plus importante et rapide qu’ailleurs : 12 mm par an depuis les années 1990. Tempêtes et typhons ont achevé de les rayer de la carte…

Pour le chercheur, ces changements en Micronésie sont un aperçu de ce qui va arriver à d’autres territoires à faible altitude au cours du XXIe siècle. Car cette menace est devenue très sérieuse pour plusieurs îles peuplées, comme les îles Carteret, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, ou Kiribati (110.000 habitants) et Tuvalu (12.000 habitants). 

« Ce sont les premiers endroits sur Terre à connaître des taux vraiment importants d’élévation du niveau de la mer […] et ils donnent une excellente idée de ce qui peut arriver, commente Simon Albert, de l’université du Queensland, qui a signé l’étude de 2016. Mais nous constatons qu’il existe une grande diversité de réponses, et toutes les îles ne vont pas s’éroder ».

En effet, le point positif constaté par chacun des deux chercheurs est que plusieurs îles de faible altitude résistent bien à l’érosion, notamment celles entourées de mangroves et, pour dans certains cas, celles qui sont protégées des vents, des grandes vagues ou lorsque les sédiments sont piégés par les barrières de corail. 

« Les mangroves agissent comme un tampon en absorbant l’énergie des vagues et en piégeant les sédiments. »

http://www.futura-sciences.com

Les phénomènes hivernaux violents vont se répéter, alors comment s’y adapter?


Alors que nous avons des hivers plus doux (cela n’empêche pas pour autant des journées vraiment froides) au Québec, nous avons des variations de température d’une extrémité à l’autre et souvent en un, deux ou trois jours d’écart. Sur les côtés, les effets sont encore plus significatifs causé par la déglaciation. Il faudra donc, s’adapter et voir d’autres moyens pour protéger la population des zones plus à risque
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Les phénomènes hivernaux violents vont se répéter, alors comment s’y adapter?

 

Des spécialistes estiment que des phénomènes atmosphériques comme ceux qui ravagent l’Est du Québec se reproduiront. Pour y faire face, ils recommandent une vision globale et à long terme, moins de déni et de bricolage, et un retour à des solutions naturelles.

Un texte d’Ahmed Kouaou

Une mer démontée qui envoie des vagues géantes à l’assaut de la côte, détruisant tout sur son passage. L’image de désolation nous parvient de Percé, en Gaspésie, non pas d’une lointaine contrée des Caraïbes dévastée par un ouragan en furie.

Que se passe-t-il donc? Il faut d’abord comprendre qu’il n’y a rien d’anormal que des tempêtes surviennent en décembre ou en janvier. Mais qu’elles fassent autant de dégâts, cela n’est pas étranger au réchauffement climatique à la faveur duquel les hivers sont de plus en plus doux.

Conséquence : « pendant ces périodes de redoux, la glace côtière qui, normalement, est présente et qui, naturellement, protège la côte de l’impact des tempêtes, eh bien, elle n’est plus là ou alors elle arrive plus tardivement. Parfois même au cours de l’hiver, elle est détruite pour se reformer », explique Guillaume Marie, de la chaire de recherche en géoscience côtière de l’Université du Québec à Rimouski.

« Ce qui fait que, durant ces périodes d’interruption où il n’y a plus de protection […] les vagues arrivent directement à la côte pour peu qu’il y ait une grande marée au même moment, poursuit-il. Et vous avez les dégâts qu’on a pu voir hier [mercredi] et le 30 décembre également » dans l’Est du Québec.

« La glace – ce qu’on appelle le pied de glace – qui protège les côtes des vagues, il y en a de moins en moins. En plus, la glace au large n’est pas présente pour réduire aussi l’effet de la houle et la formation des vagues », confirme Philippe Gachon, professeur au département de géographie de l’UQAM et titulaire de la chaire de recherche sur les risques de catastrophes d’origine hydrométéorologique.

C’est que le Québec est « dans un foyer mondial de rehaussement du niveau marin » et « notre continent s’enfonce à cause des effets de la déglaciation », explique pour sa part Ursule Boyer-Villemaire, chercheuse indépendante.

Il faut d’abord rompre avec la culture du déni, suggère Philippe Gachon.

