Ce garçon de 4 ans qui a le syndrome de Williams voit un cheval


Le syndrome de Williams est un syndrome génétique rare. En plus d’une apparence distincte il est aussi caractérisé par une déficience intellectuelle légère. Ceux atteints ont une capacité très développée de l’empathie. Beaucoup parmi eux ces personnes sont très affectueuses et attentionnées pour leur environnement. Ce petit garçon de 4 ans, touche un cheval pour la première fois et le cheval est vraiment extraordinaire, car il est calme et s’avance très doucement comme pour l’invité à s’approcher de lui
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Ce garçon de 4 ans qui a le syndrome de Williams voit un cheval

 

Quand les enfants enseignent aux aînés


Un projet qui a commencé il y a 10 ans. Une belle initiative pour améliorer les contacts entre jeunes et aînés tout en apportant du positif autant pour les jeunes et les personnes âgées par l’entremise de la technologie
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Quand les enfants enseignent aux aînés

 

Des participants au projet Inter-âge

Des participants au projet Inter-âge Photo : Radio-Canada/Marie-France Bélanger

Depuis dix ans, des jeunes de sixième année initient des aînés aux rudiments de l’informatique et des médias sociaux. Ce projet a vu le jour à l’école primaire Wilfrid-Bastien, dans l’arrondissement Saint-Léonard, à Montréal.

Un texte de Marie-France Bélanger

Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste, baptisé Inter-âge, qui vise à rapprocher les générations.

Ce jour-là, dans une classe de l’école Wilfrid-Bastien, la petite Luciana Diaz aide son élève, Gilles Lebrun, à se familiariser avec sa tablette. Pendant ce temps, à la table voisine, un garçon montre à une dame de 81 ans comment faire un appel Facetime en Italie. Un peu plus loin, l’un de ses camarades rappelle à son « élève » comment envoyer un message par Messenger.

Une fois par semaine, durant les heures de classe, une dizaine de jeunes de sixième année se transforment en professeurs d’informatique auprès de personnes âgées du centre des aînés du Réseau d’entraide de Saint-Léonard, comme Francine Goudreault.

« Au début, je trouvais ça spécial. Des élèves de sixième année qui sont nos professeurs. Mais j’adore ça! Quand je suis arrivée ici, je voulais apprendre les réseaux sociaux, je voulais apprendre YouTube », explique Mme Goudreault, nouvellement retraitée.

Fernande Forest participe à l’activité depuis septembre. Elle est maintenant capable de trouver des recettes sur Internet et d’envoyer des messages. Mais elle ne sait pas encore comment réserver une chambre d’hôtel ni acheter des vêtements sur le web. Ça viendra peut-être plus tard.

Selon Nicole Pedneault, du Centre des aînés du réseau d’entraide de Saint-Léonard, il est beaucoup moins gênant pour les aînés d’apprendre avec des jeunes. Après leurs cours, à l’école Wilfrid-Bastien, ils sont capables de faire plein de choses, explique Nicole Pedneault. Au départ, certains n’arrivaient même pas à ouvrir leur ordinateur, dit-elle.

Lutter contre les préjugés

Luciana Diaz et Gilles Lebrun

Luciana Diaz et Gilles Lebrun Photo : Radio-Canada/Marie-France Bélanger

Le projet Inter-âge se veut une occasion pour les jeunes non seulement de partager leurs habiletés technologiques, mais aussi d’abattre les préjugés.

« Moi, ça m’a appris à connaître les aînés. Je croyais qu’ils étaient plus sévères et méchants », explique Sarah, une des élèves de sixième année participant à l’activité.

Au fil des rencontres, des liens se tissent entre aînés et jeunes. C’est ce qui s’est passé entre Fernande Forest et le petit Daniel Ardiles.

J’ai adoré ce petit garçon-là. On a parlé de sa famille. On a parlé de ma famille. On a parlé de nos choses personnelles.Fernande Forest

C’est l’enseignant de sixième année Pierre Poulin qui a mis sur pied cette activité il y a dix ans, pour développer l’empathie chez ses élèves, particulièrement difficiles à l’époque.

Bien que cette activité soit facultative, chaque année, la majorité des jeunes de sa classe y participent. Selon Pierre Poulin, le projet profite tout particulièrement aux jeunes qui éprouvent des difficultés à l’école puisqu’il leur permet de vivre des succès auprès des aînés.

