Trucs Express ► 14 restes alimentaires que vous ne devriez jamais jeter


 

Pour diminuer le gaspillage, on peu choisir d’autres utilités à la nourriture périssable pour agrémenter nos repas et collations
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14 restes alimentaires que vous ne devriez jamais jeter

 

Les tiges de brocolis

Coupez l’extrémité, pelez légèrement et servez-les crues, cuites à la vapeur ou rôties.

Les bouts de courgettes

Nettoyez les bouts de courgettes et faites les bouillir avec une cuillère à thé de sel. Trempez-les ensuite dans l’huile d’olive pour créer une entrée savoureuse

Les pelures de fruits

Les pelures de fruits ajoutent de la saveur aux boissons, aux smoothies, et même au thé. L’écorce de citron est particulièrement délicieuse lorsque confite ou frite.

Les coquilles d’oeufs

Vous pouvez utiliser les coquilles d’œufs comme engrais naturel, produit nettoyant et même pour adoucir le goût de votre café. Ajoutez une coquille d’œuf dans le filtre de votre cafetière pour une infusion plus onctueuse.

La croûte de parmesan

La saveur riche et salée de la croûte de parmesan en fait un ingrédient idéal pour les soupes et les bouillons.

Les pelures de pommes de terre

Faites frire vos pelures de pommes de terre pour créer un délicieux accompagnement.

Le céleri flétri

Le céleri flétri peut être récupéré pour une soupe, un ragoût ou un bouillon.

La peau de saumon

Faites frire la peau de saumon et ajoutez-la à une salade.

Les grains de café, le café moulu et le café instantané

Utilisez un petit contenant de café pour éliminer les odeurs de votre réfrigérateur ou congélateur.

Les pelures de tomates

Moudrez vos pelures de tomates pour en tirer une poudre savoureuse parfaites pour vos sauces et vos ragoûts

Les tiges de bette à carde

Rôtissez les tiges de bette à carde pour en faire une délicieuse collation santé.

Le vieux pain

Transformez le vieux pain en chapelure. Laissez le pain sécher à l’air libre, puis moudrez.

Les os et les coquilles de fruits de mer

Utilisez les os et les coquilles de fruits de mer pour préparer un bon bouillon maison.

Une vieille salade de fruits

Une salade de fruits datant de quelques jours peut être transformée en cocktail ou en smoothie.

http://quebec.huffingtonpost.ca

C’est la première fois que le cycle complet d’une inondation est détaillé


Se relever d’une inondation qui a tout détruit demande beaucoup de courage. Sans minimiser les conséquences chez les victimes, une inondation a beaucoup plus d’impacts négatifs qu’on le croit et ce même dans la vie marine
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C’est la première fois que le cycle complet d’une inondation est détaillé

 

Avec Dallas en arrière-plan, l’eau de la rivière Trinity recouvre le quartier situé près du pont de Sylvan Avenue, le 25 mai 2015.

© LOUIS DELUCA/AP/SIPA

Pour la première fois, le cycle complet d’une inondation a été reconstitué, depuis les premières pluies qui sont tombées des semaines avant pour finir par le panache persistant d’eau douce dans l’océan et ses impacts sur la vie marine.

SATELLITE. Fin mai 2015, à la suite des importantes inondations qui avaient submergé le sud-est du Texas les 23 et 24 mai et fait au moins 21 morts, le président Barack Obama décrétait l’état de catastrophe naturelle pour cet Etat américain. Un an plus tard paraît, dans le journal Geophysical Research Letters, la première analyse du cycle complet d’une inondation, depuis les premières pluies à terre jusqu’à l’arrivée et au parcours d’un panache d’eaux douces dans l’océan. Menée par la Française Séverine Fournier, océanographe au Jet Propulsion Laboratory, à Pasadena, en Californie, l’équipe de chercheurs de la Nasa a combiné les données du satellite américain SMAP (Soil Moisture Active Passive) avec les observations de 5 autres satellites de la Nasa, afin de reconstituer la chronologie des événements, de cartographier l’inondation et d’observer ses effets régionaux. SMAP mesure en effet à la fois l’humidité des sols (l’eau retenue dans les quelques centimètres de surface) et la salinité de surface de la mer.

Cet épisode catastrophique a débuté par des semaines d’intempéries, qui avaient gorgé d’eau les sols et déjà fait gonfler les rivières, avant que des orages et des pluies diluviennes ne s’abattent durant deux jours sur la région : 140.000 milliards de litres d’eau sont tombés sur le Texas en ce fameux mois de mai 2015. Suffisamment pour couvrir l’Etat entier d’une couche de 20 centimètres d’eau. Les dernières fortes pluies n’ont pu être absorbées par des sols déjà détrempés et l’eau s’est donc déversée en aval. Huit rivières du Texas ont drainé d’énormes volumes d’eau jusqu’au golfe du Mexique, avec des pics de décharge pouvant aller jusqu’à 1.700 mètres cubes par seconde !

