Le Saviez-Vous ► Les Etats-Unis parachutent des souris à Guam pour tuer des serpents


Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Navy américaine a malencontreusement amené des intrus sur une île dans le Pacifique. Un serpent brun qui n’a aucun prédateur. Le moyen pour chercher a se défaire de ces reptiles était en 2013 de prendre des souris mort-nées et les parachuter sur l’île
Nuage

 

Les Etats-Unis parachutent des souris à Guam pour tuer des serpents

 

Un serpent brun arboricole sur l\'île de Guam.

Un serpent brun arboricole sur l’île de Guam. (USGOV / CC / WIKIPEDIA)

Equipés de parachutes en carton, deux mille rongeurs ont été largués depuis des hélicoptères, dimanche. Objectif : éradiquer des serpents menaçant l’écosystème local.

 

Des souriceaux en parachute dans le ciel du Pacifique. Déclarant la guerre à une invasion de serpents bruns arboricoles, les autorités de Guam ont décidé de « bombarder » cette île du Pacifique à l’aide de souriceaux, injectés d’un banal analgésique qui a pour effet d’empoisonner les reptiles. Deux mille animaux morts-nés ont ainsi été largués sur l’île américaine, avec des parachutes en carton et papier de soie, dimanche 1er décembre (2013) indique le site de la chaîne américaine NBC News.

Il s’agit de la quatrième – et plus massive – offensive menée depuis le début de l’année. La variété de serpent ciblée, qui aurait été introduite par inadvertance dans l’île vers la fin de la Seconde Guerre mondiale par des bâtiments de l’US Navy, est devenue une véritable plaie, tenue pour responsable de la disparition des populations d’oiseaux endogènes de Guam. Il est également reproché aux reptiles de causer des coupures d’électricité.

Les autorités chargées de la protection de la faune redoutent depuis des années que ces reptiles, qui n’ont pas de prédateurs naturels à Guam et dont le nombre atteindrait deux millions, n’atteignent un jour d’autres îles du Pacifique, dont Hawaï, située à 6 400 km plus à l’est.

https://www.francetvinfo.fr

«La pauvreté pourrait être éradiquée, mais on s’en fout»


Tout être sur terre devrait avoir droit a un toit, des vêtement, a une alimentation acceptable, des soins santé et dentaire, et aussi une bonne éducation. Dans les pays pauvres certains vivent avec moins de 2 $ par jour, on essaie de les aider avec du développement durable, mais ce n’est pas suffisant. Par contre, dans les pays riches,   et on voit le contraire, on diminue l’aide aux plus pauvres, on limite les soins de santé (pour passer un écho dans ma ville, l’attente est de 1 an), l’éducation supposé être gratuite coûte une fortune,etc. … Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent
Nuage

 

«La pauvreté pourrait être éradiquée, mais on s’en fout»

 

Getty ImagesEn 1990, l’est de l’Asie comptait pour 50 % de la population pauvre dans le monde, contre un peu plus de 10 % pour l’Afrique subsaharienne. En 2015, les chiffres s’étaient inversés.

Par Daniel Casillas

Selon des données de la Banque mondiale, le nombre de personnes vivant avec 1,90 $US par jour est passé de 12,7% (896 millions) à 10,7% de 2011 à 2013 (766 millions).

Des chiffres encore beaucoup trop élevés, déplore Philip Alston. Métro s’est entretenu avec le rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’Homme à l’Organisation des Nations unies, alors qu’on souligne mardi la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.

Quel est, selon vous, le portrait de la situation dans le monde à cet égard?

Sur le plan historique, les 30 dernières années ont été synonymes de baisse substantielle de la pauvreté, particulièrement dans des pays comme la Chine et l’Inde. La Banque mondiale est la principale source de données, et elle établit que, si une personne vit avec 1,90 $US ou plus par jour, elle est sortie de la pauvreté extrême. Il n’y a pas vraiment d’endroits sur la planète où on peut mener une vie décente avec cette somme.

L’ONU, quant à elle, va plus loin en prenant en considération des critères comme le système de santé, l’éducation, la violence. Ainsi, on compte près d’un milliard de personnes qui vivent encore dans la pauvreté.

Qu’est-ce qui est fait pour la combattre?

