Les dérives du yoga


Il y a plus de 90 000 professeurs de yoga canadien et américain qui sont certifiés et ce nombre est en constante croissance. Par manque de supervision, il y a beaucoup d’abus. Certains professeurs ne respectent pas les limites physiques de leurs élèves, d’autres sont de vrais escrocs, d’autres encore profite pour légitimée des attouchements sexuels envers les femmes. Car c’est surtout des femmes qui sont victimes de ces soi-disant yogis. Ces personne agissent comme les sectes en jouant sur les sentiments et la vulnérabilité
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Les dérives du yoga

 

Méconnaissance de l'anatomie, blessures plus fréquentes, enseignements parfois... (PHOTOMONTAGE LA PRESSE)

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MARIE-CLAUDE MALBOEUF
La Presse

Méconnaissance de l’anatomie, blessures plus fréquentes, enseignements parfois farfelus, inconduites sexuelles… L’engouement pour le yoga a fait exploser le nombre de studios à Montréal, mais ils ne sont pas tous sûrs, affirment des professeurs. Qui adorent la pratique et ses bienfaits, mais sont néanmoins inquiets pour le grand public.

Une expansion anarchique

Le jour où son ex-voisine – et élève occasionnelle – a atterri aux urgences, le professeur de yoga Julien Gagnon voyait se concrétiser ses pires craintes.

« Une prof de yoga lui avait dit de se faire un lavement au sel pour se purifier. Alors, elle l’a fait et s’est ouvert l’oesophage sur toute la longueur », rapporte l’étudiant en kinésiologie, propriétaire d’un autre studio, Asana Performance, destiné aux athlètes.

Julien Gagnon

« On présente toujours le côté « Calinours » du yoga, où tout est toujours beau. Mais il y a un revers à la médaille », dit-il.

Le futur kinésiologue n’est pas le seul à s’inquiéter. Plusieurs yogis d’expérience ne reconnaissent plus leur milieu, qui a connu une expansion fulgurante.

La formation d’aspirants professeurs de yoga n’est ni surveillée ni réglementée. Le contenu des cours non plus.

« On se retrouve avec plein de gens extrêmement sous-qualifiés qui prennent soin du corps des autres », s’inquiète Julien Gagnon, qui est danseur de formation.

Il suffit de 200 heures – dont 30 sur l’anatomie – pour obtenir une certification, dit-il.

 « On s’en fiche, des heures ! Il faudrait que la formation se compte en années ! »

La Presse a publié une enquête au sujet d’un ex-culturiste, qui a formé des professeurs de yoga pendant 10 ans dans le Plateau Mont-Royal. Aujourd’hui, plusieurs ex-élèves soutiennent avoir été exploitées psychologiquement, financièrement ou sexuellement pendant leur formation.

« C’est le symptôme spectaculaire de quelque chose de plus généralisé [le manque d’éthique et de surveillance], qui explique que quelqu’un comme ça ait pu travailler aussi longtemps sans être dérangé », affirme Marie-Daphné Roy, fondatrice du centre Yoga Bhavana, dans le quartier Villeray.

Acrobaties et blessures

Problèmes d’articulations, de dos, de tendons…

« Chaque année, de 20 à 30 personnes me consultent parce qu’elles se sont blessées au yoga, rapporte Julien Gagnon. La récupération peut prendre plusieurs mois. »

Comme n’importe quels autres sportifs – encore plus sujets aux accidents -, certains s’étaient fait mal par excès de zèle. Mais plusieurs autres avaient été mal conseillés, estime-t-il.

Deux novices ont été poussées à renverser leur corps sur leurs épaules, écrasées par cette lourde charge. Par la suite, la première « ne pouvait même plus tenir une pomme ou une orange », raconte M. Gagnon. La seconde s’était présentée au cours avec des hernies discales aux cervicales : « Cette posture aurait pu la laisser paralysée ! »

Les gens veulent parfois « entrer » dans des postures sans tenir compte de leurs limites, de leur colonne vertébrale, parce qu’on leur a promis que ça débloquerait leurs « chakras » et qu’ils « atteindraient l’extase », déplore le futur kinésiologue.

