Le Saviez-Vous ► Votre cerveau en 15 chiffres clés


Le cerveau est une vraie machine très perfectionné et qui fonctionne avec une étonnante capacité.
Nuage

 

Votre cerveau en 15 chiffres clés

 

Par Janlou Chaput, Futura

 

Êtes-vous incollable sur le cerveau ? Indispensable à la vie humaine, il fait partie des organes alimentés en priorité en oxygène. Le cerveau nous permet de percevoir notre environnement, de réfléchir, de commander des mouvements, de stocker des informations ou d’éprouver des émotions. Alors que la semaine du cerveau touche à sa fin, révisons ensemble ses caractéristiques : poids, nombre de neurones, vitesse de l’influx nerveux… Voici quelques-uns des secrets de notre encéphale.

La nature ne s’y est pas trompée. Derrière une boîte crânienne lourdement solidifiée se trouve le processeur de nombreux organismes animaux : le cerveau. D’aspect et de forme très différents selon les espèces, il joue le rôle de chef d’orchestre, recevant toutes les informations sensorielles, centralisant les souvenirs et générant les actions. On dit aussi de lui qu’il a fait l’Homme, qui est devenu l’espèce qui règne sur la planète grâce à son potentiel intellectuel. Voici en quelques chiffres l’étendue de ses caractéristiques.

302

Le cerveau ne se limite pas aux gros animaux. Exemple : le ver microscopique Caenorhabditis elegans, long d’environ un millimètre, possède également des neurones spécialisés dans les sensations, la rétention d’informations et l’action. Ils sont même très précisément 302 dans ce qui est inéluctablement l’un des plus petits cerveaux du monde. À titre comparatif, les insectes en ont approximativement un million.

7,8

À l’autre extrême : le grand cachalot. Figurant parmi les animaux les plus imposants de la planète, cette baleine à dents est dotée du plus gros cerveau du règne animal, dépassant même celui de la baleine bleue du fait de sa tête hypertrophiée. Il pèse environ 7,8 kg. Il est tellement gigantesque qu’on n’a pas encore pu estimer le nombre de neurones.

86 milliards

Parmi les têtes les plus remplies : celle de l’Homme moderne. Les premières estimations considéraient qu’il y avait approximativement 100 milliards de neurones dans le cerveau humain. Mais une étude plus récente semble trouver ce nombre un peu trop rond. Les effectifs ont été revus à la baisse. Nous disposerions en moyenne d’environ 86 milliards de neurones au meilleur de notre forme.

1,5

Tant de cellules, auxquelles il faut rajouter les cellules gliales (des cellules nourricières de soutien) qui représentent chez l’homme un poids moyen de 1,5 kg. Chez la femme, le cerveau est un peu plus léger : aux alentours de 1,3 kg. Ce qui ne le rend pas moins efficace : il se pourrait même que la machine tourne légèrement plus vite chez la gent féminine.

250.000

Ces milliards de neurones n’apparaissent pas spontanément. Il faut les fabriquer par des divisions cellulaires successives. Notre organisme fabrique son cerveau au taux le plus élevé entre le troisième et le septième mois de la grossesse. À plein régime, il génère environ 250.000 neurones par minute.

Les neurones sont interconnectés par des synapses, qui leur permettent d’échanger les informations. © Benedict Campbell, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

Les neurones sont interconnectés par des synapses, qui leur permettent d’échanger les informations. © Benedict Campbell, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

85.000

À titre de comparaison, on perd chaque jour environ 85.000 neurones du néocortex, soit l’équivalent de 31 millions par an. Ou de quasiment un par seconde.

70

Ce nombre très important de cellules neurales synthétisées est limité par le taux de disparition. Les neurones peuvent vivre des décennies, mais s’ils ne sont pas utilisés, ils disparaissent. Ce phénomène s’observe également avec l’âge. Ainsi, à 80 ans, le cerveau ne représente plus que 70 % de ce qu’il était aux alentours de 20 ou 25 ans.

10.000 milliards

Tous ces neurones forment un vaste réseau interconnecté. Dans 1 cm3 de cerveau humain, on dénombre pas moins de 10.000 milliards de synapses, ou connexions nerveuses.

120

L’information nerveuse doit transiter de neurones en neurones. Dans les fibres nerveuses les plus larges, elle circule jusqu’à 120 m/s, soit 430 km/h. Une vraie autoroute de l’information.

180.000

Pour gagner en vitesse, les fibres nerveuses sont recouvertes d’une gaine isolante appelée myéline. Si l’on mettait bout à bout toutes ces fibres myélinisées, on obtiendrait un segment long de 150.000 à 180.000 km selon les estimations. De quoi faire quatre fois le tour de la Terre

20

Le cerveau représente environ 2 % du poids total d’un Homme. Mais par le rôle central qu’il occupe, il consomme 20 % de l’énergie totale. Un véritable gourmand qui a un fort appétit de sang

41

Le cerveau se compose de quatre lobes au niveau de la couche supérieure appelée cortex. À lui tout seul, le lobe frontal représente 41 % de ce cortex. Les lobes temporaux, pariétaux et occipitaux comptent respectivement pour 22, 19 et 18 %.