La communauté internationale se concentre sur les Objectifs de développement durable, qui ciblent les pays à bas salaires, mais ce n’est pas assez. La pauvreté est aussi répandue dans les pays plus riches. Pour ma part, je note que les mêmes gouvernements qui participent à l’effort mondial font l’inverse chez eux. Ils démantèlent leur système de sécurité sociale, suppriment des avantages dans le domaine de la santé, modifient leur Constitution pour réduire au maximum les dépenses sociales et blâment pauvres et marginalisés. Ces gestes montrent que beaucoup d’États ne s’attaquent pas au problème de la pauvreté avec sérieux.

En Occident, on est obsédés par les réductions d’impôts, qui enrichissent les riches et qui n’aident pas les moins nantis.

«La pauvreté pourrait être éradiquée, mais on s’en fout, préférant partir du principe que toutes les personnes pauvres sont des moins que rien qui n’ont que ce qu’elles méritent.»

Philip Alston, rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’Homme à l’ONU, affirmant que si la pauvreté existe encore aujourd’hui, c’est avant tout un choix politique. «On n’a aucun scrupule à laisser un grand nombre d’enfants vivre dans la pauvreté, alors qu’ils n’ont assurément rien à se reprocher», ajoute-t-il.

Quels sont les problèmes auxquels doivent faire face les gens vivant dans la pauvreté?

Le manque de possibilités pour s’en sortir. Quand on a faim, on ne peut pas se concentrer à l’école. Quand on vit dans un quartier pauvre sans surveillance policière, on a plus de chance de subir des traumatismes physiques ou psychologiques, ou de se faire voler ses quelques biens. Quand on a des dents en mauvaise santé parce qu’il n’y a pas de fluorure dans l’eau qu’on consomme et qu’on ne peut pas se payer des soins dentaires, on a plus de difficultés à trouver un emploi.

Et si on a un job, il risque probablement d’être temporaire et payé à l’heure, avec donc moins de temps libre pour, par exemple, aller voter pour le parti ou pour la personne qui pourrait nous aider. C’est un cercle vicieux.

http://journalmetro.com/

Pourquoi ne pourrait-on pas tuer tous les moustiques sur Terre ?


Le moustique est le plus meurtrier de tous les animaux, cependant, il existe plus de 3, 000 espèces et seulement une petite portion d’entre eux sont porteurs de maladies. Éradiquer tous les moustiques serait donc injuste. De plus, les moustiques ont un rôle à jouer dans la pollinisation et de nettoyer les plans d’eau, sans compter qu’ils sont une source d’aliments pour certains animaux.
Nuage

 

Pourquoi ne pourrait-on pas tuer tous les moustiques sur Terre ?

 

Quel est l’animal le plus meurtrier sur Terre ? Loupé, ce n’est pas le requin, ni le crocodile, mais bien le moustique. Facteur de maladies, le moustique est l’animal causant le plus de morts chez l’homme. Dans une moindre mesure, c’est aussi l’ennemi de vos belles nuits d’été. Un monde sans moustique en a donc fait rêver plus d’un. Mais cela serait-il possible ?

Chaque été, c’est la même rengaine : votre meilleur ami, le moustique sort de sa tanière pour venir perturber vos nuits et vous offrir plein de petits boutons qui grattent. Une manie qui fait de lui l’un des insectes les plus détestés. Mais c’est aussi et surtout l’animal le plus meurtrier sur Terre. Certains moustiques sont en effet un vrai fléau pour l’Homme, transportant plusieurs maladies mortelles, comme le paludisme, la fièvre jaune ou encore la dengue.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le moustique serait responsable de sept millions de morts par an. Il est alors légitime d’en venir à se demander « à quoi sert vraiment un moustique ? Pourquoi ne pas les faire disparaitre jusqu’au dernier ? » Slate a posé ces questions à des entomologistes, et malheureusement, l’idée d’un monde sans moustiques relève bel et bien de l’utopie.

Éradiquer les moustiques : un impact écologique incertain

L’importance du moustique dans la chaine alimentaire et les écosystèmes n’est pas encore bien définie. Si la plupart des femelles optent pour un régime hématophage (à base de sang) quand il s’agit de pondre, les moustiques se nourrissent généralement à partir du nectar des fleurs. Il est ainsi admis qu’ils participent au même titre que d’autres insectes, à la pollinisation des végétaux.

