Un banc de 257 poissons fossilisés datant de 50 millions d’années


Trouver des animaux fossilisé est normal, mais un banc de poissons est plutôt rare. Ces poissons nageaient, il y a 50 millions d’années. Il n’y a rien de surprenant que cette espèce de poissons soient éteinte après toutes ces années.
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Un banc de 257 poissons fossilisés datant de 50 millions d’années


Ce banc de 257 petits poissons mesurant entre 1 à 2 cm nageait dans des lacs de l'ouest des États-Unis il y a 50 millions d'années. © Nobuaki Mizumoto et al., Proceedings of the Royal Society B., 2019

Ce banc de 257 petits poissons mesurant entre 1 à 2 cm nageait dans des lacs de l’ouest des États-Unis il y a 50 millions d’années. © Nobuaki Mizumoto et al., Proceedings of the Royal Society B., 2019

Floriane Boyer
Rédactrice

Pour une raison encore inconnue, pas moins de 257 minuscules poissons se sont retrouvés figés dans la roche il y a 50 millions d’années (Ma) alors qu’ils nageaient vraisemblablement tous ensemble

Tel un arrêt sur image, ce fossile exceptionnel semble avoir immortalisé le déplacement en banc de ces poissons de 10 à 23 mm de long, de l’espèce éteinte Erismatopterus levatus, attestant que ce comportement d’agrégation serait apparu depuis au moins l’Éocène (-56 à -34 Ma).

Le groupe se plie en effet à des règles sociales révélatrices – répulsion entre proches voisins pour éviter les collisions, attraction entre membres éloignés pour assurer la cohésion -, auxquelles s’ajoutent une forme oblong caractéristique et le fait que l’écrasante majorité des poissons soit orientée dans le même sens, d’après une étude.

dalle calcaire poissons

Ce banc de poissons fossilisés offre de précieuses informations sur la dynamique des populations de poissons il y a 50 millions d’années. Crédits : Mizumoto et al. 2019

Une hypothèse suggère que ce banc de poissons ait été enseveli par l’effondrement soudain d’une dune de sable en eaux peu profondes. Elle est impossible à vérifier parce qu’on ne dispose pas des couches sédimentaires qui enfermaient le fossile au départ. Exhumé de la formation de la Green River enjambant les États américains du Colorado, du Wyoming et de l’Utah, il a été conservé dans un musée au Japon, où les chercheurs l’ont redécouvert en 2016.

https://www.futura-sciences.com/



Cet ancêtre des baleines vous aurait déchiré en lambeaux


Les baleines à fanons sont très différentes de leurs ancêtres. Ils étaient de grands prédateurs avec une grande dentition très aiguisée qui pouvait mordre de grosses proies.
Ils devaient être des terreurs dans les mers, alors que nos grosses baleines semblent toutes douces.
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Cet ancêtre des baleines vous aurait déchiré en lambeaux

 

 

Crédits : Carl Buell

par Brice Louvet

Les baleines à fanons modernes utilisent des structures en forme de peigne pour filtrer de grands volumes de micro-organismes. Mais comme de nouvelles recherches le révèlent, leurs ancêtres étaient très différents, avec des dents remarquablement pointues.

Les résultats de cette nouvelle étude ont été publiés dans Current Biology.

Les baleines à fanons, un groupe qui comprend les baleines à bosse et les rorquals bleus, sont les plus gros animaux de la Terre, émergeant à l’époque de l’Éocène tardif il y a environ 35 millions d’années. L’origine de ces animaux, qui se nourrissent « en vrac », et comment ils ont acquis leurs filtres à fanons uniques, reste un mystère en raison du manque de preuves fossiles. Une analyse d’un crâne de baleine vieux de 34 millions d’années découvert sur l’île Seymour, en Antarctique, fournit aujourd’hui de nouveaux indices.

Comme le montrent ces nouveaux travaux, les ancêtres des baleines à fanons (Llanocetus denticrenatus) mesuraient jusqu’à 8 mètres de long, et présentaient des dents pointues et largement espacées. D’après les apparences, cette créature était probablement un formidable prédateur – une sorte de version extra-large de l’orque contemporaine. Ces baleines anciennes ne présentaient aucun signe de fanons. Ceux-ci seraient apparus plus tard dans l’histoire, et au cours d’une évolution différente de celle que certains scientifiques avaient suspectée.

Auparavant, les biologistes pensaient en effet que les fanons et la pratique de l’alimentation par filtration avaient émergé quand les baleines avaient encore des dents. Cependant, l’analyse de la bouche de Llanocetus suggère que ce n’était pas le cas, et que les baleines ont perdu leurs dents avant l’apparition des fanons. Un style d’alimentation intermédiaire, probablement une alimentation par aspiration, fut probablement prise en sandwich entre les deux modes d’alimentation. Les chercheurs notent également que ces dents aiguisées étaient destinées à mordre de grandes proies. Llanocetus devait donc être l’un des plus imposants prédateurs de son époque.

« Les géants de nos océans modernes peuvent être doux, leurs ancêtres étaient tout le contraire », note Felix Marx, paléontologue à l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique et principal auteur de l’étude. « Llanocetus était à la fois grand, un prédateur féroce, et avait probablement peu en commun avec le comportement des baleines modernes ».

