Le Saviez-Vous ► Au XIXe siècle, il était courant d’avaler un ver solitaire pour perdre du poids


J’ai déjà entendu parler d’avaler un oeuf de ténia, dans le but de perdre du poids. L’origine de cette pratique remonte autour des années 1837 au Royaume-Uni et encouragé par la reine Victoria 1re. Un guide à cette époque disait que c’était  »du devoir d’une femme d’être belle ». Vous connaissez sûrement cette citation :  »Il faut souffrir pour être belle », c’était une réalité. À cette époque, les critères de beauté étaient stricts et les moyens pour y parvenir étaient drastiques. Le ver solitaire faisait partie de ces méthodes dangereuses.
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Au XIXe siècle, il était courant d’avaler un ver solitaire pour perdre du poids


ver solitaire

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Crédits : iStock

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

L’époque victorienne qui s’est déroulée entre 1837 à 1901 est restée célèbre pour ses critères de beauté souvent étonnants. Cependant, certaines techniques pratiquées afin d’entrer dans ces critères font froid dans le dos comme celle d’avaler un ver solitaire.

Si la pratique venant de Chine consistant pour les femmes à se bander les pieds a été largement diffusée dans les médias, c’est un peu moins le cas pour une autre pratique dont l’origine est bien plus proche de nous : le régime au ténia.

Le ténia est un long ver parasite de l’intestin plus couramment appelé ver solitaire. Ce dernier se décline en deux espèces : l’une présente chez le porc et l’autre chez le bœuf (hôtes intermédiaires) et peut entraîner des douleurs abdominales, des nausées, des troubles du transit intestinal ou encore des troubles de l’appétit (anorexie, boulimie).

Comment croire que l’époque victorienne raffinée, qui s’est déroulée sous le règne de la reine du Royaume-Uni Victoria Ire comme son nom l’indique, pouvait autoriser une pratique aussi ignoble. En réalité, cette dernière fût abondamment encouragée. A cette époque, l’idéal de beauté chez la femme était le suivant : lèvres rouges, joues roses, peau pâle, pupilles dilatées, mais également et surtout, une silhouette très mince.

Ingestion d’ammoniac, bains d’arsenic ou encore corsets serrés à l’extrême étaient les méthodes les plus populaires, heureusement aujourd’hui disparues. Le régime au ténia est cependant le plus effrayant, car il s’agit de volontairement installer dans son corps un ver solitaire. Les femmes avalaient une pilule contenant un œuf de ténia et le parasite se développe une fois ce dernier éclos tout en se nourrissant d’une partie de ce que l’hôte avale.

En théorie, ce régime permettait de perdre du poids tout en se fichant du nombre de calories assimilées, une façon laxiste, mais surtout dangereuse de maigrir. Un guide d’époque, The Ugly-Girl Papers de S.D. Powers, estimant qu’il était « du devoir d’une femme d’être belle » décrivait cette technique et ses motivations dont le but était de trouver un équilibre « sain » dans cette recherche du corps parfait.

« Une fille corpulente devrait manger le minimum nécessaire pour satisfaire son appétit, mais en ne s’autorisant jamais à quitter la table en ayant encore faim »,pouvait-on lire dans le guide.

« Souffrir pour être belle » était une expression qui avait donc tout son sens. La dangerosité intervenait surtout lorsque le poids désiré était atteint et qu’il fallait retirer le ténia. Prendre des pilules pour éliminer le ver n’était pas encore très courant et il y avait donc plusieurs techniques parfois hallucinantes. Un certain docteur Meyers avait inventé un appareil à insérer dans le tube digestif, il s’agissait d’un cylindre fourré avec de la nourriture dont le but était d’attirer le ver. Cependant, les hôtes mourraient le plus souvent étouffés. Une autre technique consistait à agiter un bol de lait à proximité d’un orifice en attendant que ce dernier sorte alléché par l’odeur.

Il s’avère que cette technique destinée à la perte de poids est toujours d’actualité, bien que marginale. En effet, des personnes désirent toujours volontairement laisser s’installer un ver solitaire dans leurs intestins. Bon nombre d’escroqueries existent sur le Web, mais la pratique jouit parfois de publicités dont on se passerait. Dernier exemple en date ? Khloe Kardashian a déclaré dans l’émission de télé-réalité Keeping Up With the Kardashians qu’elle aimerait avoir un ver solitaire, une déclaration qui avait conduit à la rédaction d’un article préventif sur le site Vice en avril 2015.

https://sciencepost.fr/

Ne faites pas comme la grand-mère d’Alexandre Jardin: n’essayez pas de maigrir en avalant un ver solitaire


