Des chevaux sous antidépresseurs ?


Les animaux font eux aussi des dépressions .. Quoi cela vous surprend ?
Les chevaux peuvent-être un bon exemple pour mieux comprendre la dépression chez les animaux. Un animal ressente la fatigue morale, l’épuisement psychologique comme chez l’être humain
Nuage

 

Des chevaux sous antidépresseurs ?

 

© Sylvia Guirand

© Sylvia Guirand

Comme les êtres humains, les chevaux peuvent souffrir de dépression. Une étude montre que leurs symptômes sont similaires à ceux des hommes. Les équidés pourraient constituer un nouveau modèle d’étude des troubles dépressifs chez les mammifères.

Heureux qui comme Ulysse ? Pas vraiment. Enfermés dans leurs box ou soumis à un travail intensif, certains de nos amis équidés manifestent des signes de dépression flagrants.

Au cours des derniers mois, l’équipe de Martine Hausberger, chercheuse au laboratoire “Ethos” de l’université de Rennes a analysé de près les contraintes sociales et environnementales auxquelles sont soumis certains chevaux. Elle démontre notamment que l’accumulation de certains facteurs de stress peut conduire à l’émergence de comportements pathologiques ou agressifs.

L’isolement social et le confinement auraient un réel impact sur le moral des chevaux.

Carole Fureix, doctorante en éthologie à l’université de Rennes a, elle, comparé le comportement des différents pensionnaires d’un même centre équestre. Mis en présence d’objets inconnus et hors de leur contexte habituel, les chevaux sujets à un mal-être deviennent plus réactifs que les autres. A l’inverse, dans le milieu familier de leur box, ils ne réagissent presque plus à leur entourage. Cette indifférence  se manifeste par une fixité de la tête et un regard « vide ». Un comportement qu’on retrouve d’ailleurs chez l’homme en pareil cas.

Mais quelles sont les causes de cette dépression ? Comme chez les hommes, les conditions de travail, de vie quotidienne voire un manque de repos pourraient interférer sérieusement sur la santé psychologique des chevaux. A terme, les observations du laboratoire “Ethos” pourraient donner d’autres pistes pour mieux comprendre les causes de la dépression.

Sylvia Guirand

http://www.nationalgeographic.fr/