Le Saviez-Vous ► La petite histoire des interdictions d’entrée aux États-Unis


Depuis Donald Trump est à son poste de la présidence des États-Unis, il essaie tant que bien que mal d’imposer l’interdiction à des pays de majorité musulmans de rentrer au pays. Ce ne fut pas le seul dans l’histoire des États-Unis. Les chinois, les iraniens, les juifs, les anarchistes, les communistes, les épileptiques, les mendiants, les proxénètes, les sciatiques, etc. on eut un moment dans d’interdiction voir même de déportation. À noter que le Canada a aussi eu dans son histoire des interdictions d’étrangers au pays
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La petite histoire des interdictions d’entrée aux États-Unis

 

Mai ou juin 1939 : les réfugiés de l’Allemagne nazie, à bord du paquebot Saint Louis, sont forcés de retourner en Europe, alors que Cuba et les États-Unis refusent de les accueillir.

Mai ou juin 1939 : les réfugiés de l’Allemagne nazie, à bord du paquebot Saint Louis, sont forcés de retourner en Europe, alors que Cuba et les États-Unis refusent de les accueillir. Photo : US Holocaust Memorial Museum

En interdisant l’accès au territoire américain aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane, le président Donald Trump s’est défendu de cibler des groupes particuliers d’individus et a argué, avec raison, que d’autres présidents avant lui avaient eu recours à des mesures semblables en invoquant la sécurité nationale.

Retour sur six moments où des lois ont limité l’accès au territoire américain pour les étrangers.

Un texte de Vanessa Destiné


1. La loi d’exclusion des Chinois

Adoptée le 6 mai 1882, sous la présidence de Chester A. Arthur, cette loi interdit aux travailleurs d’origine chinoise d’entrer au pays. À l’époque, les ouvriers chinois servent majoritairement de main-d’œuvre dans les mines. Beaucoup d’entre eux sont arrivés quelques décennies plus tôt, dans la grande période de la conquête de l’Ouest marquée par la ruée vers l’or en Californie.

En 1880, 105 000 Chinois vivent aux États-Unis, dont une très grande majorité dans l’Ouest, notamment sur le territoire qui deviendra San Francisco.

La période faste de la conquête est au ralenti et le travail se fait rare pour l’ensemble de la population. Les ouvriers chinois sont alors accusés de nuire à l’économie et au climat social.

Des ouvriers chinois qui ont participé au développement du réseau de chemin de fer aux États-Unis.

Des ouvriers chinois qui ont participé au développement du réseau de chemin de fer aux États-Unis.   Photo : Twitter/US Labor Department

La loi d’exclusion des Chinois est adoptée par le Congrès. En plus d’interdire l’entrée aux nouveaux arrivants chinois, elle oblige ceux qui sont déjà présents à s’enregistrer auprès des autorités et à obtenir des certificats pour leur garantir leur droit de revenir au pays s’ils décident d’en sortir. La loi, qui est restée en vigueur 10 ans, empêche aussi les ressortissants chinois d’accéder à la citoyenneté américaine.

Il s’agit de la première loi visant à restreindre de manière significative l’accès au territoire américain à un groupe spécifique d’individus.

Après une première expiration en 1892, la loi a été étendue pour être également appliquée aux immigrants japonais et adaptée pour permettre la déportation des individus non enregistrés auprès des autorités. La mesure a finalement été abrogée en partie en 1943, durant la Seconde Guerre mondiale, alors que la Chine combat dans le groupe des alliés aux côtés des États-Unis.

Pas qu’aux États-Unis

Parallèlement au développement de l’Ouest américain, le Canada a entrepris des travaux pour rallier le territoire d’un océan à l’autre. Pour ce faire, le gouvernement a également eu recours à la main-d’oeuvre chinoise à partir de 1880 pour construire le chemin de fer du Canadien Pacifique en Colombie-Britannique. Or, des décennies plus tard, lorsque la construction du chemin de fer est achevée, les ouvriers chinois se butent au chômage et sont de plus en plus marginalisés au sein de la population.

Le pays adopte en 1923 la Loi de l’immigration chinoise, aussi connue sous le nom de Loi d’exclusion des Chinois, qui interdit à presque tous les immigrants chinois d’entrer au Canada. Elle sera abrogée en 1947.


2. Les réfugiés juifs de la Seconde Guerre mondiale

Durant les grands bouleversements qui ont secoué l’Europe du 20e siècle, les États-Unis sont vus comme une terre d’accueil pour bien des gens qui fuient la guerre. Pendant le règne d’Hitler en Allemagne, le président Franklin D. Roosevelt s’est montré méfiant relativement à l’accueil de réfugiés juifs, car il craignait que des espions nazis se soient cachés parmi eux.

À cette époque, le gouvernement américain avait fixé à 26 000 le plafond du nombre de réfugiés provenant d’Allemagne – dont la majorité était juifs – admis annuellement aux États-Unis. Les experts estiment que durant la période hitlérienne, les autorités américaines ont rempli moins de 25 % de leur quota.