Comment maigrir sans changer ses habitudes alimentaires que ce soit de la malbouffe et en grande quantité ? Ingéré des oeufs de ténia  pour que les vers solitaire puissent gober les calories que vous avalez, cela vous tente ? C’est un traitement qui n’est pas nouveau, par contre, il y a des effets secondaires pas très commodes et quand on réussit à s’en débarrasser, on reprend du poids .. Bref, c’est une très mauvaise idée
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Ne faites pas comme la grand-mère d’Alexandre Jardin: n’essayez pas de maigrir en avalant un ver solitaire

 

Le scolex d'un Tenia solium | via Wikicommons CC License by

Le scolex d’un Tenia solium | via Wikicommons CC License by

Cécilia Léger

Alexandre Jardin semble en regretter la «folle liberté» d’antan. Mais attention si perdre du poids grâce à un ténia semble cumuler plusieurs avantages, cette méthode reste très dangereuse.

 

Réussir à perdre du poids sans manger moins, c’est bien. Maigrir tout en pouvant s’enfiler des plâtrées de lasagnes, c’est encore mieux. Il suffirait pour cela d’ingérer un ver solitaire, qui se chargerait d’absorber toutes les calories ingérées. Pendant ce temps, la personne dans laquelle il loge pourrait s’empiffrer sans compter. Et voir sa ligne s’affiner. Pourtant, se débarrasser de quelques kilos grâce au ténia est une très mauvaise idée. Et elle ne date pas d’hier.

La pratique est née au XIXe siècle, à l’époque victorienne, quand les standards de beauté féminin valorisaient des femmes à la taille de guêpe, et ce à n’importe quel prix. Les femmes avalaient alors des œufs de ténia, le laissaient grandir en elles et maigrissaient sans effort. Sur Facebook, l’écrivain Alexandre Jardin, à la suite d’une drôle d’anecdote impliquant sa grand-mère et la maîtresse de son mari, a regretté la disparition de cette «folle liberté» d’évoluer dans une vie romanesque.

Pourtant, aujourd’hui, la méthode utilisée est toujours la même. Sur internet, il est facile de se procurer des œufs de ce genre. Même Khloe Kardashian y a pensé. Dans un épisode de «L’Incroyable famille Kardashian», elle émet l’idée d’héberger un ténia dans son intestin. Face au scepticisme de demi-sœur Kylie Jenner, on voit Khloe rétorquer:

«Tu sais à quel point tu peux devenir maigre? J’ai regardé sur Google si je pouvais vraiment m’en procurer.»

Très vite, des carences et une sensation d’épuisement

Autant vous le dire tout de suite, Khloe n’a pas idée de ce qui l’attend. Miser sur un ténia pour éliminer les excès alimentaires est une très mauvaise idée. Philippe Godeberge, gastro-entérologue et auteur du livre Qu’est-ce que tu as dans le ventre, est formel.

«Déjà, c’est très dangereux. J’irais même jusqu’à dire que c’est une véritable folie. La personne risque de maigrir énormément. Dans tous les cas, elle s’expose à de grosses carences. Il faut bien s’imaginer que ver pompe tout le capital d’oligo-éléments de la nourriture consommée.»

Car si l’amaigrissement n’est pas garanti, l’épuisement, lui, ne se fait pas attendre. Fixé sur la paroi de l’intestin grêle grâce à ses quatre ventouses, le ténia devient adulte en seulement trois mois et voit son corps formé de petits s’allonger de plusieurs mètres. Danièle, qui habite à Bourges, en a souffert lorsqu’elle était adolescente.

«J’étais une jeune fille plutôt mince donc je dois dire que je n’ai pas remarqué de différence au niveau de ma corpulence. Mais j’étais extrêmement fatiguée, comme quand on s’assoupit à l’heure de la sieste. En temps normal, j’étais vraiment une adolescente débordante d’énergie. Là, je me sentais complètement vidée, comme en hypoglycémie. Je m’endormais en cours et mes parents pensaient que je faisais de l’anémie.»

« Je peux vous assurer que c’est la plaie d’évacuer ce truc qui n’en finit pas»

 

Ensuite, les effets secondaires sont nombreux. En plus des douleurs abdominales et des nausées, Danièle se souvient de détails peu ragoûtants:

«J’avais de fortes démangeaisons au niveau de l’anus. Et je retrouvais toujours des sortes d’anneaux au fond de la culotte, qui ressemblaient à des nouilles. J’ai découvert plus tard que ce sont en fait là dedans que se logent les œufs du ténia.»

Pour s’en débarrasser, nul autre choix que de prendre un traitement à base de vermifuge et de le faire sortir de manière naturelle à la selle. L’opération peut-être impressionnante, le ténia mesurant parfois jusqu’à 10 mètres. Celui de Danièle n’en mesurait «que» 2 mais elle s’en souvient comme si c’était hier:

«Je peux vous assurer que c’est la plaie d’évacuer ce truc qui n’en finit pas.»

