L’art délicat de la création de nouveaux emojis


Tout le monde peut proposer un emojis, mais il doit s’attendre à respecter certains critères et être très patient. En effet, il faut environs 2 ans entre la proposition, et la publication s’il est accepté.
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L’art délicat de la création de nouveaux emojis

 

:D | Capture d'écran via Youtube License by

😀 | Capture d’écran via Youtube License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

C’est bien plus compliqué qu’on ne le croit.

Depuis quelques années, les emojis ont remplacé les émoticônes, si chères aux utilisateurs de MSN messenger. Nés au Japon à la fin des années 1990, leur introduction sur les claviers de l’iPhone en 2011 puis sur Android en 2013 a propulsé leur utilisation. Un langage emoji serait même en train d’émerger: plus les symboles deviennent complexes et nuancés, plus la communication devient riche. Aujourd’hui cet «alphabet» compte 2.823 caractères et chaque année, de nouveaux symboles apparaissent. Comment les nouveaux emojis sont-ils choisis?

Le Consortium Unicode est chargé de l’unification et la standardisation des lettres et caractères sur les ordinateurs et les smartphones grâce au système de codage Unicode. Cette organisation privée à but non lucratif se réunit quatre fois par an pour décider de l’introduction des nouveaux emojis. Elle est composée de représentants des grandes entreprises technologiques comme Oracle, IBM, Adobe, Apple, Microsoft, Facebook, Google, Shopify, Netflix, Huawei et le gouvernement d’Oman (o_O).

Un choix inclusif

N’importe quelle personne lambda peut soumettre une proposition de nouvel emoji. Toutefois, si vous voulez proposer une idée, il faudra se contraindre à une longue (et compliquée) liste de prérequis: par exemple il ne faut pas que votre emoji représente une divinité, un logo ou une personne connue (décédée, vivante ou fictive). Le plus important est d’évaluer le potentiel d’utilisation de votre création: il faut qu’elle puisse servir dans plusieurs contextes (archétype, métaphore ou symbole). Plus de deux ans peuvent s’écouler entre la proposition et la publication d’un emoji. Il faudra (peut-être) s’armer de patience.

En 2016, Jennifer 8. Lee a fait campagne pour la créationd’un emoji dumpling. Selon elle, ce plat multiculturel manquait sur les claviers de téléphone. Depuis, cette ancienne journaliste du New York Times a rejoint le comité de Consortium Unicode. Même si elle ne dispose pas de droit de vote, sa voix compte. En deux ans, elle a fait passer une centaine d’emojis dont la femme voilée, les baguettes asiatiques ou le brocoli.

«Nous choisissons à l’unanimité. Le but est de créer des emojis par le peuple, pour le peuple», résume-t-elle pour Wired.

Depuis quelques années, la sélection des nouveaux caractères se fait dans une volonté d’inclusivité. En février dernier, Unicode a dévoilé la liste de nouveaux emojis. Les personnes aux cheveux roux, gris ou frisés sont enfin représentées. Plus important encore, Apple a proposé d’inclure treize nouveaux symboles autour du handicap. Suite aux attaques terroristes et aux tueries de masse, l’emoji revolver a été remplacée par un pistolet à l’eau –à part sur Facebook. Même si la nature des emojis est la communication et le divertissement, ces symboles peuvent aussi être politiques.

http://www.slate.fr/

S’envoyer des milliers de textos… à la maison!


C’est pire que pire ! Les Britanniques sont forts pour communiquer par textos entre les membres d’une famille qui sont à la maison voir même dans la même pièce pour éviter des disputes ou simplement par paresse. C’est quand même ridicule si c’est un mode de communication alors que le dialogue est primordial dans un couple et avec les enfants
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S’envoyer des milliers de textos… à la maison!

 

SHUTTERSTOCK / FABIANA PONZI

Par paresse, pour éviter une dispute ou simplement pour se faire entendre.

Par « paresse » ou pour éviter une dispute, le Britannique moyen envoie quelque 10 000 messages par an à des membres de sa famille… situés à seulement quelques mètres, au sein du foyer, révèle une étude publiée jeudi.

