Arnaques : comment les Canadiens se font piéger


De plus en plus des fraudes via internet ou par téléphones se font faisant miroiter beaucoup d’argent, de l’amour ou des menaces pour des revenus non payés auprès du gouvernement. La BBB a fait un palmarès des fraudes au Canada, mais ces mêmes arnaques sont aussi dans d’autres pays. Malheureusement beaucoup se font prendre
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Arnaques : comment les Canadiens se font piéger

 

Des billets canadiens de 50 et 100 $

Des billets canadiens de 50 et 100 $   Photo : CBC

L’organisme Better Business Bureau (BBB) de la Colombie-Britannique a publié le palmarès annuel des 10 principales escroqueries enregistrées dans tout le Canada en 2016. L’arnaque à l’embauche, qui a coûté aux victimes plus de cinq millions de dollars, figure au sommet de la liste.

Radio-Canada avec La Presse canadienne

Bien que la somme d’argent perdue soit loin d’être la plus importante au classement, les fausses campagnes de recrutement ont constitué le plus grand nombre d’escroqueries à travers tout le pays l’année dernière, indique Danielle Primrose, directrice du BBB.

Le principe est simple : un escroc prétend embaucher un candidat par téléphone ou par Internet et lui demande ses informations bancaires afin de pouvoir être payé. Le faux employeur peut ainsi se servir allègrement dans le compte en banque de la victime.

« Les escrocs sont de plus en plus ingénieux, note Danielle Primrose. Ils font remplir tout un tas de papiers et de documents aux victimes pour rendre les choses très similaires aux procédures similaires. Ils vont jusqu’à vous envoyer une prime à la signature qu’ils vous demandent ensuite de rembourser ou de transférer à un autre employé ».

Le plus rentable : la fraude amoureuse

Le stratagème qui s’est avéré être le plus rentable pour les criminels est celui des fraudes amoureuses : 17 millions de dollars dérobés aux Canadiens. Les fraudes envers les Canadiens ont totalisé 91 millions de dollars en 2016, soit près de 30 millions de dollars de plus que l’année précédente, précise le BBB.

Malgré ces chiffres en augmentation, l’organisme affirme que la plupart des arnaques ne sont pas rapportées aux autorités.

« Nous estimons que les 91 millions ne représentent qu’environ 5 % des vraies pertes. Si vous faites le calcul, ça peut porter le chiffre à 1,8 milliard », commente Danielle Primrose qui explique que de nombreuses victimes ont honte ou bien ne savent qu’il est utile de rapporter une fraude.

En 2016, le Bureau de la concurrence et le Centre antifraude du Canada ont reçu près de 90 000 plaintes, comparativement à un peu moins de 70 000 en 2015.

LE PALMARÈS

  1. Les fausses offres d’emploi (5,3 millions $) – Un employeur, que vous n’avez probablement jamais contacté, vous fait miroiter un emploi. Il vous demande de déposer un chèque, en précisant que l’argent vous sera éventuellement retourné. Aucun employeur ne vous fera pareille demande, précise le Bureau de la concurrence.

  2. Les fraudes amoureuses (17 millions $) – Un fraudeur utilise une fausse identité et de fausses photos pour séduire en ligne. Ces arnaqueurs gagnent la confiance des personnes qu’ils rencontrent en ligne, leur font la cour, et ensuite les manipulent pour leur soutirer de l’argent. Souvent, l’arnaqueur prétend qu’il voyage à l’extérieur du pays pour expliquer pourquoi un rendez-vous en personne ne peut avoir lieu. Et pour soutirer des sous, il peut faire valoir, par exemple, qu’un membre de sa famille a besoin de soins médicaux urgents.

  3. Vols d’identité (11 millions $) – Le fraudeur dérobe votre identité de toutes sortes de façons, parfois par piratage informatique et aussi en trouvant des factures et des relevés bancaires dans votre bac à recyclage. Il se sert ensuite de ces précieuses données pour obtenir des cartes de crédit ou louer une propriété. Même les enfants peuvent se faire voler leur identité. Il est recommandé de changer fréquemment les mots de passe.

  4. Un prêt accordé, mais avec des frais payables à l’avance (1,1 million $) – Ces fraudeurs profitent de gens qui ne peuvent obtenir de prêt autrement dans un établissement financier.

  5. Fraudes lors d’achats en ligne (8,6 millions $) Les possibilités sont illimitées selon ce qui est recensé par le Bureau de la concurrence. Produits contrefaits, de faux sites web, des objets achetés qui n’arrivent jamais, des essais gratuits trompeurs ou des cadeaux d’échantillons — avec par la suite des frais mensuels sur les cartes de crédit du consommateur qui a accepté de les recevoir.

  6. Fausses demandes de virement (13 millions $) – Les entreprises sont gravement touchées par le harponnage. Le fraudeur va utiliser l’identité d’un membre de la direction d’une entreprise et demande qu’un virement soit effectué à une fausse adresse de courriel de cette même entreprise. Le consommateur reçoit alors un courriel qui semble légitime et transfère des fonds.

  7. Fraude d’option binaire (7,5 millions $)On vous promet un rendement élevé pour votre argent si vous l’investissez. En fait, il ne s’agit pas d’un investissement, mais d’un pari non réglementé où vous avez une chance sur deux de perdre. Les gains se feront attendre — mais pas les pertes.

  8. Faux gains de loterie (3 millions $)Sans avoir acheté de billet, vous êtes contacté par quelqu’un qui vous annonce que vous avez gagné un gros lot! On vous informe que vous n’avez qu’à payer l’impôt ou des frais d’assurance et la cagnotte est à vous. Souvent, il s’agit d’une importante loterie américaine.

  9. Faux appels de l’Agence du revenu du Canada (4,3 millions $) Un agent vous contacte par courriel ou par téléphone: il vous explique que vous devez de l’argent, parfois menace de lourdes sanctions ou pénalités si l’argent n’est pas immédiatement transmis ou encore demande des renseignements personnels prétextant vouloir vérifier votre identité. L’Agence ne fera jamais de menaces au téléphone et ne vous demandera pas d’informations personnelles par courriel ou par téléphone, précise le Bureau de la concurrence.