Un cas célèbre

À l’été 1939, le gouvernement américain refoule le Saint Louis, un paquebot transportant plus de 900 personnes d’origine juive, dont certaines avaient passé par les camps de concentration puis avaient été libérées à condition de ne jamais remettre les pieds en Allemagne. Les passagers du Saint Louis se font d’abord refuser l’accès au territoire cubain, puis au sol américain à partir de la mer des Caraïbes, car le quota américain est déjà atteint et le président n’a pas répondu à leur demande d’asile. Ce même bateau est également refoulé par le Canada. Le Saint Louis est donc contraint de rebrousser le chemin vers l’Europe. Selon les historiens, plus d’un quart des passagers auraient ensuite péri durant l’Holocauste.


3. La loi sur les anarchistes

Le 3 mars 1903, les États-Unis adoptent la Loi sur l’exclusion des anarchistes à la suite de l’assassinat du président William McKinley par Leon Czolgosz, un anarchiste né en sol américain de parents polonais.

William McKinley, le 25e président des États-Unis. Entré d’abord en fonction en 1897 et de nouveau en 1897, il se fait assassiner le 6 septembre 1901.

William McKinley, le 25e président des États-Unis. Entré d’abord en fonction en 1897 et de nouveau en 1897, il se fait assassiner le 6 septembre 1901. Photo : Associated Press

En plus d’interdire l’entrée aux immigrants soupçonnés d’adhérer aux courants anarchistes, la loi cible trois autres catégories d’individus : les épileptiques, les mendiants ainsi que les proxénètes et autres commerçants du sexe.

La loi est ensuite modifiée en 1918 pour permettre au gouvernement de déporter les anarchistes étrangers déjà au pays.

La Loi sur l’exclusion des anarchistes est la première à limiter l’accès au territoire américain sur la base de l’appartenance politique.


4. La chasse aux communistes

Après la Deuxième Guerre mondiale, l’agitation politique qui traverse les pays européens inquiète les autorités, et le « Red Scare », ou la peur des communistes, grandit.

Les États-Unis adoptent la Loi sur la sécurité intérieure en 1950. Cette première version d’une loi qui connaîtra plusieurs mutations interdisait l’accès au territoire américain aux potentiels communistes.

En plus de brimer considérablement les droits des individus en permettant des enquêtes extensives sur certaines personnes ou des arrestations arbitraires, elle rendait aussi possible la déportation des immigrants soupçonnés d’être membres du Parti communiste ou les empêchait d’obtenir la citoyenneté.

Le président de l’époque, Harry S.Truman, était un farouche critique de cette loi, qu’il a décrite comme le premier pas vers un état totalitaire. Il a opposé son veto présidentiel à la mesure, sans succès.

Certains éléments de la loi ont finalement été jugés anticonstitutionnels par la Cour suprême des États-Unis… au tournant des années 90.


5. Les représailles contre l’Iran

Dans la foulée de la crise de la prise d’otages américains en Iran en 1979, où 52 personnes ont été retenues contre leur gré dans l’ambassade américaine à Téhéran pendant 444 jours, l’administration du président Jimmy Carter a adopté une série de sanctions contre l’Iran. Parmi celles-ci, la fin de délivrance de visas américains pour tout ressortissant iranien.

Les sanctions ont graduellement été levées lorsque la crise s’est résorbée et l’immigration en provenance de l’Iran a de nouveau été autorisée en sol américain.

9 novembre 1979 : un Américain est pris en otage par des islamistes radicaux devant l'ambassade américaine à Téhéran, en Iran.

9 novembre 1979 : un Américain est pris en otage par des islamistes radicaux devant l’ambassade américaine à Téhéran, en Iran. Photo : The Associated Press

L’Iran figure à nouveau dans la liste des pays visés par des restrictions migratoires en raison du récent décret du président Donald Trump sur les pays musulmans.


6. La crainte des personnes séropositives

En 1987, le gouvernement américain décide d’interdire l’entrée aux personnes infectées par le VIH.

Sous la présidence de Ronald Reagan, le virus est ajouté à la liste des maladies dangereuses et contagieuses du registre du département de la Santé des États-Unis.

L’application de cette loi est particulièrement discriminatoire; à l’époque, des préjugés tenaces associent le sida à quatre groupes d’individus surnommés les « 4 H » : les homosexuels, les héroïnomanes, les Haïtiens et les hémophiles.

Le manque d’information sur la maladie donne également lieu à toutes sortes de rumeurs infondées, notamment le fait que le virus peut se transmettre par les voies respiratoires. Au cours des années, de nombreux scientifiques se sont levés pour dénoncer la mesure en rappelant qu’elle ne reposait sur aucune donnée scientifique valable.