« Est-ce que tu peux éteindre la télé? », « Qu’est-ce qu’il y a pour le dîner? » ou encore « tu viens au lit? » sont quelques-uns des textos et messages les plus envoyés dans ce cadre, selon une enquête menée en ligne en décembre auprès de 2 000 familles britanniques par Broadbandchoices, service de comparaison de fournisseurs d’internet haut débit au Royaume-Uni.

« Selon l’enquête, les mères sont les plus grandes responsables de ces communications par messages au sein de la maison, envoyant des demandes régulières telles que: ‘éteins la lumière’, ‘arrête la TV » ou simplement ‘au LIT!' », est-il expliqué dans un communiqué.

Pour 16% des 2 000 familles interrogées, envoyer un message est la seule façon de se faire entendre par leurs enfants, et s’ils se lancent dans une conversation face à face, cela se terminera en dispute.

Une famille interrogée sur quatre affirme que communiquer par texto ou messagerie instantanée est « simplement amusant et ludique ».

Parmi ces nombreux messages, le Britannique échange notamment en moyenne 96 messages incluant une photo et 100 emojis chaque mois avec des gens se trouvant dans le même foyer.

« Les téléphones portables étant désormais une extension semi-permanente de nous-mêmes, il n’est pas surprenant de voir que les gens s’envoient des textos dans la même pièce », estime Vix Leyton, expert en matière de consommateurs pour Broadbanchoices. Ce comportement s’explique par la « paresse » ou « pour aborder un sujet sensible », selon lui.

Dans le top 3 des messages les plus envoyés au sein des foyers britanniques, le romantique « Je t’aime », le pragmatique « Le dîner est prêt » et le très britannique « Peux tu m’apporter une tasse de thé? ».

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► L’homme qui se cache derrière les emojis


Tout le monde connaît les emojis. Dans les débuts, ce fût très modeste et l’inventeur a changé la façon de communiquer dans les messages sur Internet. Ce que trouve dommage c’est le créateur ne retire rien de ses petites images, au moins le Museum of Modern Art show, à New York a quand même reconnu sa valeur
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L’homme qui se cache derrière les emojis

 

Sarah Winkel

© thinkstock.

Les emojis sont partout: ils servent à illustrer nos messages, exprimer nos émotions, et sont même les vedettes d’un film d’animation. Mais qui est l’inventeur qui se cache derrière ces petits symboles?

© ap.

Les emojis doivent leur existence au japonais Shigetaka Kurita. En 1998, alors âgé de 25 ans il crée la première série de 176 symboles pour la compagnie japonaise NTT DoCoMo.

« C’est moi qui en ait eu l’idée. Si je ne les avait pas inventé, quelqu’un aurait fini par le faire », explique-t-il.

A l’époque, NTT DoCoMo lançait « i-mode », son premier système de messagerie internet, qui limitait les utilisateurs à n’utiliser que 250 caractères dans leurs messages. Les emojis se sont alors imposés comme la solution permettant de communiquer plus facilement en utilisant moins de mots.

« C’était le commencement des messageries numériques, et j’ai réfléchis à ce qui était nécessaire », explique encore Kurita.

Succès phénoménal

Dès le lancement de « i-mode », les emojis connaissent un véritable succès au Japon. Leur nom combine d’ailleurs les mots japonais pour « image » et « lettres ».

Le premier set d’emojis créés par Shigetaka Kurita comprenait notamment des symboles météorologiques, des panneaux de signalisation, ainsi que cinq visages avec cinq émotions différentes : la joie, la colère, la tristesse, la surprise et l’incompréhension.

Des sociétés occidentales, comme Apple et Google se sont ensuite emparés des emojis, et les ont fait découvrir au monde entier, mais leur créateur sait que c’est un peu grâce à lui que tout a commencé.

« Les japonais sont toujours en avance sur notre temps », estime-t-il.

« Le pouvoir de changer le monde »

En 20 ans, les petits symboles ont pourtant bien évolué, et Shigetaka Kurita ne se sent plus vraiment concerné par son invention. Il ne touche pas d’argent grâce au succès des emojis, et n’est pas vraiment connu au Japon en dehors de la communauté technologique. Mais l’année dernière, son nom a été cité dans une exposition du Museum of Modern Art show, à New York.

« J’ai été impliqué là-dedans, même si je ne suis ni un artiste, ni un designer. Le musée a vu de la valeur dans ce design qui a le pouvoir de changer le mode de vie des gens ».

http://www.7sur7.be