« Il faut arrêter de dire : « Dame Nature, on n’y peut rien. » Ce n’est pas vrai! D’abord, on a un rôle à jouer pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, mais [il faut] aussi essayer de mieux se préparer, développer des stratégies. »

Il faut travailler sur les « facteurs de vulnérabilité » et « dans certains secteurs, il va falloir à un moment donné que, d’un point de vue politique, on dise : « On a une stratégie de repli, on ne reconstruit plus au même endroit, cette zone-là est trop à risque, trop vulnérable. » »

Cela veut dire abandonner des édifices, voire des quartiers entiers, au besoin. M. Gachon cite l’exemple de la France, dont certaines régions, comme la Bretagne, ont connu des phénomènes similaires.

« La France a mis en place des réglementations beaucoup plus strictes et on a commencé à développer dans certains secteurs du littoral des stratégies de repli », note-t-il.

La chercheuse indépendante Ursule Boyer-Villemaire plaide quant à elle pour une vision à long terme sur l’occupation du territoire et précise qu’il n’existe pas de solution unique pour l’ensemble du Québec.

« Il faut vraiment se coller à la réalité locale, à la dynamique locale, un peu à l’image de gestion par bassins versants des rivières », souligne-t-elle.

Le déménagement? « Ça devient inévitable. Il y a des endroits où on voit les taux d’érosion, la transition est claire et nette. Il y a des endroits qui sont trop bas aussi […] Il va falloir surélever probablement certains tronçons. »

Il faut aussi penser au réseau routier dont la force, selon elle, est d’être « robuste face aux événements et, pour ça, ça prend des dédoublements à certains endroits sensibles ».

Mme Boyer-Villemaire pense que la transformation de chemins forestiers en « tronçons alternatifs » serait la solution la moins coûteuse.

«Il faut conserver l’accès au territoire, sinon ça va isoler des résidences. On l’a vu en Gaspésie [où] des personnes âgées par exemple [ont été] isolées du reste du Québec.»Ursule Boyer-Villemaire, chercheuse indépendante

Au lieu de continuer à reconstruire des infrastructures qui vont tomber à la prochaine tempête, Guillaume Marie préconise un retour à des solutions plus « douces », comme des « recharges de plage ». Le procédé consiste à remettre du sable sur la côte pour ralentir l’action des vagues.

«Cette végétation va limiter l’impact des vagues et, du coup, ça va faire moins de dégâts.» Guillaume Marie, chaire de recherche en géoscience côtière de l’UQAR

Il propose également « des replantations de végétaux, de foin de mer ou de rosier sur la côte pour revenir à des conditions un peu plus naturelles qui permettent de soustraire à l’érosion ou à l’inondation des infrastructures ».

Cette végétation va limiter l’impact des vagues et, du coup, ça va faire moins de dégâts. Guillaume Marie, chaire de recherche en géoscience côtière de l’UQAR

Comme les autres scientifiques, le professeur de l’UQAR pense qu’à long terme il faut envisager de déplacer des quartiers et des routes.

http://ici.radio-canada.ca/

Des gisements de tsunamis confirment la présence d’un ancien océan sur Mars


Mars, une planète austère du système solaire aurait semble-t-il eu des tsunamis causés par des météorites. Et qui dit tsunami, dit océan. Malheureusement, s’il y a eu autrefois de l’eau, aujourd’hui, elle n’a laissé qu’un sol aride
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Des gisements de tsunamis confirment la présence d’un ancien océan sur Mars

 

 Mars, objet de toutes les convoitises | Kevin Gill via Flickr CC License by

Mars, objet de toutes les convoitises | Kevin Gill via Flickr CC License by

Repéré par Bruno Cravo

Les vagues ont atteint les 120 mètres de haut.

Des murs d’eau de 120 mètres qui feraient passer le tsunami au Japon en 2011 pour une vaguelette. C’est ce qu’a éprouvé la planète Mars il y a environ 3,4 milliards d’années d’après Discover, levant le doute sur la présence d’un océan sur la planète dans le passé.