 Et si la tête de l’animal n’a pas été rejetée, tout recommence à 0, puisque c’est elle qui fabrique les anneaux.

«Aujourd’hui, les vers ont toujours un potentiel marketing très fort» 

 

Si le recours à un ver solitaire, malgré tout ce qu’il comporte de répugnant, ne s’est toujours pas éteint depuis le XIXe siècle, c’est peut-être parce qu’il a toujours une bonne image. À côté des compléments alimentaires chimiques, Philippe Godeberge trouve au ténia une image de produit «sain».

«Le recours aux vers est ancien dans la médecine. Déjà dans la pharmacopée chinoise, on ingérait des remèdes avec des vers déposés au fond du récipient. Aujourd’hui, ils ont toujours un potentiel marketing très fort. La publicité est axée sur le côté naturel, un peu médecine traditionnelle…»

Il effectue une recherche Google en anglais et tombe rapidement sur des sites de pharmacie en ligne russes ou australiens qui proposent des vers solitaires.

«Regardez, hop, je tape téniasis et je tombe sur un site de médecine ayurvédique. Il y a des huiles de massage et à côté des œufs de ténia. Mais impossible de connaître la provenance de ces produits. Viennent-ils du ténia d’autres humains, des humains peut-être en mauvaise santé? On ne sait pas.»

À côté de tous les inconvénients physiques, le ténia peut aussi altérer la santé mentale des malades. Difficile pour certains de continuer à vivre avec un être vivant –qui ne soit pas leur propre enfant– logé dans leur corps. Le gastro-entérologue constate régulièrement des dommages psychologiques chez les personnes qui le consultent.

«J’ai des patients qui ont fait des phobies. Quand on leur annonce qu’ils ont un animal dans le ventre, ils se sentent comme habités par quelque-chose d’autre et ne le supportent pas. Certains ont l’impression d’héberger un alien en eux.»

Le médecin insiste, la perte de poids n’est que provisoire. Peu de temps après que la bête a été délogée, la personne reprend rapidement des kilos et revient à son poids de départ. Finalement, c’est un coup d’épée dans l’eau et beaucoup de souffrance pour rien. À coté, une cure de jus détox ressemblerait presque à une partie de plaisir.

http://www.slate.fr/

Le trésor était dans le piano


Un accordeur de pianos qui a dû être content de s’être déplacé dans le cadre de son travail.. Et l’école secondaire en Angleterre va pouvoir profiter aussi de ce piano qui avait gracieusement donné à l’école
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Le trésor était dans le piano

 

Les pièces d'or et d'argent, frappées entre 1847... (Photo AP)

Les pièces d’or et d’argent, frappées entre 1847 et 1915, sont le trésor le plus important de ce type découvert en Angleterre.

PHOTO AP

 

Agence France-Presse
Londres

Un trésor de centaines de pièces d’or et d’argent datant de l’époque victorienne a été découvert sous les touches d’un piano droit par un accordeur qui va en hériter, le mystère planant sur ses propriétaires.

L’accordeur Martin Backhouse a découvert un trésor dans ce piano âgé de 110 ans.

PHOTO AP

Selon le British Museum, chargé d’évaluer le trésor, la découverte a été faite en novembre dernier lorsque Martin Rickhouse, 61 ans, a été appelé pour accorder un piano âgé de 110 ans donné à l’école secondaire de Bishop’s Castle (centre ouest de l’Angleterre).

Martin Rickhouse trouvait que les touches étaient un peu lourdes et en vérifiant les dessous du clavier, il a découvert une dizaine de paquets en tissu soigneusement cousus et une bourse en cuir qui se sont avérés contenir 900 souverains d’or et d’argent.

«En les ouvrant, je ne m’attendais pas à de l’or, je pensais que c’était des pièces ordinaires (…). Mais non, c’était gros!», a-t-il raconté au blogue du British Museum.

Les médias estimaient vendredi la valeur de la découverte entre 300 000 et 500 000 livres (520 000 et 865 000 $ CAN).

Les pièces, frappées entre 1847 et 1915, sont le trésor le plus important de ce type découvert dans le pays, selon le musée.

Elles auraient été cachées au plus tôt à la fin des années 20, comme en atteste une publicité  pour la compagnie Shredded Wheat enveloppant l’un des paquets, «peut-être en réaction à la Grande dépression ou aux événements conduisant à la Seconde Guerre mondiale». «Ce sont sans doute les économies de toute une vie», a relevé Peter Reavill, du British Museum.

Tous les efforts pour retrouver les propriétaires initiaux se sont avérés vain. Le trésor appartient à présent à la couronne qui va récompenser le propriétaire actuel et celui qui l’a découvert, après l’avoir estimé.

Quant aux généreux donateurs du piano, un couple qui l’avait acheté en 1983 pour ses enfants, ils n’auront pas un sou.

http://www.lapresse.ca/