Durant ses années au pouvoir, George W. Bush a entrepris de lever l’interdiction d’entrée visant les personnes séropositives. Ce processus sera finalement complété par Barack Obama au cours de son premier mandat, 22 ans après l’adoption de l’interdiction.

http://ici.radio-canada.ca

Un téléspectateur «hypnotisé» chez lui en regardant Messmer


Messmer a fait des siennes en France. Un homme aurait été en état hypnose simplement en regardant Messmer à la télévision. Je trouve cela un peu fort, mais il semble que ce soit possible ou peut-être cet homme a fait une forme d’épilepsie. Quoiqu’il en soit,il semble que Messmer ne prend pas assez de temps pour faire revenir les gens correctement à la réalité
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Un téléspectateur «hypnotisé» chez lui en regardant Messmer

 

Par Sandra Lorenzo

C’est quand elle a vu que son mari ne répondait plus qu’une habitante des Landes, en France, a décidé d’appeler les secours. Les yeux grands ouverts, le quinquagénaire ne réagissait plus. En cause selon elle, l’émission de l’hypnotiseur Messmer diffusée sur la chaîne TF1, «Stars sous hypnose», que le couple était en train de regarder.

Lorsque le service d’aide médicale arrive, l’homme n’est toujours pas revenu à lui.Selon France Bleu Gascogne, c’est la voix de son épouse qui lui fait finalement reprendre conscience quand celle-ci s’est mise à reproduire les gestes de l’hypnotiseur.

Pendant une heure et demi selon Sud Ouest, l’homme de 51 ans est ainsi resté «piégé» alors que la séquence où Messmer hypnotise la star face à lui ne dure que quelques minutes. Le quinquagénaire qui a voulu se prendre au jeu de l’émission ne parvenait ainsi plus à desserrer les mains.

La sensibilité à l’hypnose varie en fonction des personnes

Hypnotisé seulement en regardant un hypnotiseur à la télévision? Si ce n’est pas courant, ce n’est pas impossible pour autant.

«C’est plausible, si la personne en question est hypersensible, hyper réceptive à l’hypnose», assure Franck Garden-Brèche, médecin urgentiste et praticien en hypnose médicale dans les Côtes d’Armor interrogé par nos collègues du HuffPost France. «Si cette personne se montre très concentrée, très intéressée par l’émission, il peut entrer en transe hypnotique.»

Cependant, le spécialiste n’exclut pas d’autres pistes comme une crise d’épilepsie partielle ou un AIT, un accident ischémique transitoire pour expliquer cette absence momentanée de réactions.

«Il ne suffit pas que la personne soit réceptive, il faut aussi que les mots employés par le spécialiste de l’hypnose résonnent en lui pour qu’une transe soit possible», modère encore le médecin urgentiste.

Grâce à un test appelé échelle de Standford, on peut savoir si telle ou telle personne sera sensible à l’hypnose, telle qu’elle est pratiquée par des hypnotiseurs comme Messmer.

«C’est grâce à ce test que Messmer sélectionne les personnes qui vont monter sur scène pendant ses spectacles, il ne prend que les plus sensibles», analyse Franck Garden-Brèche qui a déjà assisté à un de ses spectacles.

Sortir de la transe, une étape trop souvent baclée

Qui dit transe hypnotique, dit «réassociation» et c’est là que le bât blesse. Lorsque l’hypnotiseur de spectacle ou le praticien en hypnose termine la transe, il vaut mieux passer par une phase de «réassociation» pendant quelques minutes.

«La réassociation permet de revenir de la transe, de s’assurer que le patient ou le spectateur a retrouvé toutes ses facultés. Dans les spectacles ou dans le cas de ce téléspectateur qui a dû revenir de lui-même, cela prend plus de temps, peut être désagréable pour la personne et peut faire peur à l’entourage», déplore le praticien.

«Messmer prend des précautions au début de ses interventions, assure l’urgentiste en expliquant qu’il faut se tourner vers un médecin et que lui ne pratique que l’hypnose de spectacle. Mais il ne passe pas assez de temps à réassocier les spectateurs».

Pour autant, impossible de rester bloqué en transe.

«Nous ne nous mettons pas en danger en regardant une émission de ce genre. La télévision en soi comme les jeux vidéo ou la lecture peuvent nous plonger dans une transe spontanée. Nous en vivons tous à notre échelle plusieurs au cours de la journée.»

Voilà qui devrait rassurer le couple de téléspectateurs landais.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

 

Les parents lui chantent "La Reine des neiges", la petite fille sort du coma


Cette petite fille qui était près de la mort, mais elle s’est rétablie d’une façon spectaculaire. On s’entends que ce n’est pas les chansons de la Reine des Neiges,qui a fait sortir l’enfant du coma,  mais pour la présence des parents qui chantaient. Même si on croit qu’une personne dans le coma n’entende pas, je crois qu’il est important de leur parler quand même …
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Les parents lui chantent « La Reine des neiges », la petite fille sort du coma

Les airs du film de Walt Disney "La Reine des neiges" ont sorti la petite fille du coma.

