Le squelette d’un homme brisé par la roue de la torture mis au jour en Italie


Quelle barbarie au temps du Moyen-Âge ! Les archéologues on trouver parmi les ossements à Milan un squelette qui aurait subit les pires tortures. Il avait entre 17 et 20 ans, il aurait eu ses os brisés, puis subit une décapitation raté pour finir sur le supplice de la roue. Ceux qui était torturés avaient généralement commis des actes graves … comme la peste noire, oui la peste, l’ignorance de la propagation de la peste a fait des victimes innocentes. Quoique ce jeune homme ait peut-être été torturé pour son aspect physique, il était différent …
Nuage


Le squelette d’un homme brisé par la roue de la torture mis au jour en Italie

Le squelette d'un homme brisé par la roue de la torture mis au jour en Italie© Bettmann / Contributeur / Getty

Par Chloé Gurdjian

Le jeune homme, qui avait entre 17 et 20 ans au moment de sa mort, a été découvert en Italie. Il s’agit, selon les scientifiques, du pire cas de victime de la roue de la torture jamais étudié.

Des archéologues viennent de mettre au jour 57 squelettes, datant de l’empire romain au XVIe siècle. Parmi ces ossements, trouvés sous San Ambrogio Square, à Milan, un squelette se distingue particulièrement. Il s’agit d’un jeune homme, qui aurait souffert d’une mort particulièrement atroce. Des analyses radiochimiques dévoilent qu’il a vécu entre 1290 et 1430, et avait entre 17 et 20 ans au moment de son décès. Les traces de blessures et les deux boucles d’attache trouvées à côté de lui suggèrent qu’il est mort, les os brisés par la roue de la torture. Au Moyen-Age, de nombreux condamnés ont été suppliciés par ce biais. Le condamné était d’abord écartelé, avant de rester exposé sur la roue jusqu’à sa mort. Il pouvait également être torturé, attaché à la roue, qui pouvait en plus tourner.

Selon les chercheurs qui ont découvert le squelette, il s’agit du pire cas de torture jamais trouvé, comme ils le racontent au Journal of Archaeological Science. Les os des jambes et des bras du jeune homme étaient brisés de manière nette, il a également été poignardé dans le dos, avant de subir une décapitation ratée, la roue arrivant comme moyen de supplice final.

Il n’existe que peu d’exemples archéologiques de victime torturées sur une roue. Cette méthode était réservée aux gens qui avaient commis les pires crimes, comme répandre la peste noire. Mais les scientifiques pensent que le jeune homme a été tué pour une toute autre raison : son apparence physique. Il mesurait 10 cm de moins que la moyenne et ses dents étaient très proéminentes. L’hypothèse est qu’il aurait servi de bouc-émissaire à la population, accusé d’être la cause de problèmes.

« Cette affaire décrit pour la première fois les restes d’une victime de la roue et souligne l’importance de l’archéologie et de l’anthropologie pour reconstituer les cas de violation des droits de l’homme dans le passé », concluent les chercheurs.

https://www.geo.fr/

Des archéologues découvrent une tête en marbre vieille de 2000 ans au cœur de Rome


En Italie, à Rome, une tête est apparue lors d’excavation d’un mur médiéval. Il semblerait que ce soit la tête du dieu Bacchus ou aussi connu dieu Dionysos, selon la mythologie romaine. Cette tête en marbre très bien conservée aurait 2 000 ans. En tout cas, triste sort pour un dieu qui a été recycler pour faire un mur quelques siècles plus tard.

Nuage


Des archéologues découvrent une tête en marbre vieille de 2000 ans au cœur de Rome


Des archéologues découvrent une tête en marbre vieille de 2000 ans au cœur de RomeLa tête en marbre découverte à Rome représenterait le dieu Dionysos ou Bacchus dans la mythologie romaine.© Parco archeologico del Colosseo

Par Emeline Férard –

En menant des fouilles au cœur de Rome, des archéologues ont découvert figée dans un mur une tête en marbre vieille de 2.000 ans. Selon eux, elle représenterait Dionysos, le dieu des vignes et de la fête connu sous le nom de Bacchus dans la mythologie romaine.