Le projet peut ainsi devenir une source de motivation. Pierre Poulin se souvient d’ailleurs de l’un de ses élèves qui un jour lui avait dit :

« Le mercredi, je porte mon t-shirt le plus propre parce que c’est Inter-âge ».

À elle seule, cette anecdote illustre les bienfaits de l’activité à son avis.

Après 10 ans, Pierre Poulin veut maintenant renouveler la formule.

Il souhaite que les jeunes puissent profiter des connaissances des aînés. Il aimerait que les personnes âgées puissent éventuellement produire de courtes vidéos sur des sujets qu’elles connaissent bien pour permettre aux élèves de profiter de leur immense savoir.

http://ici.radio-canada.ca/

Quelques fausses croyances sur l’autisme


Que savez-v0us de l’autisme ? Certains préjugés ont la vie dure même sur les autistes. Ils sont des surdoués ? Ils vivent dans leur monde ? Est-ce causé par un vaccin ? Peut-on guérir l’autisme ?
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Quelques fausses croyances sur l’autisme

 

L’autisme n’est pas homogène. L’autisme a plusieurs visages. L’autisme a plusieurs personnalités. L’autisme a différents esprits.

L’autisme d’une personne est unique à l’image de celle-ci.

La neurologie des personnes autistes présente des racines communes. Un point de départ commun dans les branchements neurologiques, dans les connexions cérébrales. Des racines qui distinguent les autistes de la masse, parfois beaucoup, parfois très peu.

Des racines communes dans les aspects des aires de la communication et des interactions sociales ainsi que dans les centres d’intérêts, les activités et les comportements.

Mais, comme tous les humains, les autistes possèdent un bagage génétique, environnemental, social, culturel qui fait en sorte que leur esprit leur confère une personnalité unique.

Lorsqu’on parle d’autisme, il est impossible de parler pour tous.

Au fil des années, plusieurs observations ont été faites et plusieurs conclusions en ont été tirées. Cependant, les conclusions trop hâtives ont mené à plusieurs fortes croyances bien tenaces dans la population. En voici quelques-unes.

1. L’autisme est une maladie

Non, l’autisme n’est pas une maladie. Les autistes sont en parfaite santé physique et mentale. L’autisme ne se guérit pas et ne s’attrape pas. Officiellement, l’autisme est classé parmi les troubles neurodéveloppementaux. Cependant, le courant actuel amène à considérer l’autisme comme une condition, une manière d’être, une neurologie différentes. Ainsi, les autistes ne sont ni atteints ni porteurs d’autisme.

2. Les autistes sont dans leur monde, repliés sur eux-mêmes dans leur bulle imaginaire.

Les autistes ne sont pas dans leur monde, ils sont dans LE monde. Étant donné leurs facultés communicatives et sociales différentes de la moyenne, des autistes ont du mal à entrer en relation avec les autres. Certains sont non verbaux ce qui rend leur communication encore plus complexe. Certains ont plus de difficultés que d’autres à se faire des amis et plusieurs, au contraire, sont très à l’aise socialement. Le mutisme sélectif peut également être présent chez les autistes, ce qui complique souvent les échanges sociaux pour la personne autiste qui se retrouve observatrice de la conversation. Quelques-uns sont plus à l’aise en solitaire et vivent très bien ainsi. Pour prendre du recul, les autistes peuvent avoir besoin de se retirer ou de se couper des stimuli extérieurs qui les envahissent. Ils entrent dans une bulle protectrice et régénératrice temporairement. Mais quoi qu’il en soit, les autistes sont tout à fait conscients du monde qui les entoure.

3. Les autistes n’ont pas d’empathie

Basés sur de simples observations comportementales, des spécialistes avaient lancé cette conclusion qui s’avère bien évidemment non fondée. L’empathie et l’expression des émotions se manifestent et varient différemment chez tous les humains et les autistes n’en font pas exception. L’empathie autistique peut parfois se manifester par des gestes ou paroles rationnelles plutôt que réconfortantes et affectueuses. Cette empathie n’est pas moindre, elle est simplement différente de ce à quoi on peut s’attendre. La personne autiste peut également ressentir les émotions des autres, parfois très fortement, ce qui l’oblige à prendre du recul, voire à sembler distante.

