Extinctions de masse des espèces: comment la vie rebondit


On parle beaucoup de la sixième grande extinction et probablement qu’il aura aussi beaucoup de victimes chez l’être humain qui a accélérer le mouvement. Cependant, la terre dans son histoire a toujours démontré que chaque extinction amenée un renouveau. Juste à penser aux dinosaures, ils ont disparu, enfin pas tous, ceux-là, ont évolué pour s’adapter aux changements, mais les dinosaures en moins, l’être humain a pu vivre dans un monde moins dangereux
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Extinctions de masse des espèces: comment la vie rebondit

 

Animaux | woodleywonderworks via Flickr CC License by

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David Bond

La valse des espèces, avec ses périodes d’extinctions, est partie intégrante de l’histoire de la vie.

Depuis la mort des dinosaures, la vie sur Terre n’avait jamais connu pareille pression mortelle. Nous sommes en effet rentrés dans ce que les scientifiques appellent la sixième grande extinction. Et les humains pourraient bien être parmi les victimes, selon une récente étude. Une telle extinction signifie la perte d’un très grand nombre d’espèces, ce qui creuserait un trou énorme dans les écosystèmes de la planète, mais laisserait la place à toutes sortes de formes de vie étranges et merveilleuses, susceptibles d’évoluer dans les niches écologiques laissées vacantes.

Pour savoir comment la vie rebondit après une extinction de masse, regardons vers le passé. Il y a eu cinq grandes extinctions de masse dans l’histoire de la Terre, la sixième étant celle que j’ai proposé avec des collègues. Notre hypothèse s’appuie notamment sur la comparaison des taux de variation dans l’histoire géologique des cinq extinctions. Et elle semble suggérer que, cette fois, les signes avant-coureurs sont réels.

Alors, faisons preuve de pessimisme et supposons que l’apocalypse va nous emporter. À quoi ressemblera la Terre après cet Armageddon?

Il y a 251 millions d’années, lors du passage entre la période géologique du Permien et celle du Trias, le vivant connut la plus grande crise de son histoire: 90% des espèces disparurent alors. Même les insectes subirent des pertes énormes, cas unique dans leur longue histoire.

La cause de cette méga-extinction est attribuée en grande partie aux effets de ce que les spécialistes appellent les «traps de Sibérie», éruptions volcaniques en série accompagnées d’énormes épanchements de lave et d’émissions de gaz à effet de serre dans ce qui est aujourd’hui le nord de la Russie. Cela a conduit à un réchauffement climatique, à l’acidification des océans, à la tombée de pluies acides sans oublier l’appauvrissement en oxygène des océans et la contamination par des métaux toxiques tels que le mercure. Imaginez les plus sombres prévisions climatiques qui sont produites aujourd’hui, et saupoudrez de quelques catastrophes supplémentaires.

La poignée d’espèces qui a survécu à la crise Permien-Trias a donné la vie à toutes les autres créatures ultérieures. Depuis, il n’y a pas eu de telle restructuration profonde des écosystèmes. Peut-être parce que la règle darwinienne de la «survie du plus adapté» a rendu les descendants plus robustes aux changements.

Les trilobites ont prospéré pendant 270 millions d’années, mais n’ont pas survécu au Trias. Heinrich Harder

À quoi notre planète ressemblait-elle à l’époque du Trias inférieur? Sur une Terre qui ne comportait qu’un super continent, la Pangée, il faisait chaud –chaud comme l’enfer!– et apparemment sans aucune vie sur de vastes étendues. Aux tropiques, la température de l’eau atteignait 45 degrés Celsius. Dans le vaste désert de la Pangée, il faisait probablement encore plus chaud.

À cause de cette chaleur, il n’y a pas de traces d’animaux terrestres, de reptiles marins et de poissons dans les registres fossiles, sauf pour les hautes latitudes, sans doute un peu plus fraîches. De ce fait, il existe plusieurs «lacunes» de plusieurs millions d’années chacune pour cette période géologique, sortes de trous dans la chronologie.