  10. Fausses recommandations en ligne et contenu commandité (montant indéterminé) – Les critiques positives et recommandations de produits ou de services sur les médias sociaux ne sont pas toujours véridiques, et souvent sont formulées par des personnes rémunérées dans ce but, est-il indiqué par les partenaires de ce palmarès.

Le Bureau de la Concurrence rappelle que si une offre semble « être trop belle pour être vraie », c’est probablement le cas.

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Emploi: savoir faire ce que la machine ne fait pas


Avec les robots et l’intelligence artificielle de plus en plus perfectionné que sera l’avenir pour les futurs adultes aptes au travail.? Dans quel domaine, ils pourront se démarquer ? Quels sont les atouts que l’être humain surpassent les robots et l’intelligence artificielle ?
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Emploi: savoir faire ce que la machine ne fait pas

Le Huffington Post Québec  |  Par Laurence Houde-Roy

Alors qu’au moins 5 millions d’emplois seront remplacés par des robots ou par des services d’intelligence artificielle d’ici 3 ans dans le monde, plusieurs travailleurs tenteront de sauver leur emploi et d’échapper à cette transformation du milieu.

Pour affronter cette situation et éviter de se faire remplacer par la technologie, il ne suffit pas que d’être prêt pour le marché du travail («job ready»), ont fait valoir des experts du milieu universitaire lors d’une conférence au dernier Forum économique mondial, à Davos, il faut carrément être prêt pour le futur («futur ready»).

Les tâches dans le milieu industriel sont depuis longtemps remplacées par l’automatisation, et plus récemment, même l’analyse de données dans le milieu financier et médical a été remplacée par l’intelligence artificielle. Sans parler que la voiture autonome, qui semblait être une lubie de l’esprit il y a 3 ans, se promène déjà dans certaines villes à travers le monde.

Pourtant, le secret n’est pas de compétitionner contre la robotique, disent les experts, mais plutôt de perfectionner ce que la machine ne pourra jamais faire : être un humain.

«Parce que ce qui va compter, c’est cette capacité de voir un peu plus loin que le robot; cette créativité qui est encore très difficile à codifier dans un logiciel, précise Suzanne Fortier, principale et vice-chancelière de l’Université McGill, qui était l’une des conférencières. Alors on sait très bien que la créativité va demeurer un atout de l’être humain par rapport au robot.»

Mme Fortier nomme également d’autres habiletés humaines comme le leadership, la capacité à prendre des décisions, l’évaluation du risque et la résilience qu’il faut cultiver afin de se démarquer du robot et devenir un complément essentiel.

«Il y a la compassion, aussi. Un robot peut nous sembler très sympathique, mais pour comprendre l’être humain, avec sa complexité, ce n’est pas encore quelque chose qu’on peut facilement codifier. Et dans le domaine médical, notamment, c’est nécessaire», ajoute-t-elle.

Même son de cloche du côté d’Erik Brynjolfsson, directeur de l’Initiative on the Digital Economy au Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui était également panelliste.

Selon lui, «suivre des instructions, mémoriser des faits, c’est ce que les machines font. Ce que les humains ont de plus, c’est la créativité, une intelligence émotionnelle, la capacité de penser différemment. Pour vous démarquer, vous devez faire des choses que les machines ne font pas bien», explique l’expert.

Suzanne Fortier résume son idée par trois lettres qui distingue l’Homme de la machine : RDD (Recherche, Développement et Design).

«L’homme a d’abord cette forte capacité de rechercher encore plus profonde, plus précise, que la machine. Il peut ensuite développer son idée avec leadership et en analysant le risque. Enfin, le design permet de faire le pas entre la découverte et l’être humain, de développer son idée en l’adaptant aux besoins de l’être humain», précise la vice-chancelière.

Ainsi, elle estime qu’un étudiant devrait choisir un domaine qui lui plaît réellement, dans lequel il a envie d’apprendre plus quotidiennement.

«Et dans ce qui l’intéresse, il lui faut regarder les types d’emplois qui font appel aux RDD, afin de rester toujours indispensable et complémentaire à la machine», explique-t-elle.

Pour cela, une large connaissance du monde qui nous entoure est nécessaire, rappelle-t-elle, en incluant les arts et l’étude d’autres cultures.

«C’est ce qui fait mousser la créativité, et nous rend «futur ready»», précise Suzanne Fortier.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Un père renvoyé pour avoir assisté à la naissance de son fils


Quand on dit qu’une porte se ferme, une autre porte s’ouvre, c’est ce qui est arrivé à ce nouveau papa. Les papas sont importants quand un bébé viens au monde, et cet homme a choisi sa famille avant tout et se retrouve sans emploi, mais grâce à son histoire, d’autres portes se sont ouvertes …
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Un père renvoyé pour avoir assisté à la naissance de son fils

 

Un père du New Hampshire a perdu son emploi après avoir manqué une journée de travail pour assister à la naissance de son fils.

Lamar Austin avait un contrat de 90 jours avec la firme de sécurité Salerno Protective Services.

Le père de 30 ans, qui devait être sur appel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 durant cette période, n’a pas pu être à son poste les 30 et 31 décembre dernier, car sa femme Lindsay est entrée en salle d’accouchement le vendredi soir.

Le couple a accueilli son fils Cainan le 1er janvier, mais une heure après le début de la Nouvelle année, Austin a reçu un message texte de son employeur l’informant que la compagnie mettait fin à son contrat.

Selon le Concord Monitor, la compagnie était en droit de renvoyer Austin, car dans l’état du New Hampshire, un employeur peut mettre un terme au contrat d’un employé pour n’importe quelle raison.

«Ça n’a pas été facile, mais je devais choisir entre mon travail et ma famille, et je vais toujours choisir ma famille en premier», confie Lamar Austin.

Après la publication de l’article, Sara Persechino, une mère de deux enfants touchée par cette histoire, a débuté une campagne de sociofinancement sur Go Fund Me pour venir en aide à Lamar et sa famille.