4. Les autistes n’ont pas d’émotions

Dans la même optique que l’empathie, les émotions s’expriment et se ressentent distinctement de la moyenne de la population générale. Certains autistes sont très affectueux et démonstratifs. D’autres, au contraire, détestent les marques d’affection traditionnelles pour plusieurs raisons, la principale étant l’hypersensibilité tactile : les câlins et le toucher peuvent être douloureux. Pour bien des autistes, les émotions sont difficiles à décoder intérieurement et leur expression peut être difficile. C’est le chaos émotionnel. D’autres autistes sont très hypersensibles ainsi, toutes les émotions sont vécues très intensément et ils ont parfois le besoin de se faire une protection pour ne pas se laisser envahir.

5. Les autistes sont des surdoués

Certains oui, d’autres non. Comme pour tous les humains. Les autistes surdoués peuvent également avoir besoin de soutien, parfois très important. L’intelligence n’a rien à voir avec les difficultés reliées à l’autisme.

6. Les autistes sont tous déficients intellectuels

Certaines oui, d’autres non. Comme pour tous les humains. Contrairement à la croyance populaire, il n’y a pas plus de déficience intellectuelle chez les autistes que dans la population générale.

Entre la déficience intellectuelle et la douance, nous trouvons des autistes d’intelligence moyenne, comme chez tous les humains.

7. Les autistes ne regardent pas dans les yeux

Une croyance qui perdure encore. Ne pas avoir de contacts visuels n’est pas une caractéristique pour être autiste. Certains autistes ont un contact visuel très franc sans difficulté, d’autres y parviennent à force de pratiquer. Pour d’autres autistes, le contact visuel sera très difficile, voire absent. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce comportement. Certains éprouvent de la douleur à regarder l’autre dans les yeux, certains n’en voient tout simplement pas l’utilité, d’autres se concentrent sur la bouche, d’autres évitent le contact visuel, car il contient trop de codes sociaux à déchiffrer, etc.

Dans tous les cas, jamais on ne doit forcer un autiste à avoir un contact visuel.

8. Les enfants autistes ont seulement besoin d’une bonne discipline stricte

Les enfants, TOUS les enfants, ont besoin avant tout d’empathie, de bienveillance, de respect, de considération et d’amour pour s’épanouir pleinement.

9. Les autistes ne sont pas autonomes

Encore une fois, les généralisations sont à éviter. Plusieurs enfants autistes deviennent autonomes rapidement et ont un parcours passablement standard. Ainsi, plusieurs adultes autistes mènent une vie tout à fait ordinaire de manière autonome emploi, maison, couple, famille, etc. Le degré de soutien varie d’une personne à l’autre.

Par contre, à l’heure actuelle, il subsiste encore un trop gros pourcentage d’autistes qui ne parviennent pas à une autonomie totale pour plusieurs raisons. Il est urgent d’agir pour trouver des solutions efficaces afin que la grande majorité de ces autistes puissent trouver leur autonomie et leur dignité, et ce, même pour ceux lourdement handicapés.

10. Les autistes sont agressifs et ont besoin d’être médicamentés pour contrôler leur impulsivité

Les autistes ne sont pas des personnes agressives plus que la moyenne. Lorsqu’on parle de comportements agressifs chez les autistes, il faut savoir que ceux-ci ne sont que très rarement intentionnels. Ils sont le résultat de surcharges sensorielles, d’une communication limitée, d’une mauvaise compréhension de leurs émotions, d’une incompréhension de la part des neurotypiques de leurs demandes et besoins, etc. Dans tous les cas, un comportement a toujours une raison et il est primordial d’en trouver la source. C’est en trouvant cette source que nous pourrons concrètement aider la personne autiste à mieux se connaître, à mieux distinguer ses émotions, à mieux les exprimer et à mieux les gérer.

11. L’autisme est causé par les vaccins, une carence affective, une intoxication aux métaux lourds

Non, non et non. On ne le dira jamais assez. On naît autiste et on meurt autiste.

12. L’autisme se guérit en changeant l’alimentation

Bien sûr que non. Une saine alimentation est recommandée pour tous les humains et on peut y voir un changement dans notre énergie et dans notre bien-être. Mais, on ne le dira jamais encore assez. On naît autiste et on meurt autiste.