Quelques semaines après la découverte d’une salle secrète dans le palais de Néron, c’est un nouveau trésor archéologique qui vient de sortir des sous-sols de Rome. Au coeur de la capitale italienne, une équipe vient de mettre au jour une remarquable tête en marbre blanc vieille de 2.000 ans. Une sculpture qui représenterait Dionysos, le dieu des vignes et de la fête.

La tête est apparue au cours de travaux d’excavations menées à proximité du Forum romain. Elle était figée dans un mur en ruines datant de l’époque médiévale. Selon Claudio Parisi Presicce, directeur des musées archéologiques de Rome, la sculpture remonterait à l’ère impériale, une période située entre le Ier siècle avant notre ère et le IIe siècle de notre ère.

« Les yeux creux, qui étaient probablement remplis de verre ou de pierres précieuses, remontent aux premiers siècles de l’Empire romain », a-t-il justifié à l’agence de presse italienne ANSA. Dans un premier temps, les spécialistes ont pensé que la tête représentait une déesse au vu de ses traits « raffinés, gracieux, jeunes et féminins ».

Toutefois, un bandeau décorant la tête a orienté vers une autre piste : celui-ci montre un corymbe et du lierre, des plantes régulièrement associées au dieu Dionysos ou Bacchus chez les Romains. Les archéologues pensent que la tête appartenait à une statue complète de la divinité mais qu’elle aurait été réutilisée pour construire le mur qu’ils exploraient.

« Elle était incrustée dans le mur et avait été recyclée comme un matériau de construction, comme c’était souvent le cas à l’époque médiévale », a expliqué sur Facebook le Parc archéologique du Colisée qui comprend le Forum romain. « Extraite du sol, elle s’est révélée dans toute sa beauté » et a montré un état de conservation remarquable malgré sa réutilisation.

La prochaine étape va consister à nettoyer la sculpture et l’analyser plus en détails.

« La surface n’est pas totalement visible parce que nous ne l’avons pas encore nettoyé de façon minutieuse », a relevé le parc dans sa publication. « Nous pensons qu’il pourrait encore y avoir des traces de la couleur originale conservées dans le bandeau autour des cheveux ».

Après avoir révélé tous ses secrets, la tête rejoindra les collections d’antiquités exposées dans la capitale italienne.

« Rome continue de nous surprendre tous les jours », s’est réjouie pour l’ANSA, Virginia Raggi, maire de la capitale. « La tête de la statue… est dans un état excellent état. C’est une merveille ».

https://www.geo.fr/

La pollution des Romains à l’origine d’un changement climatique


Si nous devions apprendre de l’histoire à propos des changements climatiques, nous pourrions retourner loin dans le temps, bien avant les avions, les automobiles, les usines … Aussi loin que l’Empire romain qui a dégrader l’environnement en incendiant des forêts, brûlant du charbon de bois, le refroidissement à entraîner la chute des Romains. Alors, imaginez à la vitesse que nous allons à dégrader l’environnement ce que le climat sera.
Nuage


La pollution des Romains à l’origine d’un changement climatique


Céline Deluzarche
Journaliste

Bien avant les voitures et les centrales à charbon, les Romains ont massivement brûlé du bois et décimé des forêts pour se nourrir et entretenir leur mode de vie. Des activités qui ont significativement modifié le climat de l’époque, preuve que l’Homme était déjà un gros pollueur il y a 2.000 ans.

Plus personne aujourd’hui ne remet en cause l’implication des activités humaines dans le réchauffement climatique. La concentration de l’atmosphère en CO2 a atteint un record de 407 parties par million (ppm) en 2018, contre 280 ppm avant la révolution industrielle, sans compter les particules fines émises par les voitures et les centrales à charbon.

