Dater une empreinte digitale, c’est désormais possible


Une autre avancée dans les empreintes digitales qui sera sans doute très utile pour accusée ou disculpé une personne d’un crime. Bref, les empreintes digitales n’ont rien de lien, mais elles sont vraiment bavardes
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Dater une empreinte digitale, c’est désormais possible

 

Des chercheurs du National Institute of Standards & Technology (NIST) aux Etats-Unis ont mis au point une technique pour dater une empreinte digitale. © Jeff Blackler/REX/REX/SIPA

Des chercheurs du National Institute of Standards & Technology (NIST) aux Etats-Unis ont mis au point une technique pour dater une empreinte digitale. © Jeff Blackler/REX/REX/SIPA

Par Audrey Boehly

Pour la première fois, des chercheurs ont mis au point une technique capable de déterminer quand une trace digitale a été déposée. Un sérieux coup de pouce pour les enquêteurs.

SCÈNE DE CRIME. Sur une scène de crime, ce n’est pas toujours le manque d’empreintes digitales qui pose problème aux enquêteurs… mais parfois leur trop grand nombre ! Dans une cuisine par exemple, comment faire le tri entre les traces digitales déposées par le meurtrier et celles datant du dernier dîner entre amis ? Des chercheurs du National Institute of Standards & Technology (NIST) aux Etats-Unis ont peut-être la solution à ce casse-tête. Leur technique permet en effet de savoir depuis combien de temps une empreinte se trouve sur une surface. Une première qui pourrait bien donner un gros coup de pouce à la police scientifique.

La migration de composés présents dans les crêtes digitales permet de retrouver quand l’empreinte a été déposée

Chaque trace digitale est unique, reconnaissable à ses crêtes qui forment un motif différent pour chaque individu. Ces dernières concentrent la majeure partie des milliers de composés chimiques présents dans une empreinte (acides aminés, ions, minéraux, graisses…). En les analysant, les scientifiques espèrent découvrir de nombreuses informations sur leur propriétaire comme son âge, son sexe où les substances avec lesquelles il a pu être en contact, comme des explosifs ou des drogues. C’est justement en cherchant des traces de drogues que les chimistes du NIST ont remarqué un phénomène intéressant : certains des composés présents dans les traces digitales ont tendance à migrer – autrement dit à s’étaler progressivement – sur la surface où ils ont été déposés. En particulier les acides gras comme l’acide palmitique.

fingerprint overlays

Sur cette image obtenue par spectrométrie, on observe la migration de l’acide palmitique (en vert) sur une empreinte digitale lorsqu’elle vient d’être déposée (à gauche) et 72 heures plus tard (à droite). © NIST.

Grâce à une technique appelée « spectrométrie de masse à ionisation secondaire » (SIMS) – qui consiste à bombarder la surface de l’échantillon à analyser avec un faisceau d’ions – les chercheurs ont réussi à mesurer la migration de l’acide palmitique dans le temps, ce qui leur permet de retrouver quand l’empreinte digitale a été déposée. Dans une publication, ils démontrent l’efficacité de cette méthode sur une période de un à quatre jours. Mais depuis, ils ont été capables d’étendre leurs prédiction sur plusieurs mois. Testée pour l’instant en laboratoire, cette technique de pointe pourrait bientôt faire son apparition sur le terrain… et pourquoi pas sur nos écrans TV dans la célèbre série « Les Experts ».

http://www.sciencesetavenir.fr/

Vos empreintes digitales révèleront bientôt tous vos petits secrets Repéré par


Les empreintes digitales peuvent être très bavardes pour donner des informations à qui veut bien entendre, et ce, sans nécessairement avoir le consentement de la personne à qui appartiennent ces empreintes.
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Vos empreintes digitales révèleront bientôt tous vos petits secrets

 

Empreintes digitales prises pars William Herschel vers 1859/60 / William James Herschel via Wikimedia License by

Empreintes digitales prises pars William Herschel vers 1859/60 / William James Herschel via Wikimedia License by

Repéré par Vincent Manilève

Drogues, tabac, sexe, et même explosifs… une simple empreinte digitale suffit désormais à collecter un grand nombre d’informations sur vous.

L’apport des empreintes digitales dans les enquêtes policières a été énorme. Grâce à elles, on peut prouver par exemple qu’une personne, dont les empreintes sont déjà connues, était présente sur le lieu d’un crime.

Et pourtant, de nombreuses entreprises et chercheurs veulent aller plus loin et tentent de perfectionner notre usage de ces empreintes. En 2007 par exemple, Live Science évoquait déjà un système de «photographie chimique» qui affirmait pouvoir détecter le sexe, l’origine ethnique et même le régime alimentaire du propriétaire des empreintes analysées. Depuis, des chercheurs viennent régulièrement proposer de nouvelles techniques, mais aucune ne s’est encore imposée.