13. Les autistes ne parlent pas

La grande majorité des autistes communiquent par la parole, même que plusieurs sont plutôt très volubiles. Certains dès leur plus jeune âge et d’autres plus tardivement, 5-6 ans, voire 14-15 ans. L’acquisition du langage est très variable d’un autiste à l’autre et le rythme de cet acquis n’a rien à voir avec le potentiel intellectuel ni avec leur autonomie future.

Certains d’entre eux peuvent avoir des épisodes de mutisme sélectif dans certaines situations.

Les autistes non verbaux peuvent communiquer, par écrit, par des pictogrammes, etc. Il est important de leur donner des outils pour leur permettre de s’exprimer afin qu’ils gagnent en autonomie. Ces autistes ont des opinions et des besoins comme tous les humains et méritent notre respect et d’être traités dignement.

14. Les autistes ont des talents particuliers comme une mémoire exceptionnelle, du génie en calcul mental, etc.

Certains oui, d’autres non. De manière générale, les aires cérébrales des autistes sont constituées de manière à développer certaines facultés mieux que la population générale. Il ne s’agit pas de super pouvoirs, mais, encore une fois, d’une différence neurologique. Le cerveau des autistes est construit de manière distincte ainsi certaines fonctions sont moins développées et d’autres d’avantages.
Les autistes se concentrent souvent sur leurs centres d’intérêt particuliers qui deviennent une véritable passion. C’est pourquoi ils peuvent exceller dans leur domaine de prédilection.

Chaque autiste a son propre potentiel, comme pour tous les humains.

15. Les autistes doivent être corrigés et traités pour être inclus socialement

Les autistes ont besoin d’être acceptés comme ils sont. Les tentatives pour changer leurs comportements et petits gestes que l’on juge inadaptés sont des atteintes à leur nature profonde. Les thérapies visant à corriger leurs comportements peuvent porter de grands préjudices aux autistes. Accepter, comprendre, décoder, porter attention aux comportements et adopter une attitude empathique, c’est de laisser toute la place à la pensée autistique de s’exprimer librement. Et c’est ainsi que nous verrons le vrai potentiel et la vraie nature d’une personne autiste et que nous l’aiderons à devenir une personne autonome.

L’autisme donne naissance à des racines communes, mais génère de multiples embranchements plus différents les uns que les autres. L’autisme grandit, l’autisme évolue à son rythme et libère un être exceptionnel prêt à nous faire grandir et évoluer à notre tour.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Le syndrome de Lima


Lors d’une prise d’otages, ce genre de trouble psychologique est la bienvenue pour les otages qui auront plus de chance de sortir vivant de cette mauvaise position
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Le syndrome de Lima

Le syndrome de Lima constitue le processus psychologique par lequel des ravisseurs éprouvent de l’empathie pour leurs otages et développent des relations d’ordre amical avec l’un ou plusieurs d’entre eux.

Ce syndrome s’oppose au syndrome de Stockholm qui, lui, se caractérise par un phénomène inverse, c’est-à-dire une empathie de l’otage envers son ravisseur.

Le syndrome de Lima tient son origine d’un fait divers qui s’est déroulé en 1996 dans la ville de Lima au Pérou. Lors de la prise d’otages de l’ambassade du Japon, les ravisseurs ont noué des liens avec leurs prisonniers et les ont relâchés un à un, renonçant à les exécuter.

http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/

Désamorcer un conflit en 4 étapes


Lors d’une dispute, s’exprimer dans colère n’est pas une chose facile. Il est important d’être clair et concis tout en ne cherchant pas la confrontation. S’il faut revenir sur le sujet dans un autre temps, du moins quand les esprits seront calmés et les émotions stabilisées
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Désamorcer un conflit en 4 étapes

 

Un conflit, ce sont deux points de vue qui s’opposent. Pour en tirer un bénéfice, il faut l’empêcher de se transformer en dispute !

Au travail, en couple ou en famille, les occasions de désaccord sont fréquentes. Ce n’est pas une raison pour que cela dégénère une énième fois en dispute. La solution ? Mieux gérer ses émotions et accepter d’écouter l’autre.

1. Discutez sans contre-attaquer

Les désaccords s’expriment souvent sur le mode du reproche. On répond par des contre-arguments, dans un jeu de ping-pong qui mène à la dispute.

Pour désamorcer le conflit, il faut d’abord vous empêcher de répliquer. Chercher à avoir raison est contre-productif !