« Certains sont totalement ensorcelés. On a mis la religion de côté, alors ils cherchent de nouvelles valeurs. Mais on joue avec eux quand on se prend pour des gourous. C’est manquer d’éthique. »

La femme à l’oesophage déchiré par un lavement faisait partie d’une formation suivie chaque année par une centaine d’autres aspirants professeurs, précise Julien Gagnon.

« Trop de gens sont des cobayes ! Qu’est-ce qui va se passer dans 10 ans si tu compresses tes hanches, ton dos à répétition ? On ne le sait pas…

« Non seulement on peut endommager nos disques, mais on peut aussi endommager nos organes, car on est souvent en train de les projeter vers le bas. À la longue, ça peut finir par créer plus d’incontinence chez les femmes et plus de hernies chez les hommes », prédit-il.

De 2001 à 2014, le taux de blessures de yoga traitées dans les urgences a pratiquement doublé aux États-Unis, et a été multiplié par 8 chez les 65 ans et plus – bien qu’elles restent globalement rares, à 17 par 100 000 participants. Il s’agissait d’entorses et de foulures dans environ la moitié des cas.

« Il semble y avoir un potentiel manque d’éducation adéquate, même pour les instructeurs certifiés », avancent les chercheurs ayant analysé ces données1.

« Référés par des psychologues »

L’écrivain et professeur de yoga torontois Matthew Remski a déjà subi des ajustements brutaux « dans lesquels [sa] cuisse ou [son] épaule était poussée, déchirée ou manipulée, comme s’il s’agissait de dompter une sculpture en métal indisciplinée », écrit-il sur son site internet.

Son professeur était pourtant « hautement qualifié » – comme l’étaient les profs de plusieurs autres des quelque 200 yogis blessés qu’il a interrogés dans le cadre d’une enquête.

À l’origine, le yoga était une pratique spirituelle et la douleur était vue positivement, comme un signe de transformation, explique Matthew Remski. Mais aujourd’hui, c’est tout le contraire : on promet de soigner son corps grâce au yoga.

« Le yoga a plusieurs bienfaits prouvés scientifiquement », indique un guide publié en 2017 par l’École de médecine de l’Université Harvard.

Les impacts positifs énumérés concernent entre autres : l’endurance, la souplesse, l’équilibre, le sommeil, les systèmes immunitaire et nerveux, la mémoire et l’attention, la dépression et l’anxiété, le stress, la fatigue, la douleur et la consommation d’alcool ou de cigarettes…

« Les gens sont de plus en plus nombreux à s’initier au yoga dans l’espoir de soigner des blessures ou parce qu’ils ont été référés par des psychologues », constate Marie-Daphné Roy, qui enseigne le yoga depuis 20 ans et est aussi massothérapeute.

« C’est super ! Mais les professeurs de yoga ne sont pas forcément formés pour aider des blessés ou des gens en dépression. Ils peuvent parfois aider, mais certains pourraient tout aussi bien aggraver la situation sans s’en rendre compte… » Marie-Daphné Roy, massothérapeute et professeure de yoga

Au fil de sa carrière, elle a observé toutes sortes de petits dérapages :

« Ils surviennent quand des gens immatures se retrouvent en position de pouvoir, sans que personne ne leur ait jamais enseigné que des responsabilités viennent avec la relation prof-élève », ajoute Mme Roy.

« En yoga, on sent notre corps, on se sent connecté, et c’est facile de conclure que le professeur est la cause de ce bien-être jamais ressenti auparavant. Ça crée une grande fidélité. »

Un prof a eu des relations amoureuses avec au moins trois élèves, raconte Mme Roy. D’autres ont rendu des élèves dépendants, sans même chercher consciemment à le faire, précise-t-elle.

« La quête de mieux se connaître, d’être bien dans son corps, on peut vite transformer ça en dépendance. Le prof peut encourager les inscriptions de façon constante. Ça finit par avoir un impact sur le portefeuille. »

Que faire ?

