Le mystère des bateaux qui se liquéfient


En 10 ans, plus de 50 navires ont disparu en mer. Le point commun, c’est des vraquier qui transportant un des trois minerais : le fer, le nichel ou le bauxite. Ces minerais peuvent ce liquéfier brutalement dans la cale et causé un débalancement du navire. Des solutions doivent être prise au sérieux pour éviter des pertes humaines et matériels.
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Le mystère des bateaux qui se liquéfient

 

Plus de 50 vraquiers ont sombré en mer entre 2008 et 2017. Un vraquier est un navire navire transportant des marchandises solides en vrac. © Bernard Spragg, Flickr

Plus de 50 vraquiers ont sombré en mer entre 2008 et 2017. Un vraquier est un navire navire transportant des marchandises solides en vrac. © Bernard Spragg, Flickr

Céline Deluzarche
Journaliste

Plus de cinquante navires, transportant du minerai de fer ou de bauxite, ont soudainement disparu en mer ces dix dernières années. Ces vraquiers auraient été victimes de liquéfaction, un étrange phénomène qui menace les transporteurs maritimes.

Le temps est apparemment calme dans l’Atlantique Sud en ce 31 mars 2017. Le Stellar Daisychemine tranquillement en direction de la Chine, où il doit décharger ses 260.000 tonnes de minerai de fer en provenance du Brésil. À 2h20 GMT, soit 11 h 20 heure locale, l’énorme cargo se met soudain à tanguer dangereusement. José Cabrahan entend un bruit sourd ; il attrape en vitesse un gilet de sauvetage avant qu’une vague ne submerge le pont. Lorsqu’il refait surface, le bateau de 320 mètres a complètement disparu. Avec son collègue qui a pu, lui aussi, s’emparer d’un gilet de survie, il rejoint un canot de sauvetage. Il est 11 h 53. Les deux rescapés errent en pleine mer durant 24 heures avant d’être récupérés par un navire de commerce passant à proximité. Sur les 24 membres d’équipage, les deux hommes seront les seuls survivants.

Plus de 200 victimes en 10 ans

Le Black Rose en 2009, le Nasco Diamond en 2010, le Harita Bauxite en 2013, le Stella Daisy en 2017… Entre 2008 et 2017, 53 vraquiers de plus de 10.000 tonnes ont ainsi disparu en mer sans raison apparente selon Intercargo, l’association internationale des transporteurs de matière sèche ; soit une moyenne de cinq bateaux par an. Quelque 202 personnes ont laissé leur vie dans ces naufrages aussi soudains qu’inattendus.

Plus d’un an après, l’enquête sur les causes du naufrage du Stellar Daisy n’a toujours pas abouti. Mais une explication commence à émerger sur ces disparitions. La plupart de ces vraquiers avaient un point commun. Ils transportaient l’un de ces trois minerais : du nickel, du fer ou de la bauxite. Des minerais constitués de fines poussières et transportés en vrac dans des soutes, qui sont susceptibles de subir une brutale liquéfaction. Ce phénomène se produit lorsqu’une cargaison, apparemment sèche, est humidifiée, comme par exemple, lorsque le minerai reste à l’air libre sur le port en attente du chargement, ou lorsqu’il est tamisé pour séparer les particules fines des grosses particules.

L’humidité modifie alors les caractéristiques physiques du minerai et lorsque le navire subit un fort roulis ou d’excessives vibrations, l’eau infiltrée entre les grains de bauxite est soumise à une pression de plus en plus forte. Quand cette pression excède celle du minerai, la matière sèche se comporte alors comme une énorme masse liquide se déplaçant d’un coup d’un côté de la cale avant de se solidifier à nouveau. Le bateau, déstabilisé, peut alors chavirer brusquement.

Une très lente prise de conscience

La liquéfaction est pourtant un risque identifié depuis les années 1970. Mais il est difficile à prévoir. Il est avéré, par exemple, que le minerai de mauvaise qualité contenant beaucoup d’impuretés est plus susceptible d’être concerné. Mais, jusqu’ici, le problème n’avait pas été pris véritablement à bras-le-corps. La situation a commencé à évoluer en 2015, suite au drame du Bulk Jupiter. Ce vraquier transportant 56.000 tonnes de bauxite avait sombré au large du Vietnam, causant la mort de 18 marins, parmi les 19 membres d’équipage.

L’OMI (Organisation maritime internationale) avait alors lancé une mise en garde aux capitaines de navires et instauré un groupe de travail ayant pour objectif d’amender et d’actualiser le code maritime international sur le transport de marchandises, notamment celui de matières solides en vrac (IMSBC, International Maritime Solid Bulk Cargoes). Un seuil de 10 % d’humidité et une granulométrie minimum ont ainsi été fixés en 2015. Les navires ne répondant pas aux critères doivent à présent être catégorisés en catégorie A (matière dangereuse susceptible de se liquéfier).