«Personne ne devrait avoir à choisir entre sa famille et son emploi. Accueillir un enfant devrait être un temps de réjouissance», écrit Persechino.

Depuis, l’histoire de Lamar Austin est devenue virale et il a reçu trois offres d’emploi ainsi qu’une offre de stage, rapporte The Telegraph.

«Parfois, vous perdez quelque chose, mais vous trouvez quelque chose d’encore mieux par la suite», relativise Austin.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Vous n’aimez pas votre travail ? Regardez ce que font les autres pour gagner leurs vies.


Ce n’est pas évident pour tout le monde d’aimer leur travail, et parfois difficile de trouver mieux. Cependant, il y a pire comme emploi à travers le monde. Certains aiment ce qu’ils font quand même, mais d’autres, c’est le seul moyen de survivre, malgré le maigre salaire, les mesures de sécurités inexistantes
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Vous n’aimez pas votre travail ? Regardez ce que font les autres pour gagner leurs vies.

Des travailleurs non qualifiés en Asie centrale.

© Masashi Mitsui

© Masashi Mitsui

Monter des câbles électriques haute tension en Chine.

© Rex

© Rex

Des marins au long cours.

© DragonPhister

© DragonPhister

Travailler dans les montagnes.

© IC

© IC

Travailler dans les mines.

© Colin

© Colin

Des marins sur un porte-avions pendant une tempête.

© LCDR Everitt

© LCDR Everitt

Nettoyer les égouts en Inde.

© Sagar Kaul

© Sagar Kaul

Un mineur au travail.

© Jonjonnotaleprechaun

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Extraire du pétrole.

© sumkino

© sumkino

Conducteur de camion longue-distance.

© k60.kn3.net

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Nettoyer les vitres d’un gratte-ciel.

© Steve Fernie

© Steve Fernie

Des pompiers.

© Dark

© Dark

Un énorme engin de terrassement a besoin de réparations.

© i.redditmedia.com

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Et d’un nouveau pneu…

© kalina2.ru

© kalina2.ru

Voici comment le sel est conditionné en Inde.

© 1.dainteresdit.ge

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Chercher des diamants en Afrique.

© masternews.gr

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La vie sur un bateau en hiver.

© i.imgur.com

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Un emploi subalterne à Haïti.

© cs633517.vk.me

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L’extraction de charbon au Pakistan.

© esquire.kz

http://bridoz.com/

Démissionner par message texte devient une réalité de plus en plus courante


Aujourd’hui, des gens démissionnent par message texte (texto). La dernière rencontre avec l’employeur est pour chercher leur dernier salaire. Est-ce mieux ? Surtout que des employeurs congédient aussi par courriel au lieu de face-à-face. Apprenons-nous à éviter une discussion entre employé et employeur ? Peur de la confrontation ?
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Démissionner par message texte devient une réalité de plus en plus courante

 

TEXTING

Démissionner par messages textes devient une réalité de plus en plus courante. Cette pratique déconcerte les employeurs de Val-d’Or qui vivent cette situation.

La propriétaire du Balthazar Café de Val-d’Or, Isabelle Boutin, affirme devoir composer avec des employés qui démissionnent par textos.

« Le soir même ils nous envoient un petit texte… « Salut, je ne me sens plus bien au travail, je démissionne » et on n’a plus jamais de nouvelles », dit-elle. Elle s’interroge sur cette incapacité de ces employés à agir en « face à face ».

« C’est la facilité. Ils n’ont pas à confronter l’employeur, ils n’ont pas à donner de raisons et on n’a pas les moyens de dire, « bien voyons, tu ne peux pas faire ça »! Ce que je fais, c’est que le dernier chèque de paye, ils doivent venir le récupérer en mains propres. Au moins je peux avoir un dernier contact avec eux, et leur demander « pourquoi, pourquoi tu n’es pas venu me voir »? », explique-t-elle.

La gérante de la boutique Mode Le Grenier, Dalida Veillette, vit ce même genre de situation. Maintenant, lors de l’embauche, elle avertit clairement ses employés de tout simplement ne pas lui envoyer de textos.

«C’est premièrement choquant, et deuxièmement, c’est décevant parce que tu ne t’attends pas à ça. Tu ne t’attends pas à recevoir des textos pour recevoir une démission ou pour te faire dire, « je ne rentre pas aujourd’hui.»- Dalida Veillette

La consultante en ressources humaines et présidente de Perreault et associés, Manon Perreault, n’est pas surprise, surtout en situation de pénurie de main-d’œuvre.

« On a tendance à tolérer des situations qu’on ne tolérerait pas normalement parce qu’il n’y a personne pour remplir la tâche ».

Elle ajoute toutefois avoir déjà vu des employeurs congédier certains employés par courriel.

Pour professeur au département de communications de l’Université de Montréal, André Caron, et auteur du livre Culture mobile: les nouvelles pratiques de communications, il s’agit d’une situation à laquelle il mérite de porter attention.

« C’est un phénomène qui est là depuis un bout de temps. Maintenant, c’est un peu plus particulier parce que ce n’est peut-être pas un manque de savoir-vivre, mais peut-être de mal connaître le poids et l’importance de la communication face à face », explique-t-il.

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Inde: embauchez quelqu’un pour faire la queue devant la banque


Une façon inusitée pour avoir un travail à Delhi en Inde. Être dans une file d’attente à la place d’un client à la banque …
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Inde: embauchez quelqu’un pour faire la queue devant la banque

 

Pas envie de faire des heures de queue devant une banque indienne prise d’assaut pour retirer de l’argent ? Une application propose d’embaucher quelqu’un pour piétiner à votre place.

Depuis deux semaines, les longues files d’attente ne désemplissent pas devant les établissements bancaires de ce pays de 1,2 milliard d’habitants après la démonétisation brutale des billets de 500 et 1.000 roupies (6,5/13 euros).

Pour les plus impatients ou occupés, une start-up de New Delhi a trouvé une parade: payer une personne pour faire la queue pour eux. 90 roupies (1,2 euro) par heure, huit heures d’attente maximum.