Dans la foulée du mouvement #moiaussi, la plus grande association de professeurs de yoga en Amérique du Nord, Yoga Alliance, a ajouté sur son site une section intitulée « Ressources sur l’inconduite sexuelle », où l’on trouve sa politique sur le sujet.

« Mais c’est juste un guide, ça ne donne aucun recours au public », souligne Marie-Daphné Roy.

Elle suggère d’imposer un plancher de 10 ans d’expérience pour pouvoir entraîner les aspirants professeurs de yoga. Et qu’une instance quelconque sélectionne et encadre ces formateurs chevronnés.

Pour Matthew Remski, il est encore plus urgent de s’attaquer au « culte de la personnalité » dont bénéficient certains professeurs vedettes. « Les blessures les plus dommageables viennent de relations profs-élèves dysfonctionnelles », affirme l’écrivain, qui vient tout juste de publier un livre sur la dynamique sectaire dans le milieu du yoga.

C’est ce qui permet à quelques-uns d’imposer des « comportements abusifs » et des « méthodes discutables », estime-t-il.

Quelque 90 400 professeurs de yoga américains ou canadiens sont actuellement certifiés par la Yoga Alliance. Leur nombre augmente de plusieurs milliers chaque année.

Le nombre d’Américains qui pratiquent le yoga a atteint 36,7 millions en 2016. Une hausse de 80 % en quatre ans et de 817 % en 15 ans.

1. « Yoga-Related Injuries in the United States From 2001 to 2014 », Orthopaedic Journal of Sports Medicine

Ce qu’en pense la Canadian Yoga Alliance

« Nous sommes fortement en accord [avec les conclusions de l’étude américaine sur les blessures en yoga] pour dire que les normes nationales doivent être plus strictes au sujet de la sécurité », nous a indiqué par courriel la Canadian Yoga Alliance (CYA), qui regroupe près de 2000 professeurs de yoga canadiens.

« Certaines associations enregistrent des écoles n’ayant pas ou peu de critères de sélection de professeurs, ce qui produit des profs sans expérience ni formation préalable en yoga. Les problèmes commencent quand ils vont ensuite enseigner. Un marché de professeurs de yoga inexpérimentés provoque des blessures. »

Les écoles membres de la CYA doivent pour leur part sélectionner leurs professeurs en fonction de critères obligatoires, sous peine d’être radiées.

« Comme dans d’autres professions, il y a des pommes pourries », ajoute l’organisme dans son courriel. « Nous avons peut-être reçu trois ou quatre plaintes concernant des professeurs de yoga en près de deux décennies. Mais aucune plainte de nature sexuelle ni une seule demande d’assurance pour dommages corporels. »

Comment le piège se referme

Aux États-Unis, depuis 2012, plusieurs élèves ont accusé trois superstars du yoga de les avoir exploitées sexuellement. D’autres allégations concernent le fondateur d’Ashtanga Yoga, Pattabhi Jois (1916-2009). À partir de 2016, le professeur de yoga torontois Matthew Remski a commencé à recueillir les témoignages de certaines des femmes agressées par Jois, pour éventuellement en publier 16. Il raconte le tout dans un nouveau livre, qui permet de comprendre comment le piège se referme : Practice and All Is Coming – Abuse, Cult Dynamics, and Healing in Yoga and Beyond(« Entraîne-toi et tout suivra : abus, dynamique sectaire et guérison dans le yoga et au-delà »). Nous avons lu son ouvrage et l’avons interviewé. Compte rendu (adapté par souci de concision).

Qui peut devenir prisonnier d’un groupe de yoga toxique ?

Cela n’a rien à voir avec la personnalité de l’individu. Les désirs d’appartenance ou de trouver un sens sont très humains. Tout le monde passe par des périodes de vulnérabilité, vit des deuils, une séparation, la maladie… C’est ce qui nous rend plus vulnérables devant les promesses d’un groupe.

« Personne ne s’enrôle dans une secte, on retarde le moment de quitter une organisation qui nous a trahis », m’a dit une des victimes de Pattabhi Jois [son ancien maître, célèbre fondateur d’Ashtanga Yoga].

Pourquoi ne pas fuir dès les premiers signes inquiétants ?