Le mensuel scientifique s’appuie sur les observations du Planetary Science Institute et ses études de l’érosion de l’ancien littoral martien. Elles révelent que la planète rouge a subi ces catastrophes par deux fois en constatant un recul prononcé des roches. Pas de séismes à l’origine de ces cataclysmes comme c’est souvent le cas sur Terre mais des perturbateurs extérieurs: deux météorites géantes semblables à celle qui frappa notre planète il y a soixante-cinq millions d’années.

Océan martien confirmé

«La découverte de gisements de méga-tsunamis martiens enlève une grande partie de la controverse, qui pendant des décennies a entouré l’hypothèse d’un océan sur Mars», assure Alexis Rodriguez, chercheur à l’origine de ces révélations.

Le scientifique affirme également que «la planète est devenue beaucoup plus froide après le premier tsunami», un changement climatique qui a entraîné un raz-de-marée en partie gelé quand la seconde météorite a frappé Mars quelques millions d’années plus tard.

L’ampleur des vagues s’explique par la taille des météorites tombées sur la planète à cette période. Elles ont causé des cratères d’environ trente kilomètres. Les incertitudes liées à l’eau s’évaporent peu à peu pour la planète la plus intrigante du système solaire. En revanche, en ce qui concerne la vie, ce n’est toujours pas gagné. 

http://www.slate.fr/

Une plage en Australie s’effondre sous les pieds des touristes


Cela gâche des vacances !! C’est comme dans des films d’horreur, mais heureusement personne n’a été blessé, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce genre de phénomène
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Une plage en Australie s’effondre sous les pieds des touristes

 

Par Joanna Thevenot

Les clients du camping MV Beagle se trouvant dans la péninsule d’Inskip Point en Australie ont été évacués en urgence samedi 26 septembre vers 22h30, suite à… l’effondrement d’une partie de la plage.

Les vacanciers qui se trouvaient sur la brèche ont vu une partie des tentes et des véhicules stationnés être engloutis par le sable qui a disparu d’un coup. L’incident a été accompagné d’un bruit assourdissant « comme celui du tonnerre » a expliqué Casey Hughes, un touriste, au site d’informations ABC News.

Comme on peut le voir sur les images, c’est une large bande de la plage qui s’est affaissée. Les habitants ont donc découvert cet énorme trou de 150 mètres de largeur pour 3 mètres de profondeur.

D’après le directeur des parcs du Queensland, Clive Cook, interrogé par nos confrères du Huffington Post australien, « un expert géotechnique a examiné les lieux, dimanche [27 septembre], et ses premières observations montrent que le terrain pourrait s’être stabilisé ».

Le personnel du parc naturel de Fraser Island a très vite établi un périmètre de sécurité d’environ 200 mètres alors que 300 vacanciers ont quitté les lieux sur ordre des secours. La population devra ainsi éviter la zone de la plage puisque d’autres effondrements peuvent survenir.

Allison Golsby, une ingénieure a expliqué, à ABC News que « la zone est connue pour ces trous qui apparaissent régulièrement. Cela est dû à la façon dont le calcaire se forme ainsi que la manière avec laquelle se déplace l’eau à l’intérieur de la Terre depuis des milliers d’années ».

En effet, ce phénomène naturel d’érosion aussi appelé doline, se déroule sur de très longues périodes jusqu’à ce que la terre s’effondre.

Sylvia Murray, une autre campeuse a raconté le déroulement de la catastrophe:

« Les gens étaient vraiment au bord du gouffre avec leur van, essayant désespérément de s’en sortir ».

Malgré les dégâts matériaux importants, aucun blessé n’est à déplorer. La plupart des vacanciers se sont réfugiés dans un camp temporaire situé à Rainbow Beach, la ville la plus proche

.http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ►Les pilleurs de sable écument les plages du globe


En lisant cet article d’un vol de sable fin en Jamaïque en 2008, j’ai découvert un autre article écrit en 2013 par le journal français le monde, que cette ressource naturelle est presqu’aussi prisée que l’eau et les conséquences sont graves, car elle change tout un écosystème. C’est curieux quand même que les voleurs semblent avoir une facilité d’opéré avec des camions sans qu’ils soient arrêtés
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Les pilleurs de sable écument les plages du globe

 

En 2008,  500 camions de sable volés en Jamaïque

En 2008, la police jamaïcaine à enquêtée sur la disparition de plus de 500 chargements de sable enlevés par des camions sur une plage privée de la côte.