Les airs du film de Walt Disney « La Reine des neiges » ont sorti la petite fille du coma.

Photo: Sipa

ROYAUME-UNI – Une petite fille gravement malade, qui était tombée dans le coma, en est sortie. Dans son sommeil, ses parents lui ont chanté les airs de « La Reine des neiges », dessin animé de Walt Disney qu’elle adorait. Quand elle s’est réveillée, elle a dit les avoir entendus.

C’est un vrai petit miracle. A Oldham, en Angleterre, la petite Millie Moran, gravement malade et qui était en train de s’éteindre, a connu une guérison miraculeuse après que sa famille lui a chanté les chansons du film de Walt Disney La Reine des neiges.

L’histoire est rapportée par le quotidien The Mirror. La petite fille, âgée de 4 ans, est née avec une myéloméningocèle, un défaut rare creusant un trou de 8 centimètres dans sa moëlle épinière et qui lui a causé une immense cicatrice dans le dos. La petite fille souffre aussi d’un pancréas endommagé, d’une hydropcéphalie, et d’hyperinsulinisme.

Millie a été transportée à l’hôpital le 22 décembre 2014 avec une infection à la poitrine. Quelques jours plus tard, à l’approche de Noël, son  problème pulmonaire s’est aggravé et elle est tombée dans le coma. Quelques heures avant, elle avait été autorisée à ouvrir certains de ses cadeaux, et, toute excitée, avait découvert sous le papier déchiré, un jeu de karaoké pour chanter les airs de La Reine des neiges.

Les médecins avaient perdu espoir

Quand la petite fille est tombée dans le coma, ses parents, Emma Jaune et Michael Moran Clarke, et ses grands-parents, Vicky et Jason Shaw, ont refusé de se laisser abattre. Et ils ont commencé à chanter les airs du dessin animé de Disney.

« Millie était sur le point de mourir », raconte sa maman. « Nous ne pensions pas qu’elle allait survivre. Mais nous avons continué à chanter parce qu’elle aime cet air, et nous voulions faire le plus possible comme si elle était à la maison. On avait juste le petit espoir qu’elle nous entende. »

D’après les médecins, Millie, qui souffre également d’une maladie pulmonaire chronique, d’épilepsie et se déplace en fauteuil roulant, est le seul enfant au monde avec une telle combinaison de maladies. Son cas paraissait si désespéré que les médecins avaient même conseillé à la famille de la baptiser à l’hôpital. Mais, après plus d’un mois dans le coma, elle a fait un « rétablissement miraculeux », et a pu sortir en février dernier.

Quelques jours après, en discutant avec son grand-père, la petite fille lui a raconté qu’elle avait entendu les airs de La Reine des neiges chantés « quand elle était endormie, et se sentait très, très mal ». 

La maman de Millie a ensuite raconté : « Notre famille a réussi à rester forte pour notre petite fille, et je veux dire à toutes les autres familles de ne jamais perdre espoir. Il y a une lumière au bout du tunnel, il vous suffit de continuer. » 

Les parents ont aussi remercié un des médecins, le Dr Constantinos Kanaris, sans qui, disent-ils, leur petite fille n’aurait pas survécu.

http://www.metronews.fr/

Epilepsie : du sport pour calmer les crises


Le sport a des effets bénéfiques quand on doit vivre avec une maladie chronique. Même pour l’épilepsie, cela peut permettre de réduire les crises et se sentir moins stigmatisé par cette maladie
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Epilepsie : du sport pour calmer les crises

 

Epilepsie : du sport pour calmer les crises

© istock

– par Emilie Cailleau

La pratique régulière du sport constitue un outil thérapeutique intéressant pour diminuer l’intensité et la fréquence des crises, souligne l’association Epilepsie France.

Les personnes épileptiques n’ont pas de raison d’être sur le banc de touche en matière de pratique sportive. Au contraire, l’activité physique devrait être davantage considérée comme une corde supplémentaire à l’arc thérapeutique. C’est ce qu’a rappelé l’association Epilepsie France, à l’occasion de la journée internationale de l’épilepsie lundi 8 février.

Michèle Vidal est professeure d’activités physiques spécialisée dans l’éducation sportive de patients épileptiques au centre de lutte contre l’épilepsie de la Teppe, près de Valence (Drôme). Son expérience sur le terrain l’a convaincue de l’effet anti-épileptique du sport auprès des patients qu’elle accompagne.

« Pour le moment peu d’études scientifiques viennent valider les bienfaits du sport pour le patient épileptique, mais sur le terrain, on observe une réelle diminution de la fréquence et de l’intensité des crises lors de la pratique », explique-t-elle à l’AFP.

Par un mécanisme complexe, le sport arriverait dans le cerveau à prévenir les courts-circuits à l’origine des crises d’épilepsie, ces décharges d’influx nerveux anormaux.