L’Homme n’a cependant pas attendu les avions ni le pétrole pour polluer l’atmosphère. Une nouvelle étude de l’ETZ Zürich montre que les Romains ont eux aussi contribué au changement climatique à travers leurs activités. Plusieurs articles avaient déjà pointé du doigt les nombreux dégâts causés par l’Homme, notamment via la déforestation pour dégager des terres, récolter du bois de construction, ou faciliter les déplacements.

Les Romains brûlaient également du charbon et du bois pour fabriquer du fer, cuire des poteries, se chauffer et cuisiner mais également pour la crémation des corps. Selon les différentes estimations, un habitant brûlait ainsi entre 1,5 et 5 kg de bois chaque jour à l’époque. Mais, entre l’augmentation de l’albédo et les émissions d’aérosols conduisant plutôt à un refroidissement, et la réduction de la capacité des sols à capturer le CO2 favorisant le réchauffement, l’impact sur le climat n’avait pas été clairement établi.

Une pollution ayant plutôt un effet refroidissant

Pour leur étude, les chercheurs suisses se sont appuyés sur un ensemble d’analyses visant à estimer les émissions d’aérosols issus des incendies et le changement d’affectation des sols pour le premier siècle après J.-C, lorsque l’empire romain était à son apogée. Ils ont ensuite appliqué un modèle de simulation climatique pour estimer les conséquences sur le climat. D’après leurs calculs, la déforestation aurait entraîné un léger réchauffement de 0,15 °C tandis que les aérosols issus de incendies auraient à l’inverse refroidi le climat de 0,17 °C à 0,46 °C. Une différence qui peut sembler minime mais qui est en fait considérable si l’on attribue cet effet uniquement aux activités humaines.

Les feux de friches et de résidus agricoles provoquaient une pollution massive déjà à l’époque des Romains. © Melena-Nsk, Fotolia

Les feux de friches et de résidus agricoles provoquaient une pollution massive déjà à l’époque des Romains. © Melena-Nsk, Fotolia

Les estimations climatiques montrent pourtant une période anormalement chaude entre 250 et 400 après J.-C (appelée « optimum climatique romain »), attribuée en grande partie à des phénomènes naturels : activité du soleil, modifications des courants océaniques et faible activité volcanique. Un réchauffement qui aurait été atténué par la pollution anthropique des Romains, estiment les chercheurs. Les fumées des incendies auraient en revanche provoqué une énorme pollution dans les villes et affecté le régime des précipitations.

Un Petit Âge glaciaire à l’origine de la chute de l’Empire romain ?

À cet optimum climatique a succédé le « Petit Âge glaciaire », une longue vague de froid qui s’est étendue de 536 à 660 après J.-C et qui aurait entraîné des décennies d’étés plus froids, parfois jusqu’à 4 °C inférieurs par rapport à la température normale selon les travaux de Ulf Büntgen et de ses collèges publiés dans la revue Nature Geoscience.

Ce refroidissement constitue l’une des nombreuses explications à la chute de l’Empire romain. Dans son ouvrage Comment l’Empire romain s’est effondré, Kyle Harper, professeur d’histoire à l’université d’Oklahoma, explique ainsi comment les changements climatiques et les dégâts causés à l’environnement (forêt coupées et incendiées, construction de routes…) ont favorisé la propagation des épidémies et entraîné des crises alimentaires. Une leçon à retenir pour notre société moderne ?

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les Romains ont largement contribué à la dégradation de l’environnement en incendiant des forêts, et en brûlant du bois et du charbon.

  • Ces modifications auraient, à elles seules, modifié le climat comme on le constate pour la période actuelle.

