Le Saviez-Vous ► Quel est le plus vieil animal terrestre ?


Pour l’homme, être centenaire est de plus en plus commun, mais pour les animaux, c’est autre chose, certains peuvent vivre plus de 200 ans, 400 ans voir même immortelle, enfin en principe. Mais, nous polluons l’environnement, ces animaux pourraient voir leur espérance de vie réduite
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Quel est le plus vieil animal terrestre ?

 

Le regretté Coluche aurait pu dire ceci : ‘nous sommes tous mortels mais certains le sont plus que d’autres’.

Le constat est sans appel : les êtres humains ne sont pas les doyens du monde animal. Au contraire, le poisson koï, le tuatara, le quahog ou l’oursin vivent bien plus longtemps que nous.

Certaines espèces peuvent aisément rester en vie plusieurs siècles. D’autres flirtent même avec l’immortalité.

Un geoduck de 168 ans

Le long des côtes américaines, dans l’Océan Pacifique, vous aurez peut-être l’occasion de croiser un geoduck.

Ce coquillage, qui n’est pas des plus esthétiques, peut atteindre, en moyenne, l’âge de 146 ans. Le spécimen le plus âgé jamais découvert avait 168 ans. Sa forme étrange lui a valu bien des moqueries, un fou rire lors d’une émission de cuisine a rendu tristement célèbre celui que d’aucuns appellent parfois le ‘pénis de la mer’.

Plus de 200 ans pour la baleine

Lorsqu’elles ne s’échouent pas sur les plages, les baleines vivent en moyenne 130 ans.

Cependant, on aurait trouver dans l’estomac de baleines groenlandaises des résidus d’aliment, vieux de 200 ans. Ce qui indiquerait que ces mammifères marins pourraient vivre plus de deux siècles.

En revanche, on reste sans nouvelle de Pinocchio et Geppetto.

Le koï Hanako est mort à l’âge de 226 ans

Le koï est une carpe de rivière sur qui le temps n’a pas d’emprise.

Et lorsque l’on connait la difficulté que l’on a à garder un poisson rouge en vie pendant les vacances, on a peine à croire que ces carpes vivent jusqu’à 200 ans.

Hanako était le plus vieux koï du monde. Il est décédé le 7 juillet 1977 à l’âge respectable de 226 ans

200 ans à 100 mètres de profondeur pour l’oursin rouge

Cet animal en a marre des idées reçues. Non, l’oursin de la Mer Rouge ne vit pas dans la mer Rouge.

Cet invertébré, qui reste en moyenne en vie 200 ans, se trouve au large des Etats-Unis dans l’Océan Pacifique. C’est à 100 mètres de profondeur qui celui-ci passe les 200 années de son existence.

Le tuatara vit depuis 200 millions d’années

Si un tuatara peut vivre 200 ans, son espèce est sur Terre depuis 200 millions d’années.

A l’époque des dinosaures, ces reptiles étaient présents aux quatre coins du monde. Aujourd’hui, on ne les voit plus que sur quelques îles de Nouvelle-Zélande.

Le lamellibrachia attend 250 ans pour mourir

Le lamellibrachia lutmesi est un ver tubicolore qui vit en moyenne 250 ans.

Ces vers, qui peuvent atteindre les trois mètres de long, vivent au Nord du Golfe du Mexique, à 500 mètres de profondeur.

Le plus vieil animal du monde est un quahob

Un quahob retrouvé en 2006 au Pays de Galle a été le doyen des animaux.

Il aurait vécu plus de 400 ans.

‘L’étude de ce mollusque pourra nous informer sur les changements qui ont affecté son environnement et la façon dont il s’y est adapté. Ce qui nous intrigue, c’est comment il a surmonté la sénescence‘, a expliqué à la BBC le professeur Chris Richardson.

L’éponge de mer peut vivre plus de 1500 ans

Les éponges de mer restent au même emplacement toute leur existence dans les profondeurs de l’océan.