Sexe, drogues… et explosifs

Aujourd’hui, on apprend que nos empreintes livrent bien plus d’informations qu’on ne le pensait. Le site Popular Mechanics explique que l’équipe du shérif du comté de Guilford, en Caroline du Nord aux États-Unis, est actuellement en train de tester une nouvelle technologie afin d’obtenir des données supplémentaires. Cette technologie créée par l’entreprise ArroGen et appelée FMID (Fingerprint Molecular Identification) utilise une poudre contenant des particules submicroniques [de taille inférieure à un micron, ndlr] qui s’accrochent aux aminés et aux acides gras des résidus d’empreintes lorsqu’on en saupoudre dessus.

Une fois relevée et analysée en laboratoire, les inspecteurs sont capables de connaître«le sexe de la personne, raconte le site,mais aussi si elle a consommé de la drogue comme de la cocaïne, de la marijuana, de l’héroïne ou de la méthamphétamine, si elle mâche de la nicotine, si elle fume, ou même si elle a touché une arme ou des explosifs». 

Des informations évidemment très utiles quand il s’agit de déterminer le profil du meurtrier et de rassembler des preuves à son encontre. L’entreprise qui produit ce procédé affirme par ailleurs que sa technique marche pour des empreintes vieilles d’un mois.

Des tests sans autorisation

Et selon elle, les applications du FMID sont infinies. La détection des drogues pourra remplacer les tests qui jusque-là reposaient sur l’analyse de l’urine ou des cheveux, et les aéroports pourront tester le personnel de bord et les passagers pour savoir s’ils ont été en contact avec des explosifs.

Bien sûr, Popular Mechanics rappelle la faille de cette nouvelle technologie: pas besoin d’autorisation pour mener ces tests. À partir de rien ou presque, les enquêteurs peuvent en apprendre énormément sur ce que contient notre corps, et ce sans demander votre accord. Le FMID, aussi utile soit-il pour les forces de police, devrait être vite contesté par les associations de défense des libertés individuelles. 

http://www.slate.fr/

Présumé «dépeceur» en fuite Luka Rocco Magnotta bel et bien à Paris


Luka Rocco Magnotta est vraiment en France, car il a pu être identifié formellement grâce a ses empreintes, Peut-être pourrons nous apprendre dans un très proches avenir son arrestation par les policiers français
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Présumé «dépeceur» en fuite

Luka Rocco Magnotta bel et bien à Paris

Luka Rocco Magnotta bel et bien à Paris

Crédit photo : AFP

Aux trousses de Luka Rocco Magnotta, les enquêteurs se seraient rendus dans ce bar du 17e arrondissement

VA Nouvelles selon AFP

Consultez la chronologie de cette affaire

Après avoir affirmé faire des «recherches ciblées» sans toutefois avoir la certitude que Luka Rocco Magnotta était bel et bien allé àParis, les autorités françaises sont désormais formelles: leprésumé «dépeceur» recherché internationalement a bel et bien été vu dans la Ville Lumière.

«Les enquêteurs sont certains que le dépeceur est ou a été en Île-de-France et particulièrement à Paris depuis au moins vendredi», a affirmé une source de la police à l’Agence France-Presse (AFP).

Au cours des dernières heures, les enquêteurs français se seraient notamment rendus dans divers endroits (au moins un bar et deux établissements hôteliers) du 17e arrondissement, dans le nord de la capitale.

Toujours selon ce qu’a pu apprendre l’AFP, les policiers auraient mené une perquisition, vendredi soir, au bar «Le petit Batignolles». Ils auraient alors visionné des images captées par des caméras de surveillance en plus de repartir avec des bouteilles de boisson gazeuse pour y prélever des empreintes digitales.

Ces informations sont aussi rapportées par le quotidien Le Parisien qui a pu apprendre que le gérant d’un bar a affirmé hors de tout doute aux policiers que Luka Rocco Magnotta avait visité son établissement dans la nuit de mercredi à jeudi.

Dans son témoignage, le gérant aurait qualifié le suspect en cavale de «nerveux» en plus de raconter qu’il avait été rejoint par un homme «au physique impressionnant» qui le connaissait.

Luka Rocco Magnotta est activement recherché depuis le 30 mai après la découverte, mardi dernier, d’un torse humain à Montréal, ainsi qu’un pied et une main dans des colis envoyés à Ottawa.

Vendredi, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé que la victime de ce crime atroce est Jun Lin, 32 ans, un Chinois qui étudiait à l’Université Concordia.

http://tvanouvelles.ca

Démasqués!


Il est de plus en plus difficile de faire un crime parfait. La science médico-légale a fait de grandes avancées dans ce domaine, tout le corps passe au crible pour détecter les criminels et faire des mises accusations. Ou encore découvrir l’historique d’une victime pour comprendre son histoire
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Démasqués!

Démasqués!