Lorsque l’humidité du minerai dépasse un certain seuil, il est susceptible de subir un phénomène de liquéfaction. © FotoKieltyka.pl, Fotolia

Lorsque l’humidité du minerai dépasse un certain seuil, il est susceptible de subir un phénomène de liquéfaction. © FotoKieltyka.pl, Fotolia

    En réalité, les contrôles, à la charge de l’expéditeur, sont quasi inexistants et même lorsqu’ils se produisent, ils ne sont pas efficaces, alerte l’assureur maritime Gard.

    « Comment voulez-vous estimer la taille de chaque particule dans un chargement de 50.000 tonnes de fer », s’interroge-t-il.

    De plus, le risque de liquéfaction ne dépend pas seulement du taux d’humidité, mais aussi d’autres facteurs comme la répartition de la granulométrie, la composition du minerai, ou la façon de le charger et de l’entreposer dans la cale. Certains pays, comme les Philippines ou la Malaisie, sont également épinglés pour leurs mauvaises pratiques de transport et de stockage.  

    Les solutions pour limiter le risque de liquéfaction

    Les experts préconisent des mesures alternatives.

    « Des bateaux plus petits seront moins sensibles à l’instabilité provoquée par la liquéfaction de masse », suggère Dennis Bryant, consultant indépendant pour l’industrie maritime.

     Plutôt que de réduire la taille du bateau, il serait aussi possible de diviser la cale avec une cloison longitudinale, ce qui aurait pour effet de réduire la masse liquéfiée afin qu’elle ne balance pas d’un bord à l’autre du bateau. Des capteurs pourraient également surveiller la pression à l’intérieur de la cale.

    « Cela aura nécessairement un coût supplémentaire et pourrait allonger le temps de chargement et déchargement, reconnait l’expert. Mais on a bien réussi à imposer des doubles coques chez les pétroliers pour lutter contre les marées noires ».

    Et si cela permet de sauver des vies…

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Le minerai de bauxite, de fer ou de nickel, est susceptible de se liquéfier soudainement dans la cale des navires.

  • Plus de 50 vraquiers ont ainsi disparu en mer ces 10 dernières années.

  • Les mesures prises par l’Organisation maritime internationale ne semblent pas pouvoir répondre à ce risque.

https://www.futura-sciences.com

Le Saviez-Vous ► 14 aliments que vous entreposez de la mauvaise façon


La farine dans l’armoire ? Et les noix ? Nous rangeons les aliments dans le garde-manger, comptoir, réfrigérateur, par habitude, mais est-ce bien le meilleur des endroits … ?
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14 aliments que vous entreposez de la mauvaise façon

 

Si vous devez souvent jeter à la poubelle des cèleris détrempés ou des tomates ramollies, vous n’êtes pas seul. Il n’existe pas de mode d’emploi expliquant comment entreposer correctement vos aliments pour prolonger leur durée de vie. Ce n’est donc pas une surprise que l’Américain moyen jette en moyenne plus de 20 livres de nourriture chaque mois, selon National Resources Defense Council, soit l’équivalent de 165 milliards de dollars jetés chaque année directement aux ordures.

Apprenez comment entreposer correctement vos aliments pour qu’ils conservent leur saveur, vous sauverez de l’argent et réduirez le gaspillage.

  • Les noix

  • Almond Board of California

    Conseillé: Réfrigérateur // Déconseillé: Garde-manger Conservez les noix dans un sac refermable ou un contenant placé au réfrigérateur. Leurs huiles naturelles deviennent rancies plus rapidement à la température de la pièce et prennent un goût amer. Un environnement frais et sec ralentit le processus, et elles peuvent ainsi être conservées pendant plus d’un an.

  • Les oeufs

  • American Egg Board

    Conseillé: Réfrigérateur, étagère du milieu // Déconseillé: Porte du réfrigérateur Placez les œufs dans la partie la plus froide du réfrigérateur, soit l’étagère du milieu. Même si la porte du réfrigérateur à une partie faite expressément pour les œufs, la température à cet endroit varie trop au goût des experts.

  • La farine

  • King Arthur Flour

    Conseillé: Congélateur // Déconseillé: Garde-manger Pour un entreposage à long terme (plus de trois mois), placez directement au congélateur. Un garde-manger frais et sec est parfait pour un usage à court terme (entre 1 et 3 mois).