L’entreprise BookMyChotu – « chotu » signifie « un garçon » en hindi -, qui proposait à la base d’embaucher des personnes pour des services ponctuels, s’est habilement adaptée à la pénurie d’argent liquide et à la ruée sur les banques qui frappe le pays.

« Vous êtes à court d’argent ? Vous avez besoin d’embaucher quelqu’un pour faire la queue devant la banque/le DAB jusqu’à ce que se soit votre tour ? », demande une publicité sur le page Facebook de l’entreprise.

« Nos garçons n’entreront pas à l’intérieur des banques, ils resteront juste dans la queue pour nos clients », ajoute-t-elle.

Le service n’est disponible qu’à Delhi et ses villes satellite.

En raison de l’affluence, les banques indiennes sont souvent à sec ces derniers temps dans un pays où 90% des transactions s’effectuent en liquide.

La pénurie d’argent liquide a entraîné un ralentissement de l’activité économique, qui pourrait impacter la croissance de l’Inde.

Mais le gouvernement estime que la mesure, en forçant une partie de l’énorme secteur informel du pays à rentrer dans le système bancaire, contribuera in fine à faire croître le PIB.

23/11/2016 11:02:22 –  New Delhi (AFP) –  © 2016 AFP

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Les robots sont (presque) meilleurs que vous


Je me souviens qu’on commençait à peine d’entre parler des ordinateurs et des prouesses qu’on pouvait faire avec cette technologie, qu’on commençait à parler que les ordinateurs remplaceraient des personnes aux emplois, puis nous sommes à l’ère de la robotisation qui semble plus qu’évident, malgré que les concepteurs se veulent rassurant que des catégories de personnes auront beaucoup de difficulté à travailler par manque de diplôme, ou un premier emploi et autres … La question que je me pose est comment ces personnes sans emplois vont survivre pour payer un logement-nourriture-habillement et les coûts rattachés ?
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Les robots sont (presque) meilleurs que vous

 

Photo: Ezume Images

Photo: Ezume Images

Les robots envahissent le marché de l’emploi. Des programmes informatiques de plus en plus puissants battent déjà les êtres humains à plate couture dans de nombreux domaines. Tour d’horizon d’un phénomène où la fiction rejoint la réalité, et ce, de plus en plus vite !

Naël Shiab

 

Tout a commencé par une demande de rendez-vous tout ce qu’il y a de plus normal, par courriel. L’actualité souhaitait obtenir une entrevue avec une entreprise française spécialisée dans les nouvelles technologies.

« Merci de votre intérêt pour notre produit ! Julie, en copie de ce mail, va nous organiser un call d’une vingtaine de minutes. »

Peu après, Julie répond, comme prévu, en propo­sant divers créneaux horaires.

« Lequel vous conviendrait le mieux ? » demande-t-elle.

Un dernier échange et le rendez-vous est fixé. Rien d’exceptionnel a priori, mis à part que Julie n’est pas une assistante comme les autres : c’est une intelligence artificielle.

L’algorithme Julie Desk a été créé à la fin 2014 par l’ingénieur de formation Julien Hobeika et deux de ses anciens camarades de classe. Julie comprend le langage humain et peut gérer vos rendez-vous, prévoir vos déplacements ou réserver au restaurant pour un repas d’affaires. Vous avez besoin de quelque chose ? Il suffit de lui envoyer un courriel

« L’avantage, explique Julien Hobeika, c’est le coût, évidemment, mais Julie est surtout plus rapide qu’une personne et elle est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle s’améliore aussi au fur et à mesure qu’on a recours à elle. »

Au Canada, en 2011, 330 000 assistants administratifs gagnaient en moyenne 33 000 dollars par année, selon Statistique Canada. L’abonnement annuel à Julie coûte un peu moins de 3 000 dollars avec toutes les options, et elle n’a pas besoin d’un bureau. Une nouvelle révolution industrielle se pointe à nos portes. Après la mécanisation puis l’informatisation, voici l’ère de la robotisation.

L’Institut Brookfield, dont le siège est à Toronto, a analysé les tâches effectuées dans près de 500 emplois au Canada et publié un rapport en juin. Conclusion : jusqu’à 40 % de ces emplois seront très probablement touchés par une forme d’automatisation d’ici 10 à 20 ans, et la technologie pour le faire est en grande partie déjà au point. Julie Desk n’est donc pas le fruit du hasard. Les probabilités que le travail d’assistant administratif soit robotisé d’ici deux décennies sont de 96 %, alors que 54 % de ses tâches peu­vent déjà être automatisées.

Pour obtenir une idée plus précise de la situation au Québec, L’actualité a croisé les résultats de cette étude avec les données du recensement de 2011. De 500 000 à 1 600 000 travailleurs pourraient ainsi être concernés dans la Belle Province. Les hommes seront plus touchés que les femmes, puisqu’ils sont plus nombreux à exercer des métiers manuels et que leurs tâches peuvent être effectuées plus rapidement et plus efficacement par des machines. Les travailleurs âgés de 15 à 24 ans, qui occupent souvent un premier emploi nécessitant peu de compétences, se trouvent aussi en première ligne, tout comme la population active sans diplôme universitaire. Les employés gagnant moins de 30 000 dollars sont également surreprésentés. Bref, la robotisation risque de frapper de plein fouet les travailleurs les plus vulnérables de notre société. Les vendeurs de commerce au détail, les serveurs au comptoir, les caissiers et les chauffeurs de camion font partie de ceux dont le métier est le plus susceptible de subir très bientôt une transformation forcée.

HOMMES

L’assistante virtuelle Julie Desk est née de l’autre côté de l’Atlantique, mais les initiatives québécoises ne sont pas en reste. ISA a vu le jour à… Chicoutimi ! Ellipse Synergie a décidé d’utiliser des algorithmes pour s’attaquer à un enjeu aussi personnel que délicat : la santé mentale. Seriez-vous prêt à parler à cœur ouvert de vos problèmes à un robot ? Le cofondateur de l’entreprise Louis-Raphaël Tremblay, 41 ans, n’en doute pas.