Photothèque La Presse

Judith Lachapelle
La Presse

Au cinéma, les experts en science médico-légale ne mettent que quelques répliques à résoudre les énigmes judiciaires. Dans la vraie vie, la science offre des outils étonnants, mais aussi imparfaits. Survol des plus récentes découvertes en matière d’identification.

VISAGE

Les logiciels de reconnaissance faciale peuvent être confondus dès que le sujet passe sous le bistouri pour une intervention esthétique. Une équipe de l’Université de Notre-Dame, en Indiana, a constaté que la moitié des logiciels échouait à identifier correctement une personne avant et après son opération. Solution: au lieu d’étudier tout le visage, il vaut mieux identifier indépendamment plusieurs éléments du visage, comme les yeux ou le nez. Cette technique a permis aux chercheurs américains d’obtenir un taux de reconnaissance de 78%. (New Scientist)

CHEVEUX

Un demi-centimètre à la racine d’un cheveu. C’est tout ce dont une équipe de chercheurs de l’Université d’Ottawa a besoin pour découvrir le parcours de son propriétaire dans les deux semaines précédant le prélèvement. L’été dernier, ces chercheurs ont déballé toute l’information qu’ils pouvaient lire dans les isotopes stables d’hydrogène et d’oxygène retenus dans un cheveu, qu’il ait appartenu à une victime ou à un suspect.

«L’eau que l’on boit, a indiqué au journal Le Droit le chercheur Gilles St-Jean, contient des éléments différents selon la région où l’on se trouve.»

Les scientifiques s’appliquent à construire une carte géographique de la composition chimique des cheveux canadiens, qui pourrait aider à résoudre certaines affaires criminelles non élucidées.

DOIGTS

Depuis le début de leur utilisation comme méthode d’identification judiciaire, les empreintes digitales ont acquis une réputation solide. Mais un rapport d’enquête publique publié en décembre dernier en Écosse appelle à la prudence des experts dans les cas complexes. En 1997, des empreintes de doigts trouvées sur une scène de meurtre avaient été attribuées à une policière. L’agente Shirley McKie, qui a toujours vigoureusement nié les conclusions de l’analyse des empreintes, a finalement été blanchie en 1999. La confusion entre les empreintes digitales de la victime et celles de la policière a mené les commissaires à formuler 86 recommandations, dont 2 très importantes: la preuve des empreintes n’est pas infaillible, et les experts doivent reconnaître que leurs conclusions relèvent parfois de l’opinion plutôt que des faits. (The Guardian)

ADN

On laisse des traces d’ADN, des fragments de peau ou de salive, un peu partout sur notre passage. Mais on en laisse aussi là où l’on n’est pourtant pas allé… Des chercheurs australiens ont démontré l’automne dernier que la contamination de l’ADN ne devait pas être prise à la légère. Après avoir demandé à un volontaire de manipuler pendant une minute un jouet d’enfant, une chercheuse a frotté le jouet sur sa blouse de laboratoire. En analysant le vêtement, on a trouvé suffisamment de traces d’ADN pour clairement identifier le volontaire, même si celui-ci n’a jamais touché la blouse blanche. Prudence, donc, disent les chercheurs aux policiers, lorsque vient le temps de conclure qu’un suspect était présent sur les lieux d’un crime. (New Scientist et Legal Medicine)

PIEDS

Comme l’empreinte digitale, la démarche est également unique à chaque personne. Des chercheurs de l’Université Shinshu, au Japon, ont mis au point un logiciel qui a obtenu un taux de reconnaissance de 98% des 104 participants de l’étude. Le logiciel a d’abord observé chacun des participants pendant qu’il fait une dizaine de pas – pieds nus – sur un plateau constellé de capteurs. Ceux-ci ont enregistré la pression exercée par le pied au sol lors de la marche. Par la suite, l’ordinateur a su reconnaître la très grande majorité des participants qui sont repassés sur son plateau. Les chercheurs croient que la méthode pourrait avoir des applications médicales ou même être utilisée comme mesure de sécurité à l’aéroport. (New Scientist)

http://www.cyberpresse.ca

Le saviez-vous ► Les empreintes digitales


Les empreintes digitales font partie des preuves pour relier un criminel a son méfaits mais aussi permet a certaines personnes de prouver leur innocence et maintenant plusieurs dans plusieurs domaines on demande de prouver grâce aux empreintes digitales qu’on est blanc comme neige
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Les empreintes digitales

Les empreintes digitales sont ces petites stries que nous possédons tous aux bouts des doigts des mains. Elles forment des méandres sur les phalanges et sont propres à chaque individu. Aucune n’est pareille.

En 1902, le chef de service de l’identité de la police parisienne qui se nommait Alphonse Bertillon arrête un malfaiteur grâce à ses empreintes digitales et l’année d’après, l’armée et le système pénitencier américain adoptent cette méthode pour identifier les personnes.

Depuis, elle s’est étendue au monde entier pour démasquer les criminels et autres personnes ayant un problème avec la justice.

http://www.pourquois.com