La majeure partie du charbon que renferme aujourd’hui la Terre provient de la transformation de grandes quantités de fougères de l’espèce Glossopteris, victime de la grande extinction. Une disparition qui a créé un trou de 12 millions d’années dans les archives des fossiles. Une série de «traces fongiques» sur des roches où l’on distingue un grand nombre de spores, serait également un signe de la catastrophe : d’énormes quantités de végétaux morts et de matières animales auraient été source de nourriture abondante pour les champignons. Globalement, la chaleur et la destruction des sols causées par les pluies acides (ces terrains ravinés auraient dégagé une odeur de vanille) auront rendu la planète inhabitable durant cette période.

Sans plantes, il n’y a pas d’herbivores. Sans herbivores, pas de carnivores. L’un des rares survivants «de taille» sur cette Terre désolée était un lézard, Lystrosaurus, reptile végétarien bizarroïde qui, en l’absence de prédateurs et de compétiteurs, s’est diversifié avec un certain succès pendant le Trias.

Ce reptile herbivore a dominé le sud de la Pangée avant l’avènement des dinosaures. Nobu Tamura, CC BY

Le carnage a été pire encore dans les océans, où jusqu’à 96% des espèces se sont éteintes. La perte de toutes les espèces de coraux constructeurs de récifs a conduit à un trou de 10 millions d’années dans les registres des fossiles du Trias inférieur. Imaginez : un monde sans récifs coralliens, sans toute la diversité des êtres vivants qu’ils abritent.

Mais la Terre n’était pas tout à fait morte. De même que Lystrosaurus sur Terre, il y a eu des réussites dans le milieu marin au milieu de toute cette désolation. Claraia par exemple, une espèce de bivalve similaire à la coquille Saint-Jacques a survécu à la fin du Permien, puis s’est rapidement diversifiée pour occuper les niches laissées vacantes par l’annihilation presque totale des brachiopodes, habitants du plancher océanique au Permien. Claraia était robuste et pouvait résister à des niveaux d’oxygène très bas – un trait bien pratique quand la plupart de la vie présente dans les fonds marins était privée d’oxygène.

Claraia, espèce survivante des fonds marins. Musée Gröden/Wolfgang Moroder, CC BY-SA

Le destin funeste des dinosaures

Peut-être l’extinction la plus célèbre et spectaculaire est celle qui vu la mort des dinosaures (non-aviaires) il y a environ 66 millions d’années à la limite des périodes Crétacé et Tertiaire. De même importance que la fin du très populaire T. rex, le remplacement, à l’autre bout de la chaîne alimentaire, du micro plancton a mis un terme à la formation des célèbres falaises de craie du Crétacé qui sont si répandues à travers l’Europe (le nom de cette période géologique vient du mot allemand «Kreide», ce qui signifie la craie).

Que ce soit à cause d’une météorite, ou de massives éruptions volcaniques, ou un peu des deux, l’extinction qui a tué les dinosaures a été plus modeste que celle du Permien-Trias : seulement 75% de perte globale pour le vivant et une récupération plus rapide. Soit la Terre elle-même s’est remise plus rapidement, ou bien, après le «grand massacre» 185 millions d’années plus tôt, la vie était devenue plus apte à s’adapter à, et à évoluer en situation de stress.

Bien entendu, nous savons que les dinosaures n’ont pas exactement disparu. Les oiseaux sont leurs représentants super-évolués, descendants des quelques dinosauriens survivants des événements du Crétacé-Tertiaire. Personne ne peut nier leur succès évolutif depuis 66 millions d’années, date de la disparition du T-Rex aux allures de poulet.

Après que les dinosaures ont disparu, la vie est repartie de l’avant. Jay Matternes

Les crocodiles et les alligators, plus proches parents vivants des oiseaux, sont également d’éminents survivants. Alors qu’il est évident que la capacité des oiseaux à s’envoler vers des oasis de calme et d’abondance leur a permis de se développer au milieu des bouleversements d’alors, on comprend moins pourquoi les crocodiles ont survécu. Certaines théories suggèrent qu’ils ont pu se maintenir et prospérer grâce à leurs organismes à sang froid (contre le supposé sang chaud des dinosaures), leurs habitats d’eau douce ou saumâtre, et même leur QI élevé!

Au-delà des morts et destructions des extinctions, voici de bonnes nouvelles : la vie sur Terre a toujours pris le dessus même quand elle a été très sévèrement atteinte. Sans extinction, il n’y a pas d’évolution, les deux sont intrinsèquement liés.