« Dans cinq ans, on aura démontré que le soutien psychologique de première ligne doit être assuré par un module d’intelligence artificielle », affirme l’ancien professeur de mathématiques et de sciences.

Selon lui, de nombreuses personnes n’osent pas appeler les services d’aide, entre autres parce qu’un inconnu se trouve à l’autre bout du fil. Gêne, appréhension, difficulté à exprimer le problème vécu… Avec un robot, aucun jugement n’est porté et tout reste strictement confidentiel. L’Association des policières et policiers provinciaux du Québec a été séduite par l’idée et a commencé à offrir le service à ses membres au printemps 2016.

Une version d’essai est en ligne à psylio.ca. Une fois connecté, le logiciel ISA, doté d’une voix féminine, s’adresse directement à l’utilisateur et celui-ci répond à ses questions, aussi affichées à l’écran, en cliquant sur des options. ISA s’adapte à l’interlocuteur et lui prodigue des recommandations en fonction de la situation. L’utilisateur peut en tout temps cliquer sur un bouton d’urgence s’il souhaite parler de vive voix à quelqu’un.

JEUNES

« Qui ira consulter un psychologue par curiosité ? Personne, dit Louis-Raphaël Tremblay. On attend toujours à la dernière minute, quand les dommages collatéraux sont très grands. Pour la première fois, on peut prétendre s’adresser à tout le monde, même s’il n’y a rien de grave. » Disponible en tout temps et capable d’interagir avec des milliers de personnes en même temps, ISA est une révolution dans le domaine, estime son créateur.

Le Montréalais Ian Gascon a aussi ses robots… qui veulent s’occuper de vos économies ! Pionnier au Canada dans le secteur des robots-conseillers, il a lancé en 2010 Placements Idema et il a lui-même codé ses programmes informatiques. Ses algorithmes investissent dans des fonds négociés en Bourse.

« Je pense que tout système automatisé, en particulier en gestion de portefeuille, sera toujours meilleur qu’un gestionnaire qui prend des décisions arbitraires », affirme-t-il.

Certes, au début, il n’a pas été facile de convaincre ses clients de confier le fruit de leur labeur à un robot. Mais les gens sont de plus en plus à l’aise avec cette idée, précise-t-il. D’autant que ses conseillers numériques permettent d’abaisser les frais, et donc d’augmenter les rendements.

« Nous avons des systèmes qui nous permettent de passer moins de temps sur chacun des comptes et de générer des alertes au besoin. C’est essentiellement ma philosophie de gestion de portefeuille que j’ai traduite en système informatisé pour ouvrir de nombreux comptes à la fois et rendre le tout rentable. »

Et si vous préférez investir votre argent dans une propriété, sachez qu’il existe aussi des robots conçus à cette fin ! La jeune entreprise montréalaise Local Logic a mis au point un moteur de recherche qui permet d’évaluer une gamme de services, comme la proximité avec une épicerie, une école, l’accès au transport en commun, les infrastructures pour cyclistes, l’aspect verdoyant de la rue, le niveau de bruit, etc.

« Les agents immobiliers consacrent des heures à chercher de l’information sur chacune des propriétés qu’ils recommanderont à leurs clients, dit Vincent-Charles Hodder, cofondateur de l’entreprise. Nous sommes capables de générer ça en quelques secondes. »

Local Logic couvre pour l’instant les 10 plus grandes villes au pays. D’ici fin 2017, l’objectif est d’ajouter à la liste les 100 plus grandes villes américaines. Vincent-Charles Hodder et ses collègues, d’ex-étudiants en urbanisme de l’Université McGill, ne comptent pas s’arrêter là. Ils veulent aussi renseigner les voyageurs sur les hôtels et auberges les mieux situés, partout dans le monde, grâce à un robot qui comprendrait, par exemple, un message texte.

Tous ces travailleurs virtuels, incroyablement performants et rapides, sonnent-ils le glas des assistants administratifs, des psychologues, des conseillers financiers, des courtiers immobiliers et des agents de voyages ? Et, qui sait, la fin de votre propre profession ? Devons-nous, pauvres humains que nous sommes, nous préparer à vivre des prestations de l’assurance-emploi ?

SALARIES

« Il n’y a presque aucun cas où Julie a remplacé un assistant, assure Julien Hobeika. Nos clients sont des entreprises qui n’en avaient déjà plus. C’est fini, l’époque où des gens serraient des boulons. Aujourd’hui, quand on recourt à un humain, c’est pour qu’il prenne une responsabilité par rapport à quelque chose. Ce n’est pas pour faire une tâche répétitive. »

L’entrepreneur souligne que sa boîte a même créé de l’emploi. Chaque fois que Julie prend une décision, un de ses employés doit la vérifier et l’approuver. Mais pour combien de temps ?

« On améliore notre algorithme grâce aux humains, dans l’idée d’utiliser de moins en moins d’humains pour faire les modifications. »

Du côté d’ISA, le but n’a jamais été de remplacer les pro­fessionnels en santé mentale, soutient Louis-Raphaël Trem­blay. L’objectif est au contraire de pousser les utilisateurs à en contacter un.

Une fois qu’ISA a compris ce qui se passe, elle dit : “Écoute, on a fait un premier bout de chemin ensem­ble, maintenant que tu as travaillé sur ce que tu vis, aimerais-tu communiquer avec une ressource près de chez toi ?” Et là, elle lui propose des services offerts dans un rayon de 50 km. Ainsi, toute la profession, psychologues, psycho­éducateurs et intervenants sociaux, en bénéficierait. »

En ce qui a trait aux robots-conseillers, Ian Gascon est catégorique.

« Si un conseiller n’a pas su s’adapter aux nouvelles réalités, aux technologies qui permettent de faire les mêmes choses pour moins cher, tant pis. C’est notre modèle d’affaires, et je pense que c’est gagnant pour le consommateur. »

L’expert financier pense tout de même que des humains seront toujours nécessaires pour résoudre des problèmes particuliers ou offrir des services plus personnalisés.