La personne sent bien qu’il se passe quelque chose de mal, mais les autres membres la conditionnent à ignorer l’abus. Ils le dépeignent comme quelque chose de bénéfique spirituellement et peuvent même se montrer jaloux.

La prémisse voulant que le leader soit un maître spirituel favorise le déni. On répète à la victime qu’elle doit continuer à pratiquer le yoga pour comprendre ses gestes, qu’elle manque de courage si elle veut partir.

C’est une forme de « toilettage social ». Pattabhi Jois a pu commettre des crimes pendant des décennies parce que ses élèves disaient aux femmes que ses attouchements n’étaient « pas sexuels ».

Pourquoi ne pas fuir après une grave agression ?

Si une personne se fait fracturer la jambe, on ne la tiendra pas responsable de ne pas se mettre à courir pour fuir son agresseur. L’attaque a anéanti ses capacités.

Les relations abusives érodent tout autant la faculté d’agir. Maintenir une personne dans les émotions et l’isolement l’empêche d’exercer sa pensée critique.

La victime devient émotivement et financièrement dépendante de la structure. Ce qu’elle vit dans le groupe la reprogramme petit à petit et désorganise ses stratégies d’attachement.

Le maître est vu comme un père. Et, comme les enfants battus, la victime se sent obligée d’aller chercher des soins auprès de lui, même s’il lui fait du mal et si elle veut fuir.

Ces réflexes contradictoires la paralysent. Quand elle a peur, son esprit peut même s’éteindre, elle peut s’absenter d’elle-même. C’est une façon de survivre. Mais cet engourdissement peut être interprété à tort comme une expérience spirituelle.

Est-il possible d’intenter des poursuites ?

Il est difficile de prouver l’absence de consentement dans ce genre de situations, parce que la loi ne tient pas compte du fait que des gens semblent consentir, alors qu’ils sont en fait victimes d’une influence indue.

Les défenseurs de Pattabhi Jois disent que les femmes consentaient à être touchées puisqu’elles retournaient le voir. Mais c’est un « consentement » problématique, dans la mesure où la réponse à un traumatisme peut être de geler, de figer ou de chercher à apprivoiser [l’agresseur].

En réalité, il y a un contact sexuel non désiré puisqu’il y a un déséquilibre de pouvoir.

Quelles croyances sont nuisibles ?

Des maîtres de la croissance personnelle martèlent qu’avoir une « mentalité de victime » trahit un manque de caractère, qu’être « victime » est débilitant.

Le terme doit être déstigmatisé. Il a aussi un sens purement juridique, qui sert à désigner une personne contre laquelle un crime a été commis. Prétendre que l’impact du crime ne tient qu’à l’attitude de la victime est injuste et faux. Le crime est traumatisant, il a un impact sur le corps. Le trauma n’est pas une « mentalité ».

Reconnaître qu’il y a eu tromperie permet de replacer la responsabilité là où elle réside vraiment. Personne ne devrait être blâmé pour avoir été berné.

Pourquoi avoir écrit un livre sur le sujet ?

Pour réduire le risque que des gens entrent dans un groupe en souhaitant guérir ou être guidés et vivent tout autre chose. Connaître la dynamique des groupes toxiques – l’idéalisation, le transfert – nous rend moins vulnérables.

En donnant une voix aux femmes qui ont été victimes de Pattabhi Jois, j’espère aider des gens à reconnaître leur propre expérience. Un certain modèle de professeurs masculins et charismatiques suscite encore la fascination, ce qui peut conduire à la domination.

Toute l’industrie du yoga est aux prises avec un problème envahissant : l’absence de réglementation et de responsabilité.

Quatre cas de suspects

Des attouchements en plein cours

Des vedettes comme Sting, Madonna et Gwyneth Paltrow étaient fans de Pattabhi Jois, fondateur de la méthode de yoga Ashtanga, qu’il enseignait aux États-Unis et en Inde.

PHOTO WIKIMEDIA COMMONS

Des vedettes comme Sting, Madonna et Gwyneth Paltrow étaient fans de Pattabhi Jois, fondateur de la méthode de yoga Ashtanga, qu’il enseignait aux États-Unis et en Inde.