« Le silence joue un rôle protecteur, décrypte Christophe Carré. Il empêche l’escalade. »

Si vous vous sentez insulté, il vaut mieux interrompre l’échange, en signifiant que si vous êtes ouvert au dialogue, vous n’acceptez pas l’insulte.

2. Écoutez sincèrement

Dans un conflit, le premier besoin de chacun est d’être écouté. Ne parlez pas à la place de l’autre, et laissez-le aller jusqu’au bout en vous interdisant tout jugement. Chacun a son point de vue, issu de son histoire !

« L’écoute ne se réduit pas à une attitude passive, complète le spécialiste. Il faut essayer de comprendre la personne, et montrer que vous êtes attentif par des mouvements de tête ou des mots courts, comme “oui”, “d’accord”. »

    Il faut aussi accepter que l’autre puisse s’exprimer maladroitement et s’emporter, et reconnaître que cela peut vous arriver aussi.

    3. Distinguez les faits de vos émotions

    • Commencez par énoncer les faits aussi objectivement que possible. Par exemple : « Tu ne t’es pas souvenu de mon anniversaire » ou « Pour la seconde fois, tu as annulé notre soirée à cause de ton travail. »

    • Dans un second temps, décrivez les émotions que ces faits ont produit sur vous : « Je me suis senti en colère, j’ai eu l’impression d’être quantité négligeable… » Ces principes de la commu­nication non-violente favorisent l’écoute et l’empathie.

        4. Visez le compromis

        « La dernière étape consiste à exprimer vos besoins dans une demande claire », explique Christophe Carré. Par exemple : « J’ai besoin de sentir que vous me faites confiance et je voudrais que vous me déléguiez la responsabilité de ces réunions. »

        Face à quelqu’un qui a du mal à exprimer ses besoins, vous pouvez l’aider en reformu­lant sa demande : « Je crois comprendre que tu voudrais… » Lorsque chacun a pu s’exprimer, tout est en place pour trouver un compromis qui fera progresser la relation.

      À lire : Sortir des conflits et 50 exercices pour résoudre les conflits sans violence, Christophe Carré, éd. Eyrolles,

      http://www.santemagazine.fr/

      Les chiens ont de l’empathie pour leurs congénères


      Les chiens peuvent partager des « émotions » en imitant leur congénères. Plus les chiens ont un lien proche, plus l’imitation est immédiate
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      Les chiens ont de l’empathie pour leurs congénères

      Comme les humains et les singes, les chiens sont capables d'exprimer de l'empathie pour leurs congénères. © Steve Bloom/AP/SIPA

      Comme les humains et les singes, les chiens sont capables d’exprimer de l’empathie pour leurs congénères. © Steve Bloom/AP/SIPA

      Par Anne-Sophie Tassart

      Une récente étude révèle que les chiens sont capables d’adopter des comportements témoignant de l’empathie qu’ils ont envers leurs congénères.

      IMITATION. La contagion émotionnelle est la forme la plus basique d’empathie. Elle témoigne de la capacité qu’à un animal à appréhender les émotions d’un congénère. Elle peut être liée à une imitation. L’individu « receveur » d’une émotion imite malgré lui l’expression du visage de l’individu « émetteur ».

      Ce phénomène a été largement observé chez les primates non-humains et les humains qui possèdent un groupe spécifique de neurones nommés neurones miroirs, dont l’activation s’effectue quand l’individu fait une action où lorsque l’un de ses semblables produit la même action.

      Dans une étude publiée dans Royal Society Open Science le 23 décembre 2015, des chercheurs italiens ont tenté de démontrer la présence de l’imitation faciale chez le chien domestique (Canis lupus familiaris). Pour cela, ils ont filmé les séances de jeu de pas moins de 49 chiens dans un parc de Palerme (Italie).

      Ils ont observé une imitation des comportements de jeu (posture de jeu, gueule ouverte) dans 77 % des cas. En moins d’une seconde, le chien qui n’a pas déclenché la séance de jeu imite son congénère. Dans le cas où les deux animaux se connaissent et qu’un lien social est déjà établi entre eux, la durée avant le déclenchement de l’imitation est encore inférieure.