  • Les graines de lin

  • HealthAliciousNess.com

    Conseillé: Réfrigérateur // Déconseillé: Garde-manger Réfrigérez dans un contenant celé et opaque jusqu’à 90 jours. Les graines de lin peuvent durer jusqu’à un an à la température de la pièce.

  • Les pommes de terre

  • United States Potato Board

    Conseillé: Garde-manger // Déconseillé: Réfrigérateur Gardez les pommes de terre dans un sac de plastique ou de papier perforé à l’abri de la lumière. Évitez les coins les plus chauds de la cuisine, soit sous l’évier, au-dessus du four ou près d’une fenêtre. Le froid transforme l’amidon en sucre, vous laissant une patate décolorée et étrangement sucrée, tandis que la chaleur est propice aux germes.

  • Les tomates

  • Wee Keat Chin

    Conseillé: Comptoir // Déconseillé: Réfrigérateur Arrêtez d’exposer vos tomates au froid. Laissez-les plutôt à la température de la pièce, loin de la lumière du soleil. Elles perdent leur saveur et leur eau au réfrigérateur. Pour un entreposage à court terme, placez-les dans un sac de papier dans la partie la plus froide de la cuisine.

  • Les oignons

  • The National Onion Association

    Conseillé: Garde-manger // Déconseillé: Réfrigérateur Entreposez les oignons non pelés dans un endroit frais, sombre et sec avec une bonne circulation d’air (pas dans du plastique). Refroidissez un oignon 30 minutes avant de le couper pour éviter les larmes.

  • Le basilic

  • Till Westermayer

    Conseillé: Endroit humide et frais // Déconseillé: Endroit froid et sec Voici les deux méthodes les plus recommandées pour conserver le basilic: 1. Enveloppez les tiges dans une serviette en papier et placez dans un sac de plastique. Placez le sac dans le bac à légumes ou dans la porte du réfrigérateur. 2. Coupez les tiges comme des fleurs et placez-les dans une cruche d’eau. Enveloppez légèrement d’un sac de plastique et laissez sur le comptoir.

  • Les concombres

  • michelle

    Conseillé: Comptoir // Déconseillé: Réfrigérateur Conservez les concombres à la température de la pièce pour éviter les engelures et ralentir le pourrissement. Ne pas conserver près de bananes ou de tomates, qui dégagent un agent de maturation appelé gaz éthylène.

  • Le cèleri

  • Ruth Hartnup

    Conseillé: Réfrigérateur dans une feuille d’aluminium // Déconseillé: Réfrigérateur dans un contenant ou une pellicule plastique Enveloppez dans un papier d’aluminium et placez dans le bac à légumes, conseille Jack Bishop, le directeur éditorial d’America’s Test Kitchen.

      • «Le papier d’aluminium permet à l’éthylène produit par le céleri de s’échapper», explique Jack Bishop.

  • Si enveloppé dans du plastique, le gaz reste prisonnier et le céleri ramollit plus rapidement.

  • L’ail

  • David Goehring

    Conseillé: Comptoir ou garde-manger (court terme) ou congélateur (long terme) // Déconseillé: Réfrigérateur L’ail préfère les coins sombres et frais avec une bonne circulation de l’air. Conservez dans un sac filet ou un panier. Vous pouvez congeler des gousses; même si elles risquent de jaunir, la saveur ne sera pas altérée, selon The Herb Society of America.

  • Le café

  • Rob Taylor

    Conseillé: Garde-manger (court terme) ou congélateur (long terme) //Déconseillé: Garde-manger (long terme) ou réfrigérteur Conservez les grains de café frais et sec dans un contenant de verre ou de céramique entreposé dans un coin sombre, loin de la chaleur. Si vous achetez en grande quantité, emballez de petites portions dans des sacs celés et congelez-les pour un mois ou plus.

  • Le pain

    Dave’s Killer Bread

    Conseillé: Garde-manger (cour terme) ou congélateur (long terme) //Déconseillé: Réfrigérateur À moins que vous n’aimiez le pain desséché, conservez le pain dans une boîte à pain, sur le comptoir ou dans un sac en papier pour éviter qu’il ne s’assèche. Pour un entreposage à plus long terme, gardez le pain tranché dans un sac et placez-le au congélateur.