  • C’est toutefois un refroidissement qui aurait finalement entraîné la chute de l’Empire romain.

https://www.futura-sciences.com/

Selon cette étude, les gladiateurs étaient végétariens


Les gladiateurs semblent avoir été végétariens pour plusieurs raisons, la viande était plus cher, et ils pouvaient aller chercher le calcium et la graisse dans d’autres des végétaux. Ceci était pour mieux paraitre lors des combats et plus résistants au grand plaisir des spectateurs.
Nuage

 

Selon cette étude, les gladiateurs étaient végétariens

 

par  Malaurie Chokoualé

Loin des muscles proéminents et huilés d’Hollywood, la science suggère plutôt que les corps des gladiateurs romains étaient plutôt recouverts d’une couche de graisse sous-cutanée au niveau des abdominaux et des pectoraux.

Selon cette étude réalisée par des anthropologues de l’université de Vienne, leur régime était riche en glucides ainsi qu’en calcium – que l’on retrouve dans l’orge et les haricots – et faible en protéines animales. En d’autres termes, ils soupçonnent que les gladiateurs étaient essentiellement végétariens.

Pour en arriver à ces conclusions, les anthropologues ont étudié un tombeau de gladiateurs vieux de près de 2 000 ans, située à Éphèse en Turquie (alors partie de l’Empire romain). Les os de 67 gladiateurs et d’une esclave (considérée comme l’épouse d’un des guerriers) ont ainsi été étudiés minutieusement. Comment savaient-ils qu’il s’agissait de gladiateurs ? Sur des dalles de marbre marquant l’emplacement de la tombe, il y avait des reliefs sculptés représentant des scènes de combats des hommes enterrés.

À l’aide d’une technique appelée l’analyse isotopique, les chercheurs ont scruté des os de bras et de jambes, des crânes et des dents pour tenter de comprendre comment ses hommes mythiques vivaient alors. C’est de cette manière qu’ils ont pu déterminer qu’ils étaient en fait végétariens. Dans les textes de l’époque, il est vrai que ce régime alimentaire était déjà mentionné. Pline par exemple, faisait référence aux gladiateurs comme à des « mangeurs d’orge ».

Pourquoi ne mangeaient-ils que très peu de viande ? Les anthropologues supposent qu’il s’agissait tout d’abord d’une mesure pour réduire les coûts (la viande étant plus chère que les haricots) mais également d’améliorer les performances au combat. Ils pensent que les combattants mangeaient ce genre d’aliment pour gagner du poids et être ainsi « protégés » par la graisse supplémentaire. Le spectacle était alors plus impressionnant : les gladiateurs se faisaient entailler, le sang jaillissait, mais ils pouvaient continuer à se battre, pour le plus grand plaisir du public. Quant au calcium retrouvé dans leur os, les chercheurs pensent que les gladiateurs étaient « chouchoutés » et qu’on leur faisait boire des compléments alimentaires à base de plantes carbonisées ou de cendres d’os pour être plus résistants. Ce régime était tout à fait étudié.

Sources : PLOS One

http://www.ulyces.co/

Sur les traces de l’économie de l’Empire romain au Groenland


Quelle relation qu’il y a avec le plomb, les Grecs, les Phéniciens, surtout les Romains dans l’antiquité et le Groenland ? La pollution atmosphérique. Étonnant ? Grace au plomb, l’étude des carottes glacières raconte l’histoire de l’Antiquité en Europe en donnant une approximation de l’État économique de certains pays qui ont fait usage du plomb.
Nuage

 

Sur les traces de l’économie de l’Empire romain au Groenland

 

Des pièces de métal antiques déposées sur le sol.

Des pièces de monnaies anciennes Photo : iStock

Des chercheurs ont réussi à transformer des carottes glaciaires du Groenland en livre comptable pour suivre la prospérité économique des civilisations de l’Antiquité européenne. Si les Grecs et les Romains ne se sont pas rendus eux-mêmes à ces latitudes polaires pour y laisser des traces, leur pollution l’a fait pour eux.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

L’écriture est le moyen de communication par excellence pour remonter le fil de l’histoire.

Quand les écrits manquent, les chercheurs peuvent évaluer l’état d’une civilisation en étudiant les ruines ou les objets qu’elle a laissés derrière elle.

Toutefois, grâce à une étude publiée dans la revuePNAS, les archéologues peuvent maintenant compter sur un nouvel outil pour évaluer la prospérité d’une civilisation : le plomb.