Ce serait l’extrême bassesse des températures profondes qui ralentirait la croissance de l’éponge et qui lui permettrait de vivre 1550 ans.

Immortalité : une méduse ne meurt jamais…

Carpe Japonaise Koi (© Getty Images)

La méduse n’a pas besoin de crème de jouvence. Elle est immortelle, biologiquement, tout du moins. Grâce à un processus de transdifférenciation cellulaire, la méduse peut retrouver une phase d’immaturité sexuelle (autrement dit, elle redevient jeune).

Dans l’absolu, elles meurent assez rapidement, victime des prédateurs et des maladies.

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Et si l’oxygène n’était pas indispensable à la vie?


Et pourquoi pas ? Si la vie a commencé sans oxygène ou du moins quelques traces d’oxygène, il pourrait avoir aussi de la vie ailleurs, du moins comme des créatures primitives
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Et si l’oxygène n’était pas indispensable à la vie?

 

Les éponges observées en laboratoire

Les éponges observées en laboratoire Photo :  Daniel Mills/University of Southern Denmark

Une théorie expliquant pourquoi il a fallu si longtemps aux animaux pour évoluer a été remise en question par une nouvelle étude sur les éponges de mer, qui sont parmi les animaux vivants les plus primitifs.

Les premiers microbes ont évolué il y a environ 3,6 milliards d’années, mais la vie complexe impliquant de nombreuses cellules qui coopèrent pour le bien d’un seul organisme est apparue environ 3 milliards d’années plus tard.

C’est aussi à ce moment que les niveaux d’oxygène dans l’atmosphère ont augmenté de façon spectaculaire vers les concentrations actuelles d’environ 20 %. Par conséquent, de nombreux scientifiques pensaient que les animaux avaient besoin de plus d’oxygène pour survivre et évoluer.

Cependant, une nouvelle étude démontre que certains des animaux complexes les plus primitifs, comme les éponges, ne peuvent survivre qu’avec très peu d’oxygène.

Les éponges sont considérées comme des animaux parce qu’elles sont multicellulaires et se développent à partir d’un embryon. Elles ont un réseau de canaux qui aident à faire passer la nourriture et l’eau dans leur corps et sont constituées de cellules « spécialisées », explique la coauteure de l’étude CarriAyne Jones, chercheuse postdoctorale à l’Université de la Colombie-Britannique.

Jones et ses collègues ont découvert que les éponges élevées en laboratoire pouvaient survivre avec 0,5 % de l’oxygène dans l’atmosphère. Comme l’oxygène représente environ 20 % du volume de l’atmosphère, cela signifie que les éponges ont besoin de concentrations d’oxygène de seulement 0,1 %.

La chercheuse estime que les résultats, publiés lundi dans la revue Proceedings de la National Academy of Sciences, laissent à penser que les niveaux d’oxygène pourraient ne pas avoir été le facteur qui a retardé l’apparition de la vie animale.

« Nous devons chercher une autre raison pour expliquer qu’ils ont attendu jusqu’à il y a 800 millions d’années pour évoluer », dit-elle.

Daniel Mills, doctorant à l’University of Southern Denmark et auteur principal de l’étude, juge que même si l’idée que l’oxygène provoque l’apparition d’animaux est populaire, il n’a jamais été vraiment clair combien d’oxygène était nécessaire pour les premiers animaux.

Il reconnaît qu’il est possible que cette capacité de survivre dans des environnements pauvres en oxygène puisse avoir évolué plus récemment chez les éponges. Cependant, si cette capacité se retrouve dans la plupart ou dans toutes les éponges, il pourrait s’agir d’un trait ancestral. C’est pourquoi il prévoit analyser d’autres types d’éponges.

Les chercheurs essaieront de trouver ce qui, dans l’environnement, a retardé l’apparition des animaux, comme un nutriment manquant ou un code génétique défectueux.

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