« Il y a moins de crises, souvent elles sont moins sévères. Et chez certains patients, cela va améliorer des troubles qui vont accompagner l’épilepsie : des troubles anxieux, dépressifs, du sommeil… », juge de son côté le Dr Gilles Huberfeld, neurologue à l’Hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris, interrogé par Francetvinfo.

Un avis médical avant de commencer

Les bienfaits du sport sur les patients seraient multiples. Le bien-être ressenti diminuerait le stress, la peur et l’anxiété, facteurs de risque des crises d’épilepsie. Mais les patients gagneraient en confiance, se sentant moins stigmatisés à cause de la maladie.

Avant de se mettre à un sport, il est conseillé de demander un avis médical qui orientera vers des activités les moins à risque quand on est épileptique. Les activités comme l’escalade, l’alpinisme et la plongée sous-marine sont à éviter par exemple. Et plus généralement toute pratique doit être encadrée par un professionnel.

http://www.topsante.com/

Des cellules souches contre l’épilepsie


Les recherches continuent pour aider les gens qui souffrent d’épilepsie. Déjà qu’une crise de temps à autre est difficile à vivre, alors imaginez ceux qui une dizaine de crises d’épilepsie en commençant la journée ! Espérons que les recherches portent fruits pour que des enfants puissent grandir sans être soumis à des médicaments ou être victime de crises
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Des cellules souches contre l’épilepsie

MONTRÉAL – Grâce aux recherches effectuées sur les cellules souches, les neurologues du CHU Sainte-Justine espèrent un jour découvrir ce qui permettra de contrôler l’épilepsie.

Cette maladie touche plus de 70 000 Québécois, dont beaucoup d’enfants.

C’est le cas de Charlie, un bébé qui fait, chaque matin, une dizaine de crises d’épilepsie.

«Elle fait des crises qui durent environ 30 à 45 secondes, explique sa mère, Geneviève Gagnon. Ça peut paraître comme une grande absence, mais elle donne des coups de tête vers l’avant, avec les bras qui se soulèvent en même temps.»

Les crises de Charlie ont commencé alors qu’elle avait seulement deux mois. Son frère jumeau n’en a pourtant jamais faites. Elle est atteinte de la sclérose tubéreuse de Bourneville, qui touche certains de ses organes, dont le cerveau. Elle prend trois médicaments.

«Cortizone, cortico-stéroïde, qui la fait enfler beaucoup, beaucoup», dit le père de Charlie, Éric St-Pierre. C’est difficile, on a toujours espoir de trouver le bon médicament pour elle, de se lever le matin et qu’elle n’en fasse plus.»

UNE EX-ACADÉMICIENNE TOUCHÉE

Meggie Lagacé, qui a été découverte à Star Académie, a une autre passion que la musique: l’amour inconditionnel de son frère Charles, qui est atteint d’épilepsie depuis l’âge de trois mois. Elle se rappelle qu’il faisait au moins 20 crises par jour.

«Des fois, c’était des crises qui duraient vraiment longtemps. Des fois, c’était des absences aussi», explique Meggie.

«La première convulsion de Charles a duré 50 minutes, et ça a été très, très difficile à supporter», se souvient sa mère, Sylvie Lambert.

Grâce à l’imagerie médicale, le neurologue Lionel Carmant, de Sainte-Justine, a identifié ce qui provoque l’épilepsie de Charles, qui est aussi atteint d’une déficience intellectuelle. Il l’a opéré au cerveau à l’âge de trois ans et demi.

«C’est vraiment une lobectomie, une lésionectomie cérébrale, précise le Dr Carmant. Après l’opération, l’épilepsie est revenue, mais de l’autre côté du cerveau, malheureusement.»

30 médicaments par jour

À 23 ans, il prend 30 médicaments par jour. Ses crises sont réduites à deux par semaine. Son médecin conserve l’espoir d’améliorer sa qualité de vie grâce à la recherche.

«Les cellules souches pourraient être dérivées vers des cellules inhibitrices, donc qui diminuent l’excitabilité, l’activité du cerveau, et contrôler les foyers de pointe épileptique», dit-il.

Il doit continuellement organiser lui-même des activités pour financer les recherches. La fondation Charles-Guindon, elle, fait la même chose pour aider les familles désemparées et offrir des camps de vacances aux enfants.

http://fr.canoe.ca/

Un homme aveugle peint d’extraordinaires portraits canins grâce à son sens du toucher.


Je suis officiellement impressionnée ! Un homme épileptique et aveugle devenu peintre et quel talent. Comment peut-il peindre des chiens avec autant de précision ? Par le toucher, ses doigts voient !!!
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Un homme aveugle peint d’extraordinaires portraits canins grâce à son sens du toucher.

Echo2015--Bramblitt

Depuis qu’il est enfant, l’art représente une part importante de la vie de John Bramblitt. Mais il a fallu qu’il devienne aveugle suite à de multiples crises d’épilepsie pour qu’il décide soudain de s’essayer à la peinture.

