Le Saviez-Vous ► Cinq procédés insolites pour épurer les eaux usées


Dans certains pays, l’eau qui malgré présente n’est pas utilisable, soit parce qu’elle est salée, ou polluée. Des recherches sont faites pour trouver des moyens d’utiliser l’eau contaminée qui ne mettrait pas en danger pour la santé humaine. Cependant, malgré ses trucs, elles ne sont pas parfaites, mais sur la bonne voie
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Cinq procédés insolites pour épurer les eaux usées

 

Lombrics, peaux de bananes ou petites graines peuvent faire des miracles en matière de purification d’eau. Il suffisait d’y penser…

Nous avons déniché cinq solutions alternatives et insolites, imaginées aux quatre coins du globe.

1. Moringa Oleifera, la plante à tout faire

Le nom du Moringa, un petit arbre très vivace originaire d’Inde, signifie « ne meurt jamais ». Ses graines, réduites en poudre, sont très efficaces dans la purification de l’eau. Cultivé dans une trentaine de pays en Asie et en Afrique subsaharienne, le Moringa est utilisé par des familles qui cultivent, vendent et utilisent ses feuilles et ses graines pour leur consommation personnelle. Il est aussi exploité, au Burundi, par une usine fournissant en eau potable une centaine de personnes par jour.

Ce procédé nécessite toutefois une réelle sensibilisation des populations à ses techniques d’utilisation: si la poudre est mal utilisée, les bactéries prolifèrent… Et inutile d’espérer le voir pousser sous nos latitudes: le Moringa n’aime que les grosses chaleurs.

2. Des lombrics pour « manger » les microbes

Ils n’ont peut être ni queue ni tête, mais ce sont les « ingénieurs du sol ». Et les vers de terre peuvent aussi se mettre au service de l’eau! Née en 1992 au Chili, l’idée d’utiliser les lombrics pour épurer les eaux usées s’est exportée en France en 1997, dans la petite commune de Combaillaux, qui sert depuis 2003 de laboratoire à la « lombristation », gérée par la société Lombritek. Déchets liquides et solides sont séparés, soumis à une fermentation bactérienne puis placés dans le lombricomposteur, où les vers les « digèrent ».

Au total: 10 millions de lombrics pour 3.000 habitants, qui produisent 45 m3 d’eau épurée par jour. Elle ne peut être consommée, mais est utilisée pour la baignade et l’irrigation. Un procédé non-polluant, qui peut purifier l’eau d’une commune jusqu’à 5.000 habitants qui ne demande qu’à être breveté pour purifier l’eau de toute commune soucieuse de l’environnement.

3. Faire cuire de l’eau de mer

Gabriele Diamanti, architecte et designer industriel italien, a inventé l’Eliodomestico, un distillateur solaire domestique. Le concept? Celui de la cafetière italienne. Il suffit de verser de l’eau de mer dans le réservoir supérieur du four, de laisser le soleil augmenter la chaleur et la pression naturelle de l’eau, qui va s’évaporer par un tube, se concentrer dans le couvercle et tomber goutte à goutte dans un réservoir. Huit heures d’exposition sont nécessaires pour produire cinq litres d’eau potable. Le procédé ne nécessite ni électricité, ni maintenance, ni pièces détachées.

Crédit photo: Gabriele Diamanti.

4. Du soleil, des citrons…

…cela pourrait suffire à sauver des vies. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) a validé l’exposition de l’eau au soleil, dans des bouteilles en plastique posées sur de la tôle, comme méthode de décontamination. A condition qu’elles passent au moins 6 heures en plein soleil, ou 24 heures sous un ciel voilé. Une équipe de chercheurs de l’Université Johns Hopkins, dans le Maryland, a prouvé que ce temps pouvait être ramené à 30 minutes, à condition que l’eau soit additionnée de jus de citron.

D’après un rapport publié dans The American journal of tropical medicine and hygiene, l’opération réduit considérablement le taux de bactéries dans une eau polluée, la rendant potable. Le virus de la gastro-entérite pouvant encore être détecté dans l’eau après l’opération, les chercheurs poursuivent les recherches.

5. Gare à la peau de banane!

Plongée dans l’eau de boisson, elle est l’ennemi juré des métaux lourds. C’est ce qu’a prouvé un chercheur de l’Université de Sao Paulo (Brésil), Gustavo Castro, qui a publié une étude dans le journal Industrial and engineering chemistry research. Les peaux de bananes sont naturellement riches en atomes d’azote, en soufre et en acides carboxyliques. Les électrons négatifs de ces acides se lient aux électrons positifs présents sur les métaux contenus dans l’eau, qui restent donc prisonniers des peaux de bananes.