« Des femmes rapportent que [devant tous les autres élèves], il tâtait leur poitrine, se frottait sur elles en bougeant et les pénétrait de façon digitale, sous prétexte d' »ajuster » leur posture », écrit Matthew Remski dans un article publié dans The Walrus, après deux ans d’enquête.

Jois a d’abord été dénoncé sur Facebook – huit ans après sa mort – en 2017. Mais des vidéos corroborent en partie ce que les victimes rapportent.

Pénétrées à travers leurs vêtements

Manouso Manos a pénétré avec ses doigts des Américaines à travers leurs vêtements ou touché leur poitrine, sous prétexte d’« ajuster » leur posture.

PHOTO TIRÉE DE L’INTERNET

Il y a quelques jours, un prof vedette d’une très populaire branche de yoga a été radié… trois décennies après les premières plaintes le concernant. Le fondateur de l’école lui avait d’abord donné « une deuxième chance », ce qui avait provoqué la démission de professeurs indignés. Manouso Manos – qui a donné un atelier à Montréal en juillet – a pénétré avec ses doigts des Américaines à travers leurs vêtements ou touché leur poitrine, sous prétexte d’« ajuster » leur posture.

Leurs témoignages sont convaincants « hors de tout doute raisonnable », précise le rapport d’enquête indépendante mis en ligne la semaine dernière sur le site de l’association américaine de yoga Iyengar (IYNAUS).

Millionnaire en fuite

Bikram Choudhury – devenu millionnaire en popularisant la pratique du yoga dans des pièces surchauffées – a fui la Californie pour l’Asie lorsqu’un jury l’a condamné à verser 6,5 millions à une ex-employée.

PHOTO PIOTR REDLINSKI, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Bikram Choudhury – devenu millionnaire en popularisant la pratique du yoga dans des pièces surchauffées – a fui la Californie pour l’Asie lorsqu’un jury l’a condamné à verser 6,5 millions à une ex-employée. Elle avait été témoin et victime de ses agissements « graves, continus et offensants » à l’égard des femmes et des minorités. Plusieurs autres femmes le poursuivent pour harcèlement ou agression.

« Je les ai trouvées dans les déchets et leur ai donné vie », a-t-il dit en entrevue avec HBO, en 2016. « Pourquoi devrais-je harceler ? Les gens dépensent 1 million pour une goutte de mon sperme. »

Massages à plusieurs mains

Une autre superstar du yoga, John Friend, a eu des relations sexuelles avec des employées. Et lancé un groupe de « sorcières », qui se dénudaient pour lui donner des massages à plusieurs mains.

PHOTO JON HYDE, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Une autre superstar du yoga, John Friend, a eu des relations sexuelles avec des employées. Et lancé un groupe de « sorcières », qui se dénudaient pour lui donner des massages à plusieurs mains. Le scandale a été rapporté par de grands médias en 2012, après la diffusion de documents sur un site anonyme et la cueillette de témoignages. Une femme a dit au site Daily Beast que leur premier « rituel » avait eu lieu lors d’un séjour à Montréal, en 2008. Disant s’absenter pour « réfléchir » et suivre une thérapie, John Friend a quitté son entreprise, Anusara, pour en lancer ensuite une autre, Sridaiva.

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ENTORSES, FOULURES : COMMENT LES SOIGNER FACILEMENT


    À la belle saison, nous recommençons a bougé un peu plus. Cependant, il arrive qu’un mauvais geste, un mauvais pas, c’est la blessure aux pieds, a la cheville. On peut se soigner suivant les recommandations, mais si cela ne se passe pas, mieux vaut consulter
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    ENTORSES, FOULURES : COMMENT LES SOIGNER FACILEMENT

    • Entorses, foulures : comment les soigner facilement

    • Entorses, foulures, contusions : comment les soigner facilement

        Dès que les beaux jours reviennent, les premiers bobos pointent le bout de leur nez ! On reprend le running et crac, on se tord la cheville ! Nos conseils pour soigner entorses, foulures et contusions.