SCOLARISES

Côté immobilier, Local Logic a été pressentie par des courtiers qui aimeraient profiter de sa technologie. L’entreprise est d’ailleurs en pleine croissance et doit grossir ses rangs, même si elle se trouve dans une situation bien paradoxale.

« C’est difficile pour nous de planifier les ressources dont nous aurons besoin parce qu’on fait toujours de la recherche pour automatiser nos tâches, explique Vincent-Charles Hodder. Donc, dans deux ou trois mois, il est possible qu’on n’ait plus besoin de ces ressources parce que le travail sera automatisé. »

En revanche, l’entrepreneur avoue avoir de la difficulté à recruter de bons vendeurs.

« On l’a appris au fur et à mesure. On développe une relation humaine avec un client, un partenaire d’affaires, un investisseur. Et je ne pense pas qu’un robot va vraiment pouvoir remplacer ça. »

Une lueur d’espoir pour le travailleur simplement humain ?

Tous les entrepreneurs de ces domaines de pointe s’entendent sur un point : le marché du travail s’apprête à traverser une période de grande transformation. Le chômage deviendra-t-il endémique ? Les travailleurs que nous sommes laisseront-ils inévitablement la place à des employés immatériels ? L’intelligence artificielle prendra-t-elle le pas sur le cerveau humain ? Ou de nouvelles catégories d’emplois apparaîtront-elles ?

« Il y a des tâches que des algorithmes effectuent mieux que les humains, affirme Jean-Paul Isson, vice-président mondial de Monster Worldwide, un des plus grands sites de recherche d’emplois au monde. Mais l’algorithme ne peut pas toujours reproduire le flair, ce côté humain, que l’expérience, l’intuition apportent. C’est en combinant l’expérience, l’intuition et la technologie qu’on prend les meilleures décisions. »

Mathématicien de formation, il a lui-même créé des programmes informatiques pour prédire quels employés au sein d’une entreprise sont les plus à risque de démissionner. En fonction des heures travaillées, du salaire, de l’âge, des tâches, du secteur, de l’état de l’économie et de dizaines d’autres facteurs, ses robots peuvent envoyer une alerte à un patron et lui suggérer de modifier les conditions de travail d’un employé pour éviter un départ.

Et ce n’est pas tout. Bientôt, c’est un robot qui pourrait même être responsable de votre embauche !

« Quand vous avez des centaines de personnes qui posent leur candidature à un poste, il faut un temps fou pour passer à travers tous les dossiers, explique Jean-Paul Isson. On a mis au point un algorithme capable de lire les CV. »

Par exemple, si vous êtes à la recherche d’un analyste en marketing qui a étudié à Mont­réal, le robot peut donner une note à chaque candidature. Et ce travail-là, pour des milliers de CV, se fait en quelques secondes.

« Mais c’est toujours l’être humain qui prend les décisions au final », précise-t-il, rassurant.

Du moins, pour l’instant.

http://www.lactualite.com/

Les robots intelligents arrivent, menaçant des millions d’emplois


Je me souviens adolescente quand on commençait à parler des ordinateurs qu’on faisait mention des emplois qui seront perdus à cause de la technologie, mais c’était dans loin dans le futur, même si le processus avait déjà commencé Voilà qu’aujourd’hui, des scientifiques que ce futur s’approche et que des dangers nous guettent avec l’intelligence artificielle des robots qui font de grands progrès
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Les robots intelligents arrivent, menaçant des millions d’emplois

 

Des enfants interagissent avec un robot humanoïde, lors... (Photo GERARD JULIEN, archives AFP)

Des enfants interagissent avec un robot humanoïde, lors de la Global Robot Expo, le 31 janvier.

PHOTO GERARD JULIEN, ARCHIVES AFP

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

Les progrès réalisés ces cinq dernières années dans l’intelligence artificielle vont permettre de construire des robots, capables d’exécuter quasiment toutes les tâches humaines, menaçant des dizaines de millions d’emplois au cours de 30 prochaines années, s’accordent à prédire des scientifiques.

«Nous approchons du moment où les machines pourront surpasser les humains dans presque toutes les tâches», a prévenu Moshe Vardi, directeur de l’Institute for Information Technology à l’Université Rice au Texas.

«La société doit se pencher sur cette question dès maintenant car si des robots font presque tout ce que nous faisons comme travail, qu’allons nous faire», s’est-il interrogé samedi aux côtés d’autres experts lors de la conférence annuelle de l’American Society for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Washington.

Travailleurs du sexe

Pour le scientifique qui n’exclue pas la fin du travail humain,

 «la question est de savoir si l’économie mondiale peut s’adapter à un taux de chômage de plus de 50%». Aucune profession n’est à l’abri, pas même les travailleurs du sexe, a-t-il lancé.

L’automatisation et la robotisation ont déjà bouleversé le secteur industriel ces 40 dernières années, dopant la productivité au détriment de l’emploi. Le nombre de création de postes dans le secteur manufacturier a atteint son pic en 1980 aux États-Unis et n’a cessé depuis de diminuer, s’accompagnant d’une stagnation des revenus de la classe moyenne, a expliqué Moshe Vardi.

Aujourd’hui on compte plus de 200 000 robots industriels dans le pays et leur nombre continue à augmenter.

La recherche se concentre actuellement sur la capacité de raisonnement des machines et les progrès ces vingt dernières années sont spectaculaires, selon cet expert.

«On a toutes les raisons de penser que les progrès des 25 prochaines années seront tout aussi impressionnants», a-t-il ajouté.

Selon lui, 10% des emplois qui nécessitent de conduire un véhicule aux États-Unis pourraient disparaitre en raison de l’automatisation de la conduite d’ici vingt-cinq ans.

Bart Selman, professeur de sciences informatiques à l’Université Cornell prévoit quant à lui que «dans les deux ou trois ans (à venir) des machines autonomes (…) feront leur entrée dans la société permettant entre autres la conduite automatisée de voitures et camions mais aussi de contrôler des drones de surveillance».

Cet expert a expliqué que des progrès très importants ont été fait depuis cinq ans notamment dans la vision et l’ouïe artificielles permettant à des robots de voir et d’entendre comme les humains.