Côté prédateurs, on sait aujourd’hui que le moustique est assez facile à attraper et qu’il fait partie du menu de nombreux animaux, d’autres insectes, des lézards ainsi que des oiseaux notamment. Par ailleurs, les scientifiques ont démontré que les larves de moustiques jouent un rôle de filtre dans les écosystèmes aquatiques où elles se nourrissent de déchets et de micro-organismes, nettoyant ainsi les eaux.

Mais tous ces rôles sont-ils réellement capitaux pour la biodiversité ? D’autres insectes ne pourraient-ils pas remplacer le moustique s’il venait à disparaitre ? Lorsqu’on leur demande, les chercheurs eux-mêmes ne sont pas sûrs des retombées écologiques d’une disparition totale des moustiques. Ils affirment toutefois qu’il y aurait bel et bien de sérieuses conséquences.

D’autant qu’en plus de les tuer, à l’aide de pesticides, il faudrait aussi endommager leurs habitats, en vidant des étangs, lacs, ruisseaux, ce qui aurait forcément des répercussions sur d’autres espèces animales. Mais détruire leur habitat ne serait pas suffisant, il faudrait aussi tuer les larves à l’aide de larvicide, ce qui multiplierait les conséquences probables.

Tous les moustiques ne sont pas coupables

Il faut savoir qu’il existe plus de 3.000 espèces différentes de moustiques à travers le monde. Mais seules quelques dizaines d’entre elles sont vectrices de maladies pour l’homme, tandis que d’autres ne piquent même pas l’humain. Aussi, des études précédentes ont prouvé que deux espèces de moustiques distinctes pouvaient être aussi différentes qu’un colibri et un aigle.

Éradiquer tous les moustiques reviendrait donc à faire payer à des centaines d’espèces, le comportement d’une poignée d’entre elles, ce qui ne serait pas justifié. Une méthode plus sélective et n’affectant pas l’environnement serait donc à préconiser et l’idée d’un monde sans moustiques est d’ores et déjà à exclure.

Une méthode sélective pour viser certaines espèces

Jusqu’ici, les spécialistes luttaient contre les moustiques essentiellement en utilisant des insecticides. Néanmoins, des résistances sont apparues chez les insectes au cours des dernières années, poussant les chercheurs à trouver d’autres méthodes d’éradication plus complexes mais aussi plus efficaces. Parmi elles, figure la « naissance contrôlée du moustique ».

Développée par un chercheur de l’Université du Kentucky, elle consiste à employer une bactérie appelée « Wolbachia« . Ce micro-organisme infecte la plupart des arthropodes à travers le monde. Or, lorsque deux moustiques souhaitent se reproduire, si l’un des deux est infecté, l’autre doit l’être aussi et par la même souche, sans quoi leur descendance sera stérile.

L’idée est donc d’introduire des mâles infectés par des souches différentes afin de bloquer la reproduction des moustiques. D’autres méthodes avec une stratégie semblable ont été mises au point et parfois testées. Au Brésil notamment, l’entreprise britannique Oxitec produit actuellement des mâles génétiquement modifiés destinés à donner naissance à une progéniture incapable de survivre.

Quoi qu’il en soit, l’ère d’un monde sans moustiques n’est pas pour demain mais réussir à réduire et contrôler les espèces de moustiques qui transmettent des maladies, pourrait représenter l’une des plus grandes victoires de la santé publique de l’histoire.

Publié par Stanislas Lechevallier, le 21 juillet 2015

http://www.maxisciences.com

Le vinaigre : arme fatale contre l’étoile de mer qui décime les coraux


Une éradication une espèce pour en sauver une autre, alors que l’être humain est aussi responsables de la détérioration de la Grande barrière de corail. Cependant, je peux comprendre l’importance de trouver une solution contre les étoiles de mer, surtout qu’une femelle pond à chaque saison 65 millions d’oeufs qui seront potentiellement des mangeurs de corail. Reste que le choix de l’arme serait le vinaigre, donc aucun produit chimique qui nuirait a l’environnement
Nuage

 

Le vinaigre : arme fatale contre l’étoile de mer qui décime les coraux

étoile de mer

L’Acanthaster planci est une espèce invasive qui se nourrit des coraux.