Source

http://sciencepost.fr/

Un cimetière de fossiles découvert à la Côte belge


C’est immense comme découvertes datant de plusieurs millions d’années à différentes époques, comme un groupe d’une cinquantaine de morse, et quelques années avant, ils avaient trouvé des chevaux sauvages, un chevreuil, des coquillages, et même un cône de conifère
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Un cimetière de fossiles découvert à la Côte belge

 

Photo prétexte. © thinkstock.

Une concentration unique d’ossements fossilisés de mammifères décédés il y a des milliers d’années a été découverte dans les eaux côtières belges, rapporte jeudi l’Institut flamand de la mer (VLIZ). Ce cimetière d’un genre particulier est localisé dans le chenal appelé « Het Scheur », face à Zeebrugge.

« Il s’agit d’une découverte remarquable », selon le VLIZ.

Ces 25 dernières années, des os avaient déjà été retrouvés par hasard dans l’estuaire de l’Escaut occidental, notamment par des pêcheurs néerlandais qui ont attiré l’attention de paléontologues associés au Musée d’histoires naturelles de Rotterdam. Ces paléontologues ont alors inspecté le chenal Het Scheur pour effectuer des recherches complémentaires. En juillet dernier, ces experts et ceux du VLIZ ont effectué deux missions conjointes avec le navire de recherche du VLIZ, RV Simon Stevin.

Ils ont confirmé la présence de centaines de fossiles appartenant à au moins 50 morses du Pléistocène (de -2,58 millions d’années à -11.700 ans). C’est la colonie de morses située la plus au sud parmi celles du Pléistocène connues.

Depuis 1996, plusieurs restes de divers mammifères marins de l’Eocène ont également été retrouvés dans le chenal, probablement d’une espèce encore inconnue. Ils dateraient d’il y a 40 millions d’années.

Les recherches effectuées avec le navire RV Simon Stevin ont permis de dégager en outre huit restes de morses, des fragments d’os de chevaux sauvages, d’aurochs, de bisons des steppes et d’un chevreuil, sans compter les coquillages et un cône de conifère.

Tous ces matériaux vont bien entendus être analysés plus en profondeur. Des forages ciblés sont notamment prévus pour se faire une meilleure idée de la composition géologique et de l’étendue des couches où ont été trouvés les fossiles.

http://www.7sur7.be

Figés en plein coït, il y a 47 millions d’années


Trouver des fossiles datant de millions d’années, c’est plausibles ..mais trouver un couple en plein ébats et rare, les probabilités sont quasi nulle d’ou l’intérêt de ces deux tortues
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Figés en plein coït, il y a 47 millions d’années

 

Une tortue bien vivante celle-là…

PHOTO AFP

Agence France-Presse
Paris

Des couples de tortues figées en plein coït ont été découverts dans un gisement de fossiles allemand vieux d’environ 47 millions d’années, ce qui constitue le plus ancien témoignage d’accouplement jamais trouvé chez des vertébrés, indiquent des chercheurs.

C’est sur le site fossilifère de Messel, une carrière désaffectée de schiste bitumineux située près de Francfort (Allemagne), que ces couples d’«Allaeochelys crassesculpta», espèce aujourd’hui éteinte, ont été extraits.

Au-delà de l’aspect anecdotique de cette étreinte fatale, la découverte est riche d’enseignements sur ces tortues d’eau douce préhistoriques mais aussi sur les conditions qui prévalaient sur le site de Messel durant l’Eocène moyen (40 à 50 millions d’années), assurent les auteurs de l’étude publiée mercredi dans la revue Biology Letters de la Royal Society britannique.

«Des millions d’animaux vivent et meurent chaque année et nombre d’entre eux se fossilisent par hasard mais il n’y a vraiment aucune raison que ça arrive lorsque vous êtes en train de vous reproduire. Il est hautement improbable que les deux partenaires meurent en même temps, et les chances que les deux soient fossilisés à la fois sont encore plus maigres», déclare à l’AFP Walter Joyce, de l’Université allemande de Tübingen.

Pour M. Joyce et ses collègues, la preuve est désormais faite que le gisement de Messel, classé par l’Unesco depuis 1995 tant il a livré de trésors fossiles, était un lac volcanique dont les eaux ne devenaient toxiques qu’à grande profondeur, ce qui explique qu’on y retrouve aujourd’hui tant d’animaux préservés.

Les chercheurs jugent en effet «peu plausible» qu’un couple de tortues aquatiques se soit amusé à nager, se faire la cour puis à s’accoupler dans des eaux empoisonnées.

Mais le comportement et le métabolisme des cousines actuelles des Allaeochelys, qui absorbent à travers leur peau l’oxygène contenu dans l’eau et peuvent rester très longtemps en plongée, peut expliquer le sort des infortunées tortues.

«Une fois que le mâle a réussi à monter la femelle, le couple reste souvent figé dans cette position avant de se séparer», au risque de «couler à des profondeurs considérables», estiment les auteurs de l’étude.

«Nous suggérons que les tortues ont commencé à copuler dans des eaux de surface habitables et ont péri durant leur étreinte fatale lorsque leur peau a commencé à absorber des substances toxiques» contenues au fond du lac, vraisemblablement produites par des gaz volcaniques ou des matières organiques en décomposition

http://www.lapresse.ca