Les premiers dinosaures ont évolué 20 millions d’années après les pertes du Permien-Trias. Leur évolution a été presque certainement entraînée par un rafraîchissement du climat au cours de ce que l’on a appelé l’épisode pluvial du Carnien (une période où il pleuvait beaucoup), une végétation luxuriante et des pans entiers d’écosystèmes à coloniser.

Les dinosaures ont vécu pendant 165 millions d’années avant de mourir, mais sans leur disparition, les humains ne seraient probablement pas ici aujourd’hui pour faire des dégâts.

Si les êtres humains sont condamnés, alors nous ne serons plus là pour voir ce qui évoluera pour nous remplacer. Soyez assurés que nous, géologues, n’attachons pas trop d’importance à notre disparition. Car nous savons que la Terre est plus grande que nous, et qu’elle va rebondir.

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► 21 solutions pour verdir votre quotidien et protéger la planète


On ne peut pas changer le monde, mais nous pouvons changer notre bout d’espace a nous. Si chacun faisait un effort en temps que particulier, nous pourrions faire de grandes choses pour la planète
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21 solutions pour verdir votre quotidien et protéger la planète

 

Cet article a initialement été publié sur le webzine Mode de vie & compagnie de la Fondation David Suzuki.

À l’aube de la COP21, la plus importante conférence mondiale sur le climat de notre histoire, Mode de vie & compagnie vous propose 21 solutions simples et efficaces pour réduire votre empreinte carbone, protéger la planète et améliorer votre qualité de vie!

En transit

1. Marchez, faites du vélo, de la trottinette ou de la planche à roulettes. Vous contribuerez à réduire les émissions de gaz à effet de serre… et retrouverez la forme!

2. Sensibilisez votre famille, vos amis et vos collègues à l’importance de prendre les transports en commun pour le bien de l’environnement… et pour sauver des sous!

3. Faites du covoiturage. Une étude révèle que si vous covoiturez sur un trajet de 20 km par jour avec trois de vos voisins, vous réduirez vos émissions de CO2 de 75 % tout en économisant chacun plus de 360 $ d’essence par année.

4. Réduisez la distance de vos déplacements quotidiens en choisissant un logement à moins de 30 minutes à pied, à bicyclette ou en transport en commun de votre travail et en magasinant près de chez vous… pour sauver du temps et la planète!

5. Pour votre prochain achat de voiture, choisissez une voiture à haut rendement énergétique. Les voitures offrant le meilleur rendement demeurent les véhicules électriques et les hybrides qui fonctionnent à la fois à l’électricité et à l’essence.

À la maison

6. Vérifiez les fuites d’air le long de vos murs, fenêtres et portes, et colmatez-les. Elles totalisent jusqu’à 40 % des pertes de chaleur de votre demeure.

7. Isolez tout et bien : le toit, les planchers, les murs et le sous-sol. Bonus : en plus d’économiser de l’énergie, vous serez plus au frais durant les mois chauds et plus au chaud durant la saison froide.

8. Évitez la consommation fantôme en débranchant les appareils électroniques lorsque vous ne les utilisez pas et réunissez tous les appareils qui nécessitent d’être rechargé sur un même bloc d’alimentation.

9. Remplacez vos ampoules à incandescence par des ampoules fluorescentes compactes; elles sont plus durables et vous sauveront de l’argent à long terme.

10. Si vous achetez une maison, confirmez que celle-ci adhère à la norme R-2000, elle utilisera le tiers de l’énergie consommée par une construction ordinaire.

11. Optez toujours pour des appareils ménagers «EnergyStar», plus efficaces que leurs ancêtres.

12. Demandez à votre fournisseur d’électricité de changer votre abonnement pour un approvisionnement en électricité propre et renouvelable, comme celle provenant des parcs éoliens. S’il n’offre pas encore cette possibilité, demandez-lui de l’offrir ou magasinez un nouveau fournisseur écolo!

Dans la cuisine

13. Choisissez des aliments situés au bas de la chaîne alimentaire : mangez des repas sans viande au moins un jour par semaine.

14. Lisez les étiquettes. Les produits locaux et biologiques demeurent toujours le choix par excellence; sinon, optez pour des produits locaux.