Perte de contrôle des humains

Le professeur Selman a indiqué que les investissements dans l’intelligence artificielle aux États-Unis ont été de loin les plus élevés en 2015 depuis la naissance de ce domaine de recherche il y a cinquante ans, citant Google, Facebook, Microsoft et Tesla, du milliardaire Elon Musk, soulignant que le Pentagone a demandé 19 milliards de dollars pour développer des systèmes d’armement intelligents.

Ce qui est inquiétant dans ces nouveaux logiciels, s’accordent à dire les experts, c’est leur capacité à synthétiser les données et à exécuter des tâches complexes.

«On peut donc s’interroger sur le niveau d’intelligence que ces robots pourront atteindre et si les humains ne risquent pas un jour de perdre le contrôle», a pointé Bart Selman.

L’astrophysicien britannique Stephen Hawking avait notamment mis en garde contre ce danger expliquant que «les humains sont limités par une évolution biologique lente». «L’intelligence artificielle pourrait se développer d’elle-même à un rythme de plus en plus rapide», avait-il expliqué.

Ces questions ont conduit les scientifiques à envisager l’établissement de règles éthiques pour encadrer le développement de l’intelligence artificielle ainsi que de programmes centrés sur la sécurité.

Elon Musk a lancé en 2014 une initiative de 10 millions de dollars à cette fin, estimant que l’intelligence artificielle était «potentiellement plus dangereuse que le nucléaire».

En 2015, un groupe de personnalités de haut vol, dont Stephen Hawking, Elon Musk et Steve Wozniak, cofondateur d’Apple, avait publié une lettre ouverte plaidant pour «l’interdiction des armes autonomes».

Ils expliquaient que «si une grande puissance développait des armes dotées d’une intelligence artificielle autonome, cela entraînerait une course dangereuse de ce type d’armement».

Pour Wendel Wallach, un éthicien de l’Université Yale, ces dangers nécessitent une mobilisation de la communauté internationale.

L’idée, a-t-il résumé samedi, «est de s’assurer que la technologie demeure un bon serviteur et ne devienne pas un maître dangereux».

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Les robots ne vont peut-être pas détruire de l’emploi mais…


Avec la robotisation, les travailleurs peuvent-ils se retrouver au chômage ou trouver un travail moins intéressant et moins payant ? Les emplois disponibles seront-ils pour les hyper qualifiés ? Restera-t-il des emplois ? Il aura probablement beaucoup de gens sans travail, comment pourront-ils vivre
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Les robots ne vont peut-être pas détruire de l’emploi mais…

 

Le Huffington Post France  |  Par Grégory Rozières

    Les révolutions technologiques à venir peuvent faire fantasmer. Ou faire froid dans le dos. Prenez la voiture sans chauffeur. Plus besoin de conduire, moins d’accident, un trafic moins dense… Bref, le rêve.

    Enfin, sauf si vous êtes chauffeur de taxi. Auquel cas, cette révolution se transforme en un cauchemar appelé chômage technique. Pour autant, encore faudrait-il que les Etats autorisent des véhicules sans aucun conducteur.

    Si cette perspective peut sembler très lointaine, elle pourrait arriver bien plus rapidement pour les routiers. Il suffit d’imaginer des convois de camions se suivant automatiquement, et où seul un conducteur serait présent pour gérer ce flux de véhicules. D’ailleurs, des camions sans conducteur sont déjà en test sur les routes américaines.

    3 millions d’emplois perdus en 10 ans

    Les conducteurs ne sont pas les seuls concernés par une possible mise au ban. L’automatisation, via les robots et les intelligences artificielles (des algorithmes capables de réaliser diverses tâches répétitives et encadrées), pourrait toucher de nombreuses catégories sociales dans les années à venir. Une étude d’un cabinet de conseil citée par le JDD en 2014 évoquait ainsi le chiffre de 3 millions d’emplois supprimés en France d’ici à 2025.

    Un chiffre obtenu en imaginant une automatisation des tâches de 20%, touchant de nombreux secteurs, de l’agriculture au bâtiment en passant par l’hôtellerie (avez-vous entendu parler de cet hôtel japonais géré par des robots?).

    En 2013, des chercheurs de l’université d’Oxford avaient imaginé la probabilité pour chaque profession d’être remplacée par un robot d’ici 20 ans. Si les emplois créatifs et très qualifiés (chirurgien, conseillers sociaux, professeurs, etc) avaient peu de chance d’être touchés, il n’en était pas de même pour des tâches plus facilement automatisables: développeur photo, réparateur de montres, télévendeur, agent de crédit… la liste est longue. Au total, 47% des emplois avaient plus d’une chance sur deux de devenir l’apanage des robots.

    Depuis 200 ans, les machines ont créé des emplois

    Pas besoin pour autant de sortir la fourche et d’hourdir une révolte contre l’avènement des robots (pour le moment). Car la peur du remplacement par les machines ne date pas d’hier. Déjà au début du XIXe siècle, le luddisme avait opposé les tondeurs et tricoteurs travaillant dans le textile à détruire les révolutionnaires métiers à tisser mécaniques, accusés de mettre au chômage les artisans.

    robots ia

    Pourtant, si l’avenir n’est pas écrit, le passé est lui assez clair, et la technologie et ses machines ont créé de l’emploi. C’est en tout cas ce qu’affirme le cabinet Deloitte, cité par le Guardian, dans une étude publiée mi-août. Après avoir analysé 140 ans de données économiques en Angleterre et au Pays de Galles, le constat est clair: la technologie a été « une bonne machine à créer de l’emploi ».

    Selon les auteurs, la perception populaire tient au fait qu’il est plus facile de voir les emplois détruits par la technologie que ceux créés par celle-ci.

    Ainsi, la chute du nombre de travailleurs dans l’agriculture et la manutention « a été plus que compensée par la croissance rapide des services à la personne, de la créativité, de la technologie et des affaires ».

    Notamment dans le secteur du service, avec une augmentation importante du nombre de coiffeurs et de barmans (attention, les robots s’attaquent maintenant à ce secteur!), par exemple.