La commissaire-adjointe aux Mines Laurie Henry avait déclaré que les autorités avaient examiné des échantillons de sable de plages voisines, soupçonnant qu’il pourrait avoir «emprunté».

La propriété pillée de 26 hectares se trouve près d’une zone protégée. La police n’a jamais retrouvé les voleurs

Le sable volé est souvent revendu pour la construction

Réf :  lapresse.ca

Les pilleurs de sable écument les plages du globe

 

La région d’Ilocos, aux Philippines, menacée par l’érosion en raison des prélèvements de sable. | AFP/TED ALJIBE

Sur les plages du Maroc, près de Tanger ou de Casablanca, les dunes ont disparu, laissant apparaître un paysage lunaire. Elles n’ont pas été effacées sous l’effet de tempêtes, mais volées nuit après nuit par des escouades de camions pour construire des résidences destinées à l’afflux de touristes qu’attire la réputation de ce rivage au sable doux. Le phénomène est le même depuis des années dans toute la région des Caraïbes : de la Jamaïque à Barbuda, les plages ont rétréci.

Le pillage du sable est une pratique en hausse dans le monde. Qu’il soit prélevé à la main par trois ou quatre mètres de fond dans l’archipel des Maldives, transporté à dos d’âne ou aspiré par d’immenses bateaux sabliers en Asie, l’exploitation de granulats marins, autorisée ou illicite, est en pleine expansion. Le sable, deuxième ressource naturelle dans le monde après l’eau, est présent dans quantité de produits, du verre aux microprocesseurs, mais c’est surtout parce qu’il entre à 80% dans la composition du béton qu’il suscite d’énormes convoitises.

Face au boum de la construction, les carrières terrestres ne suffisent plus. Déjà surexploitées, ou soumises à une réglementation environnementale contraignante dans les pays développés, elles reviennent aussi plus cher. Ponctionner le rivage ou l’avant-plage devient donc une pratique de plus en plus répandue, mais qui entraîne des répercussions particulièrement brutales, non seulement pour les écosystèmes des fonds marins et la pêche…

http://www.lemonde.fr

«Le temps est compté» pour les îles Kiribati


Des conférences sur le réchauffement climatique, sur les conséquences de la montée des eaux vont-il vraiment changer quelque chose quand leur priorité est l’économie, l’exploitation et tout ce qui peut rapporter, alors que des iles paradisiaques sont voués a disparaitre .. laissant des populations sans terre … une population qui n’ont pas été les plus grands pollueur de la planète …
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«Le temps est compté» pour les îles Kiribati

 

Des zones entières de l'archipel, qui compte une... (PHOTO BRADLEY AMBROSE, ARCHIVES AFP)

Des zones entières de l’archipel, qui compte une trentaine d’atolls coralliens dont la plupart dépassent à peine le niveau de l’eau, ont déjà été envahies par l’océan, avertit le président de Kiribati, Anote Tong.

PHOTO BRADLEY AMBROSE, ARCHIVES AFP

NEIL SANDS
Agence France-Presse
Wellington, Nouvelle-Zélande

Le temps est compté pour les îles Kiribati, un archipel du Pacifique menacé par la montée des eaux, estime son dirigeant, qui réfléchit à un déplacement de sa population et ne se fait guère  d’illusions sur l’issue de la grande conférence climat de l’ONU à Doha.

Des zones entières de l’archipel, qui compte une trentaine d’atolls coralliens dont la plupart dépassent à peine le niveau de l’eau, ont déjà été envahies par l’océan, déclare le président de Kiribati, Anote Tong.

«Nous avons déjà des communautés qui ont dû être déplacées, car leurs villages étaient submergés», raconte-t-il à l’AFP dans un entretien téléphonique depuis la capitale, Tarawa.

«Il y a eu une grande marée» début octobre «et des communautés ont été envahies par les eaux. C’est de plus en plus fréquent. Le temps nous est compté», dit-il.

Kiribati fait partie des nations îliennes, avec les Maldives, Tuvalu et Tokelau, qui pourraient devenir «sans terre» à cause du réchauffement climatique, selon la Commission des droits de l’homme de l’ONU.