      Selon les chercheurs, ce phénomène automatique et involontaire pourrait être une forme de communication. En effet, chez les humains, l’imitation d’une mimique permet de partager l’état d’esprit de la personne copiée. Dans le cas de cette expérience, l’émotion partagée est la motivation à jouer. Plus le phénomène d’imitation est présent lors de l’interaction des deux chiens, plus la séance de jeu sera longue. Il faudra désormais effectuer de nouvelles recherches basées, cette fois-ci, sur le loup afin de savoir si l’imitation est due au processus de domestication qu’a subi le chien ou si ce comportement est issu de l’évolution de tous les carnivores sociaux.

      http://www.sciencesetavenir.fr/

      Le Saviez-Vous ► Pourquoi les chiens penchent-ils la tête quand on leur parle?


      Voir un chien qui penche sa tête est tout à fait mignon, mais ce geste n’est pourtant pas anodin, car il le fait en des moments précis
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      Pourquoi les chiens penchent-ils la tête quand on leur parle?

       

      Pourquoi votre fidèle compagnon incline-t-il parfois sa tête en vous regardant? Si vous pensiez qu’il s’agissait là d’une manière de simplement vous faire craquer, sachez que cela signifie plutôt que vous avez toute son attention.

      Interpelé par votre ton ou vos actions, ce mouvement indique qu’il essaie de savoir ce que vous lui voulez. Si nous avons les mots, les chiens, eux, usent de leur 6e sens, bien plus développé que le nôtre, lorsqu’il s’agit d’interpréter le monde qui les entoure.

      Un article du site Mental Floss ajoute également que cette inclinaison est une preuve d’empathie de la part de votre chien, qui tente de comprendre ce qu’insinue votre ton ou votre comportement. Vos intonations peuvent aussi entraîner cette inclinaison de tête, si vous répondez de façon positive à cette action, comme par exemple en l’emmenant faire une promenade.

      http://www.sympatico.ca/

      La veillée funèbre des éléphants


      On penserait et à tort que le deuil serait uniquement chez l’être humain, alors que certains animaux ont des comportements qui laissent croire qu’eux aussi vive le deuil à leur façon
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      La veillée funèbre des éléphants

       

       

      Les éléphants manipulent les ossements de leurs congénères. © SkyLeaf709 / Youtube

      Les éléphants manipulent les ossements de leurs congénères. © SkyLeaf709 / Youtube

       

      Les éléphants sont des animaux démontrant énormément d’empathie. Dans cette vidéo, ils rendent visite à leurs morts.

      EMPATHIE. Les éléphants connaissaient eux aussi le recueillement auprès des défunts.

      Dans cette vidéo, on peut apercevoir un petit groupe de six pachydermes s’approchant d’un lieu où s’étalent quelques ossements de membres de leur famille. Grâce à leur trompe, les animaux les touchent et les manipulent avec délicatesse. Un comportement de deuil qui évoque celui décrit par des chercheurs d’Oxford (Angleterre) et de Californie (États-Unis) en 2006. Ceux-ci avaient observé dans la réserve nationale de Samburu (Kenya) une douzaine de pachydermes se déplacer afin de rester au chevet de la femelle dominante au moment de son trépas. Ces grands mammifères montrent beaucoup d’intérêt pour leurs morts et en particulier pour les ossements. Ils les manipulent et les rassemblent. Parfois même le cadavre d’un congénère est recouvert de feuilles. Le deuil n’est pas le propre de l’homme, loin de là.

      http://www.sciencesetavenir.fr/

      Créer une relation affective avec un robot n’est pas de la science-fiction


      L’usage des robots sera dans un avenir rapproché de plus en plus une réalité. Mais que seront nos rapports avec eux ? Si juste avec les téléphones intelligents et tablettes, ordinateurs, on constate une grande baisse des contacts sociaux, alors si les robots autonomes sont plus présents … ??? Bref, cela serait vraiment triste que nous portons nos sentiments à des robots par choix volontaire ou par grande solitude
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      Créer une relation affective avec un robot n’est pas de la science-fiction

       

      On pourrait s’attacher à ces petits robots | Joamm Tall via Flickr CC License by

      On pourrait s’attacher à ces petits robots | Joamm Tall via Flickr CC License by

      Laurence Devillers et Telos

      Même si les machines ne seront pas capables de sentiments, on pourrait s’attacher à elles…