    Sur les deux dernières décennies, on voit par exemple des croissances de 909% dans le secteur des auxiliaires de puériculture. Autre exemple: en 1871, il y avait 9832 comptables en Angleterre et au Pays de Galles. Ils sont maintenant 215.678.

    Pile ou face

    Mais ces statistiques seront-elles valables dans le futur? Difficile à dire. Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, deux chercheurs du MIT américain, affirmaient dans le livre « The Second Machine Age », en 2014, que nous étions en plein dans une nouvelle révolution industrielle. Après la force manuelle de la vapeur, c’est la force cognitive qui est maintenant remplacée.

    Et comme les capacités de calcul des machines doublent quasiment tous les deux ans et demi, les robots et l’intelligence artificielle devraient devenir de plus en plus efficaces, et ce exponentiellement.

    A l’inverse, un autre chercheur du MIT, a une position « non alarmiste ». David Autor, professeur d’économie, affirme de son côté que si les emplois moyennement qualifiés sont effectivement de plus en plus détruits (comptable, travail de bureau aux tâches répétitives, etc), les emplois qualifiés, demandant de la créativité, sont eux en hausse. De même que les emplois peu qualifiés, qui résistent à l’automatisation.

    De plus, David Autor rappelle qu’il est actuellement très difficile de programmer une machine pour qu’elle imite le travail d’une personne, à moins que celui-ci soit très répétitif.

    Si vous ne savez pas sur quel pied danser, c’est normal, même les spécialistes sont perdus. Une enquête du Pew research center, qui a interrogé 1896 experts sur la question, montre que près d’un chercheur sur deux estime que robots et IA vont à l’avenir remplacer de nombreux travailleurs humains. L’autre moitié pense que la technologie créera plus d’emplois qu’elle n’en détruira…

    Des emplois, mais lesquels?

    Et si la question n’était pas de savoir si nous aurons tous un emploi, mais lequel? En reprenant les études de David Autor, l’écrivain Scott Santens s’interroge, chez nos confrères américains du Huffington Post.

    graphique emploi

    Sur ce graphique, provenant des travaux d’Autor, les lignes correspondent aux quatre dernières décennies. Les points placés en dessous de la ligne horizontale rouge indiquent qu’il y a eu une diminution du nombre d’emplois. Dès qu’une des courbes passe au dessus de cette ligne rouge, il y a eu une création d’emploi. Plus les points sont placés à gauche, plus ce sont des emplois non qualifiés. A l’inverse, plus ils sont à droite, plus ils représentent les emplois qualifiés.

    La conclusion tirée par Santens est qu’à terme, une minorité de travailleurs va trouver des emplois très qualifiés, mais que la majorité, la classe moyenne, va vite se retrouver avec des emplois peu qualifiés et peu rémunérés. Bref, à devoir faire le service dans un fast-food avec un bac+5 en poche.

    Et, note l’auteur, si un travail intéressant peut rendre un ancien chômeur heureux, un travail inintéressant le fera se sentir encore plus mal, selon une étude australienne.

    Peut-être que la question n’est pas de savoir s’il y aura plus ou moins d’emploi dans le futur, mais si celui-ci sera « rentable »… dans tous les sens du terme?


     

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Serez-vous remplacé par un robot ?


Depuis que l’automatisation a évolué, beaucoup ont prédit que les robots prendra la place des travailleurs. Il semble bien que cela va devenir une réalité à part quelques professions. Mais, qu’arrivera-t-il au petit travailleur, car ce sont surtout ces emplois qui seront, je pense, les premiers visés. Comment pourront-ils faire vivre leur famille. L’écart du riche et du pauvre se creusera-t-il encore plus ?
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Serez-vous remplacé par un robot ?

 

Vendeurs, chauffeurs de taxi, vigiles … tant de professions susceptibles d’être occupées par des robots dans quelques années. Crédits photo : YOSHIKAZU TSUNO/AFP

L’Université d’Oxford a examiné les probabilités d’automatisation de 700 professions sur les 10 à 20 prochaines années.

Qu’on les considère comme un progrès ou une menace, les robots sont destinés à être plus visibles dans notre quotidien. Dans une étude de l’Université d’Oxford rapportée par Bloomberg, des chercheurs ont mesuré le risque d’automatisation de 700 métiers.

Près de la moitié des travailleurs actuels des Etats-Unis seraient visés par ce phénomène. Au sommet de la liste, les «low level jobs»: réceptionniste, vendeur en magasin, vigile ou cuisinier dans un fast-food ont 8 chance sur 10 de voir leur métier à terme être automatisé. Mais c’est aussi le cas des chauffeurs de taxi qui, selon l’étude, auraient encore plus l’occasion (89%) de laisser le volant à un robot.

L’étude note quelques secteurs à l’abri de cette automatisation: les métiers manuels dits de précision (chirurgien …), le secteur de l’art (chorégraphes, directeurs artistiques…) exception faite des musiciens et des chanteurs, dont les performances peuvent être facilement imitées artificiellement. Sans oublier les métiers à forte dimension relationnelle (infirmiers …).

Parmi ces secteurs protégés, on compte certaines branches de l’éducation: alors qu’on les dit souvent menacés, les professeurs du cours élémentaire ont seulement 0,4 % de chance d’être remplacés par des robots ou des ordinateurs dans le futur. En revanche, l’étude ne nous dit pas si les professeurs d’université, toujours plus menacés par le partage en ligne des contenus des enseignements, seront concernés par l’automatisation dans les décennies à venir. Le résultat pourrait s’avérer inquiétant.

C’est une avancée de la recherche dans l’intelligence artificielle qui a permis aux chercheurs de mesurer si précisément l’automatisation potentielle de ces activités. Au cœur de cette avancée, la notion de prise de décision: les dénommées «machine-learning» auront la capacité d’apprendre à prendre des décisions sur la base des schémas des décisions prises par les humains.

Pour finir, une information qui pourra en rassurer certains: le clergé n’a pas à craindre d’être remplacé par des robots. Les prêtres seront à priori toujours les seuls à baptiser, marier, et rendre les offices religieux en 2035.

http://www.lefigaro.fr/