Au cours du mois de juin 2015, les courants océaniques ont ensuite dévié ce vaste panache d’eau douce vers l’est, le long de la côte de la Louisiane. En juillet, elles se sont mélangées aux eaux du Mississippi, gonflé lui-même par les précipitations du printemps et le produit de la fonte des neiges. Le mariage des panaches d’eaux du Texas et du Mississippi ont alors pris la forme inattendue d’un énorme fer à cheval, un type de panache qui n’avait encore jamais été observé. L’action combinée d’un fort courant océanique dans l’est du golfe et d’un tourbillon chaud à l’ouest ont joué un rôle dans la formation de cette étrange forme.

Croissance et la multiplication des algues

Par ailleurs, les eaux fluviales charrient également nombre de polluants et de nutriments jusqu’à la mer, ce qui a un impact sur la vie marine. Et notamment l’azote et le phosphore – principalement issus des engrais agricoles – lessivés par les eaux de ruissellement. Ces nutriments contribuent à la croissance et la multiplication des algues. Lorsqu’elles meurent, elles sombrent dans les fonds marins et se décomposent en utilisant l’oxygène présent dans l’eau de mer. Lorsque les algues en décomposition sont en excès, elles appauvrissent tant le milieu en oxygène qu’il devient « zone morte » aucun animal ni plantes ne pouvant y survivre. Le golfe du Mexique abrite déjà un tel désert océanique, considéré comme le deuxième plus vaste du monde, sa superficie moyenne dépassant celle de toute l’Ile-de-France.

Paradoxalement, le golfe du Mexique est aussi l’un des plus grand fournisseur de produits marins au monde. Lorsque cette zone morte s’étend, cela a des conséquences à la fois pour la vie marine et pour l’économie régionale : les bateaux de pêche doivent en effet aller de plus en plus loin pour trouver du poisson, augmentant de ce fait leurs dépenses en carburant. C’est précisément ce qui s’est produit après l’inondation du Texas en 2015, puisque la zone désertique du golfe s’est agrandie d’environ 28 %. Les chercheurs américains veulent maintenant étudier plus précisément les impacts biochimique de l’inondation sur les eaux du golfe. L’objectif, à terme, est de concevoir un modèle prédictif de l’influence des hauts niveaux de pollution sur les activités de pêche.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Truc Express ► Quoi faire avec vos feuilles mortes?


C’est dommage de gaspiller l’engrais naturel pour les pelouses à l’automne avec toutes ses feuilles qui tombent. Chez-moi, ceux qui ramassent leurs feuilles peuvent les mettre dans des sacs en papier destinés aux feuilles, plantes, etc … ou une poubelle avec V écrit dessus et la ville le ramasse pour amener à l’écocentre
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Quoi faire avec vos feuilles mortes?

 

AUTOMNE. L’été a fait place à l’automne dans les derniers jours, les journées rafraichissent et bientôt, les feuilles vont tapisser le sol de la région. Plutôt que d’envoyer des sacs de feuilles au dépotoir, Eurêko propose deux solutions.

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Connaissez-vous le feuillicyclage? Cette procédure permet d’optimiser notre empreinte écologique en diminuant la quantité de matières destinées à l’enfouissement.

Julie Bolduc, chargée de projet pour Eurêko, a expliqué qu’il s’agit en fait de passer la tondeuse, lorsque possible, dans les feuilles et de laisser là les rognures produites.

« C’est d’ailleurs le meilleur engrais naturel que l’on peut avoir sur notre gazon, puisqu’en laissant les feuilles au sol, toutes les propriétés de celles-ci vont retourner dans le sol », a précisé Mme Bolduc.

Elle a d’ailleurs souligné qu’aujourd’hui, les gens ont énormément d’obligations et le feuillicyclage permet de sauver des étapes, soit de racler notre terrain et de mettre les feuilles dans des sacs.

Néanmoins, la chargée de projet a mentionné qu’on ne devrait pas laisser plus de cinq centimètres de feuilles sur notre terrain. On doit toujours pouvoir voir les herbes qui dépassent.

« Si on a trop de feuilles, on peut également déposer les rognures dans les plates-bandes ou dans notre jardin, elles agiront également comme engrais naturel », a ajouté Mme Bolduc.

