Le compost humain, une option pour un cimetière de Kelowna


Je suis plus intéressé a l’enterrement écologique qui est plus économique et moins polluant, cependant, je ne suis pas très ouvert à ce qu’on prennent du compost des dépouilles pour son propre jardin
Nuage

 

Le compost humain, une option pour un cimetière de Kelowna

 

Compost humain

La fondatrice du Urban Death Project, Katrina Spade, affirme que de nombreuses familles choisissent le compost humain, car il s’agit d’une option funèbre plus écologique. Photo :  Urban Death Project

Avec son cimetière municipal qui se remplit, la Ville de Kelowna, en Colombie-Britannique, doit penser à diverses solutions, dont les enterrements écologiques.

Le concept des enterrements écologiques, ou « verts », est de laisser la dépouille se décomposer le plus naturellement possible dans le sol, en évitant les cercueils, les caveaux, l’embaumement ou l’incinération. Une fois complètement décomposé, le corps peut être transformé en compost utilisable.

Le directeur du cimetière municipal Memorial Park à Kelowna, David Gatze, préfère ne pas parler de « compost humain », mais il convient que la demande, pour les enterrements verts, grandira avec la venue de nouvelles générations plus soucieuses de la consommation d’énergie.

Jeudi dernier, le conseil municipal a adopté un plan d’aménagement quinquennal de 660 000 $ pour le cimetière. Ce plan prévoit la construction d’une nouvelle section de 600 à 800 places pour des restes incinérés, lesquels prennent moins d’espace que les cercueils. Le tout fait partie d’un plan à plus long terme visant à créer plus de places et à entretenir le cimetière lorsqu’il sera rempli.

La fondatrice d’un organisme sans but lucratif de compost humain à Seattle croit aussi que la demande pour les enterrements verts grandira. Katrina Spade, fondatrice et directrice générale d’Urban Death Project, soutient que les options manquent et sont souvent inutiles ou carrément néfastes pour l’environnement.

Un corps humain prend de quatre à six semaines à se décomposer complètement, selon Mme Spade.

« À ce moment-là, nous encourageons les proches à revenir, prendre un peu de ce compost et peut-être cultiver un jardin commémoratif dans leur cour », explique-t-elle.

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