Et l’utilisation de ce matériau par les grands empires d’Europe a laissé des traces jusque dans les glaces du Groenland.

Le plomb, indicateur économique

Le plomb est un métal facile à obtenir et à manier, ce qui le rendait très utile pour les civilisations de l’Antiquité. Les Européens s’en servaient pour fabriquer des canalisations pour l’eau potable ou pour protéger les coques des bateaux.

Son lien le plus important avec l’économie réside toutefois dans la fabrication de pièces de monnaie. Toutes les pièces de l’époque étaient en argent, métal qui n’existe pas à l’état pur dans la nature.

Souvent, on le retrouve combiné au plomb et au cuivre. Les Grecs, les Phéniciens et surtout les Romains avaient d’importantes fonderies pour séparer ces métaux. Les vapeurs produites par la fonte du métal créaient beaucoup de pollution atmosphérique pour l’époque.

Ce plomb en suspension s’est propagé plus au nord, où il s’est mélangé à la neige, puis s’est figé dans la glace, année après année, enregistrant ainsi les hauts et les bas de l’économie européenne.

Les chercheurs soulignent que le plomb n’est pas un parfait indicateur de la prospérité de l’époque.

Il permet toutefois une bonne approximation de l’état de l’économie, surtout à l’apogée de l’Empire romain, où les pièces d’argent représentaient une méthode standardisée pour acheter des biens et des services d’un bout à l’autre de l’Europe.

Il faut spécifier que ce continent n’était pas le seul endroit au monde où l’on procédait à la fonte du plomb pendant l’Antiquité. Dans ce domaine, la Chine avait aussi une industrie majeure.

C’est ici que le Groenland devient important, car les modèles atmosphériques montrent que les particules produites en Chine à l’époque auraient eu beaucoup de difficulté à atteindre cette région du cercle arctique.

De plus, en observant la composition du plomb trouvé dans la glace, les chercheurs ont identifié des isotopes caractéristiques de ceux retrouvés en Espagne et dans le sud de l’Europe.

Les hauts et les bas d’un empire figés dans la glace

Les chercheurs ont utilisé une carotte glaciaire prélevée à une profondeur de 159 à 580 mètres et couvrant 2500 ans d’histoire.

En faisant fondre la glace au rythme de cinq centimètres par minute, ils ont réussi à doser le plomb qui y était emprisonné. Avec une moyenne de douze mesures par année enregistrée dans la glace, les chercheurs ont obtenu un relevé continu des émissions de plomb de l’an 1100 avant notre ère jusqu’au 8e siècle.

La première chose qu’ils ont remarquée est que la concentration de plomb coïncidait avec des événements historiques déjà documentés, comme les épidémies ou les guerres.

Par exemple, plusieurs guerres ont eu lieu entre Rome et sa rivale Carthage. Chaque fois qu’un conflit survenait dans les régions productrices d’argent en Espagne, il y avait une baisse de plomb dans la glace à la même période.

À un autre moment, Rome a été obligée de dévaluer sa monnaie, dont chaque pièce était constituée à 100 % d’argent. Le métal a alors été fondu pour refaire plus de pièces à 80 % d’argent.

Durant cette période, moins de mines étaient en activité, étant donné qu’on réutilisait le métal déjà en circulation, et cela s’est reflété dans les couches de glace. Finalement, on obtient un bilan de la situation économique en Europe antique.

On voit l’apparition des premières fonderies avec l’arrivée des riches marchands phéniciens 10 siècles avant notre ère. La production monte ensuite jusqu’à la pax romana, cette période de 200 ans sans guerre entre l’an 0 et le 2e siècle.

Tout s’effondre ensuite avec la chute de Rome, et on ne revoit pas de niveau de plomb aussi élevé avant le début de la révolution industrielle au 18e siècle.