« J’ai décidé de peindre afin de gérer ce traumatisme qui m’atteignait ; l’art a toujours été ma bouée de sauvetage. »

lifewithdogs

lifewithdogs

John est un peintre autodidacte, qui a dû commettre beaucoup d’erreurs avant de parvenir à mettre au point sa technique de peinture à l’aveugle.

« En fait, ce qui se passe, c’est que tout ce qu’un artiste normal parvient à faire grâce à ses yeux, je le fais grâce à mes mains. »

Des lignes épaisses, généralement surélevées et faites avec de la peinture à tissu, permettent à John de se positionner correctement sur la toile en les suivant du bout des doigts. John est par ailleurs capable de différencier les couleurs entre elles, grâce à des tubes marqués en braille, et grâce à la texture différente de chaque peinture.

Little Echo--Bramblitt

Little Echo–Bramblitt

Il se sert même de son toucher pour parvenir à représenter ses modèles de manière réalistique et visuelle. Cette méthode qu’il utilise est appelée « toucher pour voir », et elle lui permet de « voir » ses modèles avec ses mains, plutôt qu’avec ses yeux. Mais pourquoi peint-il autant de chiens ?! En vérité, John est particulièrement inspiré par l’un de ses sujets préférés (qui est aussi l’un de nos favoris) : son chien d’aveugle, Echo.

« Il existe un malentendu, que j’entretenais d’ailleurs lorsque je voyais encore normalement : les gens croient que pour bien comprendre et visualiser quelque chose, il faut pouvoir le voir. »

Echo2015--Bramblitt

Echo2015–Bramblitt

Depuis sa première exposition, John a vendu ses oeuvres dans plus de vingt pays différents. John propose aussi des ateliers artistiques gratuits (utilisant des techniques d’adaptation conçues pour les handicapés) aux quartiers et aux personnes dépourvus d’accès à l’art.

Bugged Pug--Bramblitt

Bugged Pug–Bramblitt

John considère être un artiste, mais pas forcément un artiste aveugle (lors de sa première exposition, il n’a même pas précisé qu’il était aveugle).

« Ma cécité et mon épilepsie sont ce qui définissent mon handicap, mais ce sont aussi des caractéristiques qui me définissent en tant qu’être humain et en tant que personne. »

John espère que son histoire rappelera aux autres de ne pas se concentrer sur leurs limites et incapacités, et parviendra à apporter du réconfort aux personnes souffrant de dépression, quelle que soit l’origine de celle-ci.

Shades--Bramblitt

Shades–Bramblitt

Pour en apprendre plus sur John, et découvrir d’autres exemples de ses oeuvres magnifiques, rendez-vous ici, sur son site web.

Scooter--Bramblitt

Scooter–Bramblitt

http://bridoz.com/

Il fait une crise d’épilepsie chaque fois qu’il résout un sudoku !


Je connais un ami qui aimerait bien que ses crises d’épilepsie soient si simples à contrôler. Faut dire que c’est assez inusité qu’une grille de Sodoku puisse provoquer une crise d’épilepsie
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Il fait une crise d’épilepsie chaque fois qu’il résout un sudoku !

 

Sudoku © PureStock/SIPA

Sudoku © PureStock/SIPA

Par Lise Loumé

Un homme de 25 ans éprouve des spasmes dans le bras chaque fois qu’il complète une grille de Sudoku. Un cas clinique aussi mystérieux qu’unique.

Une équipe de médecins de l’Université de Munich (Allemagne) rapporte le cas d’un étudiant de 25 ans qui subit une crise d’épilepsie chaque fois qu’il essaie de… résoudre un Sudoku. Un cas clinique inhabituel d’épilepsie réflexe (voir encadré ci-dessous) que les scientifiques détaillent dans la revue JAMA Neurology.

Rescapé d’une avalanche

Les crises d’épilepsie sont apparues chez cet homme après un événement traumatique : quelques temps auparavant,  il est victime d’une avalanche lors d’un séjour au ski et son cerveau a été privé d’oxygène pendant environ 15 minutes.Ce phénomène appelé « hypoxie » peut affecter le corps humain sévèrement, conduisant potentiellement à des dommages neurologiques, voire au décès de l’individu. Le sauvetage rapide de l’étudiant a heureusement réduit la sévérité des dommages cérébraux. Toutefois, après l’accident, il a constaté des contractions inhabituelles des muscles de sa bouche et de ses jambes, l’empêchant de parler et marcher correctement.

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ÉPILEPSIE. Les épilepsies réflexes sont des syndromes épileptiques rares dont les crises sont déclenchées par une ou plusieurs stimulations spécifiques : visuelle, auditive, somato-sensitive, somato-motrice et/ou par des processus cognitifs et émotionnels. La prévalence des épilepsies réflexes varie de 1/3.000 à 1/700 pour les formes les plus communes, telle que l’épilepsie photosensible, dont les crises sont notamment déclenchées par les feux clignotants des voitures.