        1. ENTORSES, FOULURES, CONTUSIONS : QUELLE DIFFÉRENCE ?

        L’entorse est une lésion des ligaments qui se produit lorsque l’on s’est tordu la cheville, le genou, le doigt…Cette lésion peut être plus ou moins grave : il peut s’agir d’un étirement, d’une rupture partielle ou complète ou d’un arrachement des ligaments.

        La foulure est quant à elle une entorse bénigne. On parle de foulure lorsqu’il y a une simple distension sans déchirure ni arrachement des ligaments.

        La contusion musculaire désigne une lésion provoquée par un choc direct sans lésion de la peau. Cette lésion peut se traduire par une lésion de l’enveloppe du muscle, un hématome intramusculaire ou encore une déchirure des fibres musculaires.

        2. ENTORSES, FOULURES, CONTUSIONS : METTEZ DE LA GLACE

        Lorsque l’on s’est tordu la cheville ou le genou, il existe un protocole à respecter qui se compose de quatre étapes essentielles. La première étape est celle du  glaçage.

        Le glaçage de la partie douloureuse va d’abord permettre de soulager cette douleur, de réduire l’inflammation, et de dégonfler la partie blessée en resserrant les vaisseaux sanguins. Enroulez des glaçons dans une serviette et refroidissez la cheville ou le genou pendant 10 à 15 minutes. Renouvelez cette opération 3 à 4 fois par jour. Il est inutile d’aller au-delà de 15 minutes, car après cette période, les vaisseaux sanguins regonflent.

        Comme pour tous les maux, le meilleur des remèdes est le repos, c’est pareil lorsque l’on souffre d’une foulure ou d’une entorse.

        Evitez au maximum de bouger la partie douloureuse, l’immobilisation étant essentielle pour une guérison plus rapide. Si c’est à la cheville que vous vous êtes fait mal et que vous devez absolument vous déplacer, n’hésitez pas à utiliser des cannes anglaises que vous trouverez en pharmacie. Mais dans tous les cas, les déplacements doivent être limités au strict minimum.

        3. ENTORSES, FOULURES, CONTUSIONS : COMPRESSEZ ET SURÉLEVEZ

        La compression est la troisième étape à suivre lorsque l’on s’est tordue un membre. Dans le cas d’une blessure à la cheville par exemple, utilisez une bande de contention et placez la de la racine des orteils à la partie supérieure de la jambe. La compression est importante pour éviter les mouvements à l’intérieur du membre blessé et pour soutenir les ligaments blessés.

        Faites attention toutefois à ne pas serrer trop fort le bandage pour éviter de couper la circulation sanguine.

        L’objectif de l’élévation est de favoriser le retour sanguin dans les veines et d’éviter que le sang ne s’accumule autours de la zone blessée. Pour cela, veillez à surélevez cette zone plusieurs fois par jour, au moins deux à trois heures et autant que possible. Le membre endommagé doit être placé au moins 10 cm plus haut que le cœur, par exemple, s’il s’agit de la cheville, posé le pied sur une chaise en étant assis n’est pas efficace.

        4. ENTORSES, FOULURES, CONTUSIONS : QUAND CONSULTER ?

        Si vous suivez bien ces indications (glaçage, repos, compression et élévation), vous devriez ressentir une nette amélioration après 72 heures. Si ce n’est pas le cas et si vous constatez que l’articulation reste gonflée et que la douleur et l’ecchymose n’ont pas diminué, cela signifie qu’il ne s’agit pas d’une entorse bénigne.

        Dans ce cas, n’attendez plus, il faut absolument consulter un médecin qui réalisera un examen clinique et réalisera un bilan radiographique si nécessaire.

        http://www.topsante.com

        Comment traiter les entorses


        Que ce soit un accident de sport ou en , tombant sur le trottoir, personne n’est à l’abri d’une entorse au pied. Quand cela est possible, il faut appliqué de la glace cela aidera avant de voir un médecin
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        Comment traiter les entorses

         

        Imaginez le scénario: vous êtes en ski, il fait beau, vous souriez, puis une... (Photos.com)

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        CHANTAL GUIMONT, COLLABORATION SPÉCIALE
        La Presse

        Imaginez le scénario: vous êtes en ski, il fait beau, vous souriez, puis une plaque de glace vous surprend. Sans l’avoir vraiment vu venir, vous vous retrouvez au sol. En tentant de vous relever, vous ressentez une douleur atroce au genou droit. Vous devez vous rendre à l’évidence, vous avez une entorse.