12

Le système nerveux central au sens strict se compose de l’encéphale (cerveau, tronc cérébral et cervelet) et de la moelle épinière, desquels part un réseau de nerfs. Douze paires sont directement reliées au cerveau : les nerfs crâniens.

150

Le cerveau doit son volume à environ 1.400 cm3 de cerveau… et 300 ml de liquide : 150 ml de sang, et 150 ml de liquide cérébrospinal dans lequel cerveau et moelle épinière baignent.

7,33

Très majoritairement composé d’eau (99 %), le liquide cérébrospinal comporte aussi des protéines, du glucose, et des ions inorganiques, comme les ions sodium, potassium, calcium, magnésium ou chlorure. Le tout lui confère un pH de 7,33.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-vous ► Est-il possible de survivre si l’on n’a pas de cerveau ?


Qui aurait cru, mais cette fois-ci, je suis vraiment étonnée et pour être certaines que ce billet ne soit pas une blague, j’ai vérifié ailleurs et oui, cela arrive et a une vie tout à fait normale, C’est vraiment étrange !
Nuage

 

Est-il possible de survivre si l’on n’a pas de cerveau ?

 

On peut vivre sans cerveau ? Oui, répondront tout à trac certaines personnes agacées par un membre de leur entourage…

Mais soyons sérieux : est-il réellement possible de se passer de ses deux hémisphères et de raisonner normalement  ?

Oui, répondent les neurologues. Les cas authentifiés de personnes ayant réussi à vivre sans cerveau ou avec un encéphale réduit à quia s’accumulent depuis près d’un siècle.

En 1980, le neurologue John Lorber de l’Université de Sheffield, Yorkshire, décrit le cas d’un de ses patients, venu consulter pour un trouble mineur. Le patient était un jeune doctorant en mathématiques, élève brillant et sympathique. Il lui avait été adressé par un collègue préoccupé par la taille de sa tête, un peu plus grosse que la normale. L’examen CAT-Scan révéla que le jeune homme était pour ainsi dire dépourvu de cerveau, son encéphale étant réduit à une pellicule de moins d’un millimètre de tissu cérébral recouvrant le sommet de sa mœlle épinière. Depuis sa naissance, cet étudiant souffrait d’hydrocéphalie (rétention de liquide cérébro-spinal dans la cavité crânienne), ce qui avait affecté le développement de son cerveau mais pas de son intelligence. Il mena d’ailleurs une vie tout à fait normale et continua d’accumuler les honneurs en mathématiques.

Ce cas étonnant est loin d’être isolé : le professeur Lorber répertoria au cours de sa carrière plusieurs centaines de cas de personnes ayant des hémisphères cérébraux quasi-inexistants mais qui se comportaient comme des individus intelligents et normaux. Certains d’entre eux, qu’il décrit comme n’ayant « aucun cerveau discernable », obtenaient néanmoins des résultats allant jusqu’à 130 aux tests ordinaires de Q.I.

En 1914, on rapporte le cas d’un homme de 62 ans, brutalement emporté par une crise épileptiforme. L’autopsie révéla qu’à la suite d’une blessure à la tête survenue un an plus tôt, un vaste abcès purulent s’était développé dans son crâne. Son cerveau était réduit littéralement à l’état de bouillie, sans que ses fonctions en aient été affectées. Il avait vécu jusqu’à la fin sans souffrances, et sans modifications de son comportement.

À Marseille en 2003, l’IRM et le scanner d’un homme de 44 ans à l’intelligence à peine plus basse que la moyenne (75 de Q.I.) ont montré qu’il vivait sans cerveau. Une boîte crânienne aussi complètement vide serait en principe celle d’une personne démente ou grabataire. Cependant, ce fonctionnaire père de famille n’a rencontré aucun problème particulier au cours de sa scolarité ou dans ses relations sociales.

Brain of a white collar worker

Pour certains, l’existence de redondances de fonctions dans le cerveau suffirait à expliquer la compensation de l’absence des deux hémisphères. Cependant, les recherches récentes vont à l’encontre de cette hypothèse, car elles mettent en évidence la très grande spécialisation des zones cérébrales – les zones motrices et le cortex visuel, par exemple, semblent être des zones bien délimitées et très spécifiques.

Les observations du professeur Lorber ont aussi servi à montrer que la mémoire reste un mystère complet. On supposait au début que la mémoire avait une zone dédiée dans le cerveau, comme dans un ordinateur. Mais les recherches n’ont pas réussi à prouver que la mémoire était située dans un secteur particulier. Comme le disait un neurologue : « la mémoire est partout dans le cerveau et nulle part. »

Pour certains, la mémoire est partout et le cerveau nulle part…

Désormais, vous y réfléchirez à deux fois avant de déclarer : « J’ai un trou… ! »

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