L’étude montre comment les traces de notre passé ne se trouvent pas seulement dans nos constructions et nos écrits : notre pollution peut aussi révéler l’état d’une civilisation.

https://ici.radio-canada.ca/

Découverte de vestiges romains engloutis en Tunisie


Une découverte en Tunisie a permis de vérifier l’histoire du passé, au temps de l’Antiquité dans une ville de Néapolis. Une ville qui était réputée pour sa production de garum (sorte de sauce a base de poisson) dont les Romains raffolaient. Ils ont pu aussi confirmer l’époque d’un tsunami qui a englouti entre ses vagues cette ville perdue pendant des siècles
Nuage

 

Découverte de vestiges romains engloutis en Tunisie

 

Empire romain

Les vestiges d’une ville engloutie ont été découverts au large de Nabeul, en Tunisie.

© HANDOUT / L’INSTITUT NATIONAL DU PATRIMOINE TUNISIEN (INP) / UNIVERSITY OF SASSARI / AFP

Des chercheurs tunisiens et italiens ont pu explorer les vestiges de la ville de Néapolis dont une partie avait été engloutie par un tsunami.

« C’est une découverte majeure » car elle vient corroborer des récits datant de l’Antiquité, a expliqué à l’AFP Mounir Fantar, directeur de la mission archéologique. 

Des vestiges romains s’étendant sur 20 hectares sous la mer ont été découverts durant l’été 2017 par une mission tuniso-italienne à Nabeul, en Tunisie. Elle confirme qu’un tsunami a englouti une partie de la ville de Néapolis au 4ème siècle.

Une ville spécialisée dans la production de garum

Une équipe conjointe de l’Institut national du patrimoine tunisien (INP) et de l’Université de Sassari-Oristano en Italie a mené des prospections sous-marines qui ont mis au jour des rues, des monuments et surtout près d’une centaine de cuves servant à la production de « garum », une sauce de chairs et viscères de poissons, sans doute responsable de problèmes intestinaux, mais dont les Romains étaient très friands.

« Cette découverte nous a permis d’avoir la certitude que Néapolis était un grand centre de production de garum et de salaison, probablement le plus grand centre dans le monde romain. Et que (…) les notables de Néapolis devaient vraiment leur fortune au garum », a ajouté M. Fantar.

L’onéreux produit était transporté dans des amphores « qui ont été exportées à travers presque toute la Méditerranée et ont dressé des ponts entre les différentes villes » dans la région, selon le chercheur.

Un séisme qui a aussi touché Alexandrie et la Crète

La mission a commencé en 2010, premièrement pour tenter de retrouver le port de la ville engloutie qui fut d’abord un comptoir carthaginois évoqué par l’historien grec Thucydide avant de devenir une colonie de l’Empire romain. C’est donc 7 ans après le début de la mission et grâce à des conditions climatiques favorables aux recherches sous-marines que les archéologues ont découvert les 20 hectares de vestiges tout près du rivage de la ville située de Nabeul au nord-est de la Tunisie.

L’équipe a maintenant « la certitude que Néapolis a souffert de ce séisme » qui date, selon l’historien Ammien Marcellin, du 21 juillet 365 après J-C, et qui a durement touché Alexandrie et la Crète, dit M. Fantar

Le tsunami qui a suivi le tremblement de terre a immergé une partie de la cité, ce qui a conduit à la délocalisation des activités de salaison.

Aujourd’hui, « le plus important n’est pas de fouiller mais de conserver » ces vestiges, pour en faire « une réserve archéologique pour les générations futures », a jugé M. Fantar.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vide ► Rome : L’histoire de la fondation de la ville Mythique


La fondation de Rome est difficile à bien la situé, car elle est habitée depuis l’Antiquité. Cependant, certain croit qu’une légende pourrait apporter quelques réponses, mais l’archéologie est quand même un moyen plus sûr pour découvrir le passé cette ville mythique
Nuage

 

Rome : L’histoire de la fondation de la ville Mythique


(
Source)

Le 21 avril 753 av. J.-C. est la date traditionnelle, voire mythique, de la fondation de Rome. Profitons (…) pour nous intéresser brièvement à la légende des origines de celle qu’on surnomme la ville éternelle, ainsi qu’aux données archéologiques liées à cette histoire.