L’érosion grignote les rivages et les récoltes s’appauvrissent en raison de l’infiltration d’eau salée dans les réserves d’eau douce. Anote Tong réfléchit au déplacement de population vers les Fidji et le Timor oriental, des terres relativement proches.

Il ne se fait guère d’illusions sur l’issue des négociations de la grande conférence climat de l’ONU à Doha, ouverte cette semaine.

«La réalité, c’est que nous sommes d’ores et déjà confrontés aux problèmes» causés par le réchauffement climatique.

«Est-ce que les négociations s’en préoccupent? Je ne crois pas. Beaucoup des négociateurs en font un simple jeu, ils ne se penchent pas vraiment sur ce qui se passe déjà dans les pays les plus vulnérables».

À Kiribati, «nous ne parlons pas de croissance économique ou de niveau de vie. Nous parlons de notre survie», ajoute le président de l’archipel.

Plutôt que d’attendre une hypothétique action extérieure, Kiribati examine les options à sa disposition, dont le déplacement d’une partie de ses 103 000 habitants.

Sont également envisagées la construction de digues et la plantation de mangroves. Mais une poursuite de la vie sur l’archipel semblable à celle des siècles derniers parait peu probable, selon Anote Tong.

«Nous devons accepter la possibilité, la réalité, d’un déplacement d’une partie de notre population».

«Nous ne voulons pas que la nation de Kiribati disparaisse et nous devons travailler pour éviter cela».

Le gouvernement s’apprête à acheter 2000 hectares de terre aux Fidji, qui servira à fournir des aliments aux habitants de Kiribati, voire de terre d’accueil. Le Timor oriental a lui aussi des terres à vendre, a ajouté le président.

La construction d’îles artificielles est une autre option, mais très coûteuse.

Un rapport détaillant toutes les possibilités, leurs coûts et leurs faisabilités, doit être finalisé l’an prochain, afin d’être présenté aux donateurs éventuels.

Il n’y a pas d’échéance fixe pour une éventuelle relocalisation et il faut laisser le choix aux habitants. Mais «attendre jusqu’au dernier moment, avec pas d’autres options que sauter à la mer ou partir ailleurs n’est pas raisonnable».

Tong n’assistera pas aux négociations à Doha.

«Que dire de plus pour galvaniser la communauté internationale et la pousser à agir? Il y a parfois un sentiment de profonde frustration, et parfois de futilité», déclare-t-il.

Il continue cependant de penser que le monde peut aider les nations comme Kiribati, qui ne sont pas la cause du réchauffement climatique, mais qui en payent le prix.

«Les citoyens ont une conscience, mais ils ne sont pas ceux qui prennent les décisions. Ce sont les gouvernements», ajoute-t-il.

«Nous devons parler aux gens et nous ne pouvons pas perdre notre foi dans l’humanité. Je refuse d’abandonner».

http://www.lapresse.ca

L’absence de glace sur le Saint-Laurent inquiète


Certains apprécie cet hiver qui a quelques jours très froids mais beaucoup de journées douces, sauf que certains endroits comme le fleuve du St-Laurent cela n’apporte pas juste des bons côtés. L’absence de glace, apporte son lot d’ennuis pour la nature en générale
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L’absence de glace sur le Saint-Laurent inquiète

Fait exceptionnel, l’estuaire et le golfe du fleuve Saint-Laurent demeurent navigables à ce temps-ci de l’année puisque les glaces ne sont toujours pas formées.

La traversée entre Matane et la Côte-Nord permet d’apercevoir seulement un mince voile de glace. Selon le capitaine du Camille-Marcoux, Martin Saint-Pierre, cette situation est de plus en plus fréquente :

« Depuis une dizaine d’années, on remarque une tendance à la formation de glace plus tardive, un peu plus tard dans le mois de janvier. »

Étonnamment, l’absence de glace rend les conditions de navigation souvent plus difficiles. La présence de glace limite l’impact que peuvent avoir les vagues sur un navire selon M. Saint-Pierre.