Une méthode encore plus efficace lorsque celles-ci sont hachées. Encore en étude, ce procédé permettrait de traiter des eaux chargées en métaux lourds tels que le cuivre et le plomb, mais n’agit pas sur les bactéries. Il pourrait donc répondre à des besoins industriels, ou être utilisé par les particuliers buvant une eau drainée par des tuyaux en plomb. Encore faudrait-il s’assurer, avant de les plonger dans son eau de boisson, que les bananes n’ont pas été arrosées de pesticides…

Crédits photos: Fox_kiyo/FlickR.

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Pentes enneigées avec de l’eau potable Une station de ski pointée du doigt


A la lecture de ce billet, je me rends compte que la gestion de l’eau potable de façon responsable est loin d’être gagnée  On nous fait des publicité que l’eau n’est pas un acquis, que nous devons diminuer notre consommation personnelle d’eau potable, que l’été en plus des piscines, nous devons arroser les jardins entre certaines heures et certains jours … sous peine d’amende et que dire ceux qui lavent leur autos au tuyau d’arrosage, des entrée de cours .. c’est un scandale .. mais plusieurs villes ont accès a l’eau potable pour les patinoire, l’enneigement des pentes de skis ..avec les changement climatique cela va empirer. Doit-on absolument protéger certains sports d’hiver et gaspiller cette eau … ?
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Pentes enneigées avec de l’eau potable
Une station de ski pointée du doigt

Par Éliane Thibault | TVA Nouvelles

L’attitude d’une station de ski locale, qui utilise de l’eau propre à la consommation pour enneiger ses pentes, déplaît aux citoyens de la ville.

«Ça fait 25 à 30 ans qu’il n’y a presque pas de neige. Ça tombe en février, une tempête ou deux, mais le reste c’est de la pluie et beaucoup de redoux. Si on n’avait pas de neige artificielle, la montagne serait complètement fermée», s’est défendu Claude Adam, gestionnaire du Mont Bellevue.

Aujourd’hui, la survie des stations de ski passe donc par l’enneigement des pistes. Au Québec, la majorité d’entre elles enneigent leurs pentes grâce à des plans d’eau situés à proximité.

Même si la rivière Magog passe à proximité du site, c’est la Ville de Sherbrooke, via son système d’aqueduc, qui alimente les canons à neige du Mont Bellevue.

La Ville, qui est aussi propriétaire du Mont Bellevue, dit préférer alimenter directement la station de ski, pour des raisons économiques.

«Monter une conduite à partir de la rivière coûterait plusieurs centaines de milliers de dollars en coût de construction. Après ça il faudrait aussi une station de pompage, l’entretien, éviter le gel… Donc plusieurs milliers de dollars par année pour cette eau-là », explique Michel Cyr, chef de la division Gestion des eaux pour la Ville.

Chaque année, le Mont Bellevue utilise 3,5 millions de litres d’eau pour ses canons à neige, pour une somme d’environ 1000$. Cela représente une infime partie de ce qui est traité annuellement à l’usine d’épuration des eaux.

«Le seul changement, c’est que l’eau est traitée, à un coût économique de 1000$ versus elle serait pompée à un coût économique de 5000 à 10 000$ par année», ajoute M. Cyr.

Il semblerait également qu’utiliser l’eau de la rivière ne serait en rien plus écologique.

«Pour usage égal, si on prenait de l’eau de surface qui elle est déjà plus chargée en polluants, en bout de ligne, c’est sûr que l’eau potable a moins d’impact», explique Julie Grenier, coordonnatrice du Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF).

Loin de vouloir débattre sur la question, Claude Adam estime que la station du Mont Bellevue n’est pas la seule dans cette situation.

«Si on calcule l’arrosage de toutes les patinoires de la Ville, le Plateau Sylvie-Daigle, le tour du Lac des Nations, les pompiers qui prennent l’eau, les citernes qui arrosent les rues. C’est tout pris à la même place. Alors, je ne crois pas qu’on doive crier au scandale pour le peu d’eau qu’on utilise.»

Bien que certains imaginent un système d’aqueduc parallèle, l’idée est loin d’être implantée. En effet, l’arrosage d’une patinoire coûte à la Ville une cinquantaine de dollars, alors qu’un tel réseau coûterait des centaines de millions de dollars à mettre en place.

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