Écocentre

Cette dernière a souligné qu’il reste quand même quelques personnes qui veulent absolument ramasser les feuilles pour avoir un terrain bien propre.

« C’est une vieille mentalité, mais pour ceux qui voudraient le faire, je conseille d’aller porter les feuilles à l’écocentre. Si tout le monde remplit quatre ou cinq sacs de feuilles et les met à la poubelle, on va remplir le dépotoir », a lancé Mme Bolduc.

http://www.lechoabitibien.ca/

Les méduses disent merci à l’homme


La surpêche, les engrais, la pollution, et autre ont donné un essor important pour la prolifération des méduses. Et cela est causé par l’être humain, qui est devenu malgré lui un allié pour les méduses
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Les méduses disent merci à l’homme

 

Sur les côtes atlantiques, les méduses – telle cette Chrysaora – pullulent de plus en plus souvent. © Institut océanographique / Michel Dagnino

Par Céline Lison

« L’année des méduses », maintenant, c’est tout le temps. Grâce à nous ! Pour se développer massivement, l’animal a besoin d’une nourriture abondante, d’eau chaude et d’aussi peu de prédateurs que possible. Un rêve exaucé… par l’homme.

La surpêche vide les océans? Elle permet aux méduses de disposer de davantage de zooplancton puisque les petits poissons qui, comme elles, s’en nourrissent ne sont plus là pour en profiter. En prime, elles sont plus nombreuses à se délecter des larves, des oeufs et des alevins des poissons restants, ce qui accentue encore le déséquilibre. Les excès d’engrais finissent en mer? Le phytoplancton puis le zooplanction se développent, assurant la pitance des animaux gélatineux. Même la tortue, l’un des rares prédateurs des méduses, tend à disparaître, victime notamment des sacs en plastique qu’elle avale en croyant croquer sa proie préférée.

Autre facteur favorisant les pullulations : le changement climatique. En Méditerranée par exemple, les relevés scientifiques indiquent que Pelagia noctiluca affluait en masse tous les douze ans environ jusqu’en 1999. Depuis, il ne se passe plus une année sans prolifération : le réchauffement de l’eau dans la zone favorise la multiplication ininterrompue de l’espèce.

Ailleurs, plus localement, ce sont les centrales nucléaires qui, en rejetant leurs eaux de refroidissement, maintiennent une température idéale pour certaines méduses. À tel point qu’agglutinées, elles bloquent régulièrement les systèmes de pompage.

« En faisant un bilan des pullulations à travers le monde, nous nous sommes aperçus que ce n’était pas une, mais plusieurs espèces de méduses qui avaient rapidement modifié leur cycle pour s’adapter », constate Jacqueline Goy, biologiste spécialiste de ces animaux.

 Présentes sur terre depuis 600 millions d’années, les méduses ont semble-t-il trouvé en l’homme l’allié idéal pour régner. 

http://www.nationalgeographic.fr

De l’engrais et de l’électricité… à partir de légumes rejetés


Des villes en Belgique interdisent aux épiciers de jeter leurs fruits et légumes ils doivent les donner a des banques alimentaires. Ce qui est vraiment une très bonne idée, mais pour le reste, l’idée Québécoise semble bien prometteuse pour récupérer l’irrécupérable en consommation
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De l’engrais et de l’électricité… à partir de légumes rejetés

 

Le chercheur Daniel-Yves Martin et son équipe ont... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

Le chercheur Daniel-Yves Martin et son équipe ont testé un procédé permettant de transformer les fruits et les légumes «perdus» des épiceries en engrais sous forme de granules.

LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE

JEAN-FRANÇOIS CLICHE
Le Soleil

(Québec) Chaque année, c’est bien connu, des milliers de tonnes de nourriture sont gaspillées au Québec. Juste en ramassant ce que deux épiceries et deux fruiteries de la Rive-Sud jettent en fruits et en légumes «déclassés», le chercheur Daniel-Yves Martin en a récupéré une tonne en seulement cinq jours! Et il croit bien avoir trouvé quoi faire avec…

Du compost?

Il n’y aurait rien de mal à choisir cette avenue, mais «le compostage à grande échelle, c’est difficile parce que les piles de compost génèrent de grandes quantités de liquides. Alors il faut y ajouter beaucoup de matériaux structurants, comme des copeaux de bois, pour les absorber. Et puisque notre problème, c’est l’eau, alors on a décidé de l’enlever», a expliqué jeudi M. Martin lors d’une journée portes ouvertes à la ferme expérimentale de l’Institut de recherche et de développement en agriculture (IRDA), à Saint-Lambert-de-Lauzon.

M. Martin et son équipe testent en effet un procédé qui permettrait de transformer les fruits et légumes «perdus» des épiceries en engrais ou, éventuellement, en nourriture pour les animaux de ferme.