Sur la rive, la glace joue également un rôle essentiel contre l’érosion. Des chercheurs rimouskois croient d’ailleurs que d’ici 2050, l’estuaire sera en eau libre de 24 à 45 jours de plus qu’actuellement, ce qui laisse craindre le pire à l’océanographe Simon Senneville, de l’Institut des sciences de la mer :

« Si, dans le futur, il y a de moins grandes périodes où la glace va pouvoir protéger les berges, donc, il y aura plus d’érosion. »

Dans la région de Québec, la glace commence à se former, là aussi avec un certain retard. Le chef du programme de déglaçage de la Garde côtière canadienne, Steven Neat, confirme qu’aucune demande d’assistance n’a été reçue jusqu’à maintenant à l’est de Tadoussac :

« On doit être 10 à 14 jours en retard par rapport à la normale. »

L’absence de glace nuit également aux phoques pour qui la banquise sert de pouponnière. Des chercheurs américains affirment même que l’an dernier, 80 % des blanchons sont morts dans le golfe et l’Atlantique nord en raison de la minceur et de la rareté des glaces.

http://actualites.ca.msn.com

Climat futur: pas plus d’ouragans, mais plus d’inondations


Des pronostiques qui ne sont pas sur a 100 % mais a voir la température qui a changer depuis quelques années, c’est assez plausible que cela n’ira pas en s’améliorant .. On ne peut pas revenir en arrière, mais peut-être retarder le processus si des gestes concrets sont en mit en oeuvre partout dans le monde
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Climat futur: pas plus d’ouragans, mais plus d’inondations

Climat futur: pas plus d'ouragans, mais plus d'inondations

Selon le GIEC, le climat du futur amènera des précipitations plus intenses et le niveau de la mer continuera de monter, ce qui causera plus d’inondations, comme celles que connaissent aujourd’hui Bangkok et le reste de la Thaïlande.

Photo: Saeed Khan, AFP

 

Charles Côté
La Presse

Il ne devrait pas y avoir plus d’ouragans dans le climat qui règnera à la fin du siècle, mais les précipitations seront plus intenses et le niveau de la mer va continuer de monter, ce qui causera plus d’inondations.

Ce sont quelques-unes des conclusions scientifiques rendues publiques ce matin par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Il fera aussi plus chaud, évidemment.

 «Il est probable que la fréquence des journées chaudes sera dix fois plus élevées dans la plupart des régions du monde », affirme Thomas Stocker, coprésident du groupe d’étude qui a publié hier le rapport, dans un communiqué du GIEC.

Par exemple, une température atteinte seulement aux 20 ans pourrait revenir aux 2 ans. De son côté, la chaleur extrême observée tous les 20 ans serait plus chaude de 2 à 5 degrés.

«De la même façon, les précipitations intenses se produiront plus souvent et le vent des cyclones tropicaux augmentera, bien que leur nombre sera probablement constant ou en baisse», affirme aussi M. Stocker.

Dans les zones tempérées de l’hémisphère nord, comme le Québec, les précipitations abondantes seront plus fréquentes l’hiver.

La hausse du niveau des océans est une des conséquences les plus incontestables du réchauffement global et il est prévu avec un haut niveau de confiance que les régions qui vivent actuellement les conséquences de l’érosion côtière vont continuer d’être exposées à des niveaux d’eau record.

Les données scientifiques sont moins fiables pour d’autres aspects. On peut prédire avec un niveau de confiance «modéré» que les sècheresses vont s’intensifier au cours du siècle, dans le sud et le centre de l’Europe ainsi que le pourtour de la Méditerranée, dans le centre de l’Amérique du Nord, au Mexique, en Amérique centrale et au nord-est du Brésil.

Le document publié ce matin à Kampala en Ouganda est un résumé à l’intention des décideurs politiques, rendu public en vue de la conférence de Durban sur le climat, la semaine prochaine. Le rapport plus complet, rédigé par 220 auteurs provenant de 62 pays, sera diffusé en février

http://www.cyberpresse.ca

Cinq victimes du changement climatique


Au Québec, l’automne nous a offert plusieurs jours de douceurs qui n’était pas habituelle, nous avons apprécier ces belles journées mais, cela ne veut pas dire que c’est mieux ailleurs. Des pays vont souffrir probablement plus vite que nous des conséquences des changements climatiques
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Cinq victimes du changement climatique

Un Birman constate les dégâts causés à un pont par une inondation, en octobre dernier. De tels spectacles pourraient se multiplier en Birmanie dans les prochaines années.