15. Évitez les aliments transformés et emballés. Dites aux commerçants et aux fabricants de biens que vous souhaitez obtenir des produits ayant peu d’emballage.

16. Réduisez vos déchets. Évitez d’envoyer les déchets de cuisine et de jardin dans les dépotoirs en pratiquant le compostage et le recyclage du papier, du plastique, du métal et du verre.

Au quotidien

17. Amorcez le changement dans votre communauté. Invitez vos voisins et amis à vous épauler pour mettre en place les changements que vous aimeriez voir se produire dans votre entourage.

18. Contactez les médias. Écrivez une lettre à l’éditeur, un article éditorial (sur un enjeu d’actualité), téléphonez à une tribune de la radio ou de la télévision. Si vous organisez un événement spécial dans votre communauté, informez les médias régionaux et faites-leur savoir qu’ils peuvent vous rencontrer pour un entretien. Pensez également aux médias alternatifs (les bulletins de clubs, les publications syndicales, ou les cahiers culturels).

19. Signez régulièrement les pétitions qui circulent dans vos réseaux et qui demandent aux différents paliers de gouvernement de protéger notre climat, comme celui-ci (de la Fondation David Suzuki).

20. Faites connaître vos préoccupations aux politiciens. Les politiciens ont besoin de notre vote; ils sont très attentifs à l’opinion publique et suivent de près les problématiques soulevées par les électeurs. Votre opinion compte!

21. Consultez le webzine Mode de vie & compagnie de la Fondation David Suzuki pour découvrir plus de conseils pour réduire votre empreinte carbone et protéger la planète!

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Ressources de la planète: l’humanité vivra à crédit à partir de jeudi


Nous vivons maintenant à crédit sur ce que la terre peut renouveler en 1 an. Et ce sont toujours les mêmes qui en profitent et gaspillent sans diminuer pour autant leur empreinte écologique
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Ressources de la planète: l’humanité vivra à crédit à partir de jeudi

 

La totalité des ressources que la planète est en mesure de renouveler en un an... (PHOTO D'ARCHIVES)

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Agence France-Presse
Paris

 

La totalité des ressources que la planète est en mesure de renouveler en un an aura été consommée jeudi, plaçant l’humanité dans une dette écologique d’ici au 31 décembre, un phénomène qui s’accélère, selon l’ONG Global Footprint Network.

Le «jour du dépassement», ou «overshoot day» en anglais, tombe cette année le 13 août, estime l’organisation qui a constaté qu’il survient de plus en plus tôt, signe d’une consommation de plus en plus décalée par rapport aux ressources disponibles.

L’année dernière, il était intervenu le 17 août, rappelle dans un communiqué l’ONG basée en Californie qui dresse ce bilan tous les ans, rectifiant parfois légèrement, rétrospectivement, les dates annoncées les années précédentes en raison de progrès dans sa méthodologie et de mises à jour des données.

En 1970, le «jour du dépassement» n’était survenu que le 23 décembre. Mais depuis, sa date n’a cessé de régresser: 3 novembre en 1980, 13 octobre en 1990, 4 octobre en 2000, 3 septembre en 2005, 28 août en 2010.

Cette année, «il aura fallu moins de huit mois à l’humanité pour consommer toutes les ressources naturelles renouvelables que la Terre peut produire en un an», déplore Global Footprint Network, «une indication claire que le processus d’épuisement des ressources naturelles s’accélère».

«Cela illustre le rythme incroyable et non durable du développement mondial», souligne Pierre Cannet, responsable énergie/climat au WWF France.

«Nous sommes sur une mauvaise pente. D’ici à 2030, on risque d’arriver à une surconsommation en juin», a-t-il déclaré à l’AFP, exprimant cependant l’espoir que «des objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2» permettront de repousser la date de l’«overshoot day».

Selon Global Footprint Network, il faudrait 1,6 planète pour subvenir aux besoins actuels de l’humanité.

L’ONG prend notamment en compte pour ses calculs l’empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, l’élevage, les cultures, la construction ainsi que l’eau.

En 2030, si les émissions mondiales de gaz carbonique (CO2) ne diminuent pas, la population mondiale aura englouti son «budget écologique» dès le 28 juin. En revanche, «si nous réduisons nos émissions de CO2 de 30%» par rapport à leur niveau actuel, le «jour du dépassement» sera reculé au 16 septembre, selon l’ONG.