Des ordures aux tablettes

Les aliments sont d’abord passés au broyeur, puis à la centrifugeuse pour séparer les parties solide et liquide. Les solides sont ensuite chauffés à 55 °C pendant quelques jours (pour tuer les bactéries pathogènes), puis séchés, ce qui stoppe toute activité microbienne.

«Le but du jeu, c’est de retourner ça sous forme de granules sur les tablettes d’épicerie, pour que les gens puissent en mettre dans leurs plantes», explique M. Martin.

Contrairement au compost, qui grosso modo «ravive» le sol, mais n’est pas un engrais, de telles granules pourraient faire les deux. Le compost est en effet essentiellement ce qu’il reste une fois que des insectes, vers et bactéries ont digéré la nourriture – brûlant au passage tout leur carbone et libérant tout leur azote, qui se retrouvent alors dans l’atmosphère. En ne faisant en gros que déshydrater les végétaux, on évite de perdre ces deux éléments, qui peuvent ainsi nourrir les plantes et les microorganismes du sol. Des essais en champs sont en cours.

En outre, ni le produit fini, ni sa production ne dégagent les odeurs désagréables parfois liées au compostage.

Production d’électricité

La partie liquide, qui ressemble à une boue, est quant à elle réutilisée pour produire de l’électricité. L’IRDA a en effet mis au point une sorte de «pile bio» dont le moteur, pour ainsi dire, est l’activité de bactéries spécifiques, qui peuvent se nourrir du liquide extrait des fruits et légumes.

Bien qu’il reste encore des ajustements à faire, «l’énergie produite pourrait alimenter une usine à granules», dit M. Martin.

«Les épiciers avec qui nous avons travaillé étaient bien contents de nous voir, a témoigné de son côté l’attaché de recherche de l’IRDA Caroline Vouligny, qui a travaillé sur le projet. En fait, ils ne sont pas fiers de leurs rejets, et ils essaient de les minimiser, mais ils doivent aussi respecter des règlements sur les aliments et ils n’ont pas le choix d’en jeter. Alors je pense qu’ils aimaient bien l’idée qu’on transforme ça en produit.»

Les grands moyens en Belgique pour contrer le gaspillage

Il n’y a pas qu’au Québec que le gaspillage alimentaire cause du souci. D’après l’Organisation pour l’agriculture et l’alimentation des Nations Unies, pas moins de 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont jetées aux ordures chaque année. Et pour réduire ces quantités de boustifaille dont on ne fait rien, quelques villes de Belgique ont commencé à prendre les grands moyens, rapportait récemment le site consoglobe.com : interdire aux marchés de jeter les aliments invendus, et les obliger à les entreposer dans des endroits où des banques alimentaires peuvent venir les prendre.

La commune de Herstal, non loin de Liège, a été la première à légiférer en ce sens, et quelques autres lui ont depuis emboîté le pas, dont la ville de Namur (110 000 habitants).

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Préhistoire: les animaux géants fertilisaient l’Amazone


Les animaux de la préhistoire par leur présence, et leurs excréments … donne un exemple si les gros animaux qui nous restent comme les éléphants, les hippopotames disparaissaient. La faune subira de graves conséquences
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Préhistoire: les animaux géants fertilisaient l’Amazone

 

Durant des milliers d'années, des animaux géants ont fertilisé le bassin de... (PHOTO ANTONIO SCORZA, ARCHIVES AFP)

PHOTO ANTONIO SCORZA, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
PARIS

Durant des milliers d’années, des animaux géants ont fertilisé le bassin de l’Amazone en propageant azote, phosphore et autres nutriments dans leurs excréments, avant de disparaître brutalement, privant définitivement la région de cet apport massif d’engrais, révèle une étude publiée dimanche dans la revue Nature Geoscience.

À l’époque du Pléistocène, l’Amérique du Sud ressemblait beaucoup à la savane africaine actuelle. Et les dinosaures, depuis longtemps disparus, avaient cédé la place à une «mégafaune» impressionnante: des mastodontes proches des éléphants, des paresseux géants de cinq tonnes ou des glyptodons, sortes de tatous de la taille d’une petite voiture.

Majoritairement herbivores, ces mammifères géants consommaient des quantités importantes de végétaux, absorbant azote et phosphore pour les relâcher dans leurs crottes et leur urine au gré de leurs pérégrinations. Selon cette étude, ils ont ainsi contribué à redistribuer, sur de très grandes distances au fil du temps, ces engrais naturels vers des sols qui seraient autrement restés stériles, en particulier dans le bassin amazonien.