Un Birman constate les dégâts causés à un pont par une inondation, en octobre dernier. De tels spectacles pourraient se multiplier en Birmanie dans les prochaines années.

Photo: AFP

 

Charles Côté
La Presse

Il est «injuste» de «demander aux plus pauvres et plus vulnérables de supporter seuls le poids le plus lourd de l’impact du changement climatique», a affirmé lundi le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, lors d’un forum au Bangladesh.

À deux semaines de la conférence de Durban sur le climat où on constatera encore une fois l’inaction dans le domaine, voici cinq pays jugés vulnérables aux changements climatiques.

Les Montréalais se réjouissent du temps inhabituellement doux en ce mois de novembre, un avant-goût de notre climat futur, mais les perspectives climatiques sont beaucoup moins réjouissantes pour les pays où les conditions de vie sont déjà très difficiles.

Selon le plus récent rapport sur la vulnérabilité aux changements climatiques (Climate Vulnerability Report 2010), les trois quarts des morts anticipées qu’on pourrait porter au compte du phénomène à l’horizon 2030 concernent les enfants d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud.

Birmanie

Le pays de 60 millions d’habitants souffrira de plusieurs aspects du climat futur, comme les tempêtes tropicales plus dévastatrices, à cause entre autres de la hausse du niveau des océans, et les inondations. Le régime en place affirme agir en luttant contre la déforestation et en construisant des dizaines de barrages et digues pour tenter de prévenir les inondations et améliorer l’irrigation. Néanmoins, tous les voyants sont au rouge pour le pays à l’horizon 2030. Les Birmans subiront des effets aigus des changements climatiques dans les quatre aspects étudiés (santé, météo, perte d’habitat et économie).

Mozambique

La plus grande partie des 21 millions d’habitants du pays et ses principales infrastructures se trouvent dans les plaines côtières et sont donc vulnérables à la hausse du niveau de la mer. À l’intérieur des terres, la désertification attribuable au changement climatique touche 5000 personnes par année, un chiffre qui devrait tripler en 2030. Les solutions d’adaptation sont coûteuses pour ce pays où les trois quarts des habitants vivent avec moins de 2$ par jour.

Maldives

Comptant 345 000 habitants, cet archipel de 1190 îles de l’océan Indien culmine à 2,3 mètres. Autant dire qu’il est menacé d’être rayé de la carte. Si les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) gardent leur tendance actuelle, les Maldives seront englouties bien avant la fin du siècle. La lutte contre l’érosion côtière accapare déjà 16% de toute l’économie du pays. Le tourisme, principale industrie nationale, souffre déjà, car les récifs coralliens qui attirent les plongeurs du monde entier sont endommagés par l’érosion. Les Maldives ont décidé de prêcher par l’exemple en devenant un pays «carboneutre», c’est-à-dire qui n’ajoute plus de carbone dans l’atmosphère.

République dominicaine

Destination bien connue des vacanciers québécois et pays qui jouit d’un niveau de vie enviable par rapport à son voisin Haïti, la République dominicaine a tout à perdre dans le climat de l’avenir. Son agriculture subira des pertes de 100 millions par année, avec la baisse des récoltes de riz et de maïs. Le tourisme pourrait aussi souffrir, en raison des effets de la hausse des océans sur les lieux de villégiature. Les récifs coralliens, attraction touristique majeure, sont «extrêmement vulnérables» aux conditions climatiques futures, ce qui toucherait en outre les pêcheries.

Guinée-Bissau

C’est le pays le plus vulnérable aux changements climatiques. Plus de 60% de son économie est liée à sa zone côtière, où les mangroves servent à la fois de protection pour les rizières et de pouponnière pour les crevettes, une des principales pêcheries commerciales du pays. Et ces mangroves sont menacées par la hausse des océans, même si le pays de 1,4 million d’habitants n’est pas dans une région exposée aux cyclones.

http://www.cyberpresse.ca