      Les robots vont bientôt évoluer dans notre société et intégrer nos foyers. Les robots sont des machines programmées qui, pour certains, peuvent simuler des comportements humains affectifs et se montrer empathiques. Cependant, il est important de comprendre que les robots ne ressentent rien, ne souffrent pas, ne rêvent pas, n’ont pas de conscience malgré le fait qu’ils pourront dire «je t’aime»! Ces machines seront de plus en plus autonomes grâce à des programmes d’intelligence artificielle sophistiqués, pouvant s’adapter dans certaines circonstances, mais elles ne seront pas pour autant capables de sentiments, de créativité et d’imagination tels qu’on l’entend pour les humains. Malgré cela, on pourrait s’attacher à elles…

      Les robots, créatures artificielles munies d’un corps parfois humanoïde évoluant dans notre monde réel auront des rôles différents dans notre quotidien: du surveillant à l’assistant ou au compagnon. De nombreuses applications pour la santé, l’éducation, la sécurité ou le divertissement sont envisagées. Créer une relation affective avec les robots n’est plus un sujet de science-fiction mais un thème émergent pour de nombreuses équipes internationales de recherche.

      Lien intime

      Les capacités affectives des robots se déclinent sous trois aspects technologiques: la capacité de simuler ce qui chez les humains correspondrait à des émotions, la capacité de reconnaître des expressions émotionnelles de l’humain et la capacité de raisonner avec des informations relatives aux émotions. L’affectivité désigne la faculté d’éprouver des émotions. La ressemblance avec un être humain ou un animal, les mimiques faciales, le ton de voix, ou encore l’aspect enfantin ou peluche de certains robots contribuent à susciter l’émotion. Cependant, il est possible d’éprouver des émotions en face de n’importe quel objet. L’humain projette des relations affectives avec des robots non humanoïdes, dépourvus de capacités affectives, comme des robots téléguidés démineurs qui sauvent des soldats ou encore des robots aspirateurs. L’attachement est un lien affectif qui résulte de l’attention de l’autre et qui tisse un lien intime entre l’individu et l’objet de son attention. Ainsi, il est relaté des histoires de soldats donnant des médailles à leur robot pour leur avoir sauvé la vie et de consommateurs ramenant leur robot pour réparation et refusant un échange avec un robot neuf sous prétexte qu’il connaît leur lieu de vie. Certains leur donnent des noms, preuve que l’humain projette une identité sur le robot.

      La «media equation» de Reeves et Nass en 1996 explique que nous appliquons les mêmes attentes sociales lorsque nous communiquons avec des entités artificielles et que nous assignons inconsciemment à celles-ci des règles d’interaction sociale. L’anthropomorphisme est l’attribution des caractéristiques comportementales de vie humaine à des objets. Avec ce réflexe, inné et socialement appris, un objet qui semble être dans la douleur peut inspirer de l’empathie. Les chercheurs ont constaté que les humains ressentaient de l’empathie envers des robots maltraités, certes de moindre intensité qu’envers des humains maltraités mais cette empathie n’existe pas envers des objets inanimés. Les recherches récentes grâce à l’imagerie cérébrale indiquent que les individus répondent de façon étonnamment semblable aux images émotionnelles des humains et à celles des entités artificielles telles que les robots. Si nous représentons les robots comme des humains, alors il n’est peut-être pas surprenant que nous réagissions avec émotion à ceux-ci. L’homme s’est toujours projeté sur les machines. Mais la ressemblance à l’humain ne pourrait aller que jusqu’à un certain point, si on en croit la théorie de la vallée de l’étrange. Car, si l’on va trop loin, le moindre défaut devient monstrueux et la machine est rejetée.

      Depuis la révolution des temps modernes, une relation complexe nous unit aux machines, nourrissant peurs et fascination, entretenues par la littérature et le cinéma de science-fiction. L’imaginaire que nous développons autour des robots prend ses racines dans la fiction (2001, l’Odyssée de l’espace, Her) et les mythes (le Golem); il est stimulé par la médiatisation des premiers robots. Les agents virtuels, les objets connectés et les robots utilisant des algorithmes d’intelligence artificielle peuvent être le terreau de nouvelles croyances: une sensibilité animiste pour laquelle les éléments naturels et les animaux ont un esprit.