©YANN HUBERT / BIOSPHOTO

Alors que des étoiles de mer invasives continuent de détruire la grande barrière de corail, des scientifiques ont découvert que le vinaigre pourrait bien être leur kryptonite. 

La grande barrière de corail fait face à une espèce d’étoile de mer invasive, l’Acanthaster planci ou “couronne du Christ” ou encore “coussin de belle-mère”. Elle se nourrit des coraux et occasionne d’importants dégâts sur cet écosystème déjà fragile qui s’étend sur 345.000 km2 le long de la côte australienne. Recouverte de piquants dont le venin est toxique pour l’homme, elle peut mesurer jusqu’à 1 m et détruire 90% des zones qu’elles recouvrent. 

D’ordinaire, pour lutter contre ce spécimen, des produits chimiques coûteux sont utilisés, comme le formol, le sulfate de cuivre et le bisulfate de sodium. Une méthode qui s’avère contre productive puisque ces substances occasionnent des dégâts aux autres organismes marins. Mais des scientifiques pourraient bien avoir découvert un moyen plus efficace, plus propre et moins coûteux… le vinaigre.

La chercheuse Lisa Bostrom-Einarsson de l’Université James Cook a mené une expérience sur quatre sites durant six semaines. Au bout de 48h, la scientifique a constaté la mort des Acanthaster qui avaient reçu une injection de vinaigre. Mieux, les organismes environnants n’ont apparemment subi aucun dommage.

« Nous avons pris en compte l’importance de la couverture corallienne, l’abondance et la diversité de poissons, les maladies des poissons, l’abondance des invertébrés avant, pendant et après la période d’étude de six semaines et nous n’avons remarqué aucun impact négatif », explique-t-elle.

Gros bémol

Si cette technique a visiblement démontré son efficacité, à l’heure actuelle, la méthode consiste à injecter une dose de vinaigre à chaque étoile de mer. Un travail titanesque puisque :

« Il y a des millions d’étoiles de mer sur la Grande barrière et chaque femelle produit chaque saison 65 millions d’œufs », a observé Lisa Bostrom-Einarsson.

Ce qui rend pour le moment inenvisageable une éradication uniquement par ce biais.

Sans surprise, tous les coraux n’auront donc pas la chance de subir ce traitement. Fred Nucifora, responsable du tourisme au sein de la Great Barrier Reef Marine Park Autority (GBRMPA), a déclaré à l’AFP que les traitements au vinaigre seraient mis en œuvre sur des récifs identifiés comme ayant une valeur en termes de patrimoine ou de tourisme. Le GBRMPA a d’ailleurs autorisé son utilisation et les entreprises du secteur touristique peuvent dès maintenant faire une demande de permis.

Un arsenal atypique 

Ce n’est pas la première fois que des scientifiques travaillent à détruire ce parasite. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à défaut de pouvoir l’éradiquer à grande échelle, les moyens frappent par leur originalité. En 2015 un biologiste français Pascal Dumas publiait ses travaux avançant que l’étoile de mer avait un deuxième talon d’Achille 100% naturel, le citron. Plus original encore, OTSbot (Crown-Of-Thorns Starfish bot).

Ce robot équipé de deux caméras stéréoscopiques embarque un logiciel de vision par ordinateur et identifie automatiquement les couronnes d’épines et leur injecte une dose fatale d’acide biliaire. En plus de souffrir du « coussin de belle-mère » elle est victime de l’activité agricole et industrielle et subit depuis plusieurs années des épisodes de blanchissement à répétition dus aux conditions climatiques, dont elle peine à se remettre. 

https://www.sciencesetavenir.fr

Éradication ► Le Canada annonce l’élimination d’un dangereux insecte asiatique


Pour une fois, qu’on entend parler d’une espèce envahissante qui ne serait plus une menace pour les forêts canadiennes … Reste a espéré quand même qu’elle ne reviendrait pas
Nuage

 

Éradication ► Le Canada annonce l’élimination d’un dangereux insecte asiatique

 

Agence France-Presse

Le gouvernement canadien a annoncé vendredi l’éradication réussie d’un insecte d’origine asiatique mangeur de bois, le longicorne asiatique, dit aussi capricorne asiatique (Anoplophora glabripennis).