«Réduire les émissions de carbone permettrait non seulement de ralentir le réchauffement du climat», objectif de la conférence mondiale qui se réunira à Paris en décembre prochain, mais aussi de «réduire l’empreinte écologique à l’échelle mondiale», souligne Global Footprint Network.

La «réduction de la demande humaine de ressources naturelles (…) représenterait la première chance sérieuse de réduire le déficit écologique qui croît irrémédiablement depuis les années 1970», ajoute-t-elle.

http://www.lapresse.ca/

Le réchauffement climatique va entraîner plus d’épisodes La Niña


Il semble que nous allons avoir de plus en plus des températures extrêmes. La Niña fera des siennes plus souvent et causant sécheresse, orages violents qui auront des répercussions économiques désastreuses
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Le réchauffement climatique va entraîner plus d’épisodes La Niña

 

Au contraire d'El Niño, la Niña se caractérise par... (PHOTO DIEGO GIUDICE, ARCHIVES BLOOMBERG)

Au contraire d’El Niño, la Niña se caractérise par des températures de surface froides dans la partie centre-est de l’océan Pacifique, et par une différence plus grande avec la température de la terre dans des pays du Pacifique Ouest comme l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, le Bangladesh et le Vietnam.

PHOTO DIEGO GIUDICE, ARCHIVES BLOOMBERG

Agence France-Presse
PARIS

Le phénomène climatique La Niña, qui provoque périodiquement sécheresses et orages dévastateurs, sera probablement plus fréquent et plus violent au XXIe siècle à cause du réchauffement climatique, indique une étude publiée lundi.

Les épisodes exceptionnellement sévères comme celui qui avait fait des milliers de morts et des millions de déplacés en 1998-99, seront presque deux fois plus fréquents au XXIe siècle qu’au XXe, indiquent les auteurs de l’étude parue dans la revue Nature Climate Change.

Les chercheurs ont basé leurs calculs sur le scénario le plus pessimiste en matière de réchauffement climatique, prévoyant la poursuite des émissions de gaz à effet de serre au rythme actuel.

Selon le Groupe intergouvernemental d’experts du climat (GIEC), un tel scénario aboutirait à une hausse de 3,7 degrés d’ici à la fin du siècle. La conférence de Paris sur le climat, fin décembre, s’est fixée pour objectif de limiter cette hausse à 2 degrés par rapport à l’ère pré-industrielle.

Selon cette nouvelle étude, si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas, un phénomène La Niña «extrême» se produira en moyenne tous les 13 ans (une fois tous les 23 ans au cours du siècle actuel).

«Cela signifie davantage d’événements météorologiques dévastateurs et plus fréquemment des changements d’un extrême à l’autre, d’une année sur l’autre, avec de profondes conséquences socio-économiques», soulignent les chercheurs.

La Niña intervient parfois l’année suivant un épisode extrême d’El Niño, qui pourrait aussi de son côté devenir plus récurrent et plus violent.

Au contraire d’El Niño, elle se caractérise par des températures de surface froides dans la partie centre-est de l’océan Pacifique, et par une différence plus grande avec la température de la terre dans des pays du Pacifique Ouest comme l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, le Bangladesh et le Vietnam.

Le contraste entre les températures de l’eau et de la terre, qui pourrait augmenter avec le réchauffement climatique, a une influence sur le flux d’air atmosphérique et les précipitations – une différence plus forte entraîne plus de précipitations dans les pays du Pacifique Ouest et un temps plus sec pour les Amériques, écrivent les auteurs.

Le phénomène La Niña exceptionnel de 1998-99, qui avait suivi un El Niño exceptionnel en 1997-98, avait transformé les sécheresses en inondations dans les pays du Pacifique Ouest, et le temps humide en grave sécheresse dans le sud-ouest des États-Unis.

«En moyenne, pour la période 2000-2099, nous devrions avoir huit» épisodes extrêmes de La Niña, a expliqué à l’AFP Cai Wenju, de la Ocean University of China, co-auteur de cette étude réalisée à l’aide de 21 modèles climatiques.

http://www.lapresse.ca/