Une légende liée à la guerre de Troie :


Le poète Virgile écrivant l’Énéide
(
Source)

Le mythe de la fondation de Rome a commencé à être écrit et à circuler dans le monde romain au cours du 1er siècle avant notre ère, notamment avec des auteurs comme Virgile et Tite-Live, nous indiquant que cette histoire était déjà en partie connue à cette époque et même avant. Pour valider la puissance de l’Empire romain à cette époque, il était important de lier l’histoire de la ville au monde des dieux et pourquoi pas, à un mythe célèbre en Méditerranée, la guerre de Troie. 


Énée, fresque de Pompéi
(
Source)

C’est donc un personnage de cette guerre, Énée, fils de la déesse Vénus, qui arrive en Italie après la destruction de Troie. La légende nous raconte qu’il y a fondé une ville, nommée Lavinium et que son fils, Ascagne, aurait fondé quant à lui une fille du nom d’Albe-la-Longue. Toujours selon la légende, c’est dans cette ville que seraient nés les célèbres jumeaux Romulus et Rémus.

Romulus, Rémus et la louve :


(
Source)

Ces jumeaux seraient nés à la suite d’un viol d’une Vestale, soit une prêtresse de la déesse Vesta dans l’Empire romain, par le dieu de la guerre, Mars. Comme ces enfants étaient nés d’une union impure, ils auraient été jetés dans le Tibre, fleuve qui traverse aujourd’hui la ville de Rome. Portant le sang du dieu Mars, ils auraient survécu à la noyade et auraient été nourris par une louve, avant d’être adoptés par un couple de paysans, qui les a découverts par hasard.


Romulus et Rémus par Rubens
(
Source)

Adultes, les jumeaux souhaitèrent fonder eux aussi leur propre ville, à l’endroit où ils auraient été secourus par la louve. Hélas, ils ne s’entendirent pas sur le lieu exact de fondation, menant à un conflit. Rémus aurait osé sauter par-dessus le sillon de la future ville tracé par son frère à la charrue et ce que dernier décida ainsi de le tuer, car il aurait offensé les dieux. Voilà comment Romulus fonda sa ville, Rome, devenant ainsi son premier souverain, le 21 avril 753 av. J.-C.

Que nous dit l’archéologie?


Un modèle des premières maisons de Rome
(
Source)

Les découvertes archéologiques à Rome sont compliquées, puisque la ville n’a jamais cessé d’être habitée depuis l’Antiquité. Voilà pourquoi il est difficile de confirmer ou de contester la date de fondation. Depuis les années 1950 néanmoins, des fouilles ont permis de découvrir des vestiges de cette époque, témoignant d’un début d’habitation modeste vers les années 750 av. J.-C. Alors que le mythe nous parle d’une ville, les débuts de Rome ont plutôt été sous la forme d’un petit hameau composé de quelques cabanes et d’un petit muret de protection. C’est plutôt vers le VIème siècle av. J.-C. que Rome s’est développée en cité, avec un centre urbain, des temples et une augmentation significative de sa population. 


Grotte sacrée des jumeaux
(
Source)

Une découverte surprenante est toutefois survenue en 2007, alors que les archéologues fouillaient sur la colline du Palatin, site du palais d’Octave-Auguste, premier empereur de Rome. Ils ont découvert ce que les auteurs antiques appelaient le Lupercale, soit la grotte sacrée de Romulus et Rémus, grâce à une caméra laser passée par un puits de forage. À sept mètres de profondeur, ils ont aperçu un sanctuaire circulaire, dont la voute était décorée de fresques géométriques. Il s’agit donc d’un lieu de culte datant du Ier siècle av. J.-C.

Les fouilles sont lentes à Rome, mais presque tous les mois, elles nous révèlent

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com/