Il a fallu abattre trente mille arbres infestés ou vulnérables dans les zones touchées, où le coléoptère originaire de Chine et de Corée avait été signalé pour la première fois en 2003, à Vaughan et à Toronto, en Ontario, indique un communiqué de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

L’opération, seul moyen connu de lutte contre cette espèce, a apparemment réussi: le longicorne, qui mesure environ 3 cm sans compter les antennes, et peut être identifié par des taches claires sur un corps noir brillant, a été signalé dans cette zone pour la dernière fois en décembre 2007 et il n’a jamais été détecté ailleurs au Canada.

Les femelles déposent leurs oeufs dans les rainures qu’elles pratiquent dans l’écorce de nombreuses espèces de feuillus, dont les érables, les ormes, les bouleaux, les peupliers et les saules. Ensuite, les larves s’enfoncent plus profondément dans le tronc où elles hibernent tout en se nourrissant de bois et causent des dommages importants, avant que l’insecte adulte ne creuse encore un tunnel pour sortir de l’arbre.

«Nous venons de franchir une étape importante dans la lutte contre les organismes nuisibles envahissants», a déclaré le ministre de l’Agriculture Gerry Ritz, cité dans le communiqué de l’ACIA.

L’insecte, qui a causé des pertes très importantes aux forêts chinoises, est également combattu actuellement au sud de la frontière canadienne, dans le Massachusetts, l’Etat de New-York et l’Ohio.

http://fr.canoe.ca

Montréal ► Les rats sortent des égouts


Dire qu’a New York a des rats, tout le monde le sait .. A Montréal, on s’en doute étant donné que c’est une grande ville. Mais que cette population augmente car ils profitent des accès des égouts a découverts lors des démolitions ou encore de la construction ..
Nuage

 

Montréal ► Les rats sortent des égouts

 

Les rats sortent des égouts

La multiplication des chantiers de construction à Montréal ainsi que la vétusté du réseau d’égouts de la métropole contribuent à la prolifération de rats.

Ayant révélé en 2008 qu’on retrouve quelque quatre millions de rats dans la ville, soit deux pour chaque habitant, l’équipe de J.E. a constaté que l’épidémie de rats continue de s’aggraver.

Selon l’exterminateur Harold Leavy, on note annuellement une hausse de 5 à 10 % du nombre de plaintes enregistrées par des citoyens et la situation continuerait de s’aggraver, un phénomène qui ne serait pas étranger aux travaux effectués dans certains quartiers de Montréal.

Oeuvrant dans ce domaine depuis 30 ans, M. Leavy explique que la présence de rats survient règle générale aux endroits où la Ville effectue une réparation dans le système d’égouts et à proximité des chantiers.

«Quand il y a de la construction, ça veut souvent dire qu’il y a des égouts à ciel ouvert partout», assure l’exterminateur.

La situation pose particulièrement problème dans le centre-ville, où les chantiers se multiplient. L’arrondissement Ville-Marie a toutefois refusé d’accorder une entrevue à la caméra.

La Ville de Montréal a augmenté, depuis quelques années, les sommes consacrées à la rénovation des égouts.

Harold Leavy estime néanmoins que les élus ne prennent pas le problème des rats au sérieux.

Pour appuyer ses dires, il donne l’exemple d’un terrain vague de Montréal où on retrouvait jadis deux usines ayant été démolies et dont les tuyaux d’égouts n’ont jamais été murés, fournissant du coup un passage rêvé pour les rats qui souhaitent remonter à la surface.

Un réseau fragilisé

La décrépitude du réseau d’égouts, composé de 6 000 km de tuyaux, facilite également la vie aux rongeurs.

Selon un rapport de SNC-Lavalin/Dessau-Soprin, d’ici un peu plus de 20 ans, le quart du réseau sera périmé, ce qui représente 1 500 kilomètres de tuyaux, soit la distance entre Montréal et le Manitoba.

De plus, certains travaux de construction viennent fragiliser les égouts, contribuant à l’apparition de nouvelles, qui fournissent à chaque fois une nouvelle porte de sortie aux rats.

Pendant que les bestioles continuent de courir dans les rues de Montréal, l’Alberta a complètement éliminé les rats de son territoire depuis 1950 grâce à un programme d’éradication systématique.

Imposant notamment le murage des égouts lorsqu’on démolit un bâtiment, le programme interdit également de posséder un rat domestiqué.

http://tvanouvelles.ca