Mais que s’est-il donc passé lorsque cette mégafaune a disparu, il y a environ 12 000 ans, à la suite d’une extinction massive probablement liée à un changement climatique et aux activités humaines?

Selon les calculs des chercheurs, l’éparpillement des engrais a rapidement cessé, se limitant aux sédiments transportés depuis les Andes par le biais des rivières et des fleuves. D’après leur modèle mathématique, la dispersion du phosphore dans le bassin de l’Amazone aurait ainsi chuté de 98 %!

«En d’autres termes, les grands animaux sont comme les artères de la planète pour ces engrais, et s’ils s’éteignent ça revient à trancher ces artères», résume le principal auteur de l’étude, Christopher Doughty, de l’université britannique d’Oxford.

«C’est parce que la plupart de ces animaux ont disparu que le monde compte autant de régions peu fertiles, beaucoup plus qu’il n’y en aurait eu dans le cas contraire», assure à l’AFP le chercheur.

L’étude s’est concentrée sur l’Amazonie, mais il juge probable que de tels transferts d’engrais ont eu lieu dans tout le continent sud-américain, ainsi qu’en Australie et d’autres régions du globe. Et à chaque fois, ces transferts ont stoppé avec la disparition de la mégafaune.

«Même si 12 000 ans, c’est une échelle de temps qui n’a pas grand sens pour la plupart des gens, avec ce modèle nous montrons que les extinctions qui sont survenues à l’époque continuent d’affecter aujourd’hui la santé de notre planète», estime M. Doughty.

D’après lui, le modèle conçu pour l’étude est également adapté à notre monde moderne.

«Nous pouvons à présent calculer l’effet que cela aurait sur la fertilité du sol à long terme si des animaux comme les éléphants disparaissaient», dit-il.

«Si les humains ont contribué à l’extinction de masse des animaux géants voici 12 000 ans, alors nous pouvons en conclure qu’ils ont commencé à affecter l’environnement bien avant l’émergence de l’agriculture», relève de son côté Adam Wolf, chercheur en écologie à l’université américaine de Princeton, qui a participé à l’étude.

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Golfe du Mexique: «zone morte» record en 2013


Nous gaspillons la terre et l’eau par nos produits chimiques, et nous savons que la faune et la flore en souffrent, mais quand c’est tout un territoire qu’ils soit terrestre ou marine qui en souffre, et ce même a des kilomètres de l’endroit initial il y a de quoi a se poser des questions sur ce que nous faisons
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Golfe du Mexique: «zone morte» record en 2013

 

Le Golfe du Mexique pourrait voir se former cette année une «zone morte» - où... (PHOTO ARCHIVES AP)

PHOTO ARCHIVES AP

Agence France-Presse

Le Golfe du Mexique pourrait voir se former cette année une «zone morte» – où la vie marine est impossible en raison d’un manque d’oxygène – d’une étendue record à cause d’une importante pollution d’origine agricole, selon des scientifiques américains.

L’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) prévoit que cette zone pourrait faire plus de 22 000 km2, soit l’équivalent de la superficie de l’État du New Jersey, dans le nord-est des États-Unis.

En 2002, le Golfe avait déjà connu une zone morte d’une superficie de 21 965 km2 au large de la Louisiane, du Texas et de la Floride, la plus importante jamais observée alors, précise la NOAA sur son site internet.

Avec des teneurs très faibles ou inexistantes en oxygène dans l’eau, la faune marine dans sa grande majorité – notamment les crustacés et les poissons – ne peut survivre dans ces zones.

Elles se forment avec une accumulation excessive de polluants provenant des engrais agricoles, dont la concentration dépend des précipitations, des vents et des températures.

Ces zones sans vie marine dans le golfe du Mexique «affectent des pêcheries d’importance commerciale nationale et menacent l’économie de la région», souligne la NOAA.

«La prédiction de zone morte cette année dans le Golfe s’appuie sur les fortes inondations dans le Midwest qui ont charrié de grandes quantités d’engrais dans le Mississippi qui les a déversés dans le Golfe», explique l’agence.

«En 2012, le golfe du Mexique avait connu sa quatrième plus petite zone morte dans les annales, avec 5482 km2, à cause de la sécheresse qui avait frappé le Midwest», rappelle la NOAA.

Si l’endroit où se forme la zone morte actuelle connaît une grosse tempête tropicale entre le début juillet et le début août, la projection actuelle pourrait tomber de plus de 22 000 à 13 800 km2, indique la NOAA.

Ces cinq dernières années, la superficie moyenne des zones mortes dans le Golfe du Mexique a été de 14 500 km2, selon l’agence.

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