        Les patrouilleurs arriveront rapidement pour vous évacuer. Mais que faire en attendant? Si vous en êtes capable et si quelqu’un peut vous aider, vous pouvez enlever vos skis, mais ne touchez pas à vos bottes. L’effort nécessaire vous fera souffrir et vous risquez d’avoir froid.

        Autre scénario: vous marchez dehors en cette belle journée d’hiver, puis vous glissez et vous vous tournez la cheville. La douleur ressentie vous fait craindre une entorse de la cheville, problème si fréquent, mais qui, lorsque bien guéri, ne laisse aucune séquelle.

        Qu’est-ce qu’une entorse? Il s’agit d’un étirement ou d’une déchirure d’un ligament. Les ligaments sont des cordes qui relient les os entre eux au niveau de vos articulations. Cet étirement peut occasionner de la douleur, de l’enflure et une limitation des mouvements de votre articulation.

        Dès que possible, appliquez de la glace. Il s’agit d’un geste facile et essentiel pour éviter une enflure très importante de votre articulation. Dix minutes de glace aux deux heures pendant quarante-huit heures suffisent. Assez rapidement après l’accident, tentez de mettre votre poids sur la jambe blessée. Ce simple test permet facilement et rapidement de déterminer les blessures qui nécessitent des soins urgents. L’intensité de la douleur n’est pas un bon indicateur de la gravité de votre blessure. Si vous avez entendu un bruit, il s’agit le plus souvent d’un ligament qui s’étire plutôt que d’un os qui s’est cassé. Parlez-en au médecin.

        Les traitements de base sont: repos, glace, compression et élévation. Repos veut dire «béquilles» au début lorsque la mise en charge est difficile, habituellement moins d’une semaine. La glace, excellent anti-inflammatoire, la compression, à l’aide d’un bandage élastique qui soutiendra les ligaments blessés, et l’élévation, quelques centimètres au-dessus du coeur pendant quelques heures par jour, réduiront la douleur et l’enflure.

        Vous devez vous rendre aux urgences si vous êtes incapable de vous porter sur votre jambe après l’accident ou si la douleur et la boiterie persistent quelques jours après l’accident. Que se passera-t-il aux urgences? Le médecin vous examinera, vérifiera la stabilité de votre articulation et demandera parfois une radiographie. Il vous conseillera le repos sportif, une immobilisation, des anti-inflammatoires si vous n’avez pas de contre-indications et de la réadaptation. Si votre blessure est plus complexe, on vous recommandera à un orthopédiste. Le plus souvent, la réadaptation et beaucoup de détermination sont amplement suffisantes pour guérir complètement votre entorse!

        Il faut attendre le feu vert du médecin ou du physiothérapeute qui s’assureront que la guérison est suffisamment avancée et l’instabilité résolue avant de vous permettre de retourner au sport après une blessure significative. Le physiothérapeute vous suggérera également des exercices de proprioception. Ces exercices redonneront à vos articulations la capacité de s’ajuster aux différentes situations et préviendront de futures blessures. Vous serez ainsi capable de pratiquer de nouveau vos sports favoris!

        Les entorses sont évitables. Évitez de pratiquer votre sport préféré sans préparation, sans entraînement, fatigué, avec un équipement mal ajusté. Il est important d’être actif et de s’amuser, mais faites-le prudemment!

        Urgentologue, chercheuse en médecine d’urgence pédiatrique, mère de trois enfants, sportive, la Dre Chantal Guimont est aussi professeure au département de médecine familiale et de médecine d’urgence de l’Université Laval et coanimatrice de l’émission Les docteurs à Radio-Canada.

        http://www.lapresse.ca