      Caractéristiques du vivant

      L’interaction affective et sociale des humains avec des robots soulève plusieurs questions, qui s’ajoutent aux questions générales de respect de la vie privée et de protection contre des actes malveillants, notamment sur l’étude des effets. Peu d’expériences ont encore été menées sur l’étude des usages à long terme. L’expression des émotions est un leurre mais l’imitation du vivant peut amener, volontairement ou pas, à prêter à l’artefact des caractéristiques du vivant.

      Les questions posées portent sur les conséquences d’un éventuel attachement aux robots, la dépendance aux machines au détriment de contacts humains ou encore sur les capacités de socialisation. Travailler avec les usagers au centre de la boucle dans des contextes réalistes est primordial. Les robots seront dotés d’une autonomie croissance. La confiance que l’on peut placer dans un robot, les possibilités et limites de celui-ci et du couple qu’il forme avec l’utilisateur sont autant de sujets importants. Les préconisations publiées dans le rapport de la CERNA sur l’éthique du chercheur en robotique portent sur trois thèmes: l’imitation du vivant et l’interaction affective et sociale avec les humains, l’autonomie et les capacités décisionnelles et la réparation et l’augmentation de l’homme par la machine.

      Concevoir cet univers où les humains cohabiteront avec des entités complexes autonomes va devenir une réalité: diverses formes d’animation et de vie artificielle vont investir ces objets matériels avec lesquels nous allons interagir. Pour quelles fonctions souhaitons-nous créer ces entités artificielles est la question fondamentale à se poser. L’apparition des robots dans la société va de pair avec un grand nombre de défis sociétaux et légaux à résoudre comme par exemple le partage du travail ou les problèmes de droit et responsabilités.

      http://www.slate.fr/

      Un dauphin demande de l’aide à des plongeurs


      Ce n’est pas la première fois qu’on voit des animaux s’approcher de l’être humain pour demander de l’aide. Avec ces vidéos qui circulent sur le web,  on comprend que l’animal et l’homme peuvent communiquer, le temps de l’entraide
      Nuage

       

      Un dauphin demande de l’aide à des plongeurs

       

      Un plongeur vient en aide à un dauphin empêtré dans une ligne de pêche. © Chaîne de KnowledgeXFreedom

      Un plongeur vient en aide à un dauphin empêtré dans une ligne de pêche. © Chaîne de KnowledgeXFreedom

      Alors que des plongeurs effectuent une plongée nocturne, un dauphin vient à leur rencontre, et pour leur plus grande surprise, implore du renfort.

      EMPATHIE. Lors d’une plongée nocturne au large de Kona (Hawai), des plongeurs font une étrange rencontre avec un dauphin blessé.

      Alors qu’ils étaient partis pour observer des raies mantas, le cétacé s’approche d’eux et leur fait comprendre qu’il a besoin d’aide. Pris au piège dans une ligne de pêche, il lui est difficile de nager correctement avec sa nageoire pectorale gauche coincée. Comme quelqu’un qui se tournerait pour exposer sa blessure, le mammifère marin se positionne de sorte à ce que le plongeur sache où couper le fil, tout en attendant tranquillement que ce dernier accomplisse son geste.

      « Il est très clair que certains animaux n’hésitent pas à demander un petit coup de main à l’homme de temps en temps pour se sortir d’un mauvais pas, » explique à Sciences et AvenirFrançois Gally, directeur du GECC (Groupe d’Etude des Cétacés du Cotentin).

      De fait, la communication établie entre le dauphin et le plongeur n’est pas un cas unique.

      « Il y a plusieurs cas comme celui-ci, une baleine qui s’approche d’un bateau pour se faire enlever un morceau de plastique, un renard qui va voir des chasseurs parce qu’il a la tête prise dans un bocal de verre, un koala qui demande de l’eau ou un pingouin qui se réfugient sur un bateau pour éviter l’attaque d’un orque » reprend François Gally.

      Dans une étude disponible en ligne et intitulée « l’empathie homme animal : réflexion sur les spécificités de la communication corporelle« , l’anthropologue Fabienne Martin Juchat explique que la communication non verbale entre les humains et les animaux tient de la capacité d’empathie.

      « L’empathie est le naturel du vivant et consiste en une capacité à ressentir simultanément les émotions d’autrui » ajoute-t-elle.

       Donc pas besoin de faire preuve d’une intelligence extrême ou de disposer de fortes capacités de communication, l’empathie suffit. 

       

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