  • Les avocats

  • Hass Avocado Board/Avocado Central

    Conseillé: Comptoir // Déconseillé: Réfrigérateur Les avocats ne murissent pas au froid. Laissez les plus durs à la température de la pièce durant 4 ou 5 jours. Découpez les avocats avec du jus de citron ou de lime. Placez-les dans un contenant celé ou recouvrez d’une pellicule plastique, puis rangez au réfrigérateur pour une journée, pas plus.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Du jus d’orange naturel… pas si naturel


Les jus d’orange sont-ils vraiment fraîchement pressés que le contenant laisse prétendre. Surtout quand l’on sais que le jus est pressé ailleurs qu’au pays, et par la suite transporté, entreposé avant d’être mit en bouteilles ou boite et ajouter quelque chose pour redonner l’odeur de l’orange  pour finir sur les tablettes d’épicerie
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Du jus d’orange naturel… pas si naturel

 

On trouve des dizaines de marques de jus d’orange frais sur le marché. Ils ne sont cependant pas aussi frais et aussi naturels que ce que laissent croire leurs emballages. Souvent, on leur a même donné un petit « lifting » pour qu’ils goûtent et sentent plus frais.

Un texte d’Alain Roy de L’épicerie

Les Canadiens dépensent 500 millions de dollars chaque année en jus d’orange. Pour arriver à nous offrir un jus ayant le même goût chaque matin de l’année, l’industrie joue un peu avec la nature.

Aux Industries Lassonde, qui fabriquent la marque Oasis, on s’approvisionne principalement au Brésil. Les oranges sont pressées sur place, le jus est pasteurisé puis transporté par bateau et par camion jusqu’à leurs installations de Rougemont. Le jus y est mis dans des réservoirs stériles en attendant son emballage.

La pasteurisation, l’entreposage et le temps font malheureusement perdre au jus d’orange son goût pétillant et sucré d’agrume. Au moment de mettre en cartons, le jus pressé depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, subit une cure de rajeunissement grâce à l’ajout d’essence d’orange composée entre autres de butanoate d’éthyle.

« Ce sont des arômes qui viennent du fruit, qui sont partie prenante du fruit », précise Solange Doré, vice-présidente en recherche et développement pour la marque Oasis. « On les a perdus, on les récupère et on les remet. Dans le jargon, on appelle ça des « add back ». Ce n’est pas un ajout d’arômes synthétiques, c’est un arôme naturel qu’on remet. »

Le butanoate d’éthyle est récupéré au moment du pressage. On concentre les résidus de pulpe et de pelure pour faire de l’essence d’orange, selon le même procédé breveté que celui utilisé en parfumerie.

Ce « lifting » que l’on fait au jus d’orange en lui remettant du butanoate d’éthyle irrite nos voisins états-uniens. À tel point qu’ils intentent des recours collectifs contre Coca-Cola et Pepsico pour leurs jus respectifs : Tropicana, Simply Orange et Minute Maid.

Des procès qui intéressent François Lebeau, avocat spécialisé en droit de la consommation.

« L’ingrédient ajouté fait partie de l’orange. Si on le rajoute dans les mêmes concentrations que l’orange naturelle, il n’y a pas de péché, c’est correct. Si on en ajoute beaucoup plus par contre, il peut y avoir un problème », nuance-t-il.

« Une telle manipulation pourrait faire que le jus ne puisse pas être considéré comme étant aussi naturel que son emballage le laisse croire alors que c’est précisément pour ça qu’on paye plus cher. » — François Lebeau, avocat spécialisé en droit de la consommation

En collaboration avec l’émission Marketplace de CBC, L’épicerie a fait analyser la teneur en butanoate d’éthyle de sept jus d’orange purs et naturels du commerce. Résultats : les taux sont majoritairement plus élevés que dans notre échantillon de jus fraîchement pressé. Et même jusqu’à 15 fois plus dans le jus Simply Orange de Coca Cola.

Selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), « il est permis d’ajouter du butanoate d’éthyle dans le jus d’orange comme arôme, pourvu que le fabricant mentionne sur l’étiquette qu’il s’agit d’un produit aromatisé et que la teneur en butanoate d’éthyle y soit indiquée ».

Or, l’information est absente de tous les emballages, sauf sur celui de jus biologique, qui l’affiche par souci de transparence. Les consommateurs qui veulent voir ces informations sur les contenants devraient déposer une plainte en ce sens à l’ACIA, car jusqu’à preuve du contraire, l’industrie persiste à nous laisser croire que son jus est aussi frais et aussi naturel que fraîchement pressé.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Truc express ►Odeur de renfermé dans une valise


Les valises ont s’en sert quand on part en voyage puis ont les sert pour un certains temps … alors quoi faire avant de les rangé dans une armoire ou le grenier …
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Odeur de renfermé dans une valise 

 

Pour éliminer les odeurs de renfermé qui se dégagent des valises remisées, il suffit d’y glisser une barre de savon avant l’entreposage.

http://www.trucsmaison.com