Source : Orphanet

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Plusieurs semaines plus tard, en complétant des grilles de Sudoku (en utilisant sa main droite), le jeune homme a subi des crises cloniques dans le bras gauche, entraînant des spasmes d’un ou de plusieurs muscles. De manière étrange, les crises se sont arrêtées immédiatement lorsqu’il a cessé de résoudre le puzzle chiffré. Les médecins ont demandé au jeune homme d’effectuer plusieurs tâches visuo-spatiales : lecture, écriture, calcul, aucune ne lui provoquait de crise, excepté… le tri de nombres aléatoires dans l’ordre ascendant !

Une suractivité du cortex pariétal

Les scientifiques ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pour scanner le cerveau du patient lorsqu’il résolvait un Sudoku. Ils ont ainsi constaté que ses crises étaient causées par des niveaux anormalement élevés d’activité dans le cortex pariétal central (voir image ci-contre), une partie du cerveau impliquée dans le traitement d’informations visuo-spatiales. L’imagerie a en effet révélé une perte totale de fibres inhibitrices dans cette même partie du cerveau. Selon l’équipe médicale, ces dommages au cerveau s’explique par l’hypoxie qu’a subi l’étudiant lors de son séjour au ski. Depuis qu’il a arrêté les grilles de Sudoku il y a cinq ans, ses crises d’épilepsie ont totalement disparu.

Les médecins allemands précisent que d’autres cas cliniques atypiques d’épilepsie réflexe ont été constatés par le passé et ont été reliés à différents stimuli, comme la lecture, la prise de bains chauds et les jeux. En 2008, les médecins de la New York University Medical Center ont rapporté le cas d’une femme de 24 ans dont les crises étaient induites par la chanson « Temperature » du chanteur jamaïcain Sean Paul

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http://www.sciencesetavenir.fr/

La musique vient en aide aux personnes atteintes d’épilepsie


Un nouveau traitement pour les épileptiques ? Du Mozart serait surement mieux que d’augmenter les traitements médicamenteux pour prévenir les crises
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La musique vient en aide aux personnes atteintes d’épilepsie

 

Auteur: Elena Bizzotto

Des chercheurs américains ont observé une synchronisation des ondes cérébrales des épileptiques avec la musique.

Le cerveau des personnes souffrant d’épilepsie semble réagir à la musique d’une façon différente que celui des personnes en bonne santé. Cette découverte, présentée à la dernière convention de l’Association américaine de psychologie, pourrait aboutir à des nouvelles thérapies capables de prévenir les crises.

Près de 80% des cas d’épilepsie sont liés au lobe temporal du cerveau. Les crises récurrentes et spontanées résultent d’une décharge anormale et simultanée de milliers de neurones. Puisque la musique est traitée par la même région du cortex cérébral, une équipe de l’université d’état de l’Ohio, aux Etats-Unis, a voulu analyser le processus de traitement musical du cerveau des personnes avec ou sans épilepsie à l’aide d’une électroencéphalogramme. Après avoir fixé des électrodes sur le sur le cuir chevelu de 21 patients en septembre 2012 et mai 2014, ils ont pu étudier leurs ondes cérébrales.

Un traitement supplémentaire

Les volontaires, répartis en deux groupes, ont alterné des sessions de 10 minutes de silence, une sonate de Mozart et une chanson de John Coltrane dans des ordres différents. Les chercheurs ont observé un niveau d’activité cérébrale plus élevé chez les participants épileptiques en train d’écouter de la musique. Les ondes émises par leur cerveau avaient même tendance à se synchroniser à la musique, en particulier dans la zone du lobe temporal.

Surprise par ces résultats, l’auteure principale de l’étude, Christine Charyton, estime que la musique pourrait être utilisée en tant que traitement supplémentaire pour prévenir les crises.

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Une image fait scandale en Chine Un père transporte son fils dans une cage


Il arrive souvent que nous voyions des choses, mais nous ne connaissons pas le fin fond de l’histoire. Et ce petit garçon en cage peut laisser perplexe si nous ne savons pas le pourquoi un tel geste. S’il était dans un pays avec l’aide adéquate ou plus riche, la situation serait tout autre
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Une image fait scandale en Chine

Un père transporte son fils dans une cage

 

Un père transporte son fils dans une cage

Crédit photo : Capture d’écran Daily Mail

TVA Nouvelles

En Chine, une photo montrant un père qui transporte son fils dans une cage à l’arrière d’un vélo a fait polémique. Plusieurs y ont vu un cas de maltraitance.

Mais les apparences sont trompeuses.

Le jeune Xiaohao, âgé de 10 ans accuse un retard mental et souffre de violentes crises d’épilepsie.

Son père, Li Wenming, a dépensé beaucoup d’argent pour tenter de soigner son fils.

Malheureusement, les nombreux spécialistes qu’il a consultés n’ont pas réussi à le soigner, rapporte le Daily Mail.

Li Wenming, n’a plus un sou et doit abandonner les recherches.

Comme Xiaohao doit être sous surveillance 24 heures sur 24, Li Wenming a décidé de construire une cage pour le transporter sans le mettre en danger. En cas de crise d’épilepsie, Xiaohao ne peut pas se blesser.

«Xiaohao adore découvrir de nouvelles choses. Il est très curieux. Il aime particulièrement les voitures et observer de nouvelles personnes, a expliqué Li Wenming au People’s Daily online. C’est pour cette raison que j’ai créé la cage.»

(Crédit photo: Capture d’écran Daily Mail)

Li Wenming ne s’offusque pas des réactions que suscite la cage parce qu’il est convaincu d’avoir fait les bons choix pour aider son fils.

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Une pompe à médicaments dans le cerveau


Des progrès dans la recherche pour aider les épileptiques qui doivent vivre avec des risques de faire des crises à tous moments. L’étape en laboratoire donne, semble-t-il de très bon résultat, maintenant, il reste les essais sur l’être humain
Nuage

 

Une pompe à médicaments dans le cerveau

 

vue d'artiste de la nanopompe cérébrale

La micropompe est un ruban 20 fois plus fin qu’un cheveux (en violet), sur lequel sont fixées des molécules de médicaments. On relâche ces dernières en appliquant un courant électrique.

© Adam Williamson, Christophe Bernard, ID Labs, Arab4D

Propos recueillis par Guillaume Jacquemont

Une équipe internationale a développé une micropompe implantable dans le cerveau, qui pourrait délivrer des médicaments de façon ciblée. Grâce à ce dispositif, les chercheurs ont déjà réussi à stopper des crises d’épilepsie in vitro. Entretien avec Christophe Bernard, qui a dirigé son développement.

Contre quelles maladies cette micropompe pourrait-elle être utilisée ?

Christophe Bernard : Nous avons travaillé sur l’épilepsie, où une petite zone du cerveau, nommée foyer épileptique, déclenche des crises. Mais on pourrait l’utiliser contre n’importe quelle pathologie touchant le cerveau : Alzheimer, Parkinson… Dans cette dernière maladie, par exemple, un neurotransmetteur nommé dopamine, essentiel au contrôle des mouvements, manque dans certaines zones cérébrales. En ajouter de façon ciblée atténuerait les symptômes.

Quels avantages présente ce dispositif ?

C. B. : Il résoudrait deux grands types de problèmes posés par les méthodes actuelles, qui consistent pour la plupart à avaler des médicaments. Premièrement, il permettrait de contourner la barrière hémato-encéphalique, couche de cellules et de protéines qui isole la circulation sanguine du reste du cerveau et bloque de nombreuses substances actives. Deuxièmement, la micropompe limiterait les effets secondaires, en évitant que les médicaments se propagent ailleurs dans l’organisme.

En quoi consiste cette micropompe ?

C. B. : Il s’agit d’un petit ruban poreux incrusté de charges négatives, qui attirent des molécules positives. La plupart des molécules, en particulier les médicaments, ont une charge électrique. On peut donc les « stocker » sur ce ruban. Quand on veut les libérer, on fait passer un courant grâce à une pile (qu’on peut greffer ailleurs, par exemple sous la clavicule) : ce courant engendre des champs électriques qui éjectent les molécules. Notons que le ruban, 20 fois plus fin qu’un cheveu, est en carbone, un matériau bien accepté par l’organisme.

Le médicament ne s’épuise-t-il pas rapidement, ce qui exigerait des interventions chirurgicales fréquentes ?

C. B. : Non, pour deux raisons. D’abord, la quantité à relâcher est très faible. Quand on avale un médicament, la molécule active y est peu concentrée et elle se dilue encore dans l’organisme. Ce n’est pas le cas de notre dispositif, qui largue des molécules actives pures directement sur la cible. Ensuite, on envisage de ne livrer le médicament qu’aux moments précis où on en a besoin, par exemple lors des crises pour l’épilepsie. Des dispositifs sont à l’essai chez l’homme pour anticiper le déclenchement de ces crises. Il s’agit d’électrodes implantées dans le cerveau, que l’on pourrait coupler à notre micropompe. Celle-ci durerait toute la vie du patient.

Où en êtes-vous du développement ?

C. B. : Nous avons obtenu un premier succès in vitro sur des tranches de cerveaux de souris. Nous rendons certaines zones hyperactives pour imiter une crise d’épilepsie, puis nous les calmons en injectant un neurotransmetteur inhibiteur (du GABA) avec notre micropompe. Nous avons commencé des tests in vivo chez la souris, mais il est difficile de prévoir quand nous passerons à l’homme, car les autorisations sont longues à obtenir. Il serait intéressant d’aller vite : quelque 30 % des épileptiques (soit environ 150 000 patients en France) résistent aux traitements actuels et ce dispositif pourrait leur apporter une solution. On peut parfois retirer le foyer épileptique par une opération chirurgicale, mais seulement pour une infime partie de ces